N.A : Merci beaucoup pour vos reviews, celles -ci sont le signe, qu'au moins, l'histoire est lue. Cela m'encourage donc à écrire la suite.

3ème partie

Malheureusement pour Végéta, il devrait attendre avant d'obtenir des réponses. En effet, Bunny s'était profondément endormie. En réalité, plus que de fatigue, cela était du à la dose de morphine que lui avait administré le médecin. Elle s'était plainte d'une douleur à sa cheville et à la tête, le médecin avait cru bien faire en la soulageant.

-« Je suis désolé pour vous mais nous devons la conduire à l'hôpital. Vous pourrez lui parler là-bas ! En attendant, occupez-vous de votre fils. Nous vous le laissons d'autant qu'il semble en pleine forme.»

Végéta n'eut pas le temps de protester. Le médecin était monté à l'arrière de l'ambulance, aux côtés de Bunny, tandis qu'un autre infirmier en avait rapidement fermées les portes. Le véhicule partit ensuite à vive allure, en direction de l'hôpital le plus proche.

Seul sur le parking où s'agitait toujours les pompiers, Trunk endormi dans ses bras, Végéta sonda une derrière fois l'immeuble.

Mise à part l'énergie dégagée par les sauveteurs au rez-de-chaussée, il ne percevait toujours rien en provenance des étages supérieurs...

Tournant alors le dos au bâtiment, il s'envola sans un regard pour la foule et le policier qui le virent 'décoller'.

-« Pincez-moi ...je rêve...cet homme peut voler ! », murmura le jeune policier abasourdi, « Je ferai mieux de ne pas en parler dans mon rapport, on me prendrait pour un fou !... »

...

Végéta survolait à présent la ville à basse altitude, serrant Trunk contre lui. Nul besoin de voler très vite, pensait-il tristement, plus rien ne presse maintenant.

Le dôme de la Capsule arrivait en vue lorsqu' il sentit des petits doigts s'enfoncer dans sa chaire. Végéta baissa la tête. Trunk était réveillé.

D'abord surpris de se retrouver au dessus du vide, le vent fouettant gentiment son visage, le petit Trunk s'était par réflexe cramponné à son père. Mais rassuré de voir celui-ci le serrer contre lui, Trunk se détendit et relâcha sa prise. Il volait et il adorait ça, en témoignait son large sourire !

Pour Végéta aussi, c'était un bon moment malgré les circonstances. Et afin de le prolonger, il ralentit son allure et prit de l'altitude afin de voler au dessus des nuages. Un quart d'heure plus tard, il redescendait en piqué et atterrissait dans le jardin des Briefs. Trunk frappait des mains et manifestait son envie de recommencer mais son père, en le posant parterre, lui fit savoir que le jeu était terminé !

Végéta prit la direction de la porte d'entrée, Trunk sur ses talons.

Dans le salon, la TV, toujours allumée sur Chanel 8, montrait une centaine de pompiers à l'ouvrage. Des sacs en plastique noir, renfermant sans doute des corps, s'accumulaient dans un recoin du parking. Des gens affluaient de partout, déposant des fleurs le long des grillages, en hommage aux victimes de ce qui maintenant était appelé par le journaliste : L'attentat de la C.C.

Cela allait très vite ...Tout allait très vite...

Ce matin encore, Végéta était heureux à l'idée de se retrouver seul pour la journée. Il vivait sans se soucier de rien ni de personne. C'est à peine s'il avait conscience de faire partie de cette famille ...Deux heures plus tard, il était de nouveau dans cette grande maison vide, mais n'en était plus heureux, ayant enfin prit conscience de ce qu'il possédait, et de ce qu'il venait de perdre !

Végéta prit la télécommande, et mit l'appareil en veille, s'étant aperçu que Trunk regardait fixement l'écran.

-« Mama ? » fit Trunk, pointant du doigt l'écran noir.

-« Non ...pas Mama. »

Végéta n'avait pas réfléchi longtemps à sa réponse. Mais que pouvait-il répondre d'autre : oui, ta mère est dans l'un de ces sacs et elle est morte ? Végéta était certain d'une chose, son père à lui n'aurait pas hésité un instant à lui annoncer en ces termes la nouvelle. devait-il prendre son père pour exemple ? Certainement pas !

-« Trunk gâteau ! », dit celui-ci en allant droit vers la cuisine

-« Non, pas gâteau, Trunk bain ! Car Trunk couvert de terre et de poussière ... »soupira Végéta, « et ensuite, on ira voir ta grand-mère ! Car je veux toujours comprendre ... »

-« Trunk veut gâteaux ! »

-« Et bien Trunk devra attendre ! » s'énerva Végéta.

Ce que découvrit alors Végéta, c'était que son fils avait en plus de ses traits du visage, ses mêmes traits de caractère ! Trunk lui faisait en effet sa mine renfrognée, et le regardait droit dans les yeux, les bras croisés en une parfaite imitation de ...lui-même.

-« Ah je vois ...Monsieur se prend pour le chef ! Et bien il est grand temps de lui démontrer le contraire ! ...Au bain ! », Cria Végéta tout en montrant l'escalier à Trunk. Voyant que celui-ci ne réagissait pas, il l'attrapa par les bretelles de sa salopette et l'entraîna avec lui dans la salle de bain.

-« Humpf ...Je vais te montrer qui est le plus têtu ici ! Allez hop, on se déshabille. »

Ayant fermé la porte, Végéta entreprit d'ôter les vêtements sales de Trunk tout en faisant couler l'eau dans la baignoire. Malheureusement, Trunk se tortillait comme un ver et lui rendait la tâche impossible.

-« Trunk pas bain ! Veut gâteau ! »

-« Non ! Pas gâteau ! Trunk va obéir et prendre son bain ! »

-« Trunk GATEAUX ! Mammmmmaaaaaaaa !»

-« NON ! »

Une demi-heure plus tard, Végéta, épuisé et trempé, affichait le sourire de la victoire ! Trunk était en effet nu et assis dans la baignoire. Certes, il y avait autant d'eau à l'intérieur qu'à l'extérieur, mais il était dedans ...et le regardait fixement, un cookie dans chaque main ...

-Bien, pensa Végéta, une semi victoire c'est une victoire quand même ! Et maintenant, passons au savonnage !

Et tandis que dans la salle de bain, une autre bataille avait commencé, un étage plus bas, le téléphone se mit à sonner. Mais les immenses cris de protestation de Trunk avaient repris et ceux-ci couvrirent totalement l'énoncé du message du répondeur...

-« Allo ? répondez ! C'est Chichi ! Je viens de voir les infos, s'il vous plaît répondez-moi ! » ...tut ...tut ...tut ...nouveau message ... « Allo ...Monsieur euh ...Brief ? ...ici le médecin de ...de votre belle-mère...s'il vous plait nous aurions besoin de vous ici tout de suite ...je ...voilà, la police est venue l'interroger et euh ...Bref, venez ! » ...tut ...tut ...tut...