De : Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirait pas non pour un p'tit bout. Enfin si, par la suite il y aura mon très cher James Paterson (que vous avez dû voir dans "Theodore Nott") et mon unique Andrew Scott (que vous verrez prochainement -maintenant- dans "Andrew Scott" ... c'est fou ce que mes "longues" fics ont des noms qui ne laissent aucun doute quand au personnage principal)

Perso principal : Théodore Nott (Nooon pas possible :o) et Zacharias Smith

Résumé : «Sais-tu quelle est la plus grande différence entre toi et moi, Smith ? Toi tu es un être faible, avec une morale de bas étage. » « Parce que tu as une morale, toi ? » « Moi j'ai compris qu'une vie quelconque n'est pas plus importante que la mienne. Je préfère vivre dix minutes de plus et tuer dix innocents que mourir. » « Tu es un monstre. » « Et toi un idiot ».

Titre : A comme Association et comme Abruti

Chapitre : Chapitre 23

Année en cours: Fin de Poudlard

Divers: N'étant pas sure de pouvoir poster demain : je vous le met aujourd'hui :D

Review Anonyme : http:/ /snapou-black .kazeo. com/ [Même les autres ; Blog "complet" dans peu de temps]


Sur le quai, juste avant de partir et prendre place dans le train qui le ramènerait à Poudlard, en plus ou moins sécurité, Liam prit Zacharias dans ses bras et le remercia. Il avait prévu, à la base, de lui demander de faire passer le message à Theodore, qui lui avait tout de même laissé la vie, mais vu les circonstances : cela ne lui semblait pas être une bonne idée.

- Fais attention à toi, Liam.

Tout sourire, l'enfant parti en trainant sa valise derrière lui. Mais à peine fût-il vraiment apparu sur le quai qu'une quantité de regards se retrouvèrent braqués dans la direction du jeune blaireau.

Zacharias fronça les sourcils, les pièces d'un puzzle qu'il avait ignoré jusque là étaient en train de s'assembler contre son grès. De manière instinctive, il recula un peu plus afin d'être sur de ne pas être vu.

- LIAM ! Hurla-t-on à travers le quai.

Zacharias vit une furie blonde se jeter dans les bras du brun, sans oublier de toujours scander le prénom de son ami. Le jeune orphelin sembla surprit, mais reprit vite contenance. Une des rares choses qu'il avait apprise à force de vivre avec Nott.

- T'es vivant ! Punaise t'es vivant ! Ces foutus mangemorts t'ont laissé vivants !

Smith, dans son coin, se figea. Il n'avait pas pensé à ce détail qui était pourtant la pièce maîtresse du puzzle. Devant les cadavres des autres membres de sa famille, on avait dû conclure que le mangemort ayant commis ce crime s'était débarrassé du corps du fils cadet, et de la fille aîné, ailleurs.

On avait dû faire un article dans la Gazette pour ce nouveau massacre. La famille d'un jeune né-moldu décimée, c'était toujours un bon titre pour la Gazette qui faisait son beurre ces jours-là.

Il relevait donc du miracle que les mangemorts n'aient pas déjà mis la main sur eux. Mais ce n'était que partie remise : surtout s'ils venaient à apprendre que Theodore avait laissé quelqu'un en vie.

Ni une, ni deux, il leva la baguette de Nott dans les airs et transplana chez Esther.

Theodore était toujours au sol et n'avait pas dû bouger depuis. Les yeux toujours clos, du sang coulait de sa tempe et venait tâcher la moquette de l'entrée. Même s'il ne regrettait pas son geste, convaincu que le mangemort avait mérité bien pire qu'un coup de lampe dans la figure, il se baissa et prit le brun dans ses bras pour l'allonger dans le canapé.

Aussi cruel pouvait-il être, Nott lui semblait toujours effroyablement fragile lorsqu'il n'était pas éveillé et au mieux de sa forme. Un léger rire prit Zacharias. Ce n'était pas la première fois que le brun se trouvait ainsi allongé, à attendre que le blaireau ne s'occupe de sa personne. Sauf que cette fois : il était directement responsable de l'état de son camarade.

Zacharias voulu ensuite remettre la baguette de l'assassin à sa place, c'est à dire dans la manche droite de Theodore. Pourtant, quand ses doigts frôlèrent la laine du pull de sa victime, que son regard se posa sur une petite trace plus pâle encore que la peau diaphane de l'ancien serpent. Curieux, le blaireau releva le vêtement.

De longues et fines cicatrices zébraient son avant bras. Et quelque chose, au fond, lui soufflait qu'elles ne doivent pas être les seules. Qu'une multitude d'autres devaient encore être dissimulées sous cette abondance de vêtements.

Le Theodore de Poudlard resurgit dans son esprit. Blessant les rares fois où des mots daignaient quitter sa bouche, bon en sortilège et en duels sans être un horrible individu cruel et sadique comme il savait l'être. Ce n'était plus la même personne que celui du temps de l'école, des études et des devoirs. Y avait-il donc vraiment une raison, une explication pour justifier ce qu'il était devenu ? Le blaireau ne voulait l'imaginer.

Pendant ce temps qu'il perdait à réfléchir, le sang avait eu le temps de tâcher également le canapé et l'ancien serpent grimaçait. Peu à peu il reprenait conscience, ses doigts se levèrent automatiquement en direction de la blessure causée par le jaune et noir. Son visage, d'ordinaire si inexpressif, se tordait de mille et une façon et ne laissait aucun doute quand à sa souffrance qui avait eu raison de lui.

- J'aurais pas dû réagir comme ça, Nott, dit Zacharias à voix basse. J'aurais... pas dû.
- Non en effet, t'aurais pas dû, grogna l'autre. Soit tu ne me touches pas, soit tu me tues une bonne fois pour toute : mais tu fais pas entre les deux.

Le blond ignorait si l'autre était sérieux ou non, et préféra s'abstenir de répondre. Dans le doute : mieux valait ne prendre aucun risque.

- Parce qu'au fond maintenant : c'est toi qui est emmerdé.
- Je le saurais pour la prochaine fois.

Ce ne fût pas de la panique qu'il vit dans le regard du blessé, plutôt de la résignation. Lentement, mais bien trop vite tout de même, les choses changeaient. Ce qui n'était pas toujours au goût du garçon loyal.

- Où est le môme ? Demanda enfin Theodore qui préféra fixer le dossier du canapé plutôt que l'autre garçon.
- Je l'ai conduit à la gare.
- T'as fais comment ? Demanda Theodore qui n'avait pas oublié les excuses du blond pour ne pas avoir à le conduire. Avec ma baguette... t'as utilisé ma baguette. T'as osé utiliser ma baguette !

Theodore s'énervait et perdait son calme à une vitesse grand V. Il s'agitait et, trop rapidement, voulu se redresser pour faire comprendre à cet imbécile qu'on ne touchait pas sa baguette sans en payer le prix fort. Mais contraint fût-il de se rallonger, le monde tanguant dangereusement autour de lui.

- Oui j'ai utilisé ta baguette. Très belle baguette d'ailleurs. Pour ce que j'en ai vu je dirais plume de phénix et bois de saule pour environ... une trentaine de centimètres.
- Vingt huit virgule neuf, corrigea automatiquement le garçon allongé.
- C'est vraiment du saule ! S'étonna Zacharias. Tu m'épates Nott.
- Smith ?
- Ma gueule ?
- J'peux avoir du chocolat ?

Malgré lui : Zacharias éclata de rire.


Dans le prochain chapitre

Chapitre 24

[...] - Nott, tu saurais pas lequel des sacs est le sac sans fond d'Esther ? hurla-t-il à travers la maison. C'est le rouge ou le vert ?
- Le noir.


Verdict :B ?

SB