De : Snapou Black

Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirait pas non pour un p'tit bout. Enfin si, par la suite il y aura mon très cher James Paterson (que vous avez dû voir dans "Theodore Nott") et mon unique Andrew Scott (que vous verrez prochainement -maintenant- dans "Andrew Scott" ... c'est fou ce que mes "longues" fics ont des noms qui ne laissent aucun doute quand au personnage principal)

Perso principal : Théodore Nott (Nooon pas possible :o) et Zacharias Smith

Résumé : «Sais-tu quelle est la plus grande différence entre toi et moi, Smith ? Toi tu es un être faible, avec une morale de bas étage. » « Parce que tu as une morale, toi ? » « Moi j'ai compris qu'une vie quelconque n'est pas plus importante que la mienne. Je préfère vivre dix minutes de plus et tuer dix innocents que mourir. » « Tu es un monstre. » « Et toi un idiot ».

Titre : A comme Association et comme Abruti

Chapitre : Chapitre 31

Année en cours: Fin de Poudlard

Divers: Bon dimanche :D

Review Anonyme : http:/ /snapou-black .kazeo. com/ [Même les autres ; Blog "complet" dans peu de temps]


Le lendemain, quand Smith daigna enfin sortir du lit, Theodore ne se retourna pas pour saluer l'autre qui se levait bien trop tard pour mériter un petit déjeuné. Le blond s'approchait, malgré tout, derrière lui et ne se gêna pas pour poser sa main sur l'épaule du brun afin de lui signifier sa présence et obtenir un bonjour ainsi que de quoi se remplir la panse. En hâte, le mangemort la retira et fit un demi-tour pour le fusiller du regard.

- Tu ne me touches pas, Smith, articula lentement le brun. Compris !
- On est plus ami ? Demanda le blaireau sans plus rien y comprendre. Je pensais que mon thé d'hier soir était un peu comme un "thé de la paix".
- De un : j'avais drogué ton thé ; et de deux : si jamais tu as envie de te prendre la "Théière de la guerre" dans la tronche : dis moi tout de suite qu'on gagne du temps.

Zacharias remit sa main sur l'épaule du râleur professionnel. Il voyait les doigts de l'autre se crisper sur le manche de sa baguette. Il le savait en train de perdre patience et n'attendait que cela : voir le reptile sortir de ses gonds.

- On a toujours pas tué une famille moldu ensemble, souffla-t-il enfin, à bout de nerfs.
- On peut aller sauver des bébés pandas pour compenser, si tu veux.

Le brun ne répondit pas, prit d'une envie subite de se cogner la tête contre un mur, à la manière d'un elfe de maison. Mais des murs dignes de ce nom, sous une tente, il n'y en avait pas.

- Tu préfères les lapins ? Vu ta tête, je comprendrais, se moqua le blaireau. J'ai toujours trouvé que tu avais une tête de lapin. Surtout au niveau des dents.
- Un lapin n'est-il pas censé être... gentil, doux et mignon ?
- Gentil : tu commences à l'être ; doux j'avoue que je ne sais pas, faudrait voir ; et mignon bah... t'as une tête de lapin donc j'en conclue que...
- Tu n'en conclus rien du tout, triple buse, le coupa le mangemort. Non mais j'aurais tout entendu !

Vexé, le plus discret, mais aussi cruel et armé, des deux quitta la tente. Bras nu et les cheveux encore humide, Zacharias le contraignit à rester à l'intérieur, loin du froid. Ce n'est qu'en usant de la menace "Sinon je parle, je parle et je parle sans m'arrêter ; petit lapin." qu'il céda. Bien décidé à ne pas laisser impuni cet odieux chantage.

Même s'il était rentré; il n'avait pas pardonné la comparaison qui lui restait au travers de la gorge. Enervé, le mangemort alluma la radio.

- ... corps retrouvé ; celui d'un jeune étudiant en médicommagie, Justin Finch-Fletchley. Tué hier soir par un groupe de quatre mangemorts, d'après les voisins.

On aurait désormais pu entendre une mouche voler sous la toile. Le jeune homme ne pouvait avoir été tué par hasard. Le lendemain de leur visite. De l'arrestation de Pritchard et Harvey. C'était trop gros pour être crédible.

- On l'a conduit à l'échafaud, souffla Smith, désemparé. C'est de notre faute.
- Oui, répondit-il juste. Et surtout la tienne : c'est toi qui nous a conduits là-bas.

La larme qui coula sur la joue de l'autre garçon rendit Theodore fou de joie : mais ce fût de courte durée.

Smith s'en voulait, c'était indéniable et compréhensible au fond. S'il s'était s'agit de Blaise, même s'il ne se serait sans doute pas mit à pleurer, il ne serait pas resté insensible à la nouvelle.

Mais ils avaient vu Finch Fletchley vivant la veille encore.

Prit de pitié pour le pauvre jaune et noir, le vert et gris sorti de sa poche le papier chiffonné. Il le remit en plus ou moins bon état en l'étalant sur sa cuisse, puis alla le poser sur la table... où Smith s'était installé pour sangloter.

- Voilà comment j'ai su pour le thé, lança Theodore d'une voix dure. Maintenant tu arrêtes de chialer et tu sèches tes larmes. Sinon je te jure que je te fais sortir et dormir dehors.
- Il est midi.
- Tu auras donc toute la journée pour t'habituer à avoir froid... et passer une bonne nuit : dehors.
- Bizarrement... j'ai tendance à te prendre au sérieux, souffla Zacharias. Tu ferais vraiment ça ?
- J'vais m'gêner.

Du revers de la main, le pleureur essuya les gouttes qui coulaient le long de ses joues. Ce qui fit naître quelques moqueries de l'autre côté, un peu déçu de ne pouvoir mettre sa menace à exécution.

- Hier c'est toi qui a perdu, Smith. Le repas c'est ton affaire.
- C'n'est pas ma faute : tu m'avais mis sous potion !
- Et pauvre petit malheureux : tu n'étais pas au courant de ce qu'avait fait le méchant Nott. Le repas. Pendant une semaine. C'est toi qui a fixé les règles.

S'il se remettait à râler et cessait déjà de s'apitoyer sur le sort funeste de Finch-Fletchley, c'était bon signe aux yeux de Theodore. Car quitte à devoir se supporter, autant avoir instauré un semblant d'ordre dans ce duo étrange afin de ne pas s'entretuer. Ou pas tout de suite.

Allongé sur son lit du bas, Theodore lisait le livre de l'ancien Poufsouffle, décédé. Bien plus intéressant que tous les torchons empruntés chez Esther. De plus il était accompagné de quelques annotations de l'apprenti médicommage. Des sorts plus complexes mais aussi plus efficaces, ou moins contraignant, étaient régulièrement inscrits. Malgré le sentiment de profanation et de sacrilège qui assaillait Nott, il prenait bonnes notes de ce qu'il lisait.

- On campera longtemps ? Ou on aura bientôt un toit solide au dessus de nos têtes ?
- Tu sais avec quoi rime maison, ricana le brun sans lever le nez du livre.
- Jambon ? Potion ? Potiron ? Poisson ?
- Poison, corrigea son interlocuteur. Et poison te fait penser à...
- Meurtre, termina le premier. Tu devrais tuer quelqu'un pour qu'on en ait une.
- Mais ne t'en fais pas, ça viendra, prit plaisir à le rassurer l'assassin. Et plus vite que tu ne le penses.
- Je ne penses rien du tout.
- C'est ce que je disais : ça arrivera plus vite.


Dans le prochain chapitre

Chapitre 32

[...] - Tu pensais à quoi, p'tit gars, hein ? Que tu pourrais nous ajouter à ton palmarès ?


Verdict :B ?

SB