Réponse à Amista : Merci ;)

Merci à tous pour vos retours sur le PDV de Lucius, voici la deuxième partie de ce two-shot qui est le PDV d'Hermione, j'espère qu'il vous plaira !


Hermione

Il n'était pas le genre d'homme que je pouvais aimer. Il n'était pas « bon », il était même l'inverse. Ancien Mangemort, il était ce que j'avais combattu aux côtés de mon meilleur ami, alors non, ça n'avait pas été un coup de foudre, ça avait été plus lent, plus insidieux et lorsque je m'en étais rendue compte, il était déjà trop tard, quand bien même, je pense que je ne regretterais jamais. J'ai été aveugle mais pour le coup, je ne le regrette pas.

Tout avait commencé avec ma thèse, j'avais demandé de l'aide à son fils, il me fallait son profil psychologique et il avait accepté, pour me montrer sa reconnaissance d'avoir plaidée pour lui à son procès. Mais Drago Malefoy se révéla ne pas être un cas assez complexe pour que je puisse m'en contenter. Il me proposa alors de l'étendre à sa famille et quoi de mieux que la famille la plus controversée pour faire une thèse de Psychomagie ?

Narcissa refusa poliment de répondre à mes questions, malgré l'insistance de son fils. Elle m'avait envoyé une lettre m'expliquant qu'elle vivait à présent en France, se tenant le plus loin de toutes ces histoires et qu'elle ne se sentait pas encore prête à parler de tout ça. Je n'avais pu que la comprendre. Mais contre toute attente, Lucius Malefoy accepta et c'est avec une angoisse de plus en plus forte que je m'étais rendu à son manoir, celui-là même où Bellatrix m'avait torturé dans le salon. J'allais rencontrer un homme qui aurait pu me tuer en 5ème année, un homme qui m'aurait tué à la naissance rien que pour mes origines.

Mais je devais le rencontrer, pour ma future carrière. Ron n'avait pas compris pourquoi j'avais choisis les Malefoy. Il n'avait pas apprécié me voir passer autant de temps avec Drago, surtout, que grâce à ça, nos rapports c'était nettement amélioré… Mais il comprenait encore moins comment je pouvais accepter de me retrouver à discuter avec Malefoy père. Mais peu m'importait qu'il comprenne ou non, ma carrière était importante et il le savait, il l'avait toujours su et ceux, depuis notre première année à Poudlard.

Au matin de notre première entrevue, j'avais soufflée un bon coup avant de taper aux portes du manoir où un elfe ne tarda pas à m'accueillir.

- Le maître a demandé à Daisy d'emmener la jeune Miss Granger dans le salon, il l'y rejoindra, dit la petite elfe en s'inclinant.

Hermione se dirigea inconsciemment vers la salle où elle avait été torturée, après tout, il s'agissait du salon !

- Non, pas ce salon là Miss, le maître a dit à Daisy d'emmener la Miss au salon du 1er.

Je ne m'étais pas attendu à autant de prévenance venant de Malefoy père et encore moins à mon égard. En entrant, je vis qu'il m'attendait, tranquillement assis dans l'un des fauteuils son regard me mettant tout d'un coup mal à l'aise, sans que je ne sache vraiment pourquoi.

Il répondit à toutes mes questions avec assurance, je me surpris à ressentir cette espèce d'admiration déplacée que j'avais ressentie chez Fleury et Bott peu avant ma seconde rentrée. Quelque chose en lui me fascinait, m'hypnotisait presque. A l'époque de mes douze ans, je n'avais pas su l'identifier mais aujourd'hui, je le savais. Son charisme naturel, sa prestance puis il fallait l'avouer, son physique, tout ça m'attirait, oui, Lucius Malefoy n'était pas un homme désagréable à regarder, tout comme Drago, il lui avait transmis sa beauté.

Cependant, il y avait plusieurs hommes qui m'avaient plu sans qu'il ne se passe jamais quoi que ce soit… Je n'étais pas comme ça puis avec Lucius, j'étais encore plus sûr qu'il ne se passerait jamais rien, car en plus du fait que je ne montrerais jamais qu'il me plaisait, lui n'accepterait jamais de me toucher et ce n'était pas plus mal !

Mais au fil des rendez-vous, la situation devenait de plus en plus problématique pour moi. L'écouter me raconter son histoire me forçait à la compréhension de sa personne et bien que tout ne soit pas pardonnable, je lui pardonnais, même pour ce qui ne me concernait pas. Cela combinait à mon admiration pour lui faisait beaucoup. Tellement trop qu'il m'arrivait de plus en plus souvent de rêver de lui, dans des situations que je n'oserais jamais avouer.

Ron sembla sentir quelque chose, bien qu'il ne parvienne pas à identifier le problème. Qui aurait pu deviner que l'intelligente, la droite et la jeune Miss Hermione Jean Granger puisse fantasmer sur le sombre mais tout aussi intelligent et âgé Lucius Malefoy ? Personne bien sûr. Alors Ron me reprocha mon engouement pour mon travail, me reprochant de faire passer ma thèse avant lui. Il est vrai qu'elle me prenait finalement plus de temps que prévu alors qu'elle était en réalité terminée mais j'avais étendu le plus possible mes rendez-vous avec Lucius, bien que je sache que ce n'était une bonne chose.

C'est donc les yeux rougis que je me rendis au manoir Malefoy pour la dernière fois, après ma dispute d'avec Ronald. Lucius sembla remarquer mon désarroi et contre toute attente, il me réconforta et je le vis s'approcher de moi, une étrange expression au visage. Peut-être, que si ça avait été un autre homme, j'aurais deviné son intention de m'embrasser mais Lucius Malefoy ne pouvait pas avoir envie de m'embrasser moi, Hermione !

Et pourtant ! Il posa ses lèvres sur les miennes et pendant quelques brèves secondes, mon cerveau se mit aux abonnés absents avant de reprendre à plein régime, la tête pleine de question, de doute mais aussi de plaisir et de désir.

J'avais tentée de reprendre contenance, afin de m'éloigner de l'homme mais il ne m'en laissa pas le temps, comme s'il me connaissait déjà par cœur. Il recommença à m'embrasser, m'anesthésiant de ses mots, repoussant ma raison de sa voix, et je rendis les armes parce que pour la première fois de ma vie, la capitulation me semblait exquise. Ses mains sur moi me semblaient brulantes, elles me donnaient l'impression que tout me paraîtrait froid après son toucher. Mais toutes les bonnes choses avaient une fin et le retour à la réalité fut pire qu'une douche froide.

Ma conscience se remettait en marche après ce délicieux moment et elle me renvoya toute l'ampleur de ce que je venais de faire… Je venais de tromper Ron et je me répétais ce fait, inlassablement dans ma tête tout en me rhabillant. J'étais partie sans un regard pour lui, chose dont je me sentis coupable une fois dans mon appartement mais mes regrets furent vite balayés en pensant que lui non plus n'avait pas dû avoir beaucoup envie de me parler.

Une fois au calme dans mon appartement, je pris un morceau de parchemin pour m'excuser auprès de Ron, prétextant un gros coup de fatigue. Je n'étais absolument pas prête à lui faire face ce soir, d'ailleurs, je ne savais si je le serais un jour !

Je partis dans ma douche et fit couler l'eau chaude sur mon corps, doucement, je m'étais laissé tomber sur le sol de la cabine de douche, la tête entre les mains, les larmes qui cédaient. Non seulement je venais de tromper mon petit ami mais en plus, je l'avais fait avec un homme pour qui je n'éprouvais que du désir. Un homme qui avait l'âge d'être mon père. Mais le pire, c'était que j'avais aimé ça, jamais je n'avais eu un orgasme pareil, non, rectification, je venais de vivre mon premier orgasme.

Mais il n'était pas bon pour moi et il y avait Ron, je savais qu'il ne me pardonnerait probablement pas mais je n'allais pas lui mentir. Alors, dès le lendemain, j'écrivis à Lucius, lui disant qu'il s'agissait d'une erreur et que ça ne se reproduirait jamais… Il ne fallait pas que cela se reproduise.

Mais Lucius Malefoy n'était pas un homme de raison et il arriva très vite chez moi. Je m'étais demandé comment il avait eu mon adresse mais après tout, c'était un homme plein de ressource ! Je n'avais pas eu l'impolitesse de lui claquer la porte au nez. Je lui devais des explications mais il n'était pas venu pour ça et j'avais vraiment essayée de le repousser… Un peu… Au début puis j'avais cédé parce qu'encore une fois, la capitulation était meilleur que de résister.

Qu'est-ce que je devenais ? Une faible, incapable de contrôler ses hormones ? Pourquoi me faisait-il cet effet ? Pourquoi était-il le seul à avoir cet effet sur moi ? Autant de questions qui me torturaient jour et nuit. Car cela arriva plus d'une fois, il venait, après chaque lettre et si au début j'avais pensé ses mots, par la suite, c'était seulement pour provoquer son arrivée.

Pauvre Ron, il n'avait pas compris lorsque je l'avais quitté. Je l'avais évité comme une lâche durant trois semaines avant de décider que la meilleure solution était de mettre fin à cette relation. Le fait de réussir à quitter Ron mais de ne pas réussir à repousser Lucius aurait dû m'éclairer sur mes sentiments mais à cette époque, je ne voulais pas comprendre.

Comment pouvais-je aimer un homme qui était mon opposé presque sur tous les points ? Un homme qui avait le double de mon âge ?

Et les semaines passèrent, devenant des mois, un peu plus de trois mois pour être exacte. J'avais arrêté de m'en vouloir. Tout ça me dépassait et les seuls moments où je me sentais pleinement satisfaite, c'était lorsque j'étais avec lui. Alors oui, c'était étrange, dérangeant et invraisemblable mais je n'avais plus en tête d'arrêter. Je voulais même plus et j'avais attendu, déjà depuis quelques jours. Je me disais qu'un jour il s'allongerais juste 5 minutes au lieu de partir dès le sexe terminé et qu'il s'endormirait. Mais non, il se rhabillait, me disait à demain et partait.

Un jour où mon travail m'avait particulièrement stressé, je n'avais pas pu me retenir et les larmes m'avaient échappées et il m'avait alors regardé et les mots franchirent mes lèvres sans que je ne puisse les retenir.

- Je ne suis vraiment rien d'autre pour toi qu'un jouet.

Il sembla hésiter dans la réponse, comme si lui-même ne savait pas quoi dire. Alors, au lieu de me répondre, il m'avait posé une autre question.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Tu ne restes jamais dormir avec moi, dis-je simplement, mes larmes coulant toujours.

Je m'étais attendue à ce qu'il rigole, à ce qu'il parte sans rien dire ou à ce qu'il me dise des choses blessantes mais non, il avait ôté sa robe et s'était remis dans le lit. Poussant ma chance, je m'étais collée à lui et j'avais passé son bras sur ma taille. Ce soir-là, pour la première fois, j'eus l'impression que nous formions un couple. A partir de ce soir-là, il resta dormir chez moi, enfin, quelques jours avant qu'il ne perde patience et ne me propose d'inverser les choses. Aller chez lui simplement pour quelques heures ne m'avait pas gênée mais y dormir en passant tous les jours devant cette pièce où j'avais été torturée… Mais encore une fois, il me surprit. Lorsque je lui en avais parlé, j'avais cru qu'il me dirait de dormir chez moi mais non.

Il fit refaire la décoration mais en plus, le style me ressemblait beaucoup plus qu'à lui. En découvrant le salon nouvellement décoré, j'avais été touchée par le geste alors, spontanément, j'avais sautée dans ses bras pour l'embrasser. Ce n'était pas vraiment mon genre mais agir comme ça le troublait toujours et j'aimais voir le Lucius perplexe.

Mais une autre question me taraudait. Pourquoi nous ne sortions jamais ? Enfin non, je ne me posais pas réellement la question, j'avais au moins deux réponses en tête. Mon sang qu'il jugeait d'impur et notre différence d'âge mais nous ne pouvions pas rester ainsi indéfiniment. Il fallait que faire une marche en avant ou l'inverse mais les relations clandestines, ça allait un moment ! Alors un soir, j'avais sortis l'arme qui avait si bien marché la première fois… Mes larmes.

- As-tu honte de moi ?

Il continua à caresser mon dos nu tout en me répondant, comme à son habitude, par une autre question.

- Pourquoi penses-tu ça ?

- Parce que tu ne me proposes jamais de faire quoi que ce soit avec toi en public. Nous ne sommes jamais sortis nulle part.

- Parce que je n'ai pas à avoir honte selon toi ?

Ça me fit tellement mal que ma réaction ne s'était pas faite attendre. Je m'étais rhabillée et alors que je m'apprêtais à quitter la chambre, il m'attrapa le bras et ne lâcha pas mon regard, si bien que je pris la parole avant lui.

- Si mon sang te fait si honte, alors autant arrêter là.

Il parut surpris un instant avant de me détromper.

- Tu n'as que 21 ans…

L'âge… Autant cette raison me faisait moins mal que celle du sang, autant elle m'énervé peut-être plus !

- Je vois… Donc je suis trop jeune pour que tu puisses te montrer avec moi mais pas assez pour t'empêcher de me donner une dizaine d'orgasmes par semaine ?

Dégageant mon bras, je pris la direction de la sortie mais il me rattrapa une nouvelle fois sans me laisser la possibilité de partir.

- Va te préparer, m'ordonna-t-il.

- Quoi ?

- Tu m'as très bien entendu, va te préparer, on sort.

Déjà, je n'aimais pas qu'il me donne des ordres. Pour qui se prenait-il ? Mais au-delà de ça, j'étais persuadé d'avoir perdu la partie, pourtant…

- C'est bien ce que tu voulais non ? demanda-t-il devant mon manque de réaction

- Oui.

- Alors rentre chez toi te préparer, je passe te récupérer dans 30 minutes, sois présentable.

Encore une fois, son ton me fit grincer des dents mais j'avais eu ce que je voulais. La discussion sur ses façons de me parler aurait lieu un autre jour, chaque chose en son temps ! La réaction des médias ne se fit pas attendre, celle de mes proches non plus mais j'assumais. J'étais majeure, c'était à moi de choisir avec qui je voulais coucher. Puis Harry était toujours là, il ne m'avait pas jugé et Ginny ne mit pas longtemps à s'excuser de m'avoir laissée tomber. Pour Ron, je ne savais pas s'il parviendrait à me pardonner un jour, parce qu'il avait très bien compris que je l'avais quitté pour Lucius et ça avait rendu cela encore plus douloureux pour lui et je ne pouvais que le comprendre.

Quelques temps plus tard, ce fut lui qui me proposa d'emménager officiellement chez lui et là encore, j'étais monté spontanément à califourchon sur lui, pour l'embrasser et encore une fois ça sembla le surprendre.

La vie avec Lucius était étrange. Il parlait peu, il lisait autant que moi, il pouvait passer des heures dans son bureau mais il était attentionné. Le matin, lorsque je me levais, toujours après lui, une tasse de café m'attendait sur la table, en face de lui. Il me demandait toujours si j'avais passé une bonne journée… Surtout que grâce à ma thèse, j'avais eu mon diplôme haut la main… Enfin, il n'était pas l'homme le plus expressif mais il était attentif, à l'écoute et tendre, bien plus que je ne l'aurais cru avant.

Je l'aimais, c'était un fait que j'avais assimilé depuis un moment déjà. J'aimais sa froideur qu'il oubliait de plus en plus souvent pour moi. J'aimais son sourire tellement rare mais qui n'était destinée qu'à moi. J'aimais son regard lorsqu'il le posait sur moi. J'aimais aussi sa façon d'être choqué lorsque je me montrais trop entreprenante à son goût et surtout, j'aimais tous les efforts qu'il faisait pour me satisfaire. J'étais presque sûr que lui aussi m'aimait, sinon, il ne ferait pas tout ce qu'il fait pour moi mais je savais aussi qu'il y avait peu de chance pour qu'il l'avoue peut-être même n'en avait-il pas conscience !

- Est-ce que tu m'aimes ? je lui avais demandé alors que nous venions juste de faire l'amour.

- Pardon ?

- Lucius, est-ce que tu m'aimes ? j'avais alors répété.

- Je n'aime personne, tu le sais bien, m'avait-il répondu.

- Moi, je t'aime.

Je lui avais dit ça mes yeux plongés dans les siens et j'y avais lu le trouble, la peur, mais aussi une infime trace de plaisir. Je n'avais pas besoin de plus. Je savais que dans sa tête se mener un rude combat. La raison contre le cœur et je priais pour que son cœur prenne enfin le contrôle.

Mais les fiançailles de Ginny et d'Harry, qui arrivèrent une année après, me firent un drôle d'effet. Bien sûr, j'étais heureuse pour mes amis, puis cet évènement m'avait permis de renouer avec Ron. En tant que témoin du marié, nous nous devions de bien nous entendre. Mais je me demandais si moi aussi, un jour, je me marierais et je savais que Lucius n'était pas prêt pour, ne serait-ce qu'en parler mais je n'arrivais pas à faire semblant.

Il tenta de savoir le soir-même mais je n'avais rien dit. Alors il laissa la situation couler pendant trois jours avant de perdre patience.

- Tu vas te décider à me dire ce qui ne va pas ?

- Harry a demandé Ginny en mariage, j'avais répondu.

- Oh ! Et ça te contrarie ?

Non mais quel idiot !

- Non ! Je suis très heureuse pour eux !

- Alors où est le souci ?

Et il sembla comprendre mais j'avais besoin qu'il comprenne que je ne parlais pas de demain mais de plus tard.

- Est-ce qu'un jour toi et moi…

- Non.

Sa réponse me fit l'effet d'une gifle. Son ton avait été dur, sans appel et surtout tellement sec !

- Je… tenta-t-il de reprendre

- Non, c'est bon, j'ai compris.

Ne retenant pas mes larmes, je pris la direction de la chambre, enfermant mes affaires ou du moins les plus essentielles avant qu'il ne me rejoigne.

- Je pense que nous devrions discuter… me dit-il.

- Non, pas cette fois…

- Est-ce vraiment important pour toi de te marier dès aujourd'hui ?

Aujourd'hui, non mais un jour, ça le deviendra. De même que l'idée d'avoir des enfants et lui ne voudra jamais me donner cela et je l'aimais tellement aujourd'hui, que je n'osais même pas imaginer ce que ça serait d'ici quelques années ! Doucement, je m'étais approchée pour sentir la peau de sa joue sous mes doigts et poser une dernière fois mes lèvres sur les siennes avant de reprendre.

- Ça ne l'est pas aujourd'hui, mais ça le sera dans quelque temps.

- Alors n'y pensons pas pour le moment, nous sommes bien aujourd'hui !

- Cela fait déjà presque deux ans que ça dure et c'est déjà assez dur de partir maintenant, alors qu'est-ce que se sera plus tard ? Non, Lucius, je t'aime mais je ne peux pas te forcer à m'offrir plus et toi, tu devrais me laisser partir…

- Je n'y arrive pas.

Mon cœur se serra mais après un dernier baiser, je pris sur moi afin de partir. Je parvins à retenir mes larmes jusqu'à chez Harry et Ginny qui m'accueillirent sans discuter. Après leur avoir raconté ce qu'il se passait, je fus surprise qu'ils ne me disent pas que c'était mieux ainsi, non, ils se contentèrent de me réconforter, jour après jour. En dehors d'eux, Ron faisait de son mieux pour paraître neutre mais il n'était pas très convaincant et je ne pouvais pas lui en vouloir.

Mais deux semaines après mon départ du manoir, j'eus la bonne surprise de voir Drago débarquer chez mon meilleur ami. Il essaya de me convaincre que son père m'aimait et que je ne devrais pas abandonner si facilement. Que Lucius n'avait jamais été aussi bon que depuis qu'il était avec moi mais je lui fis comprendre que parfois, l'amour ne suffisait pas et que certains problèmes étaient insurmontables.

Mais le miracle se produisit quelques jours après le passage de Drago. Du grand Lucius Malefoy ! Ou comment passé du noir au blanc ! Lui qui avait refusé d'évoquer un projet de mariage dans les années à venir, arriva avec une bague de fiançailles magnifique et me fit sa demande.

Un an plus tard, nous étions devenus mari et femme. Est-ce que j'aurais parié là-dessus lorsque tout avait commencé ? Non, bien sûr que non ! Il n'y aurait que Trelawney pour faire une prédiction aussi folle ! Mais je nageais dans le bonheur et je ne pensais plus que pour lui et moi et pour les gens qui comptaient dans ma vie. Les autres pouvaient penser ce qu'ils voulaient, ça ne m'empêchait pas de vivre ma vie !

Lors de la réception mon… beau-fils… oui, Drago Malefoy était devenus mon beau-fils mais jamais je ne m'amuserais à parler de lui en ces termes. Le penser était déjà assez dérangeant comme ça ! Bref, Drago m'invita à danser et il me remercia d'avoir choisi la voix de la Psychomagie et d'avoir choisi sa famille comme modèle. Car malgré ce qu'il avait pu penser à un moment donné, il était heureux pour son père. Il rigola en me prévenant que jamais il ne m'appellerait belle-maman et je lui avais répondu qu'il n'avait pas intérêt !

Plus tard dans la nuit, alors que nous étions juste mon mari et moi, il me fit le plus beau des cadeaux de mariage.

- Je t'aime.

- Je t'aime aussi.

Et une larme m'échappa, mais pour une fois, il s'agissait d'une larme de joie qu'il s'empressa de faire disparaître avec ses lèvres.