Welcome to Beacon Hills

Chapitre 7 : BE a Kinkade


Sur le chemin du retour, Jude ne prononça pas un mot. Confortablement installé dans les sièges en cuir de la voiture hors de prix que son père avait dû louer pour venir le chercher, il ne chercha pas à faire sortir de ses gonds le gorille chargé de le ramener chez lui. D'habitude, pour rendre son père fou, il adorait jouer le rôle du fils à papa capricieux, qui rapporterait à son père toutes les bévues de ses employés si ils ne lui donnaient pas ce qu'il voulait ( sachant pertinemment que jamais il ne le ferait, son seul but étant de nuire à son père, non pas à ceux qui travaillaient pour lui ). Le seul point positif qu'il voyait, était que l'homme de main d'Oscar était arrivé après qu'ils se soient embrassés, la situation déjà embarrassante l'aurait été encore plus si il était arrivé seulement quelques secondes plus tôt.

Lorsque la voiture s'arrêta juste devant la porte de la maison, le jeune lycéen ouvrit la porte et sauta à terre en poussant un long soupir, il agrippa son sac de sport, et claqua la porte de la voiture sans prendre la peine de remercier son chauffeur: la tristesse qui l'avait tout d'abord envahis avait maintenant laissé place à de la colère, colère toute dirigée vers une seule et même personne : Oscar Kinkade.

En entrant dans la salon de la maison, la première personne qu'il vit fut Lionel, et son air attristé calma pendant quelques secondes sa colère, qui fut aussitôt ravivée en voyant le visage bouffi en face d'elle, un verre à la main, et à juger par son attitude, ça ne devait pas être son premier.
Alors qu'il jeta son sac dans un coin de la pièce, Lionel fit quelques pas vers lui, le serra dans ses bras avant de lui demander si il désirait du thé. Prit de court, Jude mit quelques instants avant de répondre, et d'accepter la proposition de sa belle-mère. C'est à ce moment là qu'Oscar décida d'engager la conversation avec son fils qu'il n'avait pas vu depuis maintenant six longs mois, du ton bourru qui le caractérisait tant et qui n'avait pas changé d'un pouce pendant son absence.

« - Quoi ? Pas de câlin pour ton père que tu n'as pas vu depuis six mois ? C'est comme ça que tu me traites maintenant ?

- Je ne traite avec affection que les gens qui m'en témoignent un minimum. Je suis désolé, mais ce n'est pas ton cas. »

Il avait réussit à garder son calme, c'était déjà un grand pas. Comme pour se donner du courage pour traverser cette épreuve, il serra les poings et prit une longue inspiration, tout en écoutant ce que lui disait Oscar. « Surtout ne pas s'énerver...ne pas s'énerver...ne pas s'énerver... ». La petite voix dans sa tête ne cessait de le lui répéter, cependant, plus les mots d'Oscar se faisaient rudes, moins elle devenait puissance et avait d'importance, si bien, que lorsque Oscar eut finit de parler, il ne l'entendait plus du tout, et toute sa colère était revenue.

« - Tu n'imagines pas ma réaction lorsque j'ai appris ce matin, disait son père, en rentrant à Beacon Hills, que mon fils avait rejoint l'équipe de basket de cette école. Je me suis immédiatement demandé comment il avait fait pour y entrer bien sûr. Il éclata d'un rire gras, Lionel et Jude échangèrent alors un regard dépité, ils ne savaient pas si ils pouvaient interrompre Oscar ou pas, maintenant qu'il était lancé. Puis je me suis rappelé ce qu'était mon fils, alors j'ai compris comment il a fait pour rejoindre cette équipe. Ah, mon fiston, au moins j'espère que tu as pris ton pied ce soir, parce que quand ton équipe se rendra compte que tu n'es rien de plus qu'un petit profiteur incapable de prendre ses responsabilités et à la sexualité...contre nature ! ( il avait dit ces mots en faisant une moue de dégoût qui noua immédiatement le ventre de Jude, sur le point d'exploser ). J'ai aussi appris que le premier match était dans trois semaines. Tu as de la chance, ça te laisse encore du temps avant de te ridiculiser et de ridiculiser le nom des Kinkade. Après tout, n'est-ce pas la seule chose que tu es capable de faire ? »

Alors, comme pour clore ce charmant monologue, Oscar éclata à nouveau de rire. Lionel, sachant très bien que Jude ne pourrait en supporter plus allait prononcer quelques mots sans doutes pour prendre la défense du lycéen et réprimander Oscar, mais il était déjà trop tard.

Jude était à bout. Ces derniers jours avaient été très chargé, émotionnellement parlant, et son père, se permettait de venir, dans cette maison où il n'avait mis les pieds qu'une poignée de fois, d'interrompre son instant de paix avec Zéro, pour l'insulter tout en étant à moitié saoul. Il n'en revenait tout simplement pas.

Ce n'était pas les insultes en soi qui blessaient Jude, il savait très bien ce que pensait son père de lui et de « ce qu'il était » pour reprendre ses mots, mais c'était un tout qui rendit le jeune lycéen hors de lui. Il attrapa le premier objet qui lui vint sous la main : en l'occurrence il s'agissait de la bouteille à moitié vide d'Oscar, et voulut la lui lancer en plein visage pour ne pas en entendre plus.
Réagissant à temps, Lionel lui attrapa le poignet et lui glissa dans l'oreille, alors qu'Oscar riait sans discontinuer :

« - Non Jude, ne t'abaisse pas à son niveau. Prouve lui que tu vaux mieux que ça et que tu n'entreras pas dans son jeu de provocation. S'il te plaît, je sais que tu n'es pas comme ça moi. »

Tout en prononçant ces mots, le regard de Lionel était plongé dans celui de Jude, elle était légèrement plus petite que lui, mais cela ne lui empêchait pas d'avoir une assurance qui impressionna le jeune lycéen. Il savait qu'elle avait raison, au fond, son père n'était rien pour lui, il n'avait jamais rien fait pour lui et ne le tenait pas en grande estime. Alors pourquoi est-ce que ces mots le blessaient tant alors ?


Soudainement, il ressentit une grande fatigue. Il laissa la bouteille tomber par terre en abaissant son bras, cette dernière se brisa en mile morceau, répandant autour d'eux une petite marre marronâtre.

Sans n'avoir prononcé le moindre mot, Jude ramassa son sac et décida de de monter dans sa chambre, où il s'enferma et s'écroula sur son lit.
En bas, il reconnut les voix de Lionel et d'Oscar qui s'élevaient. Sans doutes avaient-ils une dispute à son sujet. Sans doutes Lionel essayait de défendre désespérément sa cause.
C'est sur cette note des plus salées, et la boule au ventre que Jude réussit par miracle à trouver le sommeil.

« - Stiles attends moi ! »

La voix de Derek avait résonné dans tout le couloir, faisant se retourner plusieurs élèves curieux.
L'interpellé aurait bien aimé baisser la tête et faire comme si il n'avait rien entendu, mais c'était trop tard : il s'était instinctivement arrêté en entendant son nom. Il soupira et se retourna pour voir Derek parvenir à sa hauteur en quelques enjambées. Quelque peu honteux de la façon dont ils s'étaient quittés, Stiles détourna la tête, décidé à ne pas croiser le regard de son professeur, cependant, les mots de ce dernier le firent rapidement revoir ses convictions.

« - Écoute Stiles, je suis désolé pour hier soir, je ne savais pas...

- Ne saviez pas quoi ? Demanda le jeune garçon surpris, pourtant une partie de lui savait très bien de quoi voulait parler son professeur.

- Ton père s'est vu refuser un poste très important à Atlanta, alors je me suis demandé ce qu'un shérif à la réputation aussi soignée que ton père pouvait avoir à se reprocher, et j'ai appris pour son problème avec la bouteille...

- En quelques mots vous avez fait des recherches sur moi et vous vous pointez ce matin, le bouche en cœur, tout fier de me dire que vous m'avez compris ? J'ai bien saisi la situation ou quelque chose m'échappe encore.

- Hum...En gros c'est ça. Répondit Derek comme si il venait de se rendre compte lui aussi de la situation dans laquelle il se trouvaient. Seulement, j'ai vraiment la bouche en forme de cœur ? »

D'une main, il tâta le bout de ses lèvres, et Stiles se surprit à les trouver...disons attirantes. En secouant la tête, ne comprenant décidément vraiment pas ce l'effet que son professeur avait sur lui, il reprit ses esprits. Soudain, il réalisa qu'ils étaient de retour devant le bureau de Derek. Avant que Stiles n'ait pu déjà commencer à se plaindre son professeur ouvrit la porte et lui dit d'un ton calme qui surprit le jeune garçon :

« - Maintenant, ce que j'aimerais, c'est qu'on entre dans ce bureau, et que tu me parles de tout ça, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai comme le sentiment que j'ai besoin de t'entendre, de te parler, de te connaître... »

Alors, en lui adressant un regard l'incitant à le suivre, Derek entra dans son bureau et s'assit. Il avait délibérément laissé la porte ouverte, comme pour le narguer, si bien qu'au bout de quelques secondes seulement, Stiles entra en poussant un juron.

« - N'oublie pas de fermer la porte derrière toi ! »


Une fois les cours terminés ( il avait, pour la première fois de l'année eu des horaires différents de Stiles à cause de leurs options et ne s'étaient donc pas vu de la journée ), Jude se dirigea vers sa voiture qu'il avait laissée la veille ( il avait dû prendre le bus scolaire pour se rendre en cours ce matin, et cela était loin de l'avoir mis de bonne humeur ), en tentant comme il pouvait de remettre son esprit en place lorsqu'il sentit soudain son téléphone vibrer dans la poche de sa veste. Il le sortit et vit qu'il s'agissait d'un message de Zéro, il se rappela alors le lui avoir donné en quittant le vestiaire, avant de...bref avant d'être interrompu.

« Même heure, même lieu, on continue l'entraînement comme si de rien n'était monsieur Kinkade ! »

Monsieur Kinkade. En écrivant cela, Zéro avait sans doutes voulu le faire sourire, mais cela ne fit que prouver à Jude, que maintenant il ne le verrait plus comme il était réellement, mais comme le fils d'Oscar Kinkade, légende du basket.

Furieux, il grimpa dans sa voiture et roula, bien au dessus de la limite à respecter d'ailleurs, jusqu'à chez lui. Heureusement, en entrant, il remarqua que son père était parti, seule Lionel était assise sur le canapé en train de regarder un des programmes culinaire dont elle raffolait tant ( passion que Jude ne comprendrait sans doutes jamais ). En le voyant, elle articula quelque chose mais Jude ne l'écouta pas : il grimpa les marches de l'escalier quatre à quatre pour aller s'enfermer dans sa chambre, décidé à ne pas en ressortir avant le lendemain : il n'était pas question qu'il aille à l'entraînement.
Il fit ses devoirs une partie de la fin après-midi, et regarda tristement le soleil se coucher à travers la fenêtre de sa chambre.

La nuit était maintenant tombée depuis quelques temps déjà, Lionel, comprenant que son beau-fils avait besoin de temps seul n'était toujours pas venue le voir, et Jude lui en était reconnaissant.
Lorsque soudain, la sonnette de la maison retentit. Qui pouvait venir leur rendre visite à cette heure ? Un coup d'œil au réveil posé sur sa table de nuit permit à Jude de confirmer qu'il était bel et bien huit heure.

Lionel alla ouvrir la porte. Quelques paroles furent échangées, et Jude n'entendit que les derniers mot que sa belle-mère prononça

« Il est là haut, il préfère rester tout seul pour le moment. Je ne sais pas si c'est une bonne idée, c'est toi qui vois. »

Des pas retentirent dans l'escalier, certaines marches se mirent à grincer et Jude pouvait les visualiser une par une tellement il avait grimpé cet escalier un nombre incalculable de fois.

Un coup, deux coups, trois coups furent frappés contre la porte de sa chambre, puis une voix retentit, faisant bondir le cœur de Jude dans sa poitrine.

« - Jude, c'est Zéro ouvre moi s'il te plaît. Tu n'es pas venu à l'entraînement et je comprend, mais laisse moi entrer, au moins laisse moi te parler d'hier soir... »

Avant qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit de plus, la porte de la chambre de Jude était déjà ouverte, le jeune lycée se tenant tête baissée, face au beau blond. Il avait une mine terrible, les traits tirés, il n'était plus du tout le même que celui que Zéro avait laissé la veille, et cela peina énormément le basketteur, Jude put le lire sur son visage.

« - Avant que tu ne dises quoi que ce soit, je vais bien ! Le fils Kinkade va bien ! La famille est sauvée. Mais jusque quand ? Lança Jude décidé à commencer les festivités.

- Hé mais calme toi ! Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu croyais sérieusement que mon comportement allait changer à cause du fait que tu sois le fils d'un des plus grands manager d'équipe du pays ? Le silence de Jude, et sa tête toujours baissée en disait long, et Zéro ne put s'empêcher d'afficher un petit sourire attendris avant de prendre le visage de Jude entre ses mains. Ton père est un con, tu es qui tu es : Jude, certes Kinkade, mais je ne pense pas que ce physique de rêve et cette incapacité à marquer le moindre panier soit génétique, je me trompe ? »

La remarque arracha un sourire à Jude qui releva les yeux et plongea son regard dans celui de Zéro : il ne mentait pas, tout ce qu'il avait dit était bel et bien vrai, et pour la première fois de sa vie il venait de trouver quelqu'un qui ne fuyait pas en entendant son nom de famille, et qui plus est ne changeait pas de comportement envers lui.

Ne pouvant se contenir une seconde de plus, le jeune garçon fondit en larmes, et sentit doucement les larges bras de Zéro se resserrer autour de lui, si bien qu'il put poser sa tête sur l'épaule du beau blond et laisser couler le flot de larmes qui sortait maintenant de ses yeux sans qu'il ne puisse rien faire pour l'arrêter. Il réussit tout de même à articuler en un sanglot :

« - Ce match...dans trois semaines...on doit le gagner Zéro, quoique ça coûte. »


Chapitre 8 : fait !

Bon, cette fois je n'ai pas grand chose à dire x_x

Ah si ! LiveIsNotAFairyDail merci pour ta review ^^ je sais bien que tu n'es pas la seule personne à avoir lue cette fic pour le Sterek, mais comme je l'ai dit il y en aura toujours dans cette fic. Et pour ce qui est de Derek, je crois que c'est le personnage sur lequel je me suis moins le pris la tête xD je veux dire que je l'ai écrit vraiment comme je le voyais, dans la situation donnée, et je me rends bien compte qu'il est peut être pas ( du tout ) comme on le connaît dans la série, ce qui est un problème auquel je vais trèèèès bientôt résoudre ne t'inquiètes pas :) pas tout de suite parce que ça ferait bizarre dans le plot mais d'ici très peu de temps ! D'ailleurs j'ai fait une petite référence à ce que tu m'as dit dans ta review j'espère que ça t'as plus héhé 8D

Bref si vous avez encore une fois des questions/idées/suggestions à propos de cette fic n'hésitez pas ! Les reviews sont là pour ça ! ( OUI JE SUIS EN MANQUE DE REVIEW ET ALORS ?;w; )

à très bientôt pour le prochaine chapitre !

Besos sobre tus fesas !