Coucou! Finalement, j'ai changé d'avis, je publierai deux chapitres par semaine, le mercredi ET le dimanche, et je poste celui-ci maintenant car je ne suis pas sûre d'avoir le temps demain. Plusieurs d'entre vous avaient trouvé à qui est adressée cette cassette, mais je pense que vous aurez beaucoup plus de mal pour la suivante !

Bonne lecture !


« Cassette numéro trois. Je pense que tu as deviné que c'est la tienne. Après tout, tu as été l'un des premiers à me faire du mal non ? Tu aurais encore pu me sauver à ce moment-là, si seulement. Je rêve encore du garçon qui a brisé mon cœur... Tu me l'avais promis, on se l'était promis. Ensemble. Toujours. Ce n'était qu'une promesse d'enfants c'est ça ? Eh bien sache que ça comptait pour moi... Tu es mon cauchemar Dray. »

Un jeune homme pâle comme la mort elle-même, et à la chevelure presque aussi claire va rejoindre les deux portraits et le Ministre sur l'estrade. Après un moment d'hésitation, il alla s'asseoir sur le troisième tabouret.

« Je t'ai tellement aimé, à un tel point que cela m'a totalement détruite. Je me suis consumée de l'intérieur. Le vieux fou avait raison, l'amour est la chose la plus puissante qui existe, par-delà la vie, dans l'au-delà et au-delà de la mort. Je t'ai aimé comme un ami, comme un frère, comme un amant, comme l'amour lui-même. M'as-tu seulement jamais considérée comme une amie ? Ou alors étais-je juste une vague connaissance servant de bouche-trou ou à compléter ta cour ? »

Le jeune Malefoy se prit la tête dans les mains.

« Comme les autres, tu t'es soumis. Comme les autres tu m'as trahie. Comme les autres tu m'as abandonnée. Tu es comme les autres. Eh oui ! L'héritier Malefoy est tellement banal. Alors pourquoi es-tu si spécial à mes yeux ? Tant de questions qui resteront sans réponse. »

Il redresse la tête, ses yeux rougis et la traînée sombre sur sa joue sont seuls vestiges de la première larme qu'il a laissé couler depuis de nombreuses années.

« Tu m'as manqué. Le petit garçon arrogant a jeté son jouet dès qu'il est entré dans la cour des grands. Je me suis accrochée, je n'aurais pas dû. La lionne en moi s'est réveillée pour une seule personne, et il a fallu que ce soit pour toi. Tu as vu mes côtés les plus sombres, mais aussi les meilleurs. Et ceux-là, tu n'y as pas fait attention. »

Cette-fois, il ne contrôle plus rien. Les larmes ruissellent sur son visage, mais pas un seul sanglot ne s'échappe. Il a compris la leçon : il écoute et il se tait. Il accepte les reproches sans protester. Il vit avec sa culpabilité. Mais il le sait, la suite sera pire.

« Alors Malefoy, écoutes-moi bien. Je ne me répéterai pas. Je te souhaite de tomber amoureux. D'un amour dévastateur. De la même manière que moi, je t'ai aimé. Et que la personne en question te regarde comme si tu n'étais qu'une bouse de sombral. Mieux encore, qu'elle t'ignore totalement. Même si le niveau ultime serait qu'elle te haïsse, qu'elle te maudisse sur un nombre incalculable de générations. Que ce feu te brûle de l'intérieur, qu'il te ronge. Le jour où tu comprendras, sache que le lendemain sera pire. La chute sera dure. Tu descendras de toi-même de ton piédestal. Ce jour-là, tu pourras peut-être enfin connaître le bonheur. Il faut avoir touché le fond pour pouvoir remonter à la surface. Je n'ai pas eu cette chance. Rappelle-toi simplement que dans les moments les plus sombres, il faut simplement se souvenir d'allumer la lumière. »


C'est tout pour cette semaine, et moi je vous dis à mercredi !

Prochain chapitre : "Vous aurez tout votre temps pour y réfléchir puisque vous êtes mort. De toutes manières, la mort est immortelle, non ?"