Hey !
Je ne suis pas en retard aujourd'hui ! :D Bon, je vous retrouve pour l'avant-dernier chapitre, et comme certains (certaines je crois !) l'avaient deviné, il s'adresse à Kingsley Shackelbolt.
Je ne pense pas à le faire à chaque fois, mais je remercie encore et encore tous ceux qui laissent des reviews, s'abonnent, ou mettent l'histoire en favoris !
Bonne lecture :)
- En cet avant-dernier jour, je souhaite simplement adresser quelques mots avant d'écouter la douzième cassette. Vous comprendrez dans un instant la raison de mon acte. Après-demain, à la première heure, je me retirerai de la vie politique magique. Je démissionne.
Les rangs explosèrent, certains crièrent au scandale, mais Kingsley Shackelbolt resta impassible.
« Vous savez que c'est votre tour, et je suis persuadée que vous savez qui est le suivant. Vous avez toujours été très perspicace Monsieur le Ministre. »
Devant le silence abasourdi de la communauté magique, l'homme alla s'asseoir à côté d'Harry Potter.
« Comment pouvez-vous vivre en repensant à ce que vous avez fait ? Tant de vies détruites pour ne pas blesser le petit peuple, qui pourtant n'a pas bougé le petit doigt durant la guerre. Les mangemorts condamnés, oui. Mais leurs familles, leurs enfants, ça non. Je ne vous pardonne pas d'avoir voulu sauver votre poste en acceptant de vous soumettre à l'opinion public. Vous étiez un membre de l'Ordre du Phoenix, censé vous battre contre les Forces du Mal. Une bande d'adolescents perdus et pris entre deux feux, vous appelez ça des criminels ? Vous avez emprisonné la plupart, banni certains, déshonoré d'autres. Venant d'un homme de bien, vous m'avez déçue. Vous n'avez d'ailleurs même pas eu le courage de me regarder en face pour m'annoncer ma sentence. J'ai reçu une lettre par hibou qui m'annonçait que j'avais deux jours pour disparaître, sans quoi on m'emmènerait à Azkaban. Condamnée un an à vivre dans le monde moldu, passe encore. Mais non, vous m'avez pris mon nom, ma fortune, tout ce qu'il me restait pour m'accrocher à la vie, et pire que tout : vous avez brisé ma baguette. Vous avez fait de moi, de nous, des parias de la société. Nous avons été rejetés par notre monde, celui qui nous a vu naître, grandir, nous battre, et celui qui me verra mourir.»
Certains émus qui retenaient leurs larmes, d'autres mal à l'aise, qui se tortillaient sur leurs sièges, principalement des hauts fonctionnaires du Ministère.
Un jeune homme blond comme les blés monta rapidement sur l'estrade, mais à la surprise de tous, il ne s'assit pas à côté du Ministre. Personne dans la foule ne semblait le connaître, mais chacun de ceux installés sur les tabourets eurent le plaisir de le voir pour la seconde fois.
*Flash Back*
- Hey ! S'il-te-plaît, ne pars pas. Je veux juste te poser une question !
- Comment avez-vous su ?
- Je sais repérer les filatures, mais là n'est pas le sujet.
- Je vous écoute.
- J'ai écouté les deux premières, la suivante est la mienne, je le sais, je le sens.
- Eh bien ? Qu'attendez-vous ?
- Je veux juste savoir la vérité, avant.
- Laquelle ? La vôtre ? La mienne ? La sienne ?
- La tienne. D'après ce que j'ai compris tu étais celui qui la connaissait le mieux.
- Je croyais l'être… Mais pourquoi pas la sienne ? Pensez-vous qu'une morte mentirait ?
- Je pense que la tienne et la sienne sont assez semblables…
- Soit. Que voulez-vous savoir ?
- Dis-moi la vérité et j'écouterais cette cassette. J'ai tué Pansy ?
- On l'a tous abandonnée.
- Ce n'est pas ce que j'ai demandé. J'ai tué Pansy Parkinson ?
- Non elle s'est suicidée Malefoy. C'était son choix. Mais vous, moi, et tous ceux qui sont sur ces cassettes l'avons laissée tomber. On ne lui a pas dit qu'elle avait un autre choix. On aurait pu la sauver, ou pas. C'est impossible à savoir.
-Réponds à ma putain de question. Sachant ce que tu sais, croyant ce que tu crois, me connaissant, la connaissant, et ce qui est sur ces cassettes, est-ce que j'ai tué Pansy Parkinson ?
- Oui.
*Fin Flash Back*
Il tient dans sa main un objet que les nés-moldus reconnaissent comme un micro.
*Flash Back*
- Mme Malefoy ?
- Elle-même.
- J'ai cela pour vous. Le précédent vous aime trop, il n'a pas fait passer.
- Excusez-moi ? De quoi parlez-vous ?
- Vous verrez. Je ne vous souhaite nullement bon courage.
- Hum… Au revoir.
*Fin Flash Back*
Il toussota, visiblement gêné de se trouver devant autant de monde.
*Flash Back*
- Zabini ? Blaise Zabini ?
- Le maître de Pimmy n'est pas là, Monsieur.
- Ah… Pourrais-tu lui donner ceci quand il rentrera s'il-te-plaît ?
- Oui, Monsieur. Voulez-vous lui transmettre un message ?
- Dis-lui simplement que celui avant lui aurait eu quelques difficultés à lui donner ceci. Vois-tu, même si vos portraits peuvent parler et bouger dans son cadre, il leur est quand même impossible de saisir des objets et de se déplacer en dehors de leur tableau.
- Bien, Monsieur. Puis-je avoir votre nom ?
- Ce ne sera pas nécessaire.
Le jeune homme tourna les talons. A ce moment-là, le propriétaire des lieux arriva, et intrigué par sa présence, il lui en demanda la raison.
- Pimmy vous attend, Monsieur Zabini.
*Fin Flash Back*
- Je vais vous raconter une histoire, celle de Pansy Parkinson.
*Flash Back*
- Vous êtes Monsieur Potter ? Harry Potter ?
- Eh bien… Oui.
- J'ai eu du mal à vous trouver !
- C'est un petit peu ce que je souhaite, mais visiblement, tout n'a pas fonctionné comme prévu. Pourquoi me cherchiez-vous ?
- Voilà pour vous. Celui qui aurait dû vous le donner est certes, à ce que j'ai compris, très intelligent, mais il ne lui est encore pousser ni bras ni jambes.
- Qu'est-ce qu…
- Vous saurez quoi en faire lorsque ce sera le moment. Bonne journée Monsieur Potter.
- Attendez !
Trop tard, l'autre était déjà parti.
*Fin Flash Back*
- C'était une jeune fille adorable, quoi que très tourmentée. Elle m'a aidée quand j'ai eu quelques problèmes, j'ai fait de même quand elle eut besoin de soutien. Echange de bons procédés me direz-vous. C'était plus que ça, elle est devenue mon amie. J'ai cru qu'elle allait mieux, ou alors, je n'ai pas voulu voir qu'elle avait rechuté ces derniers temps. Je n'ai su pourquoi qu'après avoir écouté toutes les cassettes, comme vous-mêmes êtes en train de le faire.
*Flash Back*
- Monsieur le Ministre ?
- Oui, vous êtes ?
- Mon nom ne vous dira rien. Je n'ai pas de pouvoirs magiques, je suis un moldu comme vous dîtes.
- Pardon ? Mais comment…
- Plus tard. Je tenais juste à vous informer que je parlerai en mémoire de Pansy pendant le visionnage.
- Mais, comment ? Oh ! Vous êtes…
- Oui, je suis.
*Fin Flash Back*
- Elle a fait une erreur, une terrible erreur qui lui a coûté la vie.
Prochain (et dernier !) chapitre : "En somme, vous êtes tous coupables".
