Du chaud, du chaud en fin de chapitre... ah et changement à ma sauce parce que le Rhadamanthys de TLC, après avoir maîtrisé le sang divin, semble avoir perdu quelques neurones en route, ce qui me paraît inadmissible ! XDDD et sérieux, j'adore Hadès quoi !...
Chapitre 22 : La Puissance divine
Hadès leva la tête, regard plissé. Le souverain soupira lorsqu'un Rhadamanthys au cœur broyé se présenta, à quelques marches de son trône.
"Seigneur Hadès, je me présente devant vous la honte au cœur..."
"Cher Juge, ce n'est point la honte qui t'a broyé le cœur."
Faible sourire du Juge devant la répartie du Maître suprême. "Permettez-moi de regagner à nouveau les rangs de vos armées en tant que Spectre de la Wyverne."
"Rhadamanthys, tu m'as toujours servi loyalement." se levant, dirigeant ses pas vers le corps ployé du Juge, le faisant se redresser dans une grimace, mâchoire serrée, sang aux commissures. Hadès entailla son doigt, laissant perler le sang divin dont il accorda quelques gouttes au cœur du Juge, ce qui lui donna un nouvel élan.
"Merci, Seigneur."
Appel de Valentine, agité, animé par un mauvais pressentiment concernant son cher Maître.
"Cesse de t'agiter, Valentine, je ne comprends rien à ce que tu racontes !..."
Minos leva les sourcils.
"Comment ça, on a retrouvé sa Maserati en bordure de forêt ?"
Minos tapote mon épaule, souhaitant que je raccroche pour me donner son opinion sur l'affaire.
"Je te rappelle, Valentine."
"Duel. Or félin." grimaçant.
"Et ?..."
"Tu vas m'accompagner dans l'autre monde. Nous en saurons définitivement plus là-bas. Je préviens Aiacos. Valentine peut se joindre à nous."
Je n'ai jamais vu Valentine aussi agité !... de mon côté, le cœur est bondissant mais je tente de donner le change.
Minos revient d'une audience, mine sombre.
"Alors ?" le harcèle Valentine.
"L'Or l'a salement amoché. Notre Seigneur a été bon et lui a..."
Valentine halète d'impatience.
"... octroyé quelques dons. Je ne peux en dire plus." paupières closes.
"Mais où est-il ? je veux voir mon Maître !..."
"A l'heure qu'il est, il se doit de maîtriser ses nouveaux dons. Il se trouve dans une de nos prisons."
"Mon Maître... emprisonné..."
Je pose une main sur l'épaulette du surplis de la Harpie.
"Rhadamanthys est très fort, tu le sais bien, Valentine. Quoi qu'il arrive, il nous reviendra et sans doute plus puissant encore !..."
Hochement de tête de Minos.
"Il n'empêche, je veux lui apporter mon soutien."
"Il se trouve dans une annexe à la septième prison, enfermé à double-tour et il se bat contre lui-même." déclare Aiacos en descendant les marches. "Maîtriser le sang divin n'est pas une mince affaire."
Valentine serra les dents, résolu. "Je dois y aller." en déployant ses ailes.
"Je t'y accompagne." faisant de même.
Sur le trajet, Valentine ne desserre pas les dents, soucieux. Lorsque nous approchons du lieu, de terribles cris se font entendre, d'une puissance qui ne peut tromper. Valentine me regarde et plonge, atterrissant devant la lourde porte, paumes ouvertes sur le scellé.
"MAITRE RHADAMANTHYS !"
Pendant que Valentine hurle en frappant de toutes ses forces sur les portes closes, je me tourne vers une femme que l'annonce a également fait venir - avec, semble-t-il, des attentions peu louables à l'égard de la Wyverne.
"Humpf ! il fallait s'attendre à ce que la nouvelle fasse des vagues et attire les sbires dont la présence même aux Enfers se trouve à présent compromise."
Valentine se tourne d'un seul tenant, poings et mâchoire serrés.
Pandora. Accompagnée de Cheshire.
"Place ! je dois voir Rhadamanthys."
"Hors de question !" grogne Valentine.
"Silence, Valentine ! dois-je te rappeler ta place ?! tu es encore bien moins qu'un chien errant sans ton précieux Maître !..." le menaçant de son trident. "Quant à toi, le passe-temps... ma foi, tu es encore bien moins qu'une fille de joie." méprisante.
"Je ne vous permets pas d'insulter mon Maître, ni le Spectre du Léviathan !"
"Tais-toi donc et montre-toi utile en ouvrant cette porte."
Un nouveau cri déchirant nous fait sursauter.
"Entendez-vous comme il souffre ?! je ne permettrai à personne de piétiner sa dignité !" ajouta fermement Valentine.
"Sa dignité ? hahahaha ! oh, tu évoques sans doute, par dignité, son obéissance aux ordres ? c'est le moins que l'on puisse attendre d'un bon chien !..."
"SILENCE ! comment oses-tu ?! mon Maître n'est pas un animal !"
"Vraiment ? ces cris prouvent pourtant le contraire, mon bon Valentine."
"TAIS-TOI ! il a toujours servi fidèlement Hadès ! sa dévotion envers notre dieu est la chose la plus pure qui existe ! en Juge des Enfers, il a dirigé son armée de manière remarquable, devenant glacial ou ardent comme un démon !"
La moue de Pandora en dit long sur son ressenti. "De la nostalgie de fantassin... rien qui ne puisse servir la cause. Pour la dernière fois, écarte-toi, Valentine !"
"Assez !" déviant le trident du visage de Valentine.
"Oooh... mais la catin se réveille, dirait-on !..."
"Votre opinion m'indiffère. Que comptez-vous faire pour venir en aide à votre meilleur Juge ?"
"Huhuhuhu ! écoutez-la !... elle pense vraiment pouvoir m'impressionner !... Rhadamanthys a besoin qu'on lui rappelle qui tient les rênes des armées et sa position n'est rien de moins que celle d'un chien à notre service !..."
Un nouvel hurlement derrière les portes closes ainsi qu'un vacarme doublé d'une salve d'énergie monumentale.
"Le Dragon ailé a fait sienne la puissance divine... et il est de retour !..."
La porte cède sous la puissance du cosmos du Juge, nous propulsant tous à quelques bons mètres de là.
"Maître..."
La poussière laisse place à un Juge surpuissant, surplis ayant pris une forme inédite et beaucoup plus agressive. J'écarquille les yeux, à l'instar de Valentine. Mon premier réflexe aurait été de ployer le genou devant ce Juge désormais bien supérieur à Minos et Aiacos mais je ne me le permets pas, pour la bonne et simple raison que cette position est réservée à Hadès. Son visage est serein. Ses traits graves. Il se dégage de lui une majesté sans précédent. Valentine et moi avons du mal à croire que les cris entendus peu avant appartenaient au même homme ; il est complètement métamorphosé !...
"Maître..."
"J'ai pris conscience de votre fidélité envers moi. Et de la manière dont nous devons à présent agir."
Valentine retrouve le sourire.
"Je dois parler à Lady Pandora."
"Me... parler ? qu'aurais-tu besoin de me dire, Rhadamanthys ?"
"Si le Seigneur Hadès m'a accordé une nouvelle chance de rallier ses armées, il est grand temps que vous y retrouviez également votre place, Dame Pandora."
Elle laisse échapper un petit rire. "Ma place ? et quelle est ma place, selon toi, Rhadamanthys ? entre le Juge et la putain ?!"
"Rien n'a changé. Je donnerai toujours encore ma vie pour vous. Je continuerai à servir loyalement et fidèlement notre Seigneur."
"Voilà de bien beaux discours. Si tu souhaites servir notre Seigneur, je te conseille tout d'abord par mettre fin à cette mascarade concernant cette imposture qu'est la cent neuvième Étoile !..."
Le Juge a un petit sourire. "Il est regrettable de ne pas admettre ni respecter une décision prise par notre Seigneur."
"Jamais je n'admettrai pareille infamie !" emportée. "Par ailleurs, maintenant que tu as daigné réapparaître, je te rappelle que la nouvelle lune est pour bientôt, Rhadamanthys."
"Je n'ai pas oublié votre requête, Dame Pandora."
"Et, je t'en prie, viens seul." nous fusillant du regard, Valentine et moi-même, avant de s'en aller dans un mouvement de jupon, Cheshire à sa suite.
"Quelle vipère !..." clapit Valentine.
"Silence, Valentine." le reprend le Juge.
"Quel dommage que nous ne puissions pas nous entendre..." en la regardant s'éloigner.
"Les miracles existent également aux Enfers."
Valentine secoue la tête puis se tourne vers Rhadamanthys : "Maître, nous nous sommes fait un sang d'encre !... mais nous voilà rassurés."
Je n'ai de cesse d'admirer la nouvelle forme des ailes de son surplis : pourvues de quelques rangées de griffes supplémentaires, découpées en leur base en plusieurs encarts rectangulaires, plus lourdes et plus menaçantes.
Un cri retentit et Cheshire revient vers nous, bondissant à quatre pattes, se planquant derrière le dos de Rhadamanthys, terrorisé. Pandora se presse également et nous comprenons pourquoi : un nouvel ennemi a fait son apparition. Il s'agit de Phobetor, dieu des rêves déchu par sa Majesté Hadès, et consigné dans le Cocyte pour y surveiller les âmes. Or, cette nouvelle tâche n'est absolument pas du goût du dieu.
Rhadamanthys fait un pas en avant, dégageant une aura impressionnante.
Le dieu des rêves ricane, faisant approximativement la même taille que la Wyverne.
"Tiens, tiens, tiens... Rhadamanthys."
"Phobetor. Je te croyais consigné dans le Cocyte depuis ta trahison."
"Tu oublies ma position, Juge. Adresse-toi à moi avec respect. Ou je vais te l'enseigner."
"Je t'attends." en plaçant son casque, déployant ses ailes dans une montée de cosmos fulgurante, nous arrachant tous au sol.
"Présomptueux !..." en s'avançant pour porter une attaque.
Wyverne la bloque d'une main et réduit à néant l'énergie qui en résultait.
"Je vois... tu as pris du galon." doit admettre le dieu. "Mais ce ne sera pas suffisant pour TERRASSER UN DIEU !" sur une nouvelle attaque.
Wyverne l'encaisse de plein fouet, la parant de deux mains. L'attaque le fait à peine reculer de quelques centimètres.
Phobetor n'en revient pas et fait alors appel à son arcane ultime.
Une nouvelle fois, Wyverne la pare et s'en dégage, proche du dieu. Sur un bond, il fonce sur l'assaillant, le repoussant ainsi jusqu'aux portes du Cocyte.
"Hahahaha ! ce sera bientôt toi qui feras de l'ombre à Hadès !..."
"Ne nous met pas dans le même sac, tu veux ?" ferme, avant de lui porter le Greatest Caution d'une puissance phénoménale afin de l'immobiliser dans une strate du Cocyte. Nous ressentons la salve d'énergie jusqu'ici !... Puis Rhadamanthys nous rejoint, se posant aux côtés de Valentine sans un mot.
Pandora reprend consistance. Cheshire souffle de soulagement.
"Bien. Il est vrai que tu peux encore t'avérer utile, Wyverne." rajustant sa tenue. "En route, Cheshire !..."
Il est décidé de rejoindre Caïna, le domaine de notre prince. En quelques battements d'ailes, nous voici tous trois sur le balcon du petit salon, y entrant par la large baie vitrée.
"Bien. A présent, laisse-moi te regarder plus attentivement, mon prince." en me plaçant devant la redoutable Wyverne.
Valentine remplit des verres de scotch, s'amusant fort de mon "inspection".
La souffrance ainsi que la maîtrise du sang divin a fait prendre six ans d'un coup au Juge, six ans figés, notamment dans les traits de son visage, offrant une nouvelle dimension à cette belle gravité déjà présente. Les cheveux semblent avoir poussé. Le corps semble avoir gagné en masse musculaire. Il en paraît d'autant plus immense...
Je tourne autour de lui, admirant chaque détail, à la fois de l'homme et du surplis divin.
"Voyez-vous ce que le Seigneur Hadès nous a offerts là..."
Valentine se pose contre la table, s'amusant de mon manège.
"Je tenais à saluer ta sagesse de ne pas rétorquer à Pandora lorsqu'elle... fait montre d'impolitesse à ton égard."
Je stoppe dans son dos, à ses paroles, haussant les épaules. "Premièrement, rétorquer ne ferait qu'envenimer les choses et ne mènerait à rien. Deuxièmement, je ne me sens aucunement concernée par des insultes injustifiées."
Une aile de Wyverne vient me placer devant lui. "Ses insultes me tordent l'estomac." grogne-t-il, ramenant un poing serré sur le côté de la taille.
"Allons... si je n'en fais aucun cas, hmm ?..." attrapant ses mains pour nouer mes doigts aux siens dans un cliquetis de surplis, l'observant toujours. "Magnifique Wyverne..." pinçant mes lèvres, désir palpable aux reins.
Valentine nous rejoint. "Souhaitez-vous que je vous laisse ?..."
J'apprécie sa délicatesse, interrogeant mon prince du regard, mains remontant sur la superbe pièce de poitrine.
"Ce n'est pas à moi d'en décider."
D'une aile, je ramène Valentine vers nous.
Petit sourire de la Wyverne, saisissant mon visage pour m'embrasser avec force, venant directement au fait. Valentine s'en pince les lèvres d'envie, se les léchant avec délice. Rhadamanthys cesse lentement, me laissant pantelante et vient saluer Valentine avec la même passion. Le Spectre en tremble d'émotion.
"Maître... c'est bon de vous retrouver..."
Rhadamanthys fait courir son pouce sur les lèvres encore humides de Valentine, ce qui arrache un geignement à ce dernier, affamé de baisers et de caresses.
"Bien. Si tu nous montrais un peu ce que cache ton surplis ?..." impatiente.
"Viens le découvrir par toi-même." joueur.
"Si tu insistes..." commençant par détacher les pièces des bras.
Mon application le fait sourire.
Valentine se baisse pour défaire les cuissardes.
Je dois me hisser sur la pointe des pieds pour défaire les épaulettes multiples. Valentine vient s'occuper de la pièce de poitrine, d'un poids considérable, alors que les ailes repliées regagnent le sol. Il ne reste que la pièce de taille. Nous partageons un regard convoiteur, Valentine et moi.
"Deux véritables petit fauves..." nous approchant de lui, nous embrassant tour à tour. "Serais-je le seul à demeurer sans surplis ?..."
"Non, Maître." déclare Valentine, en s'écartant, retirant chaque pièce avec fièvre.
Je fais de même puis viens débarrasser mon Prince de l'ultime pièce restante, découvrant là quelque chose d'absolument prometteur.
"Mmm... voilà qui est..." y apposant la paume, ce qui le fait violemment tressaillir, sifflant entre ses dents serrées.
Je le flatte de longues minutes. Il lève haut le menton, voué aux caresses infligées. Valentine revient l'embrasser, dans un baiser sans fin, leur prenant la respiration. Nos corps se frottent l'un l'autre, dans des allées lascives. Nous haletons déjà.
Le jeu à trois se poursuit, superbe alternance d'attentions, de caresses, de baisers, de mots soufflés. Les positions touchent à l'inédit, audacieuses, nous arrachant un panel d'expressions ardentes, voués au même plaisir, sens bourdonnants. La puissance de la Wyverne n'est plus à démontrer et il nous offre le meilleur, sans faillir.
Je me souviens notamment d'avoir chevauché mon Prince, allongé, tandis qu'il caressait Valentine, positionné à genoux à sa tête, d'une main ferme et douce à la fois, mon regard passant du visage de l'un à l'autre, imprimés de plaisir fou, alors que je sombrais moi-même.
