Chow, chow dis ! et première crise de jalousie XD oh et ici commence mon hommage à Lune De Neige ; ))


Chapitre 24 : Le Protecteur

Hadès se tourna vers Pandora, souriant. Il était si rare de surprendre un sourire sur les lèvres figées du dieu de la mort...

Hadès fit appeler toutes les Étoiles pour leur annoncer la nouvelle du retour de Pandora au sein des troupes. Il leva la sanction à l'encontre de Rhadamanthys et Valentine.

Nous voici tous réunis, genoux fléchis devant notre Seigneur.

"Mes Chers Spectres, je vous annonce le retour de Pandora parmi nous. Comme vous le savez, Phobetor était parvenu à se dégager d'une strate du Cocyte et s'en est pris à Pandora. A ce sujet, je charge une nouvelle fois Rhadamanthys du sort de Phobetor."

Rhadamanthys baissa la tête, appréciant que son Seigneur lui accorde à nouveau sa confiance.


La salle commençait à se vider lentement, chaque Spectre retournant à ses occupations.

Je discutais avec Minos lorsque je vis Rhadamanthys s'approcher de Pandora. Sans un mot, il posa un genou à terre, saisissant délicatement la main fine de la jeune femme pour y déposer un baiser chaste, voué à elle.

"Lady Pandora. Je retrouverai Phobetor et lui ferai payer au centuple."

La jeune femme souriait légèrement, fixant les mèches blondes du Juge terrible en surplis. "Allez, Rhadamanthys, et ramène-nous sa tête."

"Il sera fait selon vos désirs, Lady Pandora."

Minos ricane : "Tu as du souci à te faire, toi..."

Je lui adresse une tape sur le surplis. "N'importe quoi !... il agit simplement par déférence."

Minos feule : "Hmm mmm... par déférence, tout à fait." puis mettant son casque : "Si d'aventure, tu venais à t'ennuyer, Tolomea t'est ouverte." en ultime provocation, il se penche sur moi : "Il est vrai qu'elle est très jolie..."


Il était évidemment hors de question de faire la moindre scène à Rhadamanthys au sujet de son rapprochement avec Pandora, même si cela me tordait l'estomac !... Je décidai donc de m'en tenir à la même ligne de conduite que celle qui m'avait servie autrefois lorsque je ne répondais pas aux insultes de cette même Pandora. La moindre remarque sur la relation ne contribuerait qu'à éloigner davantage le Juge de moi... de plus, je ne souhaitais définitivement pas charger Rhadamanthys, le laissant tout à sa mission qu'il accomplirait avec zèle. Je ne souhaitais pas non plus trouver le réconfort dans les bras de Minos, même si la proposition était alléchante... quant à Aiacos, il savourait les flammes de la passion avec Violate. J'éprouvais un peu de nostalgie quant à notre groupe qui se disloquait... et la présence la plus réconfortante fut celle de Valentine. Au sein de Caïna délaissée, nous soupirions tous deux après la Wyverne, nous promettant des réjouissances hors du commun à son retour.


Un souffle nous ramena une Wyverne intrépide, à peine blessée et hautement satisfaite du sort réservé à Phobetor.

Valentine fut le premier à se redresser dans le lit que nous partagions.

"Maître ?..."

"Ce n'est que moi, rendors-toi, Valentine." debout devant la fenêtre.

"J'imagine que votre mission a été couronnée de succès..." sourire audible, rempli de fierté de servir un Maître de cette envergure.

"Je ferai mon rapport demain."

J'émerge alors que Rhadamanthys s'assoit sur le lit, ailes repliées dans son dos, main venant caresser mes cheveux dans un mouvement tendre.

"N'ai-je pas été trop long ?..."

"Si. Terriblement." me pendant à son cou, encore ensommeillée, à peine mordue par la froideur du surplis.

"Je te pensais dans les bras du Griffon, ma Jolie..."

"Il l'a suggéré et je dois avouer que la proposition était tentante mais... j'ai préféré attendre mon prince avec Valentine."

"J'ose espérer que Valentine s'est montré aussi attentif que respectueux."

"Absolument. Maintenant, laisse-nous te faire l'amour comme il se doit..."

Il sourit, regardant Valentine qui en meurt également d'envie.

Je quitte le lit, l'invitant à me suivre. Presque au centre la pièce, je le fais accroupir, un genou à terre. Je peux compter sur l'appui de ses cuisses solides lorsque je viens le chevaucher, sentant déjà la terrible pression des pointes de ses cuissardes contre ma peau. Nous nous embrassons à en perdre haleine. Valentine nous rejoint, nous tournant autour avant de s'installer dans mon dos.

Rhadamanthys nous embrasse tour à tour avec une justesse surprenante. Je remonte le pan central de son surplis, venant me frotter sur son renflement, hanches oscillant terriblement. Malgré ses geignements prononcés, il demeure solidement planté sur ses appuis, se rabattant dans mon cou, mordillant et cajolant à loisir. Valentine se place à présent derrière lui, faisant passer ses mains sur le devant, glissant dans la tenue moulante, extirpant ce membre superbe et fier, le cajolant sur tout sa longueur, sous une salve d'appréciations vocales allant du geignement au grognement rauque ; large panel de vocalises érotiques.

Valentine est à genoux dans le dos de Rhadamanthys. Ce dernier se fait plus féroce dans les baisers à mesure que son plaisir monte inexorablement, sous les attentions répétées de Valentine. Je l'engloutis l'instant d'après, lui faisant totalement perdre la tête dans un râle évocateur. La position est terriblement compliquée à tenir mais il demeure d'une solidité à toute épreuve, prouvant, s'il était encore nécessaire, son extrême résistance. Je l'achève avec violence, lui arrachant un rugissement féroce.

Mes cuisses souffrent des allures répétées contre les pointes hérissées du surplis.

Au tour de Valentine de réclamer sa part, que la Wyverne lui accorde de bonne grâce.


"Pandora Sama."

"Rhadamanthys."

"Phobetor a été châtié comme il se doit. Je n'ai rien laissé au hasard cette fois ; son corps a été divisé aux quatre coins du Cocyte."

"Bien. J'en ferai part au Seigneur Hadès, Rhadamanthys."

Il aimait lorsque sa voix prenait ce ton sûr et doux à la fois. Elle était redevenue la femme qu'il aimait plus que tout. Il rompit la position de respect et se redressa, casque sous le bras.

"Rhadamanthys !..."

Il stoppa son pas. Elle franchit les quelques marches qui les séparaient puis vint près de lui, accrochée à son avant-bras, se hissant sur la pointe des pieds pour déposer un doux baiser sur la joue du Juge. Ce dernier en demeura un instant interdit, balbutiant quelques paroles incompréhensibles devant les yeux rieurs de la jeune femme.


Je reviens sur mes pas, découvrant là un Rhadamanthys vidant son quatrième verre de scotch en plein milieu de la journée... mauvais signe, mauvais, mauvais signe !...

"Hey !..." avenante. "Quelque chose ne va pas ?..."

"Qu'est-ce qui te fait croire cela ?..."

Je désignais la bouteille vide.

"Si ce n'était pas toi, je trouverai cela agaçant de me connaître aussi bien." presque doux.

"Dis-moi." installant une cuisse sur la table.

"Raaah... rien d'intéressant."

"Voyez-vous cela : la Wyverne ne sait pas mentir." passant une main dans les cheveux rebelles. Ses paupières papillonnent un moment. "Tu ne me fais plus confiance, Wyverne ?"

Il sourit, observant un instant les allées et venues dans le couloir avant de me prendre sur ses genoux.

"Je ne veux pas donner l'impression d'un homme qui ne sait ce qu'il veut."

Je mets un nom sur la torture existentielle de Monsieur de la Wyverne : Pandora.

"J'aimerai m'arracher les yeux plutôt que de faire couler sur elle ce regard coupable. M'arracher le cœur et les reins pour lui éviter de subir mon désir. Je n'ai... absolument aucun droit de l'envisager de cette façon."

"Prenons les choses dans l'ordre, mon prince : n'as-tu jamais songé que vos relations s'étaient gâtées à ce point du fait, justement, de l'ambiguïté qui y règne ?..."

"Fort judicieusement posé."

"Bien. Que pouvons-nous faire pour régler le souci ?... et t'éviter des états pareils au beau milieu de la journée, mon Beau ?..."

"Détruire la Wyverne ?..." plaisantant à moitié.

"Je pense que nous serions très malheureux d'en arriver à pareille extrémité. D'autant que la situation ne le justifie pas..." cajolant son nez. "Tu es juste... un peu perdu avec tes sentiments..." posant mon front contre le sien.

"Je déteste ça."

"Je sais. Mais je t'assure qu'il n'y a pas mort de Spectre."

La tournure lui arrache un sourire. "Ma merveilleuse Princesse..." flattant mes lèvres du pouce.


"Je devrais me vexer." avance Minos alors que nous progressons sur le trottoir bondé.

"Pour quelle raison ?..."

"Le fait que tu ne sois pas venue me rejoindre à Tolomea."

Je ris et marche à reculons devant lui, attrapant ses mains fines. "Je n'allais pas laisser Valentine seul !..."

"Valentine... tu me préfères un simple Spectre, à présent ? à moi, le grand Juge marionnettiste ?..."

"Minos !..."

"La vérité est que le mal s'avère bien plus grave que cela." stoppant son pas sur le trottoir. "J'ai cessé de te plaire." sur un ton sévère.

"Vas-tu arrêter de dire n'importe quoi ?" dans un éclat de rire.

"Dans ce cas, explique-moi. Donne-moi la raison."

"Je te l'ai dit : Valentine."

Le Griffon plisse les yeux. "Trop simple pour être validé."

"Très bien, dans ce cas, je me dois d'inventer une cause plus complexe pour plaire à mon Griffon... voyons... ah, oui, voilà : en fait, je devais protéger le garde-manger de Caïna contre la dent longue de Cerbère."

Minos éclate de rire. "Irrecevable !..."

"Ah mais il faudrait savoir !..." tournant autour de lui, le jaugeant. "Ne plus me plaire, tsss !... où vas-tu chercher des idées pareilles ?..."

"Passe la nuit avec moi, dans ce cas. Et prouve-moi que je te plais encore."

"Très bien. Tu nous réserves une chambre ?" en sortant un petit carnet dans lequel je note.

Il s'approche dans mon dos, posant le menton sur mon épaule.

"Que fais-tu ?"

"Je note que le Griffon est de type fort jaloux !..."

Il éclate de rire.


Connaissant Minos, il va mettre les petits plats dans les grands. L'hôtel est de luxe, renommé, en plein centre de Paris. Le restaurant étoilé. Et c'est un Minos en costume noir Esmod Hugo Boss, veste col mao, souliers vernis, qui m'y accueille. Il porte superbement le noir, tranchant sur ses cheveux argents - tout comme la Wyverne dont le blond tranche sur une chemise foncée.

Il me recule une chaise et laisse m'y installer, prenant place en face de moi. "Bien. Aucun regret ?..."

Je ris : "Attends au moins la fin du séjour pour me poser la question !..."

"D'être ici, avec moi, s'entendait." attrapant la carte tendue par le serveur.

"Aucun." consultant la carte.

L'embarras du choix. Je me commande un plat sucré-salé tandis que Minos penche pour du végétarien gourmet.

Nous nous regardons. Par Hadès, j'avais presque oublié à quel point ce Juge était capable de me faire perdre la tête, j'en souris.

"Oui ?..."

"Beau."

Il sourit à son tour, flatté.

"Magnifique même."

"Merci." main attrapant la mienne, caressant lentement le dos du pouce. "J'aime beaucoup ta robe."

"Merci."

Rose pale, rehaussée par une large ceinture de satin noire à gros nœud sur le côté, dévoilant une épaule, haut façon drapée.

J'observe les mains fines de mon marionnettiste : celle qui caresse soigneusement la mienne et l'autre qui triture un coin de la serviette tissu.

"J'aimerai savoir... ce que tu as prévu pour nous." camouflant mal son impatience.

"Ah..." souriante, enjôleuse. "Minos." petite pause, regard l'envisageant. "Tant de choses."

"Je brûle d'impatience." avoué sur un souffle.

Lui, il souhaite visiblement que je commence par lui faire l'amour à table !... et je ne vais pas m'en priver puisqu'il me lance si joliment.

"Je vais faire de ton corps sublime mon territoire de plaisir. Au programme : effleurements, baisers, mordillages et plus encore. Je n'omettrai aucun centimètre carré de ta peau blanche, mon Beau."

Il clôt les paupières, tout à mes mots. Son excitation vient de monter d'un net cran. Bouche entrouverte, il laisse échapper un petit geignement ravi. "Encore..."

Je pourrai entendre son sang pulser à travers ses tempes, pupilles dilatées de désir. "A ton tour."

Il m'observe, main filant sous la nappe couleur lie de vin. "Me donnes-tu carte blanche ?..."

"Oui." yeux agrandis de délice.

Je sens soudain ma robe se soulever par plusieurs pans. Minos vient de lâcher ses fils sous la table. Ces derniers courent le long de mes cuisses, s'attachant à mon tanga dentelle noire.

Minos sourit, tout à son exercice. "Je vais avoir besoin d'un peu de participation de ta part..."

"Hmm mmm." soulevant une fesse, l'air de rien, tandis que je sens le sous-vêtement quitter ma hanche puis l'autre. "Quelle dextérité, Minos..." admirative de ses talents.

"Une première." faisant lentement glisser le sous-vêtement le long de mes cuisses nues.

Je lève légèrement le menton, y prenant grand plaisir.

Le tanga passe les genoux, tout en délicatesse, sans aucune brusquerie ni fausse note.

"Que... comptes-tu faire de ton trophée ?..."

"Rien de particulier. Ce genre de choses n'est pas fait pour être exhibé."

"Oh non, je sais que tu es un Spectre délicat."

Je soulève une jambe après l'autre pour que le tanga me quitte. Il regagne discrètement la poche de la veste de Minos. La main revient sur la table au moment où on nous sert les entrées.

"Juste à temps..." s'amuse Minos.

"Timing parfait."

Nous savourons nos entrées entre deux regards et sourires.

"Dis m'en plus..." supplie-t-il une fois les assiettes débarrassées.

"Que nous soyons seuls ou non dans l'ascenseur, c'est là que je commencerai à te rendre hommage."

Il s'en pince la lèvre inférieure dans un mouvement adorable.

"Je vais te défaire lentement... très lentement... je vais te savourer..."

"Me griffer ?..." terriblement impatient et allumé, souffle déjà joliment court à la perspective.

"Je n'omettrai rien."

"Tu vas me rendre fou !..." se tortillant sur sa chaise.

"Déjà dur, Griffon ?..."

"Disons que... me lever maintenant serait une confession sans équivoque."

Je ris.

Puis je soulève légèrement la manche de la veste donnant sur un magnifique bijou masculin façon bracelet de force cuir double tour avec fermeture or blanc. J'en siffle, discrète.

"Joli !..."

Je récupère l'autre main pour y découvrir une montre à cadran argent Fossil.

"Gris chiné."

"Pardon ?"

"Ton caleçon."

Il rit.

"Suis-je à ce point plus un mystère pour toi ?..."

"Je te connais suffisamment maintenant pour pouvoir apprécier tes goûts."

On nous apporte les plats.

"Je ne regrette pas."

"Rien ne saurait me faire plus plaisir."

Nous sommes light sur le dessert, pressés d'en finir.


Je le toise, installée sur un canapé, tandis qu'il attend devant l'ascenseur, mains dans les poches.

L'ascenseur s'ouvre et libère deux couples. Nous nous y engouffrons, rejoints par un autre couple. Je me tiens aux côtés de Minos, main glissant derrière sa cuisse, remontant, caressant une fesse. Minos lève le menton, se mordillant la lèvre inférieure. Il doit se faire violence pour taire les sons qui lui montent dans la gorge.

Le jeu dure toute l'ascension. Le couple quitte au même étage que nous, ce qui fait palpiter la tension.


La porte s'ouvre sur la plus belle suite du Four Seasons George V. Tout y est décoré avec goût.

Sans plus attendre, j'attire la bouche du Griffon contre la mienne, lui rendant là un baiser fou. Il en vibre de toutes ses fibres !... L'échange le laisse souffle court. "Cet effet que tu me fais..." murmuré dans la plus douce des tortures.

Je récupère mon tanga de sa poche. "Pièce à conviction..."

Il rit, revenant à mes lèvres qu'il effleure avant de les prendre délicatement, geignant lorsque le baiser s'enflamme.

"Fais de moi ce que bon te semblera."

J'en souris, glissant les mains sous sa veste, l'écartant des épaules, découvrant la marque du costume.

"Hmm... on fait des infidélités à Zegna ?..."

"Retour aux premiers amours." soufflé, revenant jouer avec mes lèvres.

La veste glisse et le quitte, regagnant le dossier d'un fauteuil dans l'entrée luxueuse.

"Installe-toi... là." lui désignant le fauteuil. "Je vais te prendre... une première fois..."

Il déglutit, fou de moi, désir à son comble, s'installant, jambes ouvertes, superbe renflement sculptant le pantalon sur-mesure.

Je m'installe, à genoux entre ses jambes, frottant ma joue pour le renfler davantage.

Il lève le menton sur un geignement prononcé, palpitant de toutes parts, voué à mes attentions.

Par Hadès, il est magnifique !... mon envie de lui me tord littéralement le ventre.

Vive, j'ouvre l'attache du pantalon et en descends la tirette.

Gris chiné. Gonflé d'impatience. Minos lui-même cache son regard dans sa main fine, riant de son propre état !... "Personne d'autre... n'est capable de..." avalant la confession.

Je viens caresser de la paume. Il est impossible d'en attendre davantage sans risquer un orgasme, tant il est tendu. Il déglutit, paupières mi-closes sur des pupilles aussi dilatées que révulsées.

"Dis quelque chose..." soufflé.

"Je... tu... me rends... fou !..." se redressant pour me gratifier d'un baiser terrible.

Mes mains se promènent sur les cuisses superbes puis viennent se saisir à la fois du pantalon et de l'élastique large du caleçon de marque, tirant vers le bas, libérant l'objet de toutes les convoitises. Minos suffoque sous la décharge de plaisir qui lui parvient de tout le corps.

"As-tu encore des doutes... quant au fait que nous ne nous plaisons plus ?..."

"Je n'ai... aucun doute... en ce qui me concerne..." voix hachée de plaisir. "Par contre... toi..."

"Viens t'en assurer alors." entraînant sa main dans la mienne, sous la robe. Ce qu'il y découvre lui vaut une complainte électrique dans tout le corps.

"Ooooh..."

Je lève le menton tandis qu'il voyage en moi d'un doigt ou deux, selon.

Il se laisse glisser en bord du fauteuil, cheveux s'éparpillant sur le noir de sa veste de costume, dans une invitation sans équivoque. Cette bouche qu'il est incapable de fermer... cet air d'un homme qui ne sait plus où il en est à force de stimuli.

"Viens... viens..." perdu.

Je me lève, ramenant une jambe de part et d'autre de lui, le guidant en moi. Il en jouit alors qu'il n'est même pas enfoncé jusqu'à la garde, dans un cri fort, tremblant comme s'il était parcouru de courant !... Je le laisse me visiter totalement, bougeant légèrement pour bénéficier du même sort. Il admire dans le brouillard mon corps secoué, goûtant les sons qui m'échappent.

Nous finissons par en rire comme deux adolescents !...

"Je n'ai... plus aucun doute à présent." me dit-il, sérieux revenu.

"Je préfère nettement ça !..."


Je me dirige vers la baie vitrée. J'y aperçois Minos, en peignoir, prenant le premier café de la journée sur le vaste balcon. Je récupère une tasse de thé sur le plateau généreusement garni pour le petit déjeuner.

"Bonjour."

Il n'y a pourtant pas si longtemps que nous nous sommes quittés...

"Bonjour." radieux, avant de reporter son attention sur les toits parisiens.

"Toutes ces âmes..."

"Il y en a une qui me frappe tout particulièrement..." énigmatique.

Il quitte ses pensées les plus secrètes pour glisser le revers de quelques doigts le long de ma joue, dans un geste qui termine dans mes cheveux et qui me souffle : "Encore..."

Nous nous installons à table sur la terrasse.

"Parle-moi de ta rose..."

Petit sourire triste.

"Ma Rose..." venant effleurer les pétales d'une d'entre celles qui bordent le balcon. Ses doigts s'en saisissent délicatement et il se penche pour en humer le parfum suave. "Oui... son parfum était exactement le même... Par Hadès, comme j'ai pu me délecter de cette Rose habillée d'or."

"Jusqu'à l'aimer ?..."

Il me fixe. "Jamais un guerrier n'était parvenu à me tenir tête aussi farouchement. La beauté n'était que le vêtement dont la nature l'avait paré pour camoufler ses épines acérées."

Il termine sa tasse de café sans le moindre empressement, observant ses doigts, sourire nostalgique. "Je me souviens encore exactement de sa résistance acharnée sous mes doigts. Je voulais ce sang saturé de poison."

Il me regarde, tête penchée légèrement sur le côté : "Je suppose que mon jargon n'est que très peu compréhensible."

"Il est parfaitement clair, au contraire." posant ma tasse vide.

"Il est extrêmement difficile de mettre des mots sur de telles émotions."

"Minos."

Il est ramené au présent, quittant ses souvenirs embaumés.

"J'ai envie de te faire du bien."

Le sourire gagne quelques centimètres.

"Ici."

"Oh..." l'idée séduit. Nous ne risquons pas grand-chose : aucun vis-à-vis, aucun étage qui surplombe la terrasse. Il faut juste qu'il parviennent à taire les expressions que je vais lui arracher.

Me levant, je me place derrière lui, glissant les deux mains entre les pans veloutés du peignoir, caressant le torse fin, nez dans ses cheveux. Ressortant les mains du peignoir, je viens en détacher le lien, l'ouvrant totalement sur ce corps nu magnifique, profitant de la vue en plongée.

"Mmm... mes sens se régalent..."

"Et les miens donc !..." rit-il.

Mes mains cheminent sur la peau blanche, lui arrachant des appréciations discrètes. Je le laisse s'ériger paisiblement, évitant de diriger mes caresses vers cet appel sans équivoque.

Minos lève la main et vient caresser nuque et épaule.

Menton reposant sur son épaule, je souris en sentant son grain de peau se granuler sous mes doigts.

Ses paupières viennent de s'abaisser, savourant le parcours de mes mains.

Mes mains caressent les hanches puis l'une d'entre elles vient se saisir du sexe tendu.

Minos tressaille, souriant comme dans un rêve érotique.

La colonne de chair s'impatiente, palpitant par jeu entre mes doigts. Lentement, très lentement...

Minos soupire de bien-être, laissant le plaisir monter doucement. "Oui... comme ça..." m'encourage-t-il, soufflé à mon oreille.

Mon autre main caresse le bas-ventre qui se contracte à mesure que les spasmes le gagnent.

Mes doigts savent le flatter et il n'en fait aucun mystère, s'en délectant, étouffant les sons qui lui assaillent la gorge à mesure que le plaisir devient plus vif.

La respiration devient heurtée. "Oui... oui... continue..."

J'en suis remuée. "Minos..." venant embrasser sa joue, finissant par y cheminer de la langue ; sensation brute sur le poil naissant. Lentement, il m'accorde sa bouche et le baiser que nous scellons nous laisse haletants.

"Je... ne... tiendrai plus... longtemps..." sourit-il, ayant de plus en plus de difficultés à taire les sons rauques qui se coincent dans sa gorge.

A la fin, il bouge de concert des hanches jusqu'à se rendre, étouffant ses expressions dans ma gorge, tressaillant violemment.


Minos se retourne, souriant en envisageant une dernière fois le lieu qui a abrité nos amours. Puis il me rejoint dans le taxi. Voilà un séjour que nous n'oublierons pas de si tôt !...