Coucou la compagnie ! On se retrouve pour le troisième chapitre de "Une histoire pas piquée des hannetons", merci à tout les gens qui nous lisent, aux reviewers, aux pas reviewers et aux autres (s'il en reste). Comme d'hab, n'hésitez pas à laisser des commentaires, ça encourage tellement mine de rien ! Et puis c'est la seule trace de votre passage sur notre histoire, donc merci à toutes celles (et ceux) qui prennent la peine de le faire ! Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 3 : L'imprévu pas prévu qu'on avait pas pu prévoir du fait de son imprévisibilité
Assister aux cours de latin de M. Dracule n'était pas vraiment une partie de plaisir, on ne vous le cache pas ! Cependant ils avaient trouvé pire que lui. Oui oui c'est possible. Car les élèves avaient beau critiquer sa mauvaise foi légendaire il avait le mérite de leur apprendre des choses. Il fallait l'avouer, il était plutôt doué pour ça contrairement à la charmante damoiselle d'un âge plus que respectable qui leur faisait aujourd'hui cours. Officiellement Mihawk était en arrêt maladie, moins officiellement il était coincé à plus de 2000 mètres d'altitude sous plusieurs tonnes de neige. (je vous entends déjà crier, oui j'ai une très bonne ouie : « MAIS C'EST AFFREUX, DEMANDEZ A THERESE DE LUI TRICOTER UNE PETITE LAINE ! » et à ça je vous répond « écoute, toi qui t'appelle certainement Chloé, Léa, Miriam, Antoine ou encore Clitorine, je te rappelle que Mihawk habite sur une île où il fait constamment nuit et que la nuit il fait pas super chaud pour un climat permettant la pousse de sapin, alors on va dire qu'il est habitué !»)
Bref, c'était donc avec une joie non dissimulée que les élèves accueillaient ce lundi même leur professeur de latin remplaçante (NB : cette phrase a un temps particulier (= au passé) qu'il est important de prendre en compte pour la suite de l'histoire, oui, on part clairement sur une lecture analytique), j'ai nommé la gracieuse que dis-je, la voluptueuse Mme Léhendra, tout juste dans la fleur fannée de l'âge, et de petite taille qui plus est !
(C'est connu, plus c'est petit, plus c'est hargneux) En effet, elle était, si l'on puit dire, l'exception qui confirme la règle au proverbe ô combien connu : « tout ce qui est petit est mignon ».
Si l'on devait la décrire je dirais SIMPLEMENT : « assez vieille, assez grosse, assez blonde, assez moche, assez sourde, assez petite, assez hystérique et avec de magnifiques petites lunettes à la Dumbledor … » (toujours faire dans la demi mesure) Bref, un portrait des plus élogieux.
Il est donc important de reconstituer la scène de ce lundi matin dans la salle de classe :
Jade discutait depuis maintenant 2 minutes avec Carla dans les couloirs. Les deux jeunes filles s'étaient portées volontaires pour aller voir auprès de la vie scolaire si M. Dracule, visiblement absent, allait être remplacé. Quelle ne fut pas leur déception quand effectivement, elles apprirent la terrible nouvelle : les cours étaient maintenus. C'est donc dans la joie et la bonne humeur (vous y croyez hein ?) que tout ce petit monde retourna en salle d'opération. Ce fut après une brève présentation que le calvaire commença….
La clinique était à moitié vide, désertée de tous patients, ceux-ci ayant fuient à la première occasion se sentant comme guéris subitement à la vue de leur nouveau chirurgien (à moins qu'ils ne se soient chacun à leur tour, faits charcuter n'ayant pas su prévenir le danger imminent, c'est comme ça voyez vous). Peu à peu, la classe s'était mise à ressembler à un bataillon décimé par un monstre à la puissance sous estimée. Au début, seuls quelques cas isolés étaient victimes de la folie de Léhendra. L'élément déclencheur fut Jambert qui avait osé faire racler sa chaise contre le sol poussiéreux. La légende raconte qu'il provoqua par la même occasion un ultra-son retranscrit avec ampleur dans la salle alors silencieuse. Ce son se serait engouffré immédiatement dans le sonotone de la remplaçante créant un disfonctionnement accompagné d'une douleur lancinante. Mme Légendra venait d'acquérir une ouïe surhumaine, sans s'en rendre compte, Jambert avait celé le destin d'une dizaine de latinistes. Le premier à en faire les frais fut Ségolène dit le poissard (ou boubou pour les intimes) qui fit tomber son stylo, le malheureux bout de plastique, usé par les mastications répétées de son tortionnaire, venait soudainement de se soustraire aux doigts de son maître et avait entrainé avec lui dans un élan de liberté chacune de ses affaires à sa suite pour embrasser le plancher dans un grand bruit de fracas rappelant à sa sœur les subtiles mélodies du «festival country» de Craponne sur Arzon.
Le pauvre élève sentit sur lui le poids du regard inquisiteur de son professeur, son instinct de survie lui dictait que finalement ce vieux chewing gum abandonné par terre n'était pas si inintéressant que ça, vous l'aurez compris ce gosse était très courageux.
Rien, pas un bruit, personne ne bougeait, et le silence compatissant de ses camarades ne rendait la scène que plus pesante.
- Ségolène Aquila….
(it was at this moment Jackson knew he fucked up)
- …. Cela vous amuse de déranger vos petits camarades ?
- No… non Madame.
Ségolène ne pu retenir un hoquet de stupeur, Mme Léhendra s'était approchée plus que nécessaire, son visage était si proche du sien…..trop proche, il ne l'avait même pas entendu se déplacer. Que ne fut pas la surprise de la classe lorsque celle-ci se mit à trainer Ségo par l'oreille sur une bonne dizaine de mètres. La moitié des élèves virent leur mâchoire tomber au sol, comment une si petite dame de son âge avait la force de tirer l'élève alors que celui-ci feignant d'être mort, s'était laissé tomber de tout son poids au sol?
Un moment de flottement s'installa pendant quelques secondes, puis finalement il se rompit dans un claquement de porte. Elle venait de poser son semi cadavre dans le couloir.
C'est ainsi qu'après quelques minutes ne restaient à leur place que sept malheureux élèves. Le cours continuait, personne ne comprenait rien à ce qu'elle leur enseignait et autant de ces élèves n'osaient le lui dire.
En effet, tout portait à croire que Mme Légendra avait un sérieux problème avec les dates de mort avant Jésus-Christ si l'on en croyait le résonnement faux, calculé au tableau. C'est ainsi que notre cher Tite-Live (Cf : google) qui était né en l'an -59 et mort en 17 avait, selon ses dires 42 ans.
…
Bref. Un silence accueilli cette déclaration, qui laissa la classe pantoise. Soudain un soupire de murmure de protetastion (si si c'est français ce que je dis :3) vint briser le silence jusqu'à lors installé dans la clinique.
Mme Léhendra, à l'instar des élèves se mit à rechercher le coupable, le rebelle, l'imprudent : appellez le comme vous voulez, nous on a une petite préférence pour le cadavre N°2.
Elle se mit alors à hurler de sa voix criarde quelque chose comme :
- QUI A DIT CA ! QUE LE COUPABLE SE DENONCE OU TOUT LE MONDE SERA PUNI !
La malheureuse leva une main tremblante sans pour autant regarder le professeur dans les yeux, trouvant le parquet beaucoup plus intéressant.
- C'est moi madame... murmura Charlène
- VOUS, Mlle Racicot ?!
La pauvre gosse au visage d'habitude si joli se décomposa sous les yeux de ses camarades de classe.
Elle se perdit dans ses mots en essayant de répondre quelque chose à Léhendra.
- Euh... je... euhh... de... pardon ?
- Excusez moi, jeune impertinente, je n'arrive pas à saisir la porté de vos paroles, se moqua Léhendra.
- Madame, je crois que Charlène a raison pour le calcul, il ne faut pas soustraire les deux nombres mais les additionner car il est né 59 ans avant la naissance de JC (pour les intimes) et a vécu encore 17 ans après sa naissance.
Le garçon qui venait d'intervenir n'était autre que Lorenso, le délégué de la classe, qui s'était permi de donner son avis pour défendre la pauvre Charlène. Quelle erreur ce fut, oh oui une grossière erreur de sa part !
Léhendra le dévisagea de haut en bas un instant puis s'arrêta et se mit à le fixer de ses petits yeux espiègles. Ces impertinents, comme elle aimait les appeler (les gosses hein pas ses yeux) regardaient avec admiration leur camarade aux cheveux longs, ses bouclettes dorées retombant sur ses épaules n'avaient que d'égal la toison d'or de Jason [on oublie un peu le sens de la phrase, j'ai placé Jason quand même ! Jason/latin... T'as compris ? ;) ouais j'te tutoie j'suis une thug (comment ça sa se dit plus!) bref revenons a nos moutons (cheveux frisés / moutons, t'as compris XDD)].
- M. Inarte être délégué de cette classe ne vous permet pas de donner des leçons à vos ainés, il est évident que cette affaire ne peut se régler que dans le bureau du directeur à présent, vous en conviendrez ?
Lorenso déglutit difficilement, son statut ne le mettait pas à l'abri de sanctions, bien au contraire, il était certain que si M. Sengoku se rangeait du côté de Mme Léhendra il servirait d'exemple. Il fallait qu'il soit irréprochable dans son argumentation, et puis ce n'était quand même pas de leur faute si elle ne savait pas faire un calcul merde ! Il sortit de ses réflexions découvrant la classe vide, la cloche avait retentit lors de son monologue intérieur.
Une semaine plus tard...
Il ne pouvait plus se voir la neigee peinture, c'était fini ! (au feu tout les jolis tableaux représentant des montagnes enneigées dans son manoir) 48 heures qu'il avait été coincé, 48 HEURES ! Et si seulement il avait pu être coincé seul ! Car ce ne fut pas le froid ni les engelures qui furent le plus dur à supporter mais bien les deux gamins d'une dizaine d'années avec qui il était resté enseveli. Ce fut les heures les plus longues de sa vie. Il détestait les gosses….et pourtant il leur enseignait….ce constat le chagrinait au plus haut point. Enfin bon, il avait pris le premier métier qui lui tombait sous la main pour sa reconversion. Et puis au moins, les gamins auxquels il enseignait ne venaient pas trainer dans ses pates en pleurant comme l'avaient fait les deux mioches précédemment évoqués. Il poussa la porte de la clinique.
- Bien, sortez vos livres pag…..qu'est ce …
Raté.
- M. Dracule, c'est bien vous ?! vous êtes de retour ?!
- Je vous en supplie ne partez PLUS JAMAIS !
- SI VOUS SAVIEZ M'SIEUR ! UN MONSTRE, C'ETAIT UN MONSTRE !
« Visiblement, il s'est passé pas mal de choses durant mon absence. » ce fut ce qu'il se dit en prenant compte de la vingtaine d'élèves accrochée à son pantalon de façon désespérée.
Il aperçut alors la situation critique dans laquelle il se trouvait. Ils étaient tous aux bords des larmes, certains tiraient sur son pantalon comme Ségolène, Carla ou Jade, d'autres se tenait dans un coin en position fœtale, parmi eux Violetta ou encore Stella, tandis que certains ne semblaient oser croire à son retour comme s'il n'était qu'un mirage.
Ca lui apprendra à parler trop vite.
Une fois le traumatisme dissipé ;
Jade errait sans but de couloirs en couloirs dans ce labyrinthe où elle avait atterri. Elle ne savait plus comment elle s'était retrouvée dans cette galère. Ils étaient à table, Stella, Ségolène, sa mère et elle, puis Ségolène avait fait une remarque, Jade avait renchéri, et sa mère était sortie de ses gonds. Elle se souvenait avoir crié, Stella avait rigolé et tout était perdu. En moins de temps qu'il en faut pour dire « tabarnak » elle s'était perdue dans ce dédale et maintenant elle avait froid. Elle avait trouvé ce qu'elle cherchait. Elle s'arrêta devant l'objet de sa convoitise, elle avait enfin trouvé le rayon surgelé et de se fait les glaces.
- Relâche ce pot de glace pupuce tu ne le mérite pas.
- Mais euh ! s'écria alors Jade ou « pupuce » d'un air indigné. Ce n'est pas juste, tu nous traine pour aller faire les courses et on ne peut même pas prendre ce qu'on veut.
- C'est comme sa jeune fille, toi et ton frère n'aviez pas à faire de remarques sur la qualité des repas que je vous prépare.
Le visage de Jade prit une moue se rapprochant du caniche battu au fur et à mesure que sa mère lui répondait. Les courses, ce n'était pas fait pour elle, elle était juste une grosse mangeuse (du genre à manger TOUTE LES OSTI D'HEURES) alors pour elle c'était un calvaire. Certains diront (n'oubliez pas mon excellente ouïe) : « mais elle n'est pas seule, Ségolène et Stella ne sont pas loin », alors oui mais non, parce que s'il y avait effectivement Boubou à ses cotés, celui-ci préférait achever son étude comparative des diverses marques de chaussettes en laine (un tique hérité de papa Jean Louis vendeur de chaussette de pédiatrie). Quant à Stella, et bien, elle était autorisée à rester dans la voiture, parce que madame avait préféré se taire que de les soutenir, elle et son frère dans leur lutte pour des repas meilleurs, vendue…. Donc elle s'emmerdait ferme. Et quand elle s'emmerde ferme, Jade bouffe, sauf qu'elle ne pouvait pas en ce moment. Quelle tristesse ! Elle trouva donc une activité fort passionnante : déprimer en jouant avec ses mèches de cheveux. Passionnant on t'l'avais dit ! Elle s'assit dans un coin et commença donc à les tresser, enroulant les mèches châtaines d'une multitude de nuances. Après quelques minutes, elle leva son regard comme avertie par un sixième sens. Pour finalement se retrouver heurté de plein fouet par un objet à la tête.
- Que quoi…. ?
Elle se massa un instant le front avant d'arrêter son regard sur l'objet du délit : une pomme. Ah ! Alors tout s'expliquait ! Il s'agissait juste d'une pomme qui était tombée de son arbre….attendez une minute…mais y'a pas d'arbre dans un supermarché. Forcée par cette constatation elle jeta un coup d'œil en direction du rayon fruits et légumes pour finalement apercevoir….rien du tout. D'un pas qui se voulu décidé, elle s'approcha du bac à pomme, elle n'était qu'à quelques mètres lorsqu'une main emprisonna son poignet et la fit chuter à quatre pates derrière l'étale à fruits.
- MAIS T'ES FOLLE DE FAIRE CA ?! ET QU'EST-CE QUE TU FOUS LA ?!
Elle ne put prononcer un mot de plus qu'un doigt se posa sur ses lèvres.
- Chhhhhuuuuttttttt. Chut. Pour la première question : oui peut être. Pour la deuxième j'en avais un peu marre de la voiture mais c'est un peu plus compliqué. Tu te souviens de la place de parking vide à côté de notre voiture ?
- Oui peut être, mais encore ? demanda Jade avec agacement à celle qui squattait la chambre sous son toit depuis près d'un an.
- Eh ben elle est plus vide….chuchota la brune.
- Et qu'est ce ça peut faire ?
- Humhum… Naaann, rien après tout ! c'est une belle voiture qui reste assez sobre, une nissan je crois. Elle a une jolie couleur noire mat, elle est vraim….
- Mais j'm'en fous de son pédigrée ! qu'est ce que tu fous là…Elle venait alors de comprendre, ooohhhh merde. Il t'a vu ?
- Certainement pas, je me suis prise le frein à main en pleine gueule mais sa en valait le coup.
- Ton sacrifice ne sera pas vain! On va pouvoir s'amuser un peu. As-tu sa localisation ?
- Rayon boucherie, poissonnerie!
- Ok. Mais d'abord caporale Stella, nous devons aller chercher le soldat Ségolène.
- Bien sergent !
- Et cette fois c'est moi qui attire son attention. Susurra Jade tandis qu'un sourire s'élargissait sur son visage alors qu'elle avisait un autre fruit.
Ségolène se sentait bizarre…Il avait la désagréable impression d'être suivi et c'est ainsi qu'il en arriva à se retourner plus d'une dizaine de fois en à peine deux minutes. Il se retourna une énième fois avant de voir un étrange objet frôler sa tempe et arrêter sa course encastré entre les tubes de dentifrices. Une noix de coco ?! Il déglutit.
- Tu ne sais vraiment pas viser….
- Mais c'est pas de ma faute s'il a bougé, en plus je suis sure que la clime du magasin a fini par créer un courant d'air qui l'a fait dévier !
- Au moins on a attiré son attention.
- MAIS POURQUOI VOUS M'AVEZ LANCE UNE NOIX DE COCO !? ET TOI T'ES PAS CENSEE ETRE DANS LA VOITURE !
- Du calme Ségo, et puis c'est Jade qui l'a lancé pas moi, ne me mêle pas à ses actions puériles.
- Tu m'as balancé une pomme il y a même pas 10 minutes !
- Une pomme pas une noix de coco, je ne suis pas un monstre.
- Tu me désespères… Aussinon Boubou on a une mission pour toi.
Ils se dirigèrent alors tout trois à quelques rayons de distance de leur victime après avoir expliqué la situation à Ségolène. Ils étaient maintenant accroupis, à moitié dissimulés, alors que leur victime continuait tranquillement ses courses. Ses yeux de faucons rivés sur sa liste de commissions.
- Alors c'est quoi ma mission ?
- Tu vas reposer dans les rayons ce qu'il a pris.
- Pardon ? Mais… mais pourquoi moi ? J'ai pas envie de mourir, j'le ferais pô.
- Ecoute Ségolène, un jour quelqu'un a dit « dans la vie soit on est un dictateur, soit un flan ». Tu vois avec Stella on est des dictateurs, donc tu nous obéis. Toi t'es un flan mais je te rassure un joli flan, et puis si tu le fait tu pourras même être le roi des flans.
- Bon ben…d'accord.
- Une dernière chose, s'il te voit cours, plus tu cours vite, moins il y a de chances de te faire chopper, moins il y a de chances qu'on t'abandonne à ton sort.
Ce fut sur ces mots que Ségolène s'avança furtivement et progressivement de sa cible. Il finit par se poster à la sortie du rayon adjacent, attendant le bon moment, puis il s'élança alors que Mihawk s'éloignait légèrement. Sortant de sa cachette il bondit tel le félin agile qu'il n'était pas pour arracher deux articles des entrailles du squelette d'acier. Il regagna sa cachette, et y déposa son butin tout en relâchant un soupir de soulagement. Après quelques secondes, il réitéra son action.
Il sentait le regard des deux monstres/filles posé sur lui et l'on pouvait quelque fois entendre un rire s'échapper de leur cachette. Un goutte de sueur coula le long du front de Ségolène qui encore la main dans le cadit de Mihawk s'interrogeait sur l'utilité des objets achetés : notamment le magazine Closer, des orchidées ou encore un distributeur de savon automatique... Bref Ségo ne savait plus quoi prendre tant et si bien qu'il retourna voir Stella et Jade pour leur annoncer la réussite du plan.
- Alors c'est bon ? S'impatienta Jade
- Ouais je lui ai enlevé au moins la moitié des articles de son cadit.
- Parfait on peut donc passé à la phase 2 du plan !
- Encore ? Soupira Boubou
- Et oui ! C'est pas fini, mon petit flan, on a peut être gagné la guerre pour accéder au trône mais maintenant il faut te couronner ! Et pour un couronnement on fait toujours quelque chose de grandiose ! Tu as jamais entendu cette magnifique expression qu'est « pour couronner le tout » bah là c'est pareil.
- Hein ?
Cette fois ci ce n'était pas Boubou qui avait répondu mais bien Stella qui avait du mal a capté l'explication oh combien laborieuse (et dénuée de sens) de Jade (mode zombie quand tu nous tiens...)
- Nan rien laissez tomber ... Je suis incomprise, « let it be ».
- Mais concrètement, je fais quoi moi ?
- Et bien c'est simple tu te lâche ! Je m'explique, tu choisis ce que tu veux dans les rayons même le nouveau parfum de « Jacque en protence » si ça te fais plaisir et tu vas le mettre dans le merveilleux petit chariot de Mihawk. La dernière fois qu'on l'a aperçut il était dans le rayon PQ et je crois même qu'il a trouvé son bonheur...
- Sérieux ! Tout ce que je veux ? Et j'aurais quoi, moi, en échange ?
- Notre reconnaissance éternelle mon ptit Boubou.
- Enfin que la sienne hein, intervint Stella.
- Euh ok.
Ségolène partit cette fois ci à toute vitesse, très motivé par cette alléchante récompense et sans plus attendre se mit à chercher la perle rare en déambulant dans les rayons.
C'est donc avec des lotions pour la peau, de la crème fraîche, un découpe banane, une demi douzaine d'œuf, trois litres de Vodka ainsi que la nouvelle Barbie joyeux Noël et l'album de Jean – Louis Lamberty sous le bras qu'il revint avec hâte vers le chariot du professeur. C'est alors qu'une réflexion lui caressa l'esprit (#Hisoka) en effet comment mettre ces articles oh combien précieux dans le caddie sans qu'ils ne fussent remarqués au premier coup d'œil ? La Barbie Joyeux Noël dans le caddie de Mihawk, on pouvait dire que c'était grillé...
Merci d'avoir lu ! On se retrouve samedi prochain pour le chapitre 4 !
Petite review ? ^^'
El'zaha et Stella, les auteurs vendeuses de fruits et légumes.
