Et c'est avec (comme d'habitude) quelques jours de retard, que nous avons le plaisir de vous poster ce magnifique humhum chapitre tout droit sorti du vieux grimoire de grande tante Yvonne... Bref, sinon vu que notre traitement psychiatrique avance plutôt bien, la semaine prochaine on dira moins de conneries et on répondra même à vos questions concernant les personnages et la suite de l'histoire alors laissez une petite review qui fait plaisir ! ;)


Carla n'en pouvait plus, elle n'arrivait plus à aligner ne serait-ce que deux mots sur sa copie. Une heure s'était écoulée et elle n'avait répondu qu'à une dizaine de questions sur les quarante que Mihawk avait eu la gentillesse de préparer. Elle prit le risque de lever la tête, elle n'avait oublié qu'un petit détail… d'où elle se trouvait elle ne pouvait voir que Stella et ses deux feuilles doubles remplies à ras bord. L'Italienne ne semblait même pas se soucier du temps qu'il lui restait devant elle et se contentait de gribouiller sur son brouillon. Celle-ci sembla alors sentir le regard que Carla posait sur elle et se retourna pour lui adresser un sourire. Désespérée au possible la jeune fangirl retourna à sa copie.

Un bruit de pas se faisait entendre depuis maintenant une bonne dizaine de secondes, les pas se rapprochaient dangereusement de la salle d'étude. La porte s'ouvrit et une élève entra en trombe:

- Bonjour M'sieur désolé de vous déranger! Z'auriez pas vu les clés de mon père? Il était là la dernière semaine et il en a besoin pour aller chercher ses prochains cours de la rentrée.

- Impossible, le dernier cours était assuré par...essaya de se convaincre Mihawk

- C'était pas Doflamingo?" Demanda "discrètement" Jean Victor (ou Godin n°1) à son voisin d'évaluation.

Évidemment, toute la classe l'entendit dont le professeur en qui ce nom semblait réveiller un tic. Toute la classe la regarda comme si elle venait d'annoncer qu'elle était enceinte d'une licorne cul de jatte possédée... Enfin toute la classe: le prof de latin et ses amis surtout! Attendez... SES AMIS?! Et merde! Qu'est ce qu'ils foutaient ici ? En un rien de temps elle se barra littéralement de la salle où se déroulait jadis un examen. Elle revint tout de même 3 secondes plus tard (pour s'excuser? Nan mais ça va bien oui?! Et puis quoi encore?! ) car elle n'avait pas les précieuses clés de son père. Toute la classe pu donc voir la fille du prof le plus étrange de Saint Florentin de la Boustifaille, entrer en courant dans la salle (explosant au passage la pauvre porte qui ne faisait que son boulot), prendre les clés posées sur le bureau et de barrer sans plus de cérémonies. Quelques minutes plus tard elle fut forcée de passer devant "la salle de la honte" (elle l'appelle comme elle veut et puis c'est tout!)

Elle fit ce qu'elle savait le mieux faire: la conne. Oui monsieur! Elle commença à faire le moonwalk devant la porte, elle tourna sur elle même et, les bras tendus devant elle, leva ses 2 majeurs en de magnifiques doigts d'honneur. Le hic à ce parfait tableau était qu'elle n'avait pas vu la porte s'ouvrir au moment où elle tournait sur elle même. Elle se retrouva devant un Dracule un chouilla énervé (la grosse veine sur sa tempe pulsant de rage était, à son avis, un assez bon indicateur) et une classe hilare.

Dans un dernier élan de connerie (perdue pour perdue...) elle proclama

- La réponse du petit 2 c'est 42!

Et se barra aussi vite que ses jambes lui permettaient. Une seule pensée se répétait en boucle dans son esprit:

- Faites que Doflamingo ne le sache pas!

- NIIIIHAAAAAAAAL?!

Bon... Elle allait devoir penser à s'exiler loin.

- ¡ VEN AQUI!

Très très très loin...Au papouasistant…..

Mais encore une fois, ce n'est qu'une légende...

Les jeunes filles se stoppèrent un instant voyant Carla sortir de la salle, la tornade blonde avait l'air... énervée. Passablement énervée.

Elle fut suivie quelques minutes plus tard, hors de la salle par un troupeau d'élèves composé essentiellement de zombies et de tout un panel de monstre et de cadavres en tout genre, c'est ce qui est cool avec la science fiction, tout est possible !

Mais toujours pas de Boubou !

Les jeunes filles, un chouilla pas perturbées pour deux sous reprirent leurs activités, Jade se mit même à chanter le dernier album de Julien Doré... Mon dieu que c'était parti loin. Mais là, Stella s'arrêta, Julien Doré, elle ne pouvait pas assumer ! Jade ne remarqua pas tout de suite le désarroi de sa correspondante. Du moins jusqu'à ce qu'elle se prenne elle aussi un caillou dans la gueule (bon moins gros que Smokie-chan mais un caillou quand même).

- Soldat Jade, vous venez de commettre un crime de première classe qui enfreint l'article 3 du code 6, je cite : Chanter Coco Câline tu ne devras point, qui est également en lien avec l'article 4 du code 6 : une punition tu recevras quand Le lac tu chanteras, donc je vous prierais d'appliquer la synthèse du code 6 : Julien Doré tu ne connaîtras plus.

- Julien, comment déjà, sergent ?

- Voila je vois que vous avez compris soldat !

Et elles recommencèrent une énième fois leur manège en attendant le porté disparu, j'ai signé Boubou ! Enervée Jade commença à taper du pied, jusqu'à avoir…. Une épiphanie. Elle se mit alors à taper des pieds en rythme, pour finalement se balancer de gauche à droit, accélérant tantôt le rythme puis le ralentissant offrant un curieux de claquette en plein milieu d'un couleur presque vide dont le parquet réverbérait chaque rencontre avec le talon de ces petites bottes achetées avec amour au gémo d'en face. Elle se tourna vers Stella un sourire enfantin étiré d'un bout à l'autre de son visage. L'italienne la jugeant du regard finit par hausser les épaules d'un air indifférent. Elles reprirent toutes les deux en rythme avec le même sourire d'imbéciles heureuses flanqué sur leur face se rapprochant plus du macchabée fraichement déterré que de Fred Astaire vu le niveau inégalé de fatigue qu'elles cumulaient depuis bientôt une demie semaine. Jade jetait un œil à sa montre de temps en temps.

2 minutes.

5 minutes...

10 minutes...

La sonnerie.

Un dernier élève qui sort de la salle.

Puis Mihawk.

Son regard accusateur et surpris (surtout surpris enfaite).

Puis amusé, figurez vous, oui, amusé !

Sarcastique plutôt finalement...

Enfin bref, il leur lança un cinglant :

- Je serais bien resté ici quelques minutes de plus à vous lancer quelques piécettes, mais on m'attend quelque part, je n'ai pas de temps devant moi.

- Il est pas là Boubou ? Demanda Jade

Stella lui donna un violent coup dans l'estomac en voyant les sourcils froncés de Mihawk se lever à l'entente du charmant pitit surnom donné à Ségolène.

- Euh Ségolène…. je veux dire, se rattrapa Jade

- Non, il n'y a plus personne, je ferme.

Et sur ce, il s'éloigna...

- Merde... Il est passé ou Ségo ? Oh purée, j'espère que le TGV de ce matin ne l'a pas tué ! (Cf : chap 1)

- Mais nan ! Sa se saurait si les TGV ça tuait les gens ! Et puis il était la à Midi ! Je suis sur qu'il est déjà rentré !

- Tu crois ?

- Mais oui, Lorenso a du vouloir le raccompagner chez vous à coup sûr, en tout cas il va m'entendre pour m'avoir fait poiroter pour rien !

- Oké, si tu le dis...

Les deux jeunes filles se dirigèrent donc vers la sortie de l'établissement.

Bizarre cette histoire...

Une fois le car pris, et la porte de la maison ouverte, Magalie passa en trombe, fonçant sur la voiture. Jade l'apostropha alors qu'elle allumait déjà le contact.

- Boubou il est pas revenu avec nous. On fait quoi ?

- Pas grave. Rentrera plus tard, comme il pourra. Dois y aller déjà en retard.

- Okay.

Bon bah…. Tant pis pour Ségo. Les deux filles passèrent la porte et jetèrent leur sac pour venir finalement s'affaler un peu plus loin dans les fauteuils du salon. Stella attrapa le fixe.

- Pizzas ?

- Yep.

Stella composa le numéro qu'elle connaissait maintenant presque aussi bien que celui de ses parents, puis raccrocha une minute trois quarts plus tard.

- L'affaire est ketchup.

C'est une fois les pizzas en mains que Jade entendit un bruit presque imperceptible.

- T'as pas entendu ?

- Laisse tomber, surement un furet des Landes.

Pas rassurée pour autant elle chercha la provenance de ses « grattements » pour ensuite se voir ouvrir la porte. Une fois cette dernière grande ouverte, Jade vit s'écraser de tout son poids le corps bleuie de Ségolène. Attirée par le bruit produit par cette folle rencontre qu'était le corps frigorifié du garçon et du sol dallé du hall, Stella passa sa tête dans l'entrebâillement.

- Ca c'est un gros furet…. Voies le bon côté de la chose, il est rentré. Et puis si par hasard un agent de police nous demande si on l' vu après les cours, il n'ira surement pas vérifier dans la fosse au fond du jardin.

- Co…..ccooo… murmura Ségolène, plongé dans un état second.

Jade le soutint.

- Ca va aller Boubou, je te tiens.

- Cooo…Connasse.

La bouche de Stella s'étira en un rictus. Puis celle-ci se mis à ricaner.

- Ce n'est pas de ma faute si monsieur est sorti en crocs en plein mois de décembre.

Sur ce, Jade le traina comme elle le pu (autant dire que chaque mur gardèrent à jamais une marque de ce passage) jusqu'à la baignoire où elle réussit au bout du cinquième essai à l'y fourrer. Elle ouvrit les robinets à fond et y laissa décanter le pauvre Boubou. Jade lui attrapa la main, agenouillée devant le bac de céramique.

- Qu'est ce qu'il t'est arrivé ?

- Je…Je sais pas trop…. Ca a sonné, j'allais rentrer quand j'ai vu une pierre lancée de l'intérieur atterrir juste à mes pieds. … Je l'ai ramassée et je suis entré dans le bâtiment et là tu croiras pas qui j'ai vu écroulé sur le sol.

- Hum..hum… Smoker ? chuchota Jade.

- Hein ?

- Non rien….

- Donc je disais…. Ah oui… là par terre juste devant les escaliers, il y avait Smoker… J'allais le relever mais M Sengoku est arrivé… et là…et là…. J'ai vu dans ses yeux qu'il croyait que c'était moi... Et puis tu sais ce que tu m'as dit l'autre jour mais revenu en tête.

- L'autre jour ?

- Quand on faisait chier Mihawk au magasin, tu m'as dit de courir…. Alors j ai couru…Et là tu sais quoi ?

- Quoi ?

- J'ai glissé.

….

- OOhhh… OOOOhhhh…Ah. C'est…. C'est balo…

- Oui je sais… surtout que j'ai glissé parce que c'était mouillé, surement de la neige fondue que des gens de passage avaient du laisser…

- … Et après ?

- Après quand je me suis réveillé dans le bureau du proviseur, il m'a hurlé dessus pendant une éternité et veut me convoquer avec papa à la rentrée…

- Ah merde.

…..

- Bon ben bonne nuit !

Et sans laisser le temps à Ségolène de réagir elle claqua la porte de la salle de bain.

- Bon…..bonne nuit….

Jour 3 :

Le réveil annonçant 6h du matin fut la seule chose qu'elle entendit en se réveillant. Elle se leva tout en pestant contre cette maudite alarme bien trop violente à son goût, tout en imaginant comment elle irait se plaindre au constructeur de cet engin de torture si elle avait du temps devant elle. Là était le problème, du temps elle n'en avait pas, il fallait se préparer pour son troisième jour de stage de Latin avec Monsieur Dracule. Elle alla donc déjeuner. Elle s'assit en face de Stella qui était vu son état, tout aussi contente d'être là. Elle jeta un coup d'œil à l'horloge et termina son chocolat en quatrième vitesse, elle était en retard.

C'est énervant hein ?

La classe se remplit petit à petit, tout le monde retrouva sa place habituelle. Mihawk fit alors son apparition dans la clinique, une pochette à la main. Visiblement il s'était permis une petite folie, en effet, la vue de ses cernes de quelques kilomètres de long on devinait aisément qu'il s'était fait plaise sur les copies (kome on dit dan l' game wesh). Et étonnement…. Aucune haine ou rage ne se lisait sur son visage… Etrange, il avait l'aire même plutôt heureux. Ce pourrait il qu'après tout ce temps la classe ait progressé ? Ce pourrait il qu'il soit fier ? Il posa la pochette sur le premier pupitre qu'il croisa, c'est-à-dire sous le nez de Jade qui pas vraiment habituée à un tel élan de joie (voir à de la joie tout court) de la part de son professeur se tapit au fond de son siège. Il s'assit par la suite sur son bureau.

- Avant que certains ne me posent la question non je n'ai pas fini de corriger vos évaluations.

Donc ne restaient que deux possibilités, soit il n'avait corrigé que les copies des meilleurs élèves mais dans ce cas là il devrait savoir que la chute ne sera que plus douloureuse, soit il avait gagné au loto et allait se foutre de leur gueule en leur balançant leurs copies (ce qui est entre nous certainement l'hypothèse la plus probable).

- Et non je n'ai pas gagné au loto.

Dommage…

- Je suis simplement agréablement surpris de vos résultats pour l'instant.

On sentait comme une « accentuation » sur ce dernier mot.

- Et c'est donc en ma qualité de professeur que je vais vous inscrire au prochain concours latiniste niveau col…..

- NAAAAAAAAAAAAAAANNNN ! NNNAAAANNNNNNN ! nan.

Tout ce petit monde se retourna en direction de Carla (on vous l'avait dit, toujours ceux qu'on soupçonne le moins qui victimisent les autres)

- J' suis désolé mais là ça nous fait tous chier. Non mais personne vous le dira, parce qu'on vous respecte quand même un peu mais arrêtez de faire des trucs…. S'il vous plait.

Tous les élèves hochèrent la tête et l'assemblée fut parcourue d'un murmure approbateur, les élèves se concertèrent. M. Dracule se leva comme pour fermer la conversation, Stella prit alors la parole.

- Non mais elle a raison. Arrêtez de nous foutre la pression avec vos idées de remise à niveau. Même Lorenso ça le gave, c'est juste qu'il se l'avouera jamais. Et si à la limite vous voulez vraiment nous faire plaisir emmenez-nous en Italie, visiter des trucs sympas, ou même achetez- nous des glaces ou un labrador. Mais, non, pas de stage s'il vous plait.

- C'est vrai que c'est une bonne idée le labrador….

- Vous Mlle Aquila, contentez-vous de votre petit spectacle dans les couloirs, je ne tolérerai rien de plus de votre part.

Approbation commune.

Mihawk ne réagit pas plus semblant être entré en intense réflexion.

- Je plaisantais pour le labrador.

M. Dracule releva la tête, le problème avec cette élève c'est qu'il ne savait jamais quand elle était sarcastique ou non. Alala et dire qu'il eut été de bonne humeur….

- Il me semble être votre professeur et par conséquent il est de mon devoir de choisir la méthode pédagogique à employer pour faire ressortir l'intellect tapi au fond de chacun de vous aussi profondément caché soit il. JE choisis, VOUS suivez que cela vous plaise ou non, labrador ou pas labrador. Bien sur ce, j'ai des copies à corriger. Revoyez votre cours ou découvrez le pour certains, cela vous permettra de patienter.

…..

Okayy… ça c'est fait. Au revoir, bonne nuit tout le monde. Au moins il put corriger ses copies en silence.

C'est après quelques heures d'inactivité pour les élèves que M. Dracule rendit les copies. Etrangement il ne fit aucun commentaire…. Non quelque chose clochait vraiment aujourd'hui…..

Tous les élèves copies en main s'attendirent alors à devoirs se démerder comme à l'accoutumer pour la correction sauf que la situation n'étant visiblement pas assez louche pour Mihawk ils se retrouvèrent avec un corriger entre les mains. C'est donc déboussolés que tous les élèves sortirent de la clinique. Jade sortit de son état d'anesthésie.

- Oké…. Il y a quelque chose qui cloche.

Stella se réveilla à son tour.

- Bon ….on s'en fout pour moi c'est clair il a gagné au loto et il attend le bon moment pour nous humilier avant de donner sa démission en tout cas c'est ce que j'aurais fait. Aller ! à la boustifaille !

Donc comme d'habitude les élèves s'étaient dirigés au self lorsque M Sengoku (Ce cher Smoker étant en congé pour « raisons personnelles » et tant mieux d'ailleurs !) convia les élèves à venir partager un délicieux repas de Noël à la cantine : le gong retentit, je cite :

- Les troisièmes !

Tous se dirigèrent alors au pas de course vers la petite cantine.

- Restez sur votre cours !

Oké. Il venait de les troller. En beauté. Quel connard. On comprenait aisément désormais comment Mihawk avait pu être embauché. Nan mais les mêmes Wesh !

Brefffff après cette petite mésaventure, ils furent tous appelé aux self pour le repas de Noël, (étant les seuls pigeons à participer « volontairement » à un stage de Latin, il faut bien avoir des compensations !) C'est donc avec une joie non dissimulée que les élèves eurent droit à une mandarine supplémentaire, à un délicieux écrasé de pomme de terre du Poitou-Charentes (le fameux, on vous l'avait promis) et durent se battre pour savoir qui aurait la dernière papillote. Hummm qu'elle était bonne cette pate de fruit... (si savoureuse après une maturation d'un an derrière le radiateur poussiéreux du self...)

L'après midi arriva donc bien malgré lui et surtout malgré eux.

C'est alors avec une démarche digne d'un condamné à mort ou du publique de Beau papa Romuald à la sortie de son nouveau One man Show (Romuald, l'humoriste quand il fait chaud, l'humoriste qu'il vous faut !) qu'ils se dirigèrent en cours de latin.

- Bon aux vues des critiques de certains ce matin, commença Mihawk non sans avoir lancé un regard des plus significatifs à Carla, j'ai décidé pour avoir l'esprit en toute quiétude ce soir, de vous passez un film sur ce merveilleux personnage qu'est Cicéron...

Bon en vrai il n'avait pas fini sa phrase mais tous les élèves avaient cessés de l'écouter à l'entente du mot « film » qui était alors synonyme de sieste bien méritée.

Enfin pas pour tous, Mihawk avait mis le film (qui en faite était plus un documentaire...) depuis maintenant 20 minutes et le moins qu'on puisse c'est qu'il avait l'art de rendre Lorenso... entreprenant...

Ségolène ne vit pas la main de Lorenso se déplacer doucement mais surement vers la sienne. Il sursauta lorsqu'il sentit le contact froid de son ami. Il tourna la tête et vit que Lorenso le fixait intensément. N'ayant plus rien a perdre ce dernier lui prit la main et le ramena brusquement vers lui.,. tout contre son petit cœur. Ségolène rougit intensément et repoussa Lorenzo. Il leva une main tremblante :

- Monsieur je peux aller aux toilettes je me sens pas bien ?

- Bon c'est bien parce que c'est vous Monsieur Aquila, Monsieur Inarte, vous l'accompagnez.

EUH NON NON ! C'est bon ça va aller monsieur...

- Sans discussion ! Vous perturbez le documentaire monsieur Aquila ! Exécution !

Alors là Ségo avait vraiment tout gagné... Maintenant il était en tête à tête avec Lorenso, il voyait déjà le tableau :

~ la déclaration

~ le mariage

~ les enfants

~ la grande maison à la campagne

~ le poisson rouge pour les gosses puis le labrador quand ça ne suffirait plus... STOP ! Stoppp ! On arrête de se monter la tête, Lorenso ne va rien tenter...

C'était décidément une catastrophe pour Ségolène ! Il aimait les filles merde ! Enfin c'est ce qu'il croyait... Ou pas, c'est vrai que Violetta était tellement jolie quand elle était endormie sur son bureau. Il avait presque envie de venir la réveiller avec un doux baiser... S'il savait que Lorenso... BREFFF.

Lorenso et Ségolène revinrent en classe, cinq minutes plus tard, Ségo le teint livide, cadavérique. Dieu seul sut ce qu'il était advenu des deux garçons jusqu'alors amis...

Si vous demandiez aux élèves de la classe 3 comment cet après midi en latin s'était passé, ils vous répondraient surement que au final, ce n'avait pas été si terrible... Enfin, tous sauf un. Vous l'avez deviné cher lecteurs ! Vous êtes décidément très forts ! Je veux bien sûr parler de Raoul du Poitou-Charentes, euh non attendez mauvais texte... Je voulais dire Ségolène... Nan mais c'est vrai qu'on a souvent tendance à les confondre... (promis j'arrête avec le Poitou-Charentes).

Bref, après avoir tanné un bon moment notre Boubou national pour savoir ce qu'il s'était passé aux toilettes, les deux filles avaient fini par apprendre ce qu'il était advenu de nos deux compères. Et Jade, vous l'aurez compris était inéductablement, indubitablement, bref tout ce que vous voulez qui se termine en [en], pliée de rire à même le carrelage de la cuisine. Mais c'est là, à ce moment précis que vous êtes sensés vous dire : « mais bordel que s'est il passé ? » et à cela je vous réponds cher public : « Eh bien mesdames et messieux, où est passé votre imagination ? Vous, qui devez certainement écrire des fanfictions tout comme nous, laissez libre cours à vos pensées ! Quoi ? Comment ça la flemme de décrire ? Mais pas du tout ! Bon ça suffit ! »

- Les enfants !

AH MAIS ELLE A PAS FINI DE BEUGLER ELLE !

- Ah ! Vous êtes là ! J'ai une bonne nouvelle à vous annoncer ! J'ai rencontré quelqu'un.

Les enfants en questions ne répondirent pas.

- Quoi ? C'est tout l'effet que ça vous fait ?

- Bah ouais, t'en rencontres tout le temps des gens, on a l'habitude, si tu vois ce que je veux dire...

- Oh ça tombe bien alors ! Je l'ai invité pour les fêtes de Noël !

- HHEIIINN ?


voila voila, on se retrouve la semaine prochaine avec vos questions et un chapitre Hors série (enfin si vous êtes sage et si vous laissez des reviews... Enfin comme vous en mettez jamais :'()