Nous revoilà avec un chapitre spécial, un peu hors série mais qui est dans la suite logique, pour vous le situer il se déroule après "l'accident" du pavé et avant le soir de Noël avec le nouveau petit copain de Magalie, la mère des jumeaux. (chapitre qui est en cours de rédaction soit dit en passant :) )

Nous tenons encore à nous excuser pour le retard dans les chapitres, nous avons décidé de poster celui-ci pour "couper" le récit (un petit cadeau pour les fêtes de fin d'année).

Vous savez sans doute aussi que nous sommes deux pour écrire cette fanfiction, et ayant beaucoup de travail (devoirs insurmontables de 1ère S), c'est souvent Eshtellle (Stella dans l'histoire) qui écrit le plus (voir même vraiment beaucoup) donc on la remercie et on savoure encore plus l'histoire :) !

Je tiens aussi à préciser qu'aucun pikachu n'a été tué pour fabriqué la panoplie du nouveau personnage que vous aller découvrir...

Sur ce bonne lecture, on se retrouve en bas !


Chapitre spécial : Le mariage

=============\\JADE/=============

Une heure, trente-cinq minutes et vingt deux secondes. Cela faisait une heure, trente-cinq minutes et vingt deux secondes. Eh oui, une heure, trente-cinq minutes et vingt deux secondes que l'italienne était partie assister à un superbe mariage.

Et désormais trois heures cinquante deux que papa Jean Louis était venu chercher Boubou pour un rendez vous des plus charmant avec le proviseur de l'école. D'un autre côté, Jade n'allait pas s'en plaindre, si Boubou n'avait pas servi de bouc émissaire pour l'épisode du pavé tombé accidentellement sur la tête de Smoker, se serait elle qui aurait été convoqué à sa place. De plus M. Sengoku souhaitant profiter de son temps libre aux Seychelles sans avoir à se soucier de son devoir de proviseur avait décidé d'avancer directement la convocation au lendemain du stage, et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule l'affaire fut refilée à Garp.

Du coup, elle était assise dans le fauteuil de la grande salle à manger (enfin affalé était plus exacte), comptant les secondes avec l'aide de sa fidèle pendule, héritée de mamie Jacqueline de l'académie française. (Dédicace à toi, qu'on verra peut être dans un futur chapitre : faut pas trop en demander non plus !)

Son pied dépassant du fauteuil se balançait au rythme des tic tac de la petite trotteuse, contrastant avec le reste de son corps figé, sous son fidèle plaide en laine d'Alpaga du Tadjikistan.

Dans un élan d'énergie, elle se pencha méticuleusement vers la télécommande posée sur la table basse, prenant soin de détailler chaque mouvement, après tout un claquage est si vite arrivé si on ne fait pas attention !

Elle renonça malgré tout, proche du but, pour un paquet de snickers (#placementdeproduit), après tout s'empiffrer des friandises préférées de Boubou pendant que celui-ci était littéralement en train de se faire latter la gueule par le proviseur était tellement plus amusant...

=============\\STELLA/=============

Elle ne voulait pas y aller. Mais alors vraiment pas ! Mais elle y est était…. Parce qu'on ne lui avait pas laissé le choix, qu'on l'avait réveillée à 6 heures 15, enrubannée dans une petite robe noire puis sanglée dans l'une des voitures venues la chercher et finalement déposée dans un lieu inconnu . Donc elle était là, droite comme un piquet dans cette même robe noire, devant l'Eglise, à écouter d'une oreille distraite ses chers oncles (qui lui avaient offert cette fameuse robe) parler entre eux. Ceux-ci, issus de la branche paternelle se tenaient tous bien droit avec une fierté non dissimulée, ils faisaient front à eux trois tout comme l'entièreté de la branche Fanelli.

« Mais aire front à qui ? »Me demanderez-vous. Et bien à « eux », les Donquixotes, leur belle famille dans un future proche, visiblement trop proche pour les Fanelli. Car, oui, s'ils s'étaient réunis à l'église de Saint-Souillon-les-Bains c'était dans le but d'assister à un mariage et non à un enterrement comme aurait pu le laisser croire les visages des italiens. Leur cher Crocodile, plus jeune de leur frère après le papa de Stella, grand patron d'une dizaine de casinos, vingtaine de voitures de luxes et trentaine de demeures, avait décidé de tout vendre pour recommencer sa vie avec son fiancé Doflaminigo Donquixote, petit enseignant en espagnol au lycée Florentin de la boustifaille.

Dans la fratrie Fanelli chacun avait son petit avis sur ce drôle d'énergumène :

-Pour Vittore, l'aîné, le mot « honte »n'arrivait qu'à effleurer ce que représentait ce mariage pour leur famille, un chic type en somme.

-Pour Alessandro…et bien c'était un peu près pareil, pour une étrange raison ce Doflamingo ne lui inspirait rien, hum surement la veste rose à plume. Et puis quel gâchis tout ce précieux argent…

-Pour Léonardo ce n'était pas si terrible, juste un mauvais moment à passer…à être fixé par toute cette populace… mal lavée…qui s'exercerait au trou normand…alors qu'il n'était que 16 heure… Les différences culturelles…

-Pour Alceo, papa de Stella, Doflamingo était un type bizarre et il n'avait pas tore. Il ne l'avait vu qu'en photo et n'était pas même présent à la cérémonie (excuse officielle : « Je suis chirurgien ! Je sauve des vies moi, pas le temps pour vos enfantillages !», cause réelle : « Oui monsieur, dimanche ? Pas de problème monsieur, de minuit jusqu'à 23 heures ? Avec grande joie monsieur, vous savez je l'aime mon métier de sage femme, deux sucres dans votre café monsieur ? »)

Stella, elle, elle s'en foutait, elle aimait bien ses oncles, il y avait une certaine complicité entre eux, mais ils étaient parfois vraiment snobes, et en plus ils lui donnaient tout le temps des surnoms idiots genre « pulcino ».

- Veniamo tutti nella chiesa ! più rapidamente si sposano, più rapidamente divorziano. (Tous dans l'Eglise ! Plus vite ils se marient, plus vite ils divorcent.)Maugréa Vittore en franchissant les portes du lieu sacré.

- Cara Mia,non passi il tuo tempo con questi piddochiosi ti prenderai la peste. (Ma chérie, ne traîne pas avec ces pouilleux tu vas choper la peste.)

Léonardo venait d'intervenir à l'attention de Stella, en suivant l'aîné de la fratrie tandis que Sylvia, son épouse, agrippa la main de la jeune fille, les faisant finir le chemin bras dessus bras dessous. Sylvia était certainement la seule Fanelli heureuse d'être ici, elle trouvait la famille de Doflamingo très pittoresque selon ses dires.

=============\\SEGOLENE/=============

- C'est tout à fait inacceptable !

Voila plus de dix minutes que l'adjoint directeur Garp, s'égosillait ainsi, sans relâche... Nan mais franchement, quelle voix ! Quel homme alors ! Mais quel homme !

- Oui Jacqueline, vous aurez de mes nouvelles je vous préviens !

Enfin, il raccrocha le téléphone et se retourna vers ses deux « invités »

- Alors nous sommes ici pour une histoire de pavé si je ne m'abuse ? Attendez ! Oh je suis confus ! Nous vous avons convoqué à tort jeune homme ! Comme vous avez pu le constater j'ai quelques problèmes avec ma secrétaire... Elle a du vouloir me jouer un tour en convoquant votre fils au lieu d'une certaine Ségolène ! Et à l'évidence vous n'êtes pas cette jeune fille, s'esclaffa l'adjoint.

- Si si c'est lui Ségolène, répondit du tac au tac Jean louis.

- Ah.

Et oui Garp était aux fraises ce que la vodka est à la vinasse. Il était l'origine même de l'expression « être aux fraises ».

=============\\JADE/=============

Un paquet de Snickers plus tard, Jade était toujours là, sur le fauteuil. La bouche recouverte de chocolat qui partait en cacahuète (Snicker / Cacahuètes, tu l'as ? XD) et un mal de foie pointant le bout de son nez, elle avait finalement allumé la télé.

Hors de question de rater l'amour est dans le pré (mdrrr on souligne les titres d'œuvres), en plus aujourd'hui il n'y avait pas de Stella à un kilomètre à la ronde pour venir lui gâcher ce beau moment avec les remarques désobligeantes habituelles. Enfin ! Joan et Kevin dit Kéké allaient partir en voyage ensemble ! Les images défilaient sous ses yeux ébahis, elle attendait tant le moment ou l'un d'eux franchirait le pas et embrasserait l'autre... Et c'est ce qui allait se passer... Leurs lèvres se rapprochaient, tandis que Jade observait la scène, toute excitée.

Puis soudain, plus rien.

- QUI EST L'OSTI DE TABARNAK DE MOUCHE A MARDE QUI A COUPE LE COURANT !

Stella avait une mauvaise influence sur elle…..Jade se leva d'un coup, et se dirigea dans le noir vers la télé qu'elle tenta bien évidemment de rallumer en vain. Non sans se prendre les coins de la table dans les genoux et se cogner le petit orteil contre le meuble télé, cela va de soit !

Dans sa course folle, elle se jeta contre le boitier électrique à côté de la porte d'entrée, testant tous les boutons possibles et imaginables, mais là non plus rien n'y fit. Elle donna un coup sec du poing, faisant redémarrer de façon tout à fait fortuite le générateur. Un sourire illumina son visage, enjambant Tabao, le chiwawa de Magalie, elle vola jusqu'au salon agrippant, au passage, la divine télécommande. Le doigt de Jade enfonça le bouton « power » avec empressement. Mais….rien. Elle s'acharna encore et encore mais toujours rien ….

Elle porta doucement la télécommande à quelques centimètres de son visage, la secouant prêt de son oreille. Les piles…

=============\\NIHAL/=============

Les cloches de l'église retentirent lorsque un homme de 3 mètres de haut, habillé d'un magnifique costume blanc et d'un horrible manteau rose (Nihal n'a malheureusement rien pu faire à cela) prit la main de sa mère et s'avança vers l'autel. S'en suivit d'un cortège traditionnel où Nihal se trouva (malgré elle) au bras de son oncle, Corazon, apparemment très ému. Elle s'assit sur ces bancs affreusement inconfortables et attendit l'arrivée du marié.

Elle s'étonna de voir Stella assise au premier rang du côté opposé. Elle n'était pas de sa famille pourtant. Peut être était elle de la famille de son parrain et bientôt "beau père", qui sais? Elle essaya de lui faire de discrets appels car elle se sentait affreusement mal à l'aise (avec la famille qu'elle avait on peut lui pardonner!) Elle essaya de lui envoyer de subtils signaux comme des "pst Stella" ou bien des "heyyyy!" tout en chuchotant. On est doué ou on l'est pas hein! Nihal était évidemment... de la 2 ème catégorie... Bref! Elle allait passer à l'étape supérieure lorsque la musique de la marche nuptiale se fit entendre. Le marié apparu, lui aussi vêtu de blanc, au bras de son beau père. Il était très mal à l'aise mais il n'avait pas le choix: soit il avançait seul mais avec un voile de mariée, soit sans mais avec son beau père. Il a choisit la vie. Nihal fût déçue qu'il ne se soit pas habillé en robe, ça aurait eu le don de faire rire les invités ou au moins de détendre un peut l'atmosphère car c'était loin d'être le cas... La famille de Crocodile lançait des regards hautains à sa famille. Ok ils n'étaient pas aussi classes qu'eux mais son père avait eut un doctorat en espagnol quand même! Bref! La cérémonie se passa bien si l'on oubliait le malaise du prêtre, la mauvaise ambiance générale et les incessants raclements de gorges peut discrets de Nihal pour justement attirer l'attention de son amie Stella. Celle-ci avait l'air d'être passé en mode zombie et elle se dit que ce serait une bonne idée d'en faire autant si elle ne voulait pas se faire tuer à la sortie de l'église...

La cérémonie interminable allait bientôt se terminer lorsqu'un portable sonna. La sonnerie était pour le moins adéquate avec l'ambiance générale : horriblement déprimante. Sérieusement, du côté de la famille de Nihal, son cousin de 4 ans (Hugues) et sa cousine Léanne de 12 ans étaient pour l'un, dans une profonde concentration, pour l'autre, dans un intense visionnage du dernier épisode des Anges (avec les écouteurs s'il vous plait!)... Navrant... Du côté de Stella c'était pareil: un homme regardait sans arrêt son portable et un autre somnolait, luttant sans doute pour ne pas s'endormir... perdu mon gars, pensa-t-elle. Elle reporta son attention sur la cérémonie et vit à son grand soulagement que la cérémonie se terminait! ! Pendant que les témoins signaient, les invités sortirent et prirent du riz symbole d'abondance. Symbole de souffrance oui! Vous savez ce que ça fait de se prendre un grain de riz dans l'œil ?! Non? Bah demandez à Crocodile alors parce qu'il avait l'air de l'avoir senti passer... niark niark niark...

Après ce léger incident (car oui un grain de riz c'est pas lourd!), les invités allèrent à la salle des fêtes. Et là ce fut le drame... (bruit de tonnerre!) La tradition veut que lors d'un mariage, la mariée lance son bouquet pour que la personne qui le ramasse puisse se marier la même année mais comme ce mariage était un mariage homosexuel... ils ont cru bon d'avoir un bouquet chacun... Doflamingo, ne tenant pas vraiment à sa fierté, décida de lancer le bouquet aux femmes. Il regretta vite lorsqu'il vit que toutes les femmes sauf deux (devinez qui c'est!) se jeter sauvagement sur le malheureux bouquet. Stella ayant ENFIN vu Nihal, s'approcha d'elle et, d'un air compatissant lui sourit. Ce fût finalement une jeune maman du nom de Marie qui attrapa la composition florale. Elle avait quelques égratignures (dont un œil au beurre noir) mais ce n'était qu'un léger détail... Ce fût ensuite au tour de Crocodile de lancer son "magnifique" bouquet.

Après 10 minutes de protestations, comme quoi "Ils étaient pas des pédés!" les hommes se rassemblèrent autours du marié à la cicatrice, attendant le moment fatidique. Lorsque Crocodile se retourna, ils se mirent aux aguets et se préparèrent... Le bouquet se trouvait à présent dans les airs et la foule commença à s'agiter. En moins d'un dixième de seconde, ils partirent chacun de leurs côté sans demander leurs restes. Crocodile se retourna et ce qu'il vit le laissa sans voix: tous les hommes étaient loin du bouquet qui gisait misérablement à terre. Le balafré regarda les invités d'un air totalement blasé devant l'hilarité générale et sourit (ce qui est déjà beaucoup pour Crocodile!)

=============\\STELLA/=============

Ils étaient installés depuis quelques minutes (enfin Stella était plutôt « coincée » entre « tonton Léonardo » et « tata Sylvia » depuis quelques minutes) lorsque les cloches retentirent et qu'un géant de trois mètres paré d'un vaste manteau rose arriva devant l'autel. La jeune fille regardait l'homme d'un œil blasé pour changer, « trois mètres de hauts….il y avait vraiment des cas dans la vie », se disait-elle pour ensuite se renfrogner elle et ses 1m50 (raccourcis du fait qu'elle était assise). Puis Crocodile le rejoignit non sans quelques commentaires de la part de Vittore.

Qu'est-ce qu'elle se faisait chier ! Pire que l'enterrement de mamie Fabiola, au moins là bas il y avait eu de l'ambiance. Elle entendit alors un léger mais en moins très perceptible «pssssttt ! STEEELLLLLAAAAA ! », Se retournant elle ne manqua pas de chercher parmi leur belle famille qui l'appelait avec autant de discrétion qu'une poignée de farfalle ayant tapé l'incruste au milieu de tagliatelle.

Elle parcourait du regard la petite foule, jusqu'à remarquer que deux yeux amorphes la fixaient avec insistance, des yeux de gosses. Elle le fixa. Il continuait à la fixer, un filet de morve lui dégoulinait le long des lèvres. Stella ne put retenir un haut-le-cœur et se retourna. Elle sentait les petits yeux du gamin posés sur elle, elle pouvait encore imaginer son visage d'attardé, son portrait était gravé dans sa mémoire rétinienne.

Elle n'osait pas se retourner et les minutes s'écoulaient, de plus en plus pesantes, sous les injonctions de la poissonnière des Donquixotes.

Au bout de quelques instants, Sylvia remarqua son malaise.

- Dolcezza, va tuto bene ? (Chérie (ou douceur mais c'est moche), tout va bien ?)

Quand on vous parlait de surnom à la con… Du coin de l'œil, Stella lui indiqua la direction du mioche. Sylvia se retourna aussi discrètement que les fieffées farfalle précédemment évoquées. Puis à la grande surprise de « Dolcezza » émit un petit gloussement avant d'interpeller son mari.

- Guarda, quant'è carino ! Non ti viene voglia di avere un bambino ? (Regarde, comme il est mignon ! Ça ne te donne pas envie d'avoir un enfant ?)

Ce dernier grimaça, à la vue du petit monstre, non il n'en avait pas du tout envie.

- Abbiamo già tre cani, non voglio un lama. (On a déjà trois chiens, je ne veux pas d'un lama.)Bougonna-t-il

Sylvia prit alors une moue déçue puis se reconcentra sur la cérémonie qui se termina plus ou moins rapidement selon les avis de chacun, celui de Stella se trouvant entre « pitié achevez-moi » et « mais tuez les qu'on en finisse ! ».

Par la suite tout le monde se retrouva dehors pour jeter du riz sur les heureux mariés et Stella put enfin identifier la poissonnière qui n'était autre que Nihal. C'est donc ensembles qu'elles firent face à la tradition du bouquet, observant les femmes dans leurs belles tenues frapper avec joie et conviction les membres de leur famille dans le but d'attraper une composition florale achetée la vieille au super U pour la modique somme de 2 euros 50. Les hommes avaient opté pour une stratégie totalement différente et s'étaient empressés de former un cercle autour du malheureux bouquet qui gisait au sol. Et oui Jamie ! Pas de bouquet = pas de promesse de mariage=liberté= pas de lama.

=============\\SEGOLENE/=============

Garp lâcha un long soupir tout en croisant les bras posant son menton sur le dos de ses mains marquées par les épreuves du temps.

- Bien, Ségolène, je ne veux pas te brusquer bien sur…. Mais pourquoi avoir fait ça ? Tu un élève brillant de ce que je vois de tes résultats, alors pourquoi entacher ta réputation de cette façon.

- Et bien en vérité….

- Non mais tu ça c'est de la faute de la vieille.

- Pardon monsieur « la vieille » vous dites ?

- Oui, la vieille peau qui lui sert de grande tante, la Gertrude, cette langue de vipère a une mauvaise influence sur lui. Enfin maintenant elle est à l'hôpital, elle a chuté du premier étage de sa maison.

- Oh désolé pour cet accident, j'espère qu'elle s'en remettra, ma belle mère eut une chute de ce genre, elle ne s'en remit jamais.

- Ah ! vous inquiétez pas ma belle mère aussi est passée par accident à travers la baie vitrée du salon. Fit-il avec un clin d'œil.

….

- Non et puis, de vous à moi, j'aurais aimé qu'elle en reparte les pieds devant de l'hôpital avec d'autres mots que « bon rétablissement » marqués sur la carte du bouquet, si vous voyez ce que je veux dire…..

- Oui, oui. Je vois… Enfin ! j veux bien mettre ça sur le compte d'un accident isolé mais je suis dans l'obligation de te mettre une punition Ségolène, Smoker a été très affecté de cet événement. Aucun acte de violence même non voulu ne peut être toléré dans cet établissement.

Il se leva pour faire quelques pas.

- Vous savez, ici nous sommes les formateurs des futurs acteurs de ce monde. Nous nous devons de leur montrer le juste chemin, de faire d'eux des êtres d'une droiture irréprochable. Nous ne sommes pas des monstres, nous nous devons d'être sévères pour faire respecter nos idéos. Jamais cruels mais toujours justes….. Enfin je digresse.

- Graisse !

…..

- Oula ! j'avais pas vu l'heure, Ségo, papa doit y aller, il a une conférence très importante sur les mis-bas en vison pourpre, tu te débrouilles avec ta mère pour rentrer à la maison. Bisou.

Jean Louis sortit du bureau sans demander son reste. Laissant Garp et Boubou en tête à tête.

- Okkkk…. Disons simplement deux heures de colles tous les mercredi après midis pendant un mois, hein ?

- Mais…

- Bien, affaire conclue ! Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai des dossiers à terminer.

Sans même attendre que le garçon ne sortent, il sortit un masque de sommeil de sa poche, en moins d'une minute il dormait déjà profondément, la tête à la renverse et les pieds sur le bureau. Boubou, un instant déstabilisé, jeta un coup d'œil à son téléphone, pas de réseau. Il se mit en quête des précieuses barres de pixels mais rien… Il ouvrit la fenêtre et, en équilibre instable sur quelques dossier empilés traînant par ci par là, tendant le bras en direction d'un soleil déclinant dans l'horizon. Il sourit, il avait une barre ! Soudain, le dossier de l'élève numéro 113 s'échappa à la pile. Le dossier de Stella, l'élève 113, se vida de son contenu, tandis que le pauvre Boubou chutait, à l'arrière. Perdant le contrôle de son corps ou presque, il se rattrapa à la bibliothèque qui ornait le coin du bureau de Garp, bibliothèque qu'il entraîna dans sa chute. Les livres commençaient à chuter les uns après les autres, dans un geste nourrit par l'énergie du désespoir, il ouvrit une porte à proximité et engouffra dans la pièce adjacente pour la renfermer directement, se protégeant du meuble venue s'abattre juste derrière, il se félicita à voix haute.

- Quel talent ! quelle adresse et vélocité. Ségolène Bouvier Aquila tu es un génie.

Il se décida à faire le tour du propriétaire, mais bon… 4m² c'est pas super long à visiter…. Quel beau placard tout de même !

=============\\NIHAL/=============

S'en suivit de l'apéro où l'on voyait bien deux clans se former: d'un côté les sobres, c'est à dire la famille de Stella. Et puis de l'autre les fêtards... (devinez qui c'est!) D'ailleurs Nihal entamait déjà son 3 ème verre de Vodka-Sprite devant une Stella qui attendait tranquillement que l'alcool fasse son effet. Sa patience fût récompensée lors du 10 ème verre de Nihal. Celle-ci commençait à tituber fortement et à rire pour un rien.

- Dis Nihal? C'est quoi ce truc sur ton téléphone? Fit Stella en pointant du doigt la lettre "o".

- Hip! Bah je sais pas c'est sur le clavier!

- Mais, c'est la première fois que je vois cette lettre ! ça se trouve t'es la seule à l'avoir sur ton clavier !

- A-ah… tu penses ?

Nihal ne remarqua pas le sourire amusé de son « amie » qui visiblement passait à la phase N°2 de son plan.

- Tu sais Nihal, ce que je vais te dire doit rester secret... Je sais que les zombies existent et qu'il y en a qui te cherchent!

- QUOI?! hurla la jeune fille bourrée totalement paniquée

-Si tu veux rester en vie tu dois te cacher!

-AAAAAAH! Mais où?!

-Bah sous la chaise là." Répondit Stella en lui montrant une petite chaise en plastique pour enfant. Étant donné qu'elle était vraiment déchirée, Nihal se jeta sous la chaise (beaucoup trop petite pour elle d'ailleurs) dans un cri de terreur.

"Psssss STELLA! Je vais devoir rester tout ce temps là dessous? Je peux pas bouger!

- Parfait !Je pense que si tu garde la chaise sur ton dos les zombies ne te verront pas.

C'est donc comme ça que la jeune fille se retrouva sur une table avec une chaise sur le dos en criant : "La fin est proche!" Deux minutes plus tard, Nihal dormait comme un bébé et rata le plus gros de la soirée. La seule chose dont elle se souvint fût Stella la prenant en photo. Traîtresse !

=============\\JADE/=============

Ca y est ! Elle avait trouvé des piles, le mystère de leur disparition avait vite été élucidé, et le rêne animatronique, décoration préférée de Magalie, avait rapidement retrouvé un état moins… animé.

Il est vrai que Jade aurait facilement pu allumer la télé manuellement, mais comment aurait-elle fait pour augmenter le volume dans le but de pouvoir profiter de chaque son guttural s'échappant de cette merveilleuse rencontre qu'était celle des lèvres des deux candidats ? COMMMMEEENTTT ?!

Elle alluma, une fois pour toute, l'écran. Le son victorieux de la télé se fit entendre. Bizarrement pour Jade la victoire sonnait plus comme un grésillement insupportable et ressemblait vachement à des vagues successives d'une multitude de gris.

Elle allait péter un câble…. Aucune réception. Saleté d'antenne.

- MAAMAAANNNN ! La télé, elle capte paaassss !

- Je ne suis pas magicienne Pupuce, ça doit être l'antenne qui s'est tordue, et je n'ai aucune envie de monter sur le toit.

Jade sentit sa mâchoire se crisper. Foutue antenne. Elle se leva d'un bond et partit un balai en main, son plaide dans l'autre.

Une fois dans la chambre de l'Italienne, elle ouvrit grand la lucarne, s'aidant du bureau en bois clair pour se hisser sur le toit. Elle s'enrubanna du plaide et proche de l'antenne se hissa sur la pointe des

pieds pour donner quelques coups de balai. L'antenne, maltraitée, émit de sinistres grincements sans pour autant s'effondrer sur les tuiles.

=============\\MIHAWK/=============

Mihawk conduisait tranquillement, oui c'était le cas de le dire, après tout son véhicule était proche de l'inertie, ce qui facilitait la chose. Pris dans les bouchons le professeur de latin en vacance venait de finir ses emplettes. Il se pinça l'arrête du nez, non le bouchon n'était pas près de se dissiper. Il attrapa son thermostat encore plein et se servit une tasse de café, il avait le temps de le savourer…. Il jeta un coup d'œil sur les maisons meublant le coin pommé qu'il avait pour habitude de traverser en voiture. C'est alors qu'il cru apercevoir quelque chose sur le toit de l'une d'entre elles.

De loin ça ressemblait à une espèce… de singe poilu dansant avec un bâton dans les mains. Il ouvrit la fenêtre malgré le froid pour mieux voire. On aurait dit une guenon. Il passa sa tête à travers l'ouverture, plissant les yeux. C'est alors que sous une puissante bourrasque, la fourrure de l'animal s'envola. Laissant apparaître une frêle silhouette tenant ce qui semblait être un balai. Il entendit alors la chose qui semblait être une petite fille, crier à l'attention de sa protection ballottée par les courants d'air. Bizarrement cette voix disait quelque chose à Mihawk. Mais nooonnn, ça devait être son imagination. Et puis de toute façon ce n'était pas de sa faute si ses élèves s'amusaient à se balader sur les toits. C'est donc finissant son café d'une traite qu'il reprit la route qui se dégageait.

=============\\STELLA/=============

Elle avait observé avec fascination la jeune Espagnole en face d'elle, comment était-ce humainement possible d'avoir une telle descente ? Elle en était déjà aux dix grammes d'alcool dans le sang, au moins, mais bon elle serait patiente, elle attendrait le moment où elle plongerait dans son coma éthylique. La patience de la jeune Italienne fut récompenser, Nihal commençait, toujours installée sous la chaise pour enfant à avoir les yeux fermés quand Stella dégaina son feutre, personne ne regardait dans sa direction. De toute façon plus personne ne s'inquiétait de savoir qui discutait avec qui, alala l'alcool on a jamais fait mieux pour rapprocher les peuples. Car, oui, si au début deux clans s'étaient formés cela avait rapidement changé dès l'instant où Mamie Tortilla avait mis au défi l'honneur de Vittore dans un jeu de boisson. Depuis tout le monde ou presque planait dans une douce euphorie alcoolisée. Elle termina le chef d'œuvre qu'elle venait de créer au milieu du visage de Nihal, perfetto ! Elle sortit son portable dans lequel se trouvaient déjà une myriade de clichés volés. Bon ce portable était merdique, il fallait le dire, il aurait pu s'appeler « pavé de chez briques » que personne n'en aurait rien eu à redire tellement le nom collait, mais il était un mémorial de moments compromettants à lui tout seul. Elle prit également le portable de Nihal, faisant ainsi profiter de son travail à l'Espagnole. Ayant terminé sa besogne elle se retourna pour voir où en étaient les choses avec le rapprochement alcoolisé de sa famille, puis s'arrêta nette. Une petite bouille placée au milieu de son chemin la dévisageait. Une petite bouille amorphe. Ohhh merde…

- Dis pourquoi t'as les cheveux si longs ? demanda-t-il de sa voix innocente.

- Parce qu'un jour un leprechaun du nom de Barnabé m'a craché dans les cheveux, au revoir !

Stella comptait tracer son chemin, profitant du temps de réflexion que le gamin devait fournir pour assimiler l'information, sauf que visiblement il était très con.

- Ça veut dire que t'es une princesse ?

…..

- Dis, pourquoi t'as dessiné sur le visage de Nihal ? C'est pas très gentil.

- Au contraire malheureux ! Je permets à son faciès d'exprimer tout son potentiel, parce que la peau de son visage présente une qualité et une élasticité que seules les toiles de lins des plus grands artisans peuvent offrir.

Bon cette fois c'était la bonne ! Elle le contourna. Il se plaça devant elle.

- Je vais le dire à tonton Doffy !

Ok ça dérapait. Doflamingo n'était pas totalement torché, il aurait pu facilement s'énerver à la vue des centaines de gribouillis.

- Qui te dit qu'il te croira ?

- Je t'ai pris en photo quand tu lui dessinait dessus, dit il en agitant un portable.

….

Bon ok, elle l'avait sous-estimé.

- Qu'est-ce que tu veux en échange de ton silence ?

- Je veux que tu m'embrasses.

Autant dire que Stella recracha immédiatement la gorgée de café qu'elle n'avait pas prise. Ce gosse était coriace mais elle n'allait pas ce démonter, on ne sous-estime pas un Fanelli.

- Bon ok tend ta joue.

- Non, sur la bouche et avec la langue.

- Mais t'as même pas quatre ans !

- Bon ben je vais le dire à Doffy.

Elle allait tellement le tuer, l'écraser, le déchiqueter….mais bon elle ne s'attaquerait pas à un enfant, parole de scout ! ah oui merde… elle n'avait jamais été scout. Bon elle allait devoir prendre son courage à deux mains et affronter la situation avec brio !

- C'est d'accord….

Sur ces paroles le petit Hugues se mit sur la pointe des pieds tout en mettant sa bouche en cul de poule. Stella s'avança lentement. Le gamin ferma tout doucement les yeux. Puis les ouvrit en un éclair, personne, il ne restait plus que Nihal affalée sous sa chaise. De plus ses petites menottes étaient maintenant vides.

Stella avait peut être pris la fuite mais elle l'avait prise avec brio ! Le gosse n'y avait vu que du feu, bonne chance maintenant pour avoir les preuves dans son portable. Gné éh éh

Elle continua son ascension sous la table jusqu'à remonter au niveau d'une dispute entre Vittore et le papy Louis de Nihal, de ce qu'elle comprenait chacun d'eux se disputait les faveurs de la vieille Tortilla. Brrrhhhhhhhhh…. Un frisson de dégoût la parcouru.

Elle continua d'avancer à quatre pattes jusqu'à reconnaître la paire de chaussure à sa droite. Discrètement, elle sortit en soulevant la nappe. Alessandro la surplombait, passablement éméché.

- Non sei troppo piccola per provare di sfuggire i commessi ? (Tu n'es pas un peu trop jeune pour essayer de fuir les huissiers) me demanda-t-il arquant un sourcil.

- Scappo un'altro problema. Non sei stato tu che erai il più talentuoso a nascondino ?(Je fuis un autre problème. Ce n'est pas toi qui étais le plus doué à cache-cache ?)

Il sourit légèrement, se remémorant certainement l'époque où gamins, lui et ses amis mettaient en jeu de l'argent, argent que remportait le gagnant de leur partie de cache-cache. Pas besoin de vous faire un dessin pour savoir qui est devenu millionnaire.

S'en suivi une pluie de conseils allant de « pense comme la cachette, soit la cachette, » à « et si tu peux te cacher sous son nez c'est encore mieux ».

C'est en partie grâce à ces conseils que Stella passa plus de cinq heures à jouer à cache-cache avec ce petit morveux d'Hugues.

=============\\SEGOLENE/=============

Ségolène se tenait accroupi, plus particulièrement en position fœtale. Il devenait complètement fou car même enfermé, il pouvait entendre le tic tac de la pendule ainsi que les ronflements incessant de Garp. Il avait eu beau crier et taper de toutes ses forces personnes n'était venu.

Il commençait à perdre espoir quand le bruit d'une porte se fit entendre. Boubou se mit à marteler la porte de ses petits poings dans l'espoir d'attirer l'attention de la personne qui venait d'entrer dans le bureau.

De l'autre côté, le parquet se mit à grincer, les pas venaient en sa direction. Il était sauvé. Il entendit l'armoire être poussée, puis failli tomber quand la porte s'ouvrit sur un inconnu, visiblement âgé d'une trentaine d'années. L'homme à la barbe proéminente et engrossé dans un kigurumi de pikachu n'étant, visiblement, pas de la première fraîcheur (à l'image de l'inconnu), lui tendit une bouteille de plastique enroulée d'un sac en papier.

- Tiens mon gars, ça va te requinquer. Ça fait longtemps que t'es là ?

Ségo jeta un coup d'œil à l'horloge, puis repoussa la bouteille de villageoise tout en se relevant.

- Non merci, ça ira. Visiblement ça va faire quelques heures que je suis dans ce placard, et vous qu'est-ce que vous faites ici ? Sans être indiscret.

L'homme sourit de toutes ces dents.

- Moi ? Ça va faire bientôt 15 ans que j'habite ici, mais ça, ça reste entre nous hein ?

=============\\JADE/=============

Bon l'antenne, c'était fait. Elle redescendit et s'affala sur le canapé, elle avait perdu son plaide, mais la guerre, c'est elle qui la gagnait.

Elle ralluma la télé une énième fois, la neige avait disparue. Pile à temps pour le télé-achat !

=============\\NIHAL/=============

Une douleur vive lui vrilla le crâne lorsque Nihal ouvrit les yeux. Elle percevait mal la lumière ainsi que les sons et ses membres étaient engourdis. En clair: elle avait la gueule de bois du siècle. Elle remarqua néanmoins qu'elle se trouvait dans la salle des fêtes, affalée sur une table non loin d'un homme tout aussi mal qu'elle. Elle reconnue sans mal un des oncles de Stella. Vittore, 1er ministre, affalé sur une table, les habits et les cheveux (enfin ce qu'il lui restait) en pagaille, ronflant comme pas possible avec une marque de rouge à lèvres sur la joue. Faut avouer que ça fait rire! Nihal essaya de se lever discrètement... évidemment ça n'a pas marché! Déjà que d'habitude elle n'était pas discrète, là elle avait la grâce d'un dindon! Bref! Elle arriva tout de même à s'approcher de Monsieur le 1er Ministre et dégaina son téléphone... Une minute... Qui avait pris ces photos?! Ok... Stella allait souffrir... Bon bref! Elle dégaina son téléphone donc et pris quelques clichés du politicien. Elle était persuadée que cela allait lui servir le moment venu. C'est donc toute guillerette qu'elle sorti de la salle (en se mangeant au moins 3 fois le sol) pour se diriger vers ce charmant lieu tout de blanc immaculé aux milles et un reflets qu'on appelle communément « toilette » et y gerber. Sa tête reposait sur la cuvette qui répondait au doux nom de Chloé de ce qu'indiquaient les lettres peintes à même la céramique. Après avoir fait plus ample connaissance avec cette Chloé, Nihal se dirigea vers la sortie du bâtiment. Petit problème : elle était complètement perdue dans la bâtisse de 530 mètres carrés. C'est donc au petit bonheur la chance qu'elle ouvra portes sur portes, traversa plusieurs couloirs, et revint sur ses pas. Ne restait plus qu'une dizaine de portes à ouvrir, elle attrapa la poignée de celle en face d'elle pour la tirer. Un placard s'offrait à Nihal, quelle ne fut pas sa surprise quand du plafond de ce sacré placard vint tomber une jeune fille en robe…noire, qui se tenait maintenant devant elle. Toute les deux se fixaient sans rien dire.

- Euhh…Sacrée soirée ?

- Sacrée soirée.


Voilà, c'est tout pour cette fois et si vous avez eu le temps d'arriver jusqu'ici, vous pouvez bien laissé une petite review nan ? Même un mot nous ferait plaisir !

A la prochaine fois alors !