Bon, il faut dire que je suis arrivé dans la vie des guerriers de la confrérie de la dague noire comme un boulet de canon. Ce fut bruyant et imprévisible. C'est Beth qui est à l'origine de tout. Cette femelle est un canon que j'ai essayé de draguer pendant plusieurs semaines. Sans réussite, il faut le dire à part un petit bisou vite fait. Qui m'a valu de rencontrer son homme. Wrath en personne. Je vous laisse imaginer la confrontation avec ce mastodonte qui aurait pu m'écraser d'une main.

Quand j'ai vu le golgoth avec lequel elle sortait, tous mes instincts se sont mis en alerte maximum. J'avais peur pour elle. Imaginez-vous, un mec d'environ deux mètre, cheveux long noirs, lunette d'aviateurs, une gueule de truand et les crocs d'un pitbull. Une véritable montagne sanglée de cuir. En clair, le genre de type qui ne te mets pas franchement à l'aise.

C'est en passant voir Beth un jour que je me suis retrouvé propulsé dans cette vie. Pur moment de panique, ce jour-là. Elle était au sol en train de convulser. J'ai voulu l'amener direct à l'hôpital, mais elle me supplia de la transporter au manoir. Un endroit que je ne connaissais pas. Elle a dû m'indiquer la route.

Je l'ai écouté et grand bien m'en a pris. En fait elle était en train de passer sa transition. D'humaine, elle était en train de devenir vampire. C'est Wrath qui m'a expliqué. Bref ! Comme je lui ai expliqué que j'ai massacré la tronche du mec qu'avait voulu violer Beth. Je pense que ça a été un élément majeur de mon accointance avec Wrath, mis à part le fait que je sois de sa famille.

Je me rappelle avoir hurlé sur Watch qu'il avait tué Beth. La seule chose qu'il dit c'est garder cet humain -moi en l'occurrence- en vie. Et il se barra avec Beth dans ses bras.

Et là, j'ai réalisé que j'étais cerné par les pires malabars que j'avais vus de ma vie. Au nombre de cinq. Des véritables hercules en puissance. Mais je ne me suis pas démonté. Je suis un foutu irlandais, entête. Et franchement je vivais une vie de merde où je me faisais grave chier. J'avais aussi des tendances suicidaires, je le reconnais maintenant. Alors franchement je n'en avais rien à foutre de ce qui pouvait m'arriver. J'ai failli mourir ce jour-là.

Etrangement celui qui m'avait le plus marqué n'était pas Vishous, mais Zadist. C'était un tueur. Un vrai. Limite serial killer. Qui m'aurait buté rien que pour le plaisir de la chasse et de la mise à mort. Ce mec était celui que j'avais considéré comme le plus dangereux de cette fratrie de salopards. Mais Hollywood, m'a bien fait comprendre – droite à l'appui- qu'ils l'étaient tous.

C'est aussi ce jour-là que j'ai rencontré Marissa. Une superbe femelle. L'une des plus belles femmes que j'ai pu voir dans mon existence. Je suis resté scotché par sa beauté et sa douceur. Littéralement. J'avais l'impression qu'elle n'était pas réelle. Une vision avec une fragrance océane. J'avoue que j'ai eu une trique d'enfer, rien qu'en la regardant. J'ai vraiment cru que j'avais rencontré la femme de ma vie. Comme quoi ! Il ne faut pas toujours se fier à ses premières impressions.

J'ai appris ce soir-là que l'affaire sur laquelle j'enquêtais à cette période, la victime de meurtre par explosion était en fait le père de Beth.

Elle, Beth et Wrath m'ont sauvé des mains des autres frères, qui voyaient mon meurtre comme une distraction. Rhage en avait carrément boudé et Fritz avait demandé qu'on me saigne à l'extérieur pour ne pas tacher ses foutus tapis J'avais l'impression d'avoir atterrit dans la quatrième dimension, avec des crêpes aux épinards en plus.

Mais grande chance pour moi et cerise sur le gâteau, Vishous était comme moi, un fan des Red Sox.

Je m'appelle Butch et voici mon histoire.