Hello tout le monde!

Comme je vous l'ai dit, malheureusement, j'irai à mon rythme donc je ne connais pas les dates d'avance de quand je posterai la suite. J'écris tout simplement.

Je tenais à remercier les personnes qui ont pris le temps de me laisser un petit commentaire. J'espère que cette suite vous plaira.

Bonne lecture!


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Chapitre 2

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La nuit commençait à tomber. Je me tenais dans ma chambre devant un sac d'affaire mais j'ignorai si j'en aurais besoin à l'extérieur. Je stressais à l'idée de partir mais c'était inévitable. J'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir et je vis Kiba et Sakura à l'entrée. La dernière rentra dans la pièce et mira autour d'elle avant de poser ses yeux sur mon sac de voyage.

-Nerveux ? me demanda-t-elle.

- Oui, je le suis. Je sais que j'ai toujours rêvé de partir mais me voilà devant le fait accompli, j'ai peur. Surtout que j'aurais l'espoir de tout un peuple qui attendront de moi que je les sauve de leur bêtise. Qu'est-ce qui se passera si j'échoue ? Nous serons tous condamnés.

Sakura vint vers moi et elle prit mes mains, les serrant fortement. Je la regardais me sourire, elle tentait par ce biais de me transmettre du courage. Kiba vint vers nous pour poser sa main sur mon épaule. Ils étaient là avec moi.

-Tu devrais mettre des vêtements confortables pour le voyage. C'est une aventure qui sera longue et dure. Il faudra être préparer. Sakura s'occupe de la nourriture et moi, je m'occupe des vêtements. Nous serons plus stables avec Akamaru. Tu donneras tes affaires à Sakura. On est avec toi, vieux. On ne te laissera pas tomber.

Sakura hocha la tête pour confirmer les dires de notre ami. Je souris doucement envers mes amis. Je partis mettre des vêtements plus confortables et qui pourraient être porté par n'importe quel Humain. Un pantacourt noir et un débardeur blanc, je rajoutais des poignets de force en cuir. La future prophétesse me tendit des sandales noires, m'expliquant que les Humains en portaient, cela venait de la part de Tsunade. Je remarquai que Sakura pouvait ressemblait à n'importe qui, de même que Kiba. La première portée un débardeur rouge avec une jupe, en dessous se trouvait un legging noir. Pour mon ami, il avait une veste en cuir avec un tee-shirt et un pantacourt noir.

Je donnai mes affaires à Sakura qui vérifia si je n'ai rien pris d'inutile. Elle sortit un cadre photo où on voyait mes parents et moi. Je rougis lorsque mon amie regarda l'image. Elle sourit en sortant la photo de son cadre. Sakura ferma les yeux et elle se concentra sur le papier glacé qui se transforma en un joli petit pendentif en or. Elle me donna le collier.

-La photo est à la l'intérieur ce sera plus léger que dans un cadre. Comme ça, tu auras toujours tes parents contre toi. Je suis contente que tu ais quelque chose à te raccrocher. Allons-y, ton sac à dos est prêt. La nuit va prendre le pas et nous devons nous retrouver là où nous étions tout à l'heure.

On hocha la tête et je pris mes affaires pour les mettre sur mon dos. Nous nous retrouvâmes sur les lieux prévus et je vis mon ami le dauphin qui chantait. On entendait la musique de la cérémonie et les rires nous donnaient mal au cœur. Sachant que ce serait la dernière fois que mon peuple s'amuserait comme ça. Je sentis la dernière barrière tombée, c'était le signal. Les Humains n'allaient pas tarder à attaquer.

Kiba invoqua Akamaru. Il monta sur son dos et Sakura le rejoignit. Quant à moi, je sautai dans les eaux de l'océan. Le dauphin nagea dans ma direction et je sentis sa peau mouillée sous mes vêtements. L'animal me porta, sa peau luisante me donnait une drôle d'impression.

Soudain, au lieu d'entendre les rires et les chansons de mon peuple, des cris de peur et d'effroi nous parvinrent. Il semblait que c'était le signal pour le dauphin car il commença à nager rapidement. Par réflexe, je tentais de m'accrocher à la première chose sous ma main, l'aileron de mon nouvel ami. Mes amis se trouvaient à côté de moi, sur Akamaru. Ce dernier nageait très bien. Je ne savais pas du tout la distance entre l'île et le continent mais il fallait qu'on se dépêche. Je regardai derrière moi et j'écarquillai les yeux en voyant Uzushio brûler sous les flammes destructrices. Une larme coula sur mes joues striées. Les Humains venaient de nouveau de détruire notre maison. Je voulais hurler ma rage mais je devais me retenir tout comme il fallait que j'avance.

Les tourbillons furent passés rapidement grâce à l'instinct de nos mammifères. Je restais concentrer sur l'océan. L'eau était froide, se remettant à peine de notre hiver rigoureux. Les Humains ne devaient pas s'attendre à ce que des Yokais soient aussi fous pour affronter les eaux troubles autour de l'île. Kiba tentait de nous faire oublier ce que nous venions de voir. Seulement, les images s'étaient imprégnées dans ma mémoire. Mes oreilles entendaient encore les cris des femmes et des enfants qui ne voulaient que vivre en paix. Pourquoi les Humains s'acharnaient sur nous ? Ils n'avaient aucunes consciences et je les détestais.

Sakura tenait fortement la taille de Kiba. Elle se retenait de pleurer, je savais que sa famille était importante pour elle. Ses parents s'occupaient d'elle depuis sa naissance, même lorsqu'ils venaient d'apprendre que leur fille possédait en elle, le pouvoir des prophètes. Ce don pouvait détruire une famille entière, il arrivait que les parents abandonnent leur enfant à cause de ce pouvoir particulier. Il n'avait rien à voir avec ceux des éléments, personne ne comprenait rien à cette magie, même Tsunade ne contrôlait pas son pouvoir. Elle ne savait pas d'où lui venait la capacité de lire l'avenir sur le long et le court terme et cela faisait peur.

Je soupirai doucement. Le voyage risquait d'être long. Il fallait que je trouve désormais un moyen de sauver mon peuple. Le souci était qu'on ne pouvait pas secourir les nôtres à trois et on devait retrouver Jiraya en premier, lui seul pourrait peut-être nous aider. Quoi qu'il arrive je ne dois pas craquer, me montrer faible auprès de Sakura et Kiba. Je me sentais responsable d'eux, c'est de ma faute s'ils se retrouvent dans cette situation. Je prendrais la responsabilité de tout ce qui pouvait se passer.

La route était longue, je sentais la fatigue montrer le bout de son nez alors que le froid commençait à nous envelopper. J'entendais Sakura claquer des dents et je voyais qu'elle frissonnait. Kiba, galant, enleva sa veste pour lui passer. Seulement, le vêtement était légèrement trempé donc avec la température, l'habit était également froid mais c'était l'intention qui comptait.

Le dauphin se mit à chanter et je pus voir la terre au loin. Le continent, je me sentais totalement mitigé à présent. Je ne savais pas si j'étais heureux ou effrayé de découvrir cet endroit. J'avais toujours rêvé de partir à sa découverte mais les événements faisaient que je n'y allais pas par envie mais pour trouver un refuge autre que mon île, désormais détruite par les Humains. Toutes mes pensées étaient perturbées par les dernières vingt-quatre heures. Le dauphin me déposa là où j'avais pied Akamaru lui emmena Kiba et Sakura sur la terre ferme avant de demander muettement à ses passagers de descendre de son dos pour qu'il puisse enlever l'eau présent dans ses longs poils blancs. Je souris doucement avant de saluer mon ami qui repartit dans l'océan. Je me demandais encore pourquoi le dauphin était venu à moi. Comme s'il savait que j'avais besoin d'aide.

Soudain, on entendit des bruits dans les bois autour de la plage. Je regardais mes amis qui commençaient également à paniquer. On venait à peine d'arriver sur le continent et nous voilà déjà en danger. Kiba nous ordonna muettement d'aller se cacher dans les buissons. Nous fîmes ce qu'il demandait et on se cacha dans les feuilles. Le climat semblait totalement différent de celui de notre île.

Les bruits de pas se rapprochèrent et je vis dans le sable nos traces de pas. Je frappai doucement Kiba qui vit également les marques dans le sol. Je soufflai doucement et les particules s'envolèrent pour cacher notre passage. Mon ami hocha la tête avant que finalement nous vîmes des Humains sur la plage. Ils étaient deux. D'après les silhouettes, deux hommes d'un certain âge. C'était la première fois que je voyais un Humain, un véritable Humain, en chair et en os. Habituellement, je les voyais mais à travers les livres d'histoire. Sakura semblait aussi intéressée que moi sur le sujet. Les deux individus semblaient être des soldats, leur tenue montrait clairement qu'ils voulaient se fondre dans la nuit. Seulement, nos yeux étaient capables de voir dans le noir.

Kiba renifla doucement l'air. Il voulait savoir si ces Humains étaient dangereux ou non. Seulement, les odeurs ne pouvaient pas nous aider face à des monstres pareils. Je ne leur faisais pas confiance. Les deux hommes semblaient totalement ravis, ils devaient littéralement jubiler. Je sentais leur rire et leur amusement. Sakura commençait à me retenir, elle savait que si elle ne le faisait pas j'aurais été fracassé la gueule de ces types. Ces hommes, je ne les aimais pas. J'avais l'impression qu'ils se moquaient de nous. Des Yokais présents sur l'île.

Finalement les deux hommes partirent après avoir fait une petite bringue. On profita pour quitter la plage, nous serions trop à découvert dans cet endroit. Surtout qu'on ne savait pas si les courants marins pouvaient emmener une personne de l'île jusqu'ici. Je ne voulais pas savoir la réponse. Le plus simple était de partir et de s'éloigner de la plage. Nous devrions également trouver un coin pour dormir. Sakura devait être fatigué tout comme Akamaru et Kiba. Je sentais moi aussi des relents de fatigue. Seulement, je me devais de le cacher aux autres. Il fallait bien une personne pour surveiller le sommeil de mes amis.

La forêt était dense et profonde. Je me sentais tout de même euphorique, c'était le premier bois que je voyais. Je reniflais l'écorce, la nature qui m'entourait, les feuilles chantaient au gré du vent. Dans cet endroit, j'avais l'impression d'être en communion parfaite avec mère nature. Comment les Yokais avaient pu ignorer une sensation aussi extraordinaire ? Sakura et Kiba étaient dans le même état que moi alors qu'ils regardaient la forêt comme s'il s'agissait d'une des plus grandes merveilles du monde. Le vent soufflait sur mon visage et je voulais chanter, danser sous la musique de la forêt. Sauter dans les arbres, me sentir plus proche de la nature elle-même. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire en sentant cette communion.

Mon père avait tort sur un point, le continent était vraiment magnifique. Si on oubliait les Humains et qu'on regardait les choses sous un autre angle, nous étions nés sur cette terre. Nos ancêtres avaient vécu ici, avant que les Humains ne nous forcent à tout abandonner. Sans Humain, le continent pourrait être notre nouvelle maison, plus besoin de se cacher, de fuir sur une île entourée par des barrières qui disparaîtront des siècles plus tard, de nous couper du monde autour.

-La nature est aussi magnifique ? se demanda Kiba.

- Je pense que l'équinoxe aide à rendre la forêt encore plus magnifique, dit Sakura regardant autour d'elle. Les feuilles chantent le renouveau avec dame nature.

- Je ne pensais pas qu'on serait autant en phase avec les bois du continent, souffla mon ami. C'est vrai, nous sommes nés sur l'île, pourtant j'ai l'impression que la forêt nous attendait.

- Nous sommes certes nés sur l'île, mais avant tout, nos ancêtres venaient du continent. J'imagine que la forêt attendait le retour des Yokais sur le continent. Elle a senti notre présence et cela doit être sa propre magie qui nous protège. Peut-être qu'elle sent à quel point les Humains sont néfastes. Il y a quelque chose d'obscur dans l'écorce des arbres, comme si un mal rongeait le bois.

- Je l'ai senti également la forêt souffre, c'est quelque chose qui doit se trouver dans la terre. Cela peut-être n'importe quoi, du poison ou quelque chose d'encore plus horrible. Mais la forêt semble heureuse de nous avoir avec elle, souffla Sakura en touchant un arbre.

- On dirait que l'euphorie du début a disparu pour nous laisser totalement suspicieux, dit Kiba regardant autour de lui. Je me demande ce qui a bien pu se passer.

- Il doit être minuit passé à présent. L'équinoxe s'arrête lorsque les douze coups de minuit retentissent dans les airs. La magie positive à laisser place à toute cette négativité. La forêt montre son visage blessé et malade. Etant des Yokais, nous la sentons plus fortement que les Humains, répliqua mon amie.

- Donc la forêt a fait semblant d'aller bien lorsque nous sommes entrés dans son domaine, soupira l'homme chien. On se fait avoir même par les éléments.

- Non, ce n'est pas de sa faute, m'exclamai-je. Il y a sous nos pieds une force négative. C'est elle qui donne à ce bois l'apparence d'être malade. Si nous suivons le courant, on peut peut-être trouver la source de ce mal.

- Et si le mal est un Humain ? dit Sakura. On ne prendra pas le risque de se faire attraper aussi bêtement. Oui, ce courant est étrange mais nous n'avons pas à nous jeter dans la gueule du loup pour autant. Tsunade a été claire, on doit retrouver Jiraya pour lui expliquer la situation d'Uzushio.

- Je suis d'accord avec toi Sakura mais personne ne nous a dit où se trouver le mont Myôboku, intervint Kiba. Si la montagne est trop loin ou si nous sommes plus proche que l'on veut bien croire. Nous ne connaissons même pas notre position actuelle. En clair, nous sommes perdus avant même de commencer notre quête et nous ne pouvons nous permettre de partir à l'aveugle dans ce genre de situation. On doit se débrouiller par nous-même. Seulement, que peut-on faire ? Nous sommes bloqués. Donc, on va suivre ce courant, c'est notre première piste. Si cela se trouve, il nous mènera là où on veut aller. Autant commencer quelque part. Tu en penses quoi Sakura ?

- Je… Je suppose mais si cela nous emmène dans un village d'Humain, on fait demi-tour immédiatement.

- Cela va de soi. Dans ce cas, suivons ce courant, souris-je.


Voilà le début de l'aventure!

J'espère que vous avez beaucoup aimé ce deuxième chapitre.

N'hésitez pas à laisser un commentaire, cela ne prend pas longtemps et cela fait toujours plaisir.

A la prochaine!

Bye Bye!