Note de l'auteur: Voici enfin pour vous le chapitre 2! J'ai mis du temps à écrire le 3 que j'ai envoyé à ma bêta lectrice très tard hier soir. J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira tout autant que le premier, et que vous lirez cette histoire jusqu'au bout. J'essaierai d'écrire la suite plus rapidement à l'avenir.
Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à me laisser un commentaire, j'adore les lire! :)


Chapitre 2 : Les conseils d'Hermione

Finalement Ron n'avait pas pu questionner son meilleur ami. Il avait été trop occupé à montrer à Hermione à quel point il tenait à elle, que se soit à renfort de baiser plus ou moins mouillé, qu'en parole débordante de tendresse. Ils n'avaient même pas remarqué que leur meilleur ami avait disparu. Ce dernier s'était discrètement éclipsé quand les deux jeunes amoureux s'étaient rapproché l'un de l'autre dans la salle commune, souhaitant ainsi leur laisser l'intimité nécessaire à tout jeune couple et faire le point sur sa situation personnelle. Et après une heure de réflexion, il n'était pas très avancé. En fait, il était toujours au même stade. Il redoutait plus que tout au monde sa déclaration à son professeur de potion. Ce dernier lui vouant une haine farouche, ce n'était pas des plus engageant... C'est alors qu'il prit une décision. Il irait ce soir. Avec sa cape d'invisibilité. Comme ça personne ne pourrait le voir. Et il irait là où il aurait dû aller depuis le début. Sa décision était prise, et rien, ni personne ne pourrait le faire changer d'avis.

Le reste de la journée passa avec lenteur. Ron et Hermione ne pouvaient presque plus se décrocher l'un de l'autre et Harry se retrouva donc un peu à l'écart. Ses sombres pensées tournaient dans son esprit et il se sentait un peu étourdi. Il accueilli le dernier cours de la journée avec joie, même si c'était un cours de botanique. Pourtant une fois le cours fini, une sourde appréhension l'envahi. Il n'était plus tout à fait sûr de son choix finalement... Ils arrivèrent dans le hall où ils croisèrent la bande de Malfoy.

-Toujours pas de séjour à l'infirmerie Potter, lança Draco.

-Fais attention que ça ne soit pas moi qui t'y envoie, le menaça Harry.

-Ouhou, ricana le Serpentard, j'ai peur...
Il se rapprocha du Survivant et murmura de façon à ce qu'il soit le seul à l'entendre :

-Méfie-toi Potter, je n'ai pas oublié ce que tu as fais à ma famille...

-Ton père n'a eu que ce qu'il méritait Malfoy ! cracha Harry. Et fais attention à ta petite tête blonde, il pourrait t'arriver la même chose !

-Ne sois pas si sûr de toi, répondit ce dernier en s'éloignant, ça fait enflé ta tête qui l'est déjà bien assez comme ça !

L'Elu eut tout juste le temps de retenir Ron qui avait sorti sa baguette et la pointait sur Malfoy.

-Non Ron, ça serait le laisser gagné. Laisse tomber, il n'en vaut pas la peine...

-Sage décision, susurra la voix de Snape derrière eux. 20 points en moins pour Gryffondor Weasley. Il me semble que M. Malfoy ne vous avez rien fait non ? 5 point en moins Granger pour ne pas être intervenu. Vous qui vous mêlez toujours de tout, vous auriez pu au moins vous mêlez de ça, ça aurait évité des pertes de points inutiles à cause de votre petit ami !

Sur ces mots il tourna les talons et partit vers les cachots, tandis qu'Hermione devenait aussi rouge que sa robe de maison et que Pansy Parkinson éclatait de son rire de hyène.

Harry prit alors Ron par le bras, puis son amie, et monta les escaliers de marbre en direction de leur salle commune. Ce n'est qu'une fois arrivé au premier raccourci dissimulé derrière une tenture qu'il les libéra.

-Merci de m'avoir retenu Harry, dit alors Ron. Sinon j'aurais refais le portrait de ce fils à papa, et ses cheveux soigneusement laqués auraient bouclés!

Ce dernier hocha la tête tandis qu'Hermione souriait à ces mots et prit une main de son petit ami dans la sienne. Les doutes qu'avait eu le Survivant en quittant le cours quelques minutes auparavant, s'envolèrent. Il était plus que déterminé maintenant à aller jusqu'au bout de ce qu'il avait décidé. Il remonta jusque la salle commune sans plus s'inquiéter pour ses amis. Il alla directement dans son dortoir et n'en sortit même pas pour dîner. Ron vint tout de même le voir mais il refusa de le suivre. Il profita de l'absence de ces derniers pour redescendre dans la salle commune et faire semblant de travailler. Il lui était bien impossible de se concentrer sur quoi que ce soit, pas même la Défense Contre les Forces du Mal. Il retourna alors dans son dortoir, pour s'isoler sur son lit en fermant les rideaux. Il attendit que ses camarades soient tous endormis et il se faufila en dehors de la salle commune vêtu de sa cape d'invisibilité.

La boule d'angoisse était revenue se former dans sa gorge. Ce n'était vraiment pas le moment de flancher ! Il était prêt du but, tout serait bientôt fini. Il arriva dans le couloir de la tour d'astronomie et se sentit plus fébrile qu'il ne l'avait jamais été. Enfin il allait être libéré de tout ça. De l'amour étouffant qu'il avait pour ce professeur qui le haïssait tant, de ces visions de torture infligées par Voldemort, des moqueries journalières de Draco Malfoy, et de tout le reste. Il allait pouvoir rejoindre ses parents et son parrain, si jamais il y avait quelque chose après la mort. Ils n'auraient qu'à se trouver un autre Élu pour sauver leur monde, il n'en ferait bientôt plus partie. Il releva la tête et redressa ses épaules, muni d'une détermination infaillible. Et là il s'arrêta net. Ce professeur qui le haïssait tant patrouillait justement dans le couloir de la tour d'astronomie.

« La vie est bien cruelle tout de même... pensa le jeune homme. Au moins je l'aurais vu une dernière fois... ». Il commençait à contourner l'homme de ses rêves quand sa cicatrice se mit à lui faire mal, comme chauffée à blanc. Il retint tout juste un gémissement et entra aussi silencieusement que possible dans la classe d'astronomie. Une fois la porte fermée, il se laissa emporter par la douleur et découvrit la raison de la fureur de Voldemort. Son projet ne se déroulait pas comme il l'avait prévu, surtout pas assez rapidement. Des Endoloris fusaient, des corps se tordaient de douleur à ses pieds. Et malgré la fureur qui l'habitait, une joie se propageait dans ses veines à la vue de la terreur qu'il inspirait. Un rire froid, dénué de tout amusement et de tout sentiment sortit alors d'entre ses lèvres, et Harry revint à lui. Il se sentait faible et tremblant face à ce qu'il venait de voir. Chaque jour qui passait semblait rendre Voldemort encore plus puissant et terrifiant qu'il ne l'était déjà. Un frisson le parcouru alors et il se releva avec peine. Pour tomber nez à nez avec Snape. C'était comme si une pierre venait de lui tomber dans l'estomac. Là il allait mourir, c'était sûr...

-Potter, je peux savoir ce que vous faites ici ? Demanda son professeur.

-Je... J'allais à la Tour d'Astronomie Monsieur, répondit l'intéressé.

-Ne me prenez pas pour un idiot, je sais très bien où nous sommes !

Le jeune homme baissa alors la tête. Il n'avait pas le courage de se battre avec son professeur. L'homme qu'il aimait.

-Qu'avez-vous vu ? Le questionna abruptement la chauve-souris des cachots.

-Euh... Ri... Rien, balbutia Harry.

Son professeur savait qu'il n'était pas un bon occlument. Mais surtout, si jamais il se rendait compte à quel point ses cours n'avaient servis à rien, il allait de nouveau être désagréable. Et encore, le mot était faible...

-Je sais très bien que vous venez d'avoir une connexion avec l'esprit du Seigneur des Ténèbres Potter. Je n'aurais jamais deviné votre présence si son rire n'avait pas franchi vos lèvres. Alors je vous repose la question : qu'avez-vous vu ?

-Je... Je ne suis pas très sûr... Des gens, des Mangemort principalement, se faisaient torturer parce... Parce que ça n'allait pas assez vite. Il avait prévu quelque chose mais tout ne se passe pas comme il le souhaite. Alors il passait sa colère sur ses fidèles.

Le Survivant eu un frisson d'horreur suivit d'un haut le cœur et son estomac rejeta la bile qui le remplissait. Quand il releva enfin la tête, il croisa le regard sombre de Snape qui était, comme toujours, dénué de toute émotion.

-A l'infirmerie Potter. Je vais aller voir le directeur et lui raconter ce qu'il vient de se passer. Je vous donnerais votre punition plus tard...

-Je ne veux pas aller à l'infirmerie, dit Harry en secouant la tête. Je vais retourner dans mon dortoir, Monsieur.

-C'est hors de question ! Écoutez moi bien Potter, car je ne le répéterai pas, susurra la terreur des cachots. Quand je donne un ordre, j'attends que vous le suiviez. D'une part, parce que je suis votre professeur, et d'autre part, parce que je suis votre aîné ! Alors vous allez à l'infirmerie, tout de suite !

Le jeune homme baissa la tête. Quand son professeur était comme ça, impossible de discuter. En supposant qu'on puisse habituellement discuter avec lui bien sûr...

Pour être sûr qu'Harry aille à l'infirmerie, Snape préféra l'y emmener lui même. Après avoir succinctement raconté à Mrs Pomfresh ce qu'il venait de se passer, son professeur s'éclipsa. Harry eut alors droit à une potion sans rêve pour qu'il puisse passer une bonne nuit sans autre cauchemar.

Le week-end arriva très vite et la situation d'Harry n'avait pas changé. Sentimentalement parlant bien sûr. Côté retenue, Snape avait eu la gentillesse de lui faire parvenir un parchemin lui indiquant qu'il était attendu lundi à 20 heures dans son bureau.

-Tu vas encore récurer des chaudrons à mon avis mon vieux, lança Ron. Ça fait un moment qu'il n'a eu personne en retenue apparemment, donc tu vas gratter...

Son meilleur ami haussa les épaules, impassible. Il avait nettoyé tellement de chaudrons que ça ne le gênait pas. Le faire ne changerait pas ce qu'il avait fait de toute façon, et ce ne serait pas suffisant pour le dissuader de recommencer. Hermione lui jeta alors un coup d'œil et marmonna quelque chose comme quoi les pactes étaient importants dans le monde sorcier. Le survivant la fusilla du regard et s'attela à la montagne de devoirs qui l'attendait. S'il voulait voler un peu sur le terrain de Quidditch durant le week-end, il valait mieux qu'il règle ce délicat problème dés maintenant. Après avoir peiné à rédiger son devoir de métamorphose, il lâcha un énorme soupir et se renversa sur sa chaise. Il était déjà las de faire ses devoirs et n'arrivait plus à se concentrer correctement.

-Harry, travaille un peu au lieu de bailler comme ça ! Le sermonna sa meilleure amie.

-Oui, je prenais juste une pause après le devoir de McGonagall.

-Tu n'auras pas tes ASPIC en faisant des pauses je te signale.

-Hermione, il me semble que j'ai toujours eu de bon résultat. Pas excellents mais suffisants en tout cas. Alors, laisse-moi gérer s'il te plaît. Surtout que dans certaines matières, comme la défense contre les forces du Mal, j'ai un niveau supérieur aux autres. La seule matière qui me fait défaut, ce sont les potions.

La jeune femme ne sut que dire devant cette tirade pour le moins inattendue. Ron, quant à lui, regardait sa petite amie d'un œil amusé. Enfin un d'eux avait réussi à la faire taire au sujet des devoirs. Il lui paraissait évident que ce soit Harry puisqu'il n'aurait jamais osé. Il avait trop besoin de son aide pour ça. Le Survivant prit alors un de ses devoirs au hasard et fit une grimace en constatant que c'était celui des potions. Il fût tenté, un instant, de le bâcler. Il en était sûr, Snape allait le noter de la même manière, quoi qu'il rende. Mais au regard que lui lança Hermione, il s'abstint de tout commentaire et rédigea ce que demandait son professeur, non sans peine.

Harry réussi à finir son travail avant d'aller dîner, ce qui ne fut pas le cas de Ron. Leur amie avait, quant à elle, fini depuis bien longtemps. Elle s'occupait en cherchant des sorts qui pourraient être utiles à Harry dans son combat contre le mage noir. Ils avaient énormément progressé tous les trois, et savaient maintenant utiliser plusieurs sorts utiles qui n'étaient pas enseignés. Parmi eux se trouvait celui qui forçait un animagus à reprendre sa forme humaine, et Harry s'était juré de l'utiliser contre Pettigrew en essayant de le maîtriser. Le sort d'anti-transplanage s'était aussi révélé très efficace. Ils l'apprenaient dans une grotte non loin de Pré-au-lard -après qu'Hermione leur ait rappelé, une fois de plus, qu'il était impossible de transplaner dans l'enceinte de l'école- lorsqu'une nouvelle dispute avait éclaté entre Ron et la jeune femme. Alors que le plus jeune des fils Weasley perdait l'avantage, son meilleur ami vit qu'il avait l'intention de transplaner et il le bloqua donc avec le sortilège. Bien sûr, repensa Harry avec un sourire, Ron lui avait fait la tête pendant presque une semaine devant tant de déloyauté. Lui s'était défendu en disant qu'au moins, il avait réussi à lancer le sortilège, et que maintenant il le maîtrisait à la perfection.

Le Survivant fut tiré de sa rêverie par une pelote de laine qui le heurta en plein visage. Il leva les yeux vers sa meilleure amie qui avait recommencé à tricoter il ne savait quel vêtement pour les elfes de maison et lui lança un regard interrogateur. Leur ami rouquin ne s'était aperçu de rien, trop concentré sur ses devoirs. Hermione lui fit signe d'approcher pour s'asseoir à côté d'elle sur un canapé. Une fois installé, la jeune femme attaqua dans le vif du sujet :

-Tu en profiteras lundi soir, non ? Tu vas remplir ta part du marché ?

Harry la fusilla du regard, avec une légère lueur de panique. Si jamais quelqu'un devinait ses sentiments, autre qu'Hermione, il allait être dans une situation délicate. Pas qu'il ne faisait pas confiance à son meilleur ami, mais il n'était pas prêt à tout lui révéler. Bon, il pensait bien que Ron avait deviné qu'il préférait les hommes, mais avouer qu'il aimait le professeur tant haï par les Gryffondor, ça, il ne s'en sentait pas capable.

-Alors ? Harry, il faut vraiment que tu lui parles ! Ça te ronge cette histoire !

-Oui Hermione, ça me ronge. Et tu veux savoir pourquoi ? Une histoire entre lui et moi est impossible. Même si je suis majeur, je reste son élève. Ensuite, si j'arrive un jour à lui avouer mes sentiments, il me tuera sur le champ simplement parce que je suis le fils de mon père et que j'ose lui dire de telles choses.

-C'est vrai que vu sous cet angle... Mais il ne faut pas que tu perdes espoir Harry. Je suis sûr que tout s'arrangera !

-Tu as écouté ce que je t'ai dit Hermione ? Il me hait. Comment veux-tu que ça s'arrange ?
-Je suis sûre qu'il ne te hait pas, assura la brunette avec sérieux. Il a même dit que.., continua-t-elle avant de s'interrompre en rougissant.

Le survivant la regarda avec surprise avant de la prendre par les épaules.

-Il a dit quoi ? Que sais-tu Hermione ?

-Et bien... Ce ne sont que des suppositions d'accord ? J'ai surpris une conversation entre lui et Dumbledore un jour. Il disait que tu ressemblais trop à ton père c'est vrai. Mais il ajouté que c'était une vraie torture et qu'au moins tu avais les yeux de ta mère pour alléger cette ressemblance. Les similitudes caractérielles comptaient mais ce qui le gênerait le plus ce seraient vos ressemblances physiques.

-Évidement Hermione ! Tu imagines toi, être enfin débarrassée de Malfoy, et voir un mini Malfoy débarquer sans prévenir qui est le portrait craché de son père? Il y a de quoi être énervé !

-Ce n'est pas ça Harry. Je ne pense pas que Snape haïssait tellement ton père. Du moins... au début. Tu n'auras qu'à lui demander lundi, tu verras bien.

-Tu tiens vraiment à ce qu'il me tue toi...

Ils furent coupés dans leur discussion par un Ron a la mine renfrognée qui se plaignait d'avoir l'estomac vide, et qui répétait à tout va qu'il avait assez travaillé pour aujourd'hui. Sa petite amie céda à sa requête et promit de jeter un œil sur ce qu'il avait rédigé. Harry, quand à lui, se demanda si les dires de la jeune femme étaient exacts, et s'il trouverait le courage nécessaire pour questionner l'homme qui avait conquit son cœur.