Note de l'auteur: Voici le chapitre 4! Je sais que vous l'avez attendu très longtemps et d'ailleurs je vous le poste alors que le chapitre 5 n'est même pas fini. Je vais essayer de vous écrire la suite le plus vite possible, mais je ne promets rien. J'ai plusieurs fanfiction en cours et même des One Shot donc ça peut mettre plus longtemps qu'entre le chapitre précédent et celui-ci.
Profitez bien de celui-là et j'espère que vous allez l'aimer tout autant que les précédents. Bonne lecture!


Chapitre 4 : Occlumancie

Le lendemain, Harry resta dans son lit tandis qu'il entendait ses camarades se lever un par un. Même Ron qui semblait l'attendre, finit par descendre dans la salle commune. Il était encore secoué du rêve qu'il avait fait la veille. Entre l'insinuation d'Hermione et savoir qu'un plan était mis au point par Voldemort, sous le nez de Dumbledore et du sien, grâce à Snape, il était fortement perturbé. Il était profondément blessé par les propos que sa meilleure amie avait tenu la veille au soir. Une petite voix lui disait qu'il exagérait, Hermione n'avait pas dit, ou même sous-entendu, que Sirius était mort par sa faute. Cette voix lui disait qu'il avait réagi d'une façon qui ne lui ressemblait pas, et surtout que sa réaction était totalement démesurée. Seulement, si Harry décortiquait bien toute la conversation, sa meilleure amie lui avait bien dit que son parrain était passé au delà du voile par sa faute. Et qu'aurait-elle voulu ? Si elle avait été à sa place, et si Sirius était son dernier parent, elle l'aurait secouru, tout comme lui l'avait fait. Alors elle n'avait pas à lui faire la morale, car étant de la maison Gryffondor, il était évident qu'eux deux auraient porté secours à la personne qui leur tenait le plus à cœur. C'est pour ça qu'il n'arrivait pas à comprendre la réaction de son amie. Bien sûr, il avait agi sur un coup de tête, comme d'habitude. Ça avait tout de même permis d'arrêter un bon nombre de Mangemort, en payant un prix bien lourd.

Il était près de midi quand il décida enfin de se lever. Hermione devait bien assez s'en vouloir pour qu'il en rajoute encore. Même s'il était vexé par ses paroles, il devait arrêter de se torturer avec la mort de son parrain. Il devait arrêter de se torturer avec toutes les morts autour de lui. Celle de ses parents, et même de Cédric Diggory, continuaient de le hanter, le faisant culpabiliser de toujours en réchapper à la place des autres, alors que la personne que Voldemort voulait, c'était lui. Pourtant, il trouvait toujours un moyen d'en réchapper. Il se souvint alors de ce qu'il avait vu pendant qu'il rejoignait la Grande Salle. Il devait parler à Ron, et rapidement.
Il trouva ses meilleurs amis à la table de Gryffondor. Quand il vit la mine abattue d'Hermione, une sorte de joie sadique l'emplit. Tant mieux si elle se sentait mal, elle l'avait profondément blessé la veille au soir. Il fronça les sourcils un instant. Ce genre de réaction ne lui correspondait pas du tout... Il les rejoignit et leur murmura un vague bonjour avant de prendre tout ce qui était à sa portée. Il était affamé.

-Harry, je suis vraiment désolée pour hier soir, commença la jeune femme.
Ron les regardait d'un air anxieux. Il ne pouvait absolument pas choisir entre sa petite amie et celui qu'il considérait comme son sixième frère. Il comprenait très bien la peine de son meilleur ami, mais il savait aussi que la brunette s'en voulait énormément pour ses paroles maladroites.
-N'en parlons plus Hermione, lança le Survivant tant bien que mal tant sa bouche était pleine.
Elle lui fit un petit sourire contrit et commença à manger à son tour.

-J'ai besoin de votre aide, dit Harry au bout d'un moment. A tous les deux. Surtout toi Hermione. Il n'y a pas un sortilège qui te résiste et je suis sûr qu'avec les recherches appropriées à la bibliothèque tu sauras m'aider.
-Qu'est-ce qui se passe Harry ? demanda alors Hermione d'un ton inquiet.
-Pas ici, répondit ce dernier. Je vous raconterais tout à la bibliothèque.

Ils se dépêchèrent donc de finir de manger et filèrent en direction de la pièce favorite d'Hermione. Harry s'échina à leur trouver la table la plus éloignée possible du bureau de Mrs Pince et des autres tables. Quand il la trouva enfin il s'y installa et força ses amis à en faire autant.
-Tu peux nous dire à quoi ça rime tout ça ? Le questionna la jeune femme.
-Je veux que tu m'aides à apprendre l'occlumancie Hermione. Je... J'ai encore eu une connexion cette nuit, et celle-là devait être la pire de toutes.
-Qui a été attaqué ? Demanda alors Ron alarmé.
-Personne n'a été attaqué. C'est juste que... Je ne m'attendais pas à voir Severus. Je ne l'ai jamais vu en compagnie de Voldemort, et là j'ai bien eu la preuve qu'il est un mangemort. C'est pour ça Hermione, que je ne pourrais pas remplir ma part de marché, et que je dois apprendre l'occlumancie. Je ne veux pas revoir ce genre de chose.
-Harry... Je ne suis pas sûre. L'occlumancie est quelque chose de très complexe, je ne sais pas si j'en serais capable.
-Tu es la seule à qui je peux demander ça Hermione ! Tu as toujours été la meilleure de nous deux depuis qu'on est arrivé à Poudlard, je sais que tu pourras m'aider. Sans tes recherches, je n'aurais jamais autant appris pour le Tournoi des Trois Sorciers en quatrième année. Et il est hors de question que je demande à McGonagall ou à un autre professeur. Il y a bien assez de livres ici, tu en trouveras forcément un qui te détaillera toute la partie théorique. Au pire je demanderais à McGonagall un papier pour accéder à la réserve en prétextant que je veux plus d'arme pour détruire Voldemort. Ron, arrête, tu es ridicule, dit-il à son ami qui n'avait pu s'empêcher de faire une grimace en entendant le nom du mage noir.
-Je ne sais pas Harry. Je ne suis pas une experte dans ce domaine, pas comme le Professeur Snape. Pourquoi ne lui redemandes-tu pas ?
-Hermione, tu avais bien écouté quand je t'ai raconté notre dernière leçon ? Il me hait, plus jamais il ne me donnera de cours et si jamais il le faisait, il pourrait découvrir les sentiments que j'ai pour lui. Ce n'est pas un risque que je suis prêt à prendre. Surtout pas après ce que j'ai vu cette nuit.
-Mais qu'est-ce qu'il disait, Harry ? Tu l'as vu avec Voldemort, mais ça ne prouve pas qu'il est de son côté. Dumbledore dit qu'il est devenu un espion pour nous, dit la jeune femme.
-Il... Il a dit « Le garçon ne se doute de rien ». Et dans tout ce que j'ai pu voir, c'est comme ça qu'ils m'appellent tous. Ça veut bien dire ce que ça veut dire ! Je dois me méfier de lui. Imagine qu'il apprenne que je suis amoureux de lui et il s'en serve pour m'amener plus rapidement à Voldemort ?

De l'autre côté du rayon de livres, caché à la vue du trio Gryffondorien, Snape n'en crut pas ses oreilles. Comment un gamin tel que Potter pouvait bien l'aimer alors qu'il ne faisait que le rabaisser ? C'était justement ce qu'il voulait éviter ! Il savait déjà que l'amour n'entraînait que souffrance. Moins de personnes l'aimaient, mieux il se portait, la solitude ne lui faisait pas peur. Déjà qu'il avait les yeux de sa mère, la belle Lily Evans, son amour d'enfance devenue sa meilleure amie au fil du temps, il fallait en plus qu'il ait le physique de son père ! Tout comme cette incroyable capacité à se fourrer dans les ennuis comme un niffleur était attiré par les objets brillant. Jamais il n'aurait cru possible qu'Harry éprouve autre chose que de la haine à son égard alors qu'il mettait tout son cœur à se faire détester. Ses parents étaient morts par sa faute tout de même, il ne pouvait pas oublier cela. Il y avait cependant une part de lui tout à fait enchantée par cette révélation. Lui qui pensait que jamais plus un Potter n'accepterait de poser son regard sur lui après tout ce qu'il avait fait autrefois.

Les adolescents reprenaient leur conversation après le long silence du brun.
-Bien sûr je n'ai pas la preuve réelle qu'il n'était pas en train d'espionner pour Dumbledore, dit alors Harry. Mais il était en train de préparer un plan contre moi Hermione. Et il est le seul Mangemort à Poudlard, ce qui arrange bien Voldemort.
-Harry écoute moi, le contra la jeune femme. Combien de fois a-t-on accusé le professeur Snape alors qu'en réalité, il a toujours été de notre côté ? Peut-être que tout ça a été vu avec Dumbledore justement, et qu'il ne joue qu'un rôle.
-Allons Hermione, on ne cesse pas d'être un Mangemort du jour au lendemain, lança Ron. Mangemort il est, Mangemort il reste ! Quand on choisit les forces du Mal, c'est pour toujours.
-L'idiotie aussi apparemment, c'est pour toujours, ne put s'empêcher de marmonner la chauve-souris des cachots pour lui même.
-Je ne veux pas savoir s'il est avec nous ou pas. Qu'il soit d'un côté ou de l'autre, il ne doit jamais connaître mes sentiments pour lui, fit Harry. Même si ma connexion avec l'esprit de Voldemort a pu sauver le père de Ron par je ne sais quel miracle, je ne peux pas laisser ce genre de chose arriver. Et si jamais Voldemort apprend ce que je ressens pour Severus, qu'il soit de son côté ou du nôtre, il l'utilisera pour m'atteindre car il sait très bien que je ferais pour lui ce que j'ai fait pour Sirius.

Le professeur de potion était déconcerté. Il avait là la preuve que Potter était très sérieux quand il disait l'aimer. Il n'avait osé y croire en l'entendant au début de leurs conversations, mais il n'y avait plus de doute possible. Harry Potter était amoureux de lui. D'un côté il en était ravi et d'un autre il en était totalement horrifié et il voulait le secouer. Pourquoi ce maudit Potter faisait-il toujours tout pour compliquer les choses ? Il ne lui fallut qu'une minute pour savoir qu'il ne changerait absolument rien dans son comportement avec lui. Et il allait le surveiller d'encore plus près, comme si cela était possible. Il fallait qu'il mette la main sur la carte des Maraudeurs, ou qu'il crée la sienne, plus performante encore. Ou alors un simple sort de traçage comme sur les jeunes enfants ? Il allait devoir creuser la question, mais si c'était la carte qui l'emportait niveau simplicité, il allait devoir prendre contact avec Lupin, entreprise qui ne l'enchantait guère... Il fut tiré de ses pensées par leurs voix qui s'élevaient à nouveau.

-Je t'aiderais Harry, dit alors Hermione. Je ferais tout ce que je peux mais je ne garantis pas d'y arriver.
-Aucun sortilège ne te résiste Hermione, dit alors Ron, ce qui la fit rougir.
Harry regarda ailleurs alors que ses deux meilleurs amis se jetaient dans les bras l'un de l'autre, prit d'un soudain élan d'amour. Il se leva alors dans l'espoir de trouver un livre sur l'occlumancie mais il vit quelqu'un venir vers eux, sortant du coin du rayon qui le cachait. Snape. Le Gryffondor le regarda et se demanda ce qu'il avait bien pu entendre.
-Mr Weasley, Miss Granger, je vous prierais de garder ce genre d'activité pour quand vous serez dans votre salle commune. J'enlève 5 points à Gryffondor, nous sommes dans un endroit public ici. Potter, je ne sais pas ce que vous préparez, mais je peux vous garantir que je vous aurais à l'œil. Vous êtes toujours en train de préparer un mauvais coup ou prêt à enfreindre les règles de cette école, mais cette fois, je ne vous laisserais pas faire.

Sur ces mots, le professeur de potions tourna les talons vers la sortie. Harry lui, tourna la tête vers ses deux meilleurs amis et les regarda avec effroi. Qu'avait bien pu entendre Snape ? Depuis quand se cachait-il derrière la bibliothèque ? Il n'avait quand même pas entendu quand il avait dit qu'il l'aimait ? Toutes ces questions tournaient dans son esprit et il sentit une main se poser sur son épaule.
-Ça va aller Harry. S'il avait entendu quoi que se soit concernant tes sentiments, il t'en aurait fait la remarque, lui dit sa meilleure amie. Je vais chercher tous les livres dont nous aurons besoin. Je veux que nous les étudions tous les trois. Je suis convaincue que l'occlumancie nous sera utile un jour à Ron et moi.
-Je ne veux pas apprendre ça moi, protesta le rouquin.
-Peu importe, parce que je ne te laisse pas le choix. On va apprendre avec Harry, comme ça on pourra s'entraider. Et ce n'est pas discutable Ronald, dit-elle d'un ton qui ne souffrait aucune réplique.

Les deux jeunes hommes savaient que quand elle appelait son petit ami par son prénom, il était impossible pour lui de la faire céder. Il se résigna donc et la suivit dans les rayons pour l'aider à porter les livres pendant qu'Harry écrivait sur un parchemin ce que Snape lui avait dit pendant leurs leçons.

Les semaines passaient et Harry progressait bien mieux avec Hermione et Ron qu'il ne l'avait jamais fait avec Snape. Même Ron se révélait doué pour cette branche de la magie. Étonnement, c'était Hermione qui avait le plus de mal avec l'occlumancie. Harry faillit lui faire la remarque qu'elle lui avait répété énormément de fois qu'il devait absolument y arriver et qu'elle devait bien constater que ce n'était pas une tâche aisée. Cependant il s'en abstint car il préférait quand c'était la jeune femme qui tentait de pénétrer dans son esprit que son meilleur ami. Elle y allait avec plus de douceur, même si ce n'était pas ce qu'il lui fallait réellement au vu de ce que lui faisait subir Voldemort. Mais cette façon de faire facilitait son apprentissage. Ils avaient opté pour la Salle sur Demande pour s'entraîner, et le sol était recouvert de tapis pour amortir les chocs quand ils tombaient, comme cela leur était arrivé de nombreuses fois au début de leurs séances. Le professeur Snape lui n'avait rien changé à son comportement avec Harry, étant aussi désagréable que d'habitude ce qui rassura le jeune homme. Il se dit que s'il avait entendu toute leur conversation, il aurait été aussi exécrable qu'après leur dernière séance d'occlumancie. Il n'y avait qu'une ombre dans toutes ces améliorations : il avait encore des connexions avec l'esprit de Voldemort malgré tous ses efforts pour empêcher que cela n'arrive. Il parvenait toutefois à s'en défaire bien plus rapidement qu'avant et elles le rendaient beaucoup moins malade. Même Ron disait qu'il marmonnait beaucoup moins dans son sommeil. Seamus, Dean et Neville étaient ravis de ce changement.

De son côté Severus cherchait un moyen de surveiller Harry d'encore plus près. Le fait qu'il ait découvert les sentiments du jeune homme à son égard changeait tout. Il ne pouvait pas dire qu'il aimait le jeune homme, mais sa mère était importante pour lui. Et son père plus encore. Bien qu'ils aient eu des rapports très tendus, Severus n'avait jamais réellement détesté James. Seul Sirius Black avait été son réel ennemi. Parce qu'il avait découvert son secret, et qu'il l'avait répété à James Potter. Et à partir de ce moment là, sa vie était devenue un enfer. Seule Lily Evans l'avait soutenue à cette période et l'avait empêché d'en finir avec Black. Et Lily s'en était voulu d'attirer l'attention de Potter à sa place. Oui, James avait été encore plus odieux avec lui une fois que Sirius lui avait révélé le secret qu'il gardait au fond de son cœur. L'animagus canin avait été particulièrement perspicace lorsqu'il avait découvert qu'il était amoureux de James Potter.