Bonjour bonjour, voici un nouveau chapitre (et je suis dans les temps !) ! Quelques précisions… Je sais que le titre est : Dépendance à une correspondance mais, à partir de ce chapitre la correspondance seras moindre. Je m'en excuses, cependant, j'essaie dans chaque chapitre de mettre un peu de correspondance ici et là.
Disclaimer : Les personnages et l'univers ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J.K Rolling !
Bonne lecture à tous !
Dépendance à une correspondance !
Chapitre 6 : Noël mouvementé
J'avais passé la semaine suivante à éviter Black et tous les Gryffondors qui n'étaient pas Athéna. Ce fut laborieux, mais j'y parvint avec l'aide de mes amis et même Éris se fit une joie d'empêcher Black de m'approcher. Je la soupçonnai de le faire plus pour son simple plaisir que pour moi mais, cela me convenait. J'avais trop peur de lui faire face, maintenant qu'il savait qui j'étais. Je n'étais pas doué pour les conversations, et pas assez interessante pour lui. Je ne voulais en aucun cas le voir me dire que je n'étais pas assez bien pour être son amie.
La correspondance avait continuer mais dans un sens seulement. Je ne répondais plus aux lettres et ne prenais même plus la peine de les ouvrir sachant d'avance ce qu'elle contenaient : un rendez-vous pour se parler face à face. Mais malgré mon manque de réponse, Black continuait à m'envoyer au moins une dizaine de lettre par jours. J'avais arrêté de me rendre à la grande salle et mangeais dans les cuisines avec les elfes de maison ou dans mon dortoir. Pour les cours je m'arrangeais pour arriver en même temps que le prof et le reste du temps, j'étais dans mon dortoir car, à chaque fois que je mettais un pieds dans les couloirs, Sirius apparaissait comme par magie -sans jeu de mot- dans ce même couloir.
En une semaine tout avait changé.
Vraiment changé.
Il était évidents pour tout le monde que Black essayait de m'approcher alors que je le fuyais. La rumeur comme quoi Black et moi avions eu une liaison, c'était répandu en seulement trois heures dans tout Poudlard. Et de là en découlait plein d'autres. Les filles de mon dortoir ne me parlaient plus car selon elles j'avais eu "l'audace de salir leur cher Sirius". Je m'en étais vite accommodé. Trouvant du réconfort auprès de deux Serpentards. Chose qui m'avait vraiment surprise. Éris ne se gênait plus pour venir me parler quand bon lui semblait, surtout lorsque Black était dans les parages. Et je passai mon temps libre à étudier en compagnie de Severus. Ce dernier semblai même ravis puisqu'en conséquence de notre amitié, affirmé devant tout Poudlard, Black et Potter le laissaient tranquille.
Pandora c'était elle aussi rapproché d'Éris, et je savais qu'elle voyait Regulus en cachette. En toute amitié, cela va de soit. Athéna était, quant à elle, vraiment en bonne voie pour finir en couple avec Jean. Mais elle passait le plus clair de son temps à éviter Sirius ou à lui dire de me ficher la paix. Je m'étais d'ailleurs excuser plus d'une fois de la mettre dans une telle situation.
Il ne restait plus que deux semaines avant que les vacances de noël n'arrivent. Et j'étais réellement impatiente de rentrer chez moi.
Mais pour l'heure, je discutai tranquillement avec Éris et Severus dans un des couloirs. Snape et moi sortions de la bibliothèque lorsque nous avions croisé Éris. Je l'avais donc intégré dans la conversation naturellement et nous déambulions à présent dans les couloirs sans réel but. Mais cela était agréable de parler avec les deux Serpentards. Et ce, malgré les regards de dégoût des Gryffondors sur ma personne, ceux haineux de la maison des Serpents ou encore d'incompréhension totale de ma maison et des Poufsouffles. Mais je m'en fichai désormais. Après tout, j'avais bien dit aux filles que cette année serait pleines de changements ? Alors je les assumais, même si ce n'était pas vraiment à cela que je pensai en disant qu'il y aurai des changements.
Secouant la tête, je me concentrai à nouveau sur la conversation sans faire attention aux regards d'autrui. Souriant aux bêtises de mon amie, je leur fit signe en me dirigeant vers les escaliers mouvant sans attendre leur réponses, alors qu'ils entraient dans la grande salle. Il était midi et je me dirigeai vers mon dortoir, sachant que les elfes de maison allaient m'apporter à manger.
Encore une fois mon repas fut… triste. Personne à qui parler, ou à écouter. J'abrégeai donc mon repas et repartais dans les couloirs dans l'intention de me rendre à la bibliothèque. Mais c'était sans compter sur ces chers Serpentards. Je m'arrêtai sur la dernière marche des escaliers et dévisageai le Serpentard qui me faisait face avec un sourire mauvais : Evan Rosier. Fronçant les sourcils quand il fit un mouvement sec de la tête, je vis une dizaine de Serpentards sortir d'un couloir et se poster vers leur 'chef', baguette en main. "Génial ! Voilà le Staff au complet…". Descendant de la dernière marche, je fis face à ce groupe avec aplomb. Après tout, je côtoyais deux des leurs alors je n'avais rien à craindre… N'est-ce pas ? Je passai près de Rosier pour partir mais, il me retint fermement par le bras, m'obligeant à prendre place face à lui.
- Pour qui te prends-tu ? Cracha le vert et argent avec un regard noir. Tu crois qu'on va te laisser trainer avec deux des notre, sans rien dire ? Alors que tu n'as même pas rejoint la maison Serpentards ? Que tu es une sang mêlé, qu'il y à des sang-de-bourbe, des Moldues et pire… Des Cracmols dans ta famille ? Que ta 'jumelle', crachât-il, est une Gryffondor ?
- Je fais ce que je veux et ce…
- Tu nous es inférieur, OK ? Alors un conseil : ne leur adresse plus la parole, sale sang-mêlé !
- Oui, et c'est parce que je te suis inférieur, que pour me parler tu as besoin de tes condisciples… Quoique plus con que disciple ! Me moquais-je.
Après un sourire bien hypocrite de ma part, je voulus le contourner mais il pointa sa baguette sur moi. Je sortie ma propre baguette alors que nous nous regardions en chien de faïence, sans que personne n'amorce le moindre geste. Je n'étais pas à Gryffondor, il était donc hors de question que je me précipite sans réfléchir. Mais je me mis soudainement à haïr ma maison, lorsqu'en évaluant la situation, je me rendis compte que, peu importait mon action ou inaction futur, j'allais me faire rétamer ! Prenant une grande et discrète inspiration, je me remémorai tous les sort que je connaissais pour un trouver un adéquate, et ne pas sortir la même connerie que le soir d'Halloween.
Se fut des pas rapides dans le couloir d'à côté, qui scellèrent notre affrontement. J'eu juste le temps de lancer un stupefix sur le Serpent qui me faisait face, qu'un sort m'atteignit de plein fouet, m'envoyant la tête la première sur les marches. Mon crâne me fit horriblement mal et un liquide chaud se rependit dans mes cheveux, alors que j'entendais des cris près de moi, sans pour autant comprendre se qui se passait. Rouvrant les yeux, que j'avais inconsciemment fermé, je vis Black, Potter, Lupin et même Pettigrow, face aux Serpentards, tandis que Snape se tenait à mes côtés. Je refermai les yeux deux secondes pour que mon vertige passe, ignorant la voix de Snape, vite suivit par celle de Black, me demandant de rester consciente.
Le noir était trop tentant, alors je me laissai entrainer dans cet abysse reposante.
Quand je rouvris les yeux, la première chose que je vis fut le plafond de l'infirmerie. Ensuite, ce fut le visage de ma jumelle qui se penchait précipitamment sur moi. Une main serra la mienne et je tournais la tête à gauche pour voir Pandora me tenir la main, alors qu'Éris et Snape se tenait un peu en retrait, l'aire franchement crispé. Je reportai mon attention sur ma jumelle, qui se tenait à ma droite et fut surprise de voir Black, Potter, Lupin, Pettigrow et même Evans à ces côtés. Depuis quand était-elle amie avec eux ? Elle ne m'en avait jamais parlé. Black me fixa quelques secondes avant de s'avancer doucement vers moi, comme s'il s'attendait à une réaction brutale de ma part. Je jetais un coup d'oeil, à mon amie, et la vis acquiescer discrètement. Je me relavai en position assise, attendant que quelqu'un m'explique ce que je faisais ici.
- Est-ce que ça va ? Demanda Black en s'approchant d'avantage.
Je ne pu répondre, que l'infirmière arrivait en trombe vers moi. Elle agita sa baguette dans tous les sens, récitant des formules que je ne compris pas, repartant tout aussi vite pour revenir avec différentes potions, que je fus obligé de boire. Apres bien cinq minutes, elle se calma enfin et me regarda fixement.
- Comment vous sentez-vous ?
- Euh… Bien, je crois.
- Des nausées, vertiges, migraines ? Demanda t-elle en continuant de m'examiner du regard.
- Non, rien.
Je vis mes amies soupirer de soulagement, alors que Black et Snape semblaient relâcher la pression dans leur épaules.
- Bien. Vous avez reçu différents sorts que nous n'avons pas pu identifier. Est-ce que vous avez pu entendre l'un d'eux ?
La voix de Pomfresh était douce et reposante. Comme la voix d'une mère qui rassure son enfant après un cauchemar. En revanche, je ne voyais pas du tout à quoi elle faisait référence. "Des sorts ? Pourquoi aurais-je reçus des sorts ? Je n'ai pas eu DCFM aujourd'hui !". Je fixai mon regards sur Athéna, espérant trouver une réponse à ma question. Cette dernière ce contenta d'écarquiller les yeux, avant de les relever rapidement sur Pomfresh qui fronçait les sourcils en m'observant attentivement. Je fis le tour de toutes les personnes présentes et vis le même regards surpris sur tous les visages. Je me retournai vers Pomfresh, lui demandant ce qu'il se passait.
- Il semblerai que vous ayez été touché par un oubliette…
- Un oubliette ? On ne peut pas l'annuler ? Demandais-je en sentant un vertige me prendre.
- Le sort a été jeté par un élève inexpérimenté, intervint une voix douce.
Je me tournai pour voir le directeur s'avancer dans ma direction, un sourire tendre sur les lèvres et les yeux pétillant de malice.
- On ne peut donc le défaire. Poursuivit-il en se plaçant aux côtés de Pomfresh. Nous devrions déjà être satisfait, Miss Todd semble se rappeler de certaines choses.
- Ça veut dire qu'elle ne retrouvera pas les souvenirs qu'ils lui ont effacé ? S'inquiéta Pandora au bord des larmes.
- Déjà, il faudrait savoir ce dont Miss Todd se souvient de cette année. Intervint l'infirmière. Alors Miss Todd, de quoi vous souvenez-vous ?
Je pris le temps de réfléchir correctement. Me remémorant parfaitement le trajet dans le Poudlard Express. La rentrée était-elle aussi intacte dans mes souvenirs. Je me rappelais même avoir envoyé la potion à Lupin. Cette dernière avait même le mérite de fonctionner ! Mais je me voyais mal dire le secret de Lupin devant tous le monde. Réfléchissant encore un peu sous la tension ambiante, je fini par dire :
- Je me souviens… De nos Tea Times, avouais-je en me tournant vers les deux Serpentards.
L'assemblée nous dévisagea tous les trois en fronçant les sourcils, se demandant sûrement de quoi je parlais. Seul le directeur semblait avoir compris au vu de son regard rieur.
- Et de quoi d'autre ? Demanda Black de manière brusque.
- Euh… De tous, je crois, lançais-je en regardant Lupin dans le yeux.
J'avais bien compris que le problème était ici. Black s'inquiétai de savoir si son ami bénéficierai encore de mes potions. Lupin, lui, rougis sous l'insinuation et l'incompréhension de la Poufsouffle et des Serpentards qui le fixaient.
- Mais tu ne te souvient pas de… Pomfresh sembla chercher ses mots. Ton "agression" ?
Encore une fois je pris le temps de réfléchir. Mais je ne me rappelai que d'avoir laissé Éris et Severus devant la grande salle. Rien de Plus.
- Non, désolé.
Pomfresh et le directeur se mirent à parler ensemble, du fait que le sort n'avait peut-être pas fonctionné correctement ou alors que seulement une partie de mes souvenirs avaient été supprimé. Ne me préoccupant pas plus de leur conversation, je me tournai et offrit un sourire réconfortant à la Poufsouffle, qui semblait sur le point de défaillir. Me tournant ensuite vers ma jumelle, je fis la moue, lui faisant comprendre qu'elle aurait au moins pu me le dire qu'elle était amie avec Evans, et compagnie. Ses sourcils se froncèrent soudainement alors qu'elle lâchait d'une voix faible :
- Tu… Tu ne sais vraiment pas pourquoi ils sont ici ?
Les autres la dévisagèrent à cette phrase alors que je secouai la tête en signe de négation. Le visage des Gryffondors se firent blafard, tandis que Severus affichai un air satisfait en regardant Black de haut. Moi, j'étais totalement perdu.
- Tu t'en souviens ? Tu ne peux pas avoir oublié ! Pas les trois derniers mois ! Paniqua Black en m'attrapant l'avant-bras.
Je voyais bien que ça lui tenait à coeur. Mais le problème était que je n'avais aucune idée de ce qui lui tenait à coeur, à part que j'avais apparement un lien directe dans cette histoire. Me concentrant pour comprendre de quoi il parlait, je me remémorai les trois dernier mois sans succès.
- Désolé, mais… Je ne comprend pas de quoi tu parles. Répondis-je en me dégageant doucement de son étreinte.
Black piqua le fard de l'année alors que Potter le tirait en arrière. Evans se rapprocha doucement de moi, souriant comme une mère à son enfant.
- Tu ne te souviens pas des lettres ? Questionna t-elle en lançant un regard à ma jumelle.
"Les lettres ? Quelle lettres ? J'ai reçus des lettres ? Ou en ai-je envoyé ?". J'avais beau réfléchir avec toute la concentration que je pouvais, aucune réponse ne me venait. Je secouais doucement la tête, de peur de briser le silence qui régnais en maître dans la pièce. Black devint soudainement rouge alors qui se dégageait -violemment- de l'emprise de son ami et pointa Snape du doigts.
- C'est toi Servilus, pas vrai !? Tu as eu ce que tu voulais, t'es content ? Vociféra Black.
- Je ne vois pas de quoi tu parles… Répondis ce dernier avec tout autant de hargne.
- Ce sont les Serpentards qui l'ont attaqué ! Et tu oses dire que tu n'y es pour rien ?
Les tons commençaient doucement à s'échauffer dans l'infirmerie, alors que le directeur et Pomfresh avaient disparu. Pile quand il aurait fallu leur intervention. Soupirant en secouant la tête, je vis ma jumelle hausser un sourcils avec une moue réprobatrice. Puis ces yeux vinrent se poser sur moi, et je pu facilement y lire de la compassion. Mais le pourquoi de cette compassion restait hors de ma porté.
Un éclat de voix me ramena au présent et je vis Black ainsi que Potter sortirent leur baguettes, alors que Snape et Kaneway faisaient de même. Mes yeux s'écarquillèrent quand je vis leurs détermination dans les traits de leur visage. Les idiots étaient vraiment près à se battre ! Me levant précipitamment de mon lit, je me mis face au Gryffondors et dos au Serpentards -je savais qu'Éris ne me lancerais jamais de sort. Mais un violent vertige me pris et je du me rattraper sur le lit avant de tomber lamentablement. Toute les personnes présentes firent un geste dans ma direction pour m'aider mais, je refusai leur aide en me relevant toute seule, non sans mal.
- Vous êtes sérieux là ? Demandais-je en dévisageant les quatre sorciers près à se battre. Et puis, Severus n'a rien à voir la dedans !
Black sembla surpris de m'entendre prononcer le nom de mon ami, mais n'en faisant fis, je continuai sur ma lancer, plus très sûr en me tournant vers le Serpentard.
- N'est-ce pas ?
Ce dernier secoua la tête en signe de négation, alors qu'un souffle, que je n'avais pas eu conscience de retenir, passai mes lèvres. Je lui offris un sourire sincère en me tournant vers Black qui semblai sur le point d'imploser. Je jetai un oeil sur ma jumelle et Evans, demandant implicitement ce qu'il lui arrivait. Mais la seule réponse que je reçu fut un sourire triste de l'une et un haussement d'épaule de l'autre. Puis Evans entraina ces quatre amis hors de l'infirmerie, sans pour autant que Black ne me lâche des yeux. Une fois que la porte fut fermé et que les bruits de pas nous soit inaudible, je me rassis dans mon lit, me sentant un peu nauséeuse, et dardai mon regard dans celui de ma jumelle.
- Une explication, s'il te plais, soupirais-je fatigué. Et détaillé si possible…
Mais l'explication ne vint pas. Du moins, elle fut étouffé dans l'oeuf à l'arrivé de Madame Pomfresh, qui congédia mes amis, leur disant qu'il me fallait du repos. Et je ne fus aucunement difficile à convaincre. Me replongeant dans les draps, je laissai mes soucis de coté, et accueilli Morphée les bras ouverts.
Lorsque je fus autorisé à sortir de l'infirmerie, deux jours plus tard, ma jumelle m'attendait en souriant. Je n'avais reçu que la visite de mes trois amies, mais cela me convenait. Je profitai du trajet jusqu'à la grande salle pour questionner ma jumelle sur ce qu'il s'était passé à l'infirmerie. Cette fois, j'eu ma réponse. J'étais… Surprise. C'était le moins que l'on puisse dire. Jamais je ne m'aurais imaginé entretenir une correspondance avec Sirius Black. Malheureusement, même en ayant ses informations, aucun souvenir ne me revint. Lorsqu'on entra dans la grande salle, je m'installai à coté de Xenophilius, et lança un sujet quelconque sur des créature magique. Mon ami ne se fit pas prier, et commença à me parler des Aquavirius. Je l'écoutai en souriant. J'avais l'impression que cela faisait des mois que je ne lui avais pas parlé. Du coins de l'oeil, je vis Black me dévisager, alors que Potter essayait d'attirer son attention.
A la sortie de ma première journée de cours depuis l'incident, Black m'attrapa et me tira dans un couloir avant de se mettre face à moi. Son regard était sérieux alors que des rides de contrariété barraient son front.
- Tu ne peux pas ne pas te souvenir ! Tu te rappels forcement de quelques choses. Décréta t-il en croissant les bras sur sa poitrine.
Il me faisait sentir coupable de ne pas me rappeler. Je secouais la tête, lui expliquant que je ne me souvenais pas des lettres, dont Athéna m'avais parlé. Je le contournai et partie dans mon dortoir non sans vérifier qu'il ne me suivait pas. La Gryffondor m'ayant expliqué que lorsqu'il avait su que c'était moi l'auteur des lettres, j'avais passé mon temps à le fuir mais, à chaque fois il finissait par apparaitre dans le même couloir.
Retournant dans ma chambre pour me changer les idées, je me retrouvai face à mes trois colocataires. Mais l'ambiance depuis que j'étais revenue de mon séjours à l'infirmerie était… Glacial. Kate m'accordait de l'attention uniquement pour m'assassiner du regard en crachant des insultes à mon encontre, quand elle pensait que je n'allais pas l'entendre. Malissia, ce contentai de m'ignorer, ce qui me convenais parfaitement. J'aurais même aimé que Kate en fasse de même. Puis il y avait Abby, mon dernier pilier dans ce fichu dortoir. Elle m'avait expliqué qu'avant mon "attaque" une rumeur circulait sur moi, prétendant que j'avais une liaison avec Black. Vraiment du grand n'importe quoi ! Je passai sous la douche avant d'aller me coucher directement. Et ce fut ainsi jusqu'aux vacances.
Mes bagages étaient prêtes depuis une semaine. Je n'attendais plus qu'une chose, retourner enfin chez moi. Etre temps j'avais réussi à trouver un cadeau pour mes trois un amies et j'avais même trouvé un cadeau pour Severus lors d'une sorti au Pré-au-lard. J'avais demandé à Athéna si je devais acheter quelques choses à Black pour me faire pardonner ou non. Et sa seule réponse fut : « Je ne sais pas. Tu ne penses pas qu'il va croire que tu veux lui parler ? ». J'avais fini par abandonner l'idée. Je me voyais mal commencer une relation amicale avec Black sans me souvenir de notre correspondance, alors que lui se rappèlerai tous ce que nous nous étions dit.
Un claquement retenti à mes côtés et je reportai mon attention sur les deux vert et argent. Kaneway haussa un sourcil alors que Snape arborait un sourire narquois, avant que son visage ne se ferme subitement. Je n'eu le temps de me retourner, qu'une main me saisi doucement le poignet, m'obligeant à me tourner. Ma jumelle me sourit en me demandant de la suivre. Je saluai mes amis et parti avec Athéna dans le parc du château. Nous nous installâmes sous le couvert d'un arbre, emmitoufler dans nos capes, écharpes, bonnets et gants, attendant que l'une ou l'autre se décide à parler.
- Sirius et venue me voir. Encore… Soupira t-elle en regardant des premières années faire des batailles de boule de neige. Il m'a demandé si j'avais lu les lettres que vous vous envoyiez. Et a demander si tu les avais jeté ? Je n'ai pas su répondre. Ecoute, Freya, c'est important pour lui, comme pour toi. Tu ne le vois pas mais, toi aussi tu as changé ! Sans même le remarquer tu passes les heures de cours à attendre une lettre.
- Je n'attend aucune lettre !
Seul un sourire espiègle de sa part me répondit. Reportant mon attention sur les enfants devant nous, je vis Pandora et Jean venir vers nous.
- Ecoute, Freya, je sais que tu n'as pas jeté les lettres. J'en suis certaine. Trouves les et peut être que tu te souviendras.
" Trouver les lettres. Encore faudrait-il que je les ai réellement gardé…" Une boule de neige m'atteignit de plein fouet, me coupant dans mes pensés. C'était outré que je me tournais vers les deux Poufsouffle qui riait à gorge déployé. La Gryffondor me vengea en jetant de la neige sur Jean, qui s'étouffa avec, tandis que je fonçais sur Pandora pour la forcer à avaler une de mes potions. Elle toussa un peu avant de me dévisager d'un air victorieux.
- Haha ! Ta potion est un échec… Rigola t-elle.
- Oh, tu crois ?
Et alors qu'elle allait rétorquer, elle se transforma en bonhomme de neige, sous les rires de tous. La Poufsouffle essaya de dissimuler son amusement sous un regard noir et tenta de s'avancer vers moi. Mais pour cela elle dû se balancer de gauche à droite, accentuant le fou rire de tout le monde. Me rapprochant d'elle, je lui mis une petite tape sur l'épaule, la déséquilibrant. Elle tomba dans un nuage de neige alors que la potion se dissipait, la laissant trempé et frigorifié, mais pas moins morte de rire.
Enfin de retour chez moi, je fus ébahi comme à chaque noël. La maison était joliment décoré. Un immense sapin trônait près de la cheminé dans le salon, orné de boules blanche et bleu et des guirlandes de la même couleur. Les escaliers, les murs et même le plafond étaient recouvert de décorations en tout genre. Rennes, treno, lutin, père noël et flocon de neige volaient de part et d'autre de la maison. Les rires de ma famille se faisaient entendre alors que les conversations fusaient et je me surpris à fermer les yeux pour apprécier ce moment.
Le matin de Noël, je fus réveillé comme lorsque j'étais petite. Ma soeur sautai dans mon lit en hurlant qu'aujourd'hui on devait ouvrir les cadeaux. Me pliant au jeu, je sorti en trombe de mon lit et me précipitai dans le couloir, encore en pyjama, et me mis a crier des « Joyeux Noël » à tout va, suivit par ma soeur qui scandait des « Soyez sage, sinon pas de cadeaux ! ». En entrant dans le salon, je me stoppait net, - me prenant ma soeur qui ne put s'arrêter à temps - en voyant mes parents et grands-parents rire de notre bêtise. Je leur fis mon sourire le plus enfantin avant de m'installer dans un fauteuil, pour me relever tout de suite après, en disant que j'allais me faire un chocolat chaud. Je sautillai jusqu'à dans la cuisine suivit par ma soeur qui rigolait en chantant une chanson de Noël.
Le soir venu, j'avais revêtit une de mes plus belle robe pour accueillir le reste de ma famille. Le dîner s'était déroulé sans heurt, malgré quelques petits accrochages ici et là. Juste avant minuit, nous nous installâmes dans le salon, près de l'immense sapin, pour discuter et rire de tous, se remémorant les bons vieux souvenirs ou parlant du futur. Puis quand l'horloge sonna le premier coup de minuit, le silence s'abattit dans le salon, alors que tous les regards se portaient sur le pied du sapin où des cadeaux apparurent. L'ouverture des présents se fit dans la bonne humeur et les rires. Chacun se réjouissant de ce qu'il avait reçu, parlant d'où ils avaient trouvé les cadeaux et avec quel difficulté.
Plusieurs histoires furent raconté mais comme chaque années ce fut les souvenirs des année à Poudlard des plus âgées qui rythmèrent le reste de la nuit, émerveillant mes petits cousins et cousines. Ma soeur put même partager quelques souvenirs, et j'eu hâte de quitter Poudlard afin de pouvoir partager mes souvenirs au Noël prochain. La tradition voulait qu'on évoque Poudlard seulement après nos ASPIC's en poche, histoire de ne pas se faire gronder quand on évoquait les bêtises qu'on avait faite durant nos classes !
Ma nuit, en plus d'avoir été douce, fut courte. Le matin, je fus réveillé par un hibou qui s'acharnait sur ma fenêtre. Lançant un oreillers sur la vitre, espérant fair fuir la nuisance, je fus récompensé par des hululements en plus des coups sur les carreaux. Résigné à quitter mon lit, je trainai des pieds jusqu'au volatile et lui pris brusquement la lettre et le paquet à sa patte. Refermant la fenêtre, après avoir tout de même donné à manger à l'oiseau, je posai le tout sur ma table de nuit et me rallongeai pour finir ma nuit.
Mais ma curiosité fut plus forte. Soupirant à en fendre l'âme, je m'assis dans mon lit et me saisi de la lettre et du paquet. Le paquet était… banal, juste une ficelle rouge le retenait fermé. Son poids n'était pas très imposant, surement un petit contenu. La lettre quant à elle était de manufacture riche. Le papier était de bonne qualité et l'encre n'avait pas baver lors de l'écriture de l'adresse. Une lettre de bonne famille. "Étrange, j'ai déjà reçu les cadeaux d'Athéna, d'Éris et de Pandora !" Ouvrant la lettre avec le plus grand soin, il ne me fallut que quelques seconde pour en savoir l'auteur. Cette écriture m'avait harcelé les deux derniers semaines de cours avant les vacances. Secouant la tête dépité, je pris quand même sur moi pour lire la lettre, en priant que cet idiot ne me demande pas encore un face à face afin d'essayer de me faire retrouver la mémoire.
"Freya,
Je sais que ces derniers temps je t'ai envoyé beaucoup de lettres, sans qu'aucune réponse ne me parvienne. Je ne t'écris pas pour te réclamer un "face à face" cette fois-ci.
Je ne veux pas que ces trois mois de correspondance soit balayé d'un revers de main. Ce qu'on fait les Serpentards est vraiment ignoble et pour une raison qu'on ignore tous, la seule chose que tu sembles avoir oublié, c'est notre amitié ! Je ne peux et ne veux pas l'accepter.
J'ai passé des heures, depuis que je sais que c'est avec toi que je correspondais, pour trouver un cadeau de Noël idéal. Sans aucun résultat. Mais lorsque tu as perdu tes souvenirs, je ne savais même pas si un cadeau de ma part te ferais plaisir. J'ai alors relus toutes les lettres que tu m'as envoyé, espérant trouver un indice. Puis j'ai fini par comprendre que ce que je voulais t'offrir pour Noël n'était pas matériel… pas tout à fait.
J'aimerais que tu te souviennes de nos discutions, que tu te rappelles des fois où tu as ris en lisant mes lettres. Que tu te souviennes de l'amitié qu'on a réussi à créer entre nous, sans jamais nous voir. Alors, même si je voulais les garder jalousement pour moi, pour avoir un souvenir de cette correspondance avec toi, je t'offres tes lettres en espérant que tu as gardé les miennes. Lis les toutes. Cela t'aidera peut-être à te souvenir…
Sirius"
Je relus la lettre une deuxième fois avant d'ouvrir le paquet, et de voir toute une pile de lettre, avec mon écriture dessus. Je me penchai subitement sur ma table de nuit et en sotie mon livre de potion du tiroir. Je l'ouvris à la page du Felix Felicis et récupérai les lettres de Sirius, que j'avais retrouver une semaine au paravant. Je les avais lu mais impossible de me souvenir de quoi que se soit ou de ne serait-ce qu'en comprendre une partie. J'étalai les lettres devant moi en les laissant dans l'ordre pour les lire plus facilement. Prenant une grande inspiration, je me saisi de la première lettre et la lu attentivement. Puis j'attrapai la réponse, et la suivante, et encore celle qui suivait… Je passai la matinée dans ma chambre, à lire la correspondance que j'avais entretenue avec Sirius Black. Je n'arrivais toujours pas croire que j'avais écrit toutes ces lettres, mais l'écriture était bien la mienne. Aucun doute !
Ce ne fut qu'en milieux d'après-midi que ma soeur me rejoignis dans ma chambre, s'étonnant de ne pas me voir dans la bibliothèque. Elle avisa les lettres étalé sur mon lit et en saisit une pour la lire. Ses sourcils se froncèrent légèrement alors qu'elle s'installai sur mon lit, face à moi. Elle reposa la lettre et pris un autre parchemin. Cette fois ce fut un petit rire qui l'agita. Elle reposa la lettre et me dévisagea doucement.
- Tu dessine maintenant ? Me taquinât-elle.
Je me saisi de la lettre et découvrit mon dessin d'une fille se laissant tomber sur une table. Un sourire étira mes lèvres alors que je caressais le dessin.
- Pourquoi se sourire triste ? Demanda ma soeur en se penchant vers moi.
- Tu n'es pas sans savoir de l'incident qui s'est produit avec les Serpentards ?
Elle hocha la tête avec une mine désolé.
- Tu as perdu une partie de tes souvenirs mais apparemment rien d'important, si ?
Je pointai les lettres d'une main avec une moue affligé. Elle sembla plus ou moins comprendre la situation mais, demanda tout de même un complément d'information. Je lui expliquai les grandes lignes sans omettre de détails tout de même. Je savais que ma soeur pourrait me conseiller convenablement. Après mon explication, elle se saisit de quelques lettres et les lu, avant de les reposer doucement devant moi. Son regard était triste lorsqu'il se reposa sur moi, me mettant mal à l'aise.
- Je sais, je suis horrible d'avoir oublié notre… 'amitié', j'ai…
- Ne dit pas n'importe quoi ! Me coupa ma soeur. Tu n'as pas oublié volontairement. Tu n'as rien d'horrible. Hey, t'es ma petite soeur et je te connais. Tu ne blesses pas les gens intentionnellement. Je suis sûr que Black l'a compris. Sinon, il ne t'enverrais pas ces lettres pour que tu retrouves la mémoire !
- Mouais… Qu'est-ce que je fais maintenant ? J'ai envie de lui répondre, ça a vraiment l'aire de lui tenir à coeur mais, j'ai pas envie non plus de dire « S'cuse, je me souviens toujours de rien, mais le geste était cool. A la prochaine ! »
Ma soeur était dépité. Du moins, elle essaya. Elle fini tout de même par exploser de rire, en secouant la tête. Récupérant mon oreiller derrière moi, je le lançais sur ma soeur, qui ce le pris en plein visage avant de tomber à la renverse. Elle se releva avec un aire choqué et me relança le coussin dessus. Je le récupérai au vole et lui tirai la langue, d'en un élan de puérilité.
- Ecoutes, répond lui sincèrement et ne triche pas, écoute ce que tes sentiments et tes envies te dictes. Sois toi même. C'est tous ce que je peux te conseiller petite sœur.
Je la regardai partir puis me tournai vers les lettres sur mon lit. Me levant, j'attrapai un parchemin, un encrier et une plume avant d'aller m'assoir à mon bureau. J'entamai ma lettre avant de la jeter rapidement et d'en recommencer une autre. Au bout du quatrième parchemins à la poubelle, je posais ma plume et laissai tomber ma tête sur mon bureau. Ma soeur avait raison, je devais rester moi-même pour répondre à la lettre. Mais dés que j'essayais d'écrire une réponse, je mettais trop de forme, trop de politesse… Trop de distance. Et ça, je ne le voulais pas. Retournant dans mon lit, je pris soin de relire toutes les lettres que nous avions échangé. En fin d'après midi, je repris plume et parchemin.
"Sirius,
Je te remercie pour ce "cadeau" un peu particulier. Mais après avoir lu et relu une bonne dizaine de fois ces lettres, je n'ai toujours aucun souvenir de notre correspondance. J'en suis désolé.
Dans ta lettre, tu dis vouloir garder mes lettres "jalousement". J'ai donc décidé de te les renvoyer. Mais je garde tes lettres que j'ai retrouvé, même si je n'en garde aucun souvenir, ces lettres sont une part de mon passé.
Ma mère m'a toujours dit de ne pas vivre dans le passé mais dans le présent. Alors j'aimerais ne plus entendre parler de ces lettres...
Repartons à zéro.
Freya"
Je relu ma lettre et une fois satisfaite, je la scellai. Remettant mes lettres dans une boîte, je donnais le tous à ma chouette et la regardai partir. Lorsqu'elle ne fut plus qu'un point à l'horizon, je retournai à mon bureau et pris un nouveau parchemin. Mon choix était fait.
"Sirius,
... Finalement, repartir de zéro est plus difficile que ce que je pensais ! Après dix bonnes minutes à regarder le parchemin vierge, je ne sais toujours pas quoi écrire. Mais je pense qu'une présentation en bonne et due forme s'impose.
Je suis Freya Todd, Serdaigle de septième année. Plutôt timide et peu sûr de moi (sauf si je parle potion), je suis nul en défense contre les forces du mal. J'ai ma meilleur amie, Athéna, qui est à Gryffondor, et trois autres amis ; Pandora de Poufsouffle ainsi qu'Éris et Severus de Serpentards. Alors, si cela ne te fais rien de parler à une personne qui est ami avec deux Serpentards, je suis enchanté.
Freya"
Je vérifiais ma lettre avant de la donner au hibou de ma soeur. Mais au dernier moment, j'hésitais à l'envoyer. Regardant mon lit en me mordant la lèvres, je laissai le hibou partir avant de changer d'avis. Refermant la fenêtre, je descendis enfin voir ma famille et fut accueilli par des exclamations de bienvenue et des applaudissements. Courbant le dos, je fis une légère révérence, rigolant de ma propre bêtise avant de m'assoir aux côtés de ma soeur. Son regard était éloquent mais, je fis mine de ne rien voir, ne voulant pas expliquer à ma famille que je conversai avec un garçon. Ma mère en aurait surement fait une syncope, étant donné la difficulté avec laquelle elle avait fini par accepter que ma soeur soit enceinte !
Ce ne fut qu'à l'heure du dîner où j'eu du mal à agir normalement. Durant le repas, une lettre était soudainement apparut devant moi, attirant l'attention de toute ma famille sur moi. Heureusement, ma soeur pris les devants sur les questions qui allaient fuser, en prétendant sentir le bébé bouger dans son ventre, m'offrant une échappatoire que je ne pouvais qu'espérer. M'éclipsant discrètement de table, je montais dans ma chambre en courant presque, puis je me laissai tomber dans mon lit et fixai la lettre. Je ne savais qu'elle réponse Black m'avait envoyé mais, je savais que cette lettre allait soit relancer notre correspondance, soit au contraire la clore pour toujours. Et cette idée me fit un pincement au coeur. Prenant une grande inspiration, je dépliais le parchemin en me mordant la lèvres, appréhendant plus que je ne le pensais la réponse de Sirius.
"Freya,
Merci de m'avoir renvoyé les lettres. J'avoue être déçu que tu ne te rappels toujours de rien. Mais j'apprécie que tu m'ai répondu, et encore plus que tu me proposes de continuer notre correspondance.
Repartir à zéro me semble une bonne idée. Je suis Sirius Black. Beaucoup pensent que je ne suis qu'un coureur de jupon mais, la vérité est que je cherche simplement une personne qui m'aime pour ce que je suis et non qui je suis. Je ne sais pas si tu comprendras cette phrase mais c'est ce que je recherche. Je suis plutôt doué en cours mais, ce que je préfère c'est le Quidditch !
Pour tes amis, je connais déjà Athéna et je l'apprécie grandement. Quant à Pandora, c'est une Poufsouffle, elle est forcement gentille, donc je ne pense pas avoir de problème avec elle. Pour finir, je dirais que tes deux derniers amis ne me dérange pas, enfin j'éviterai de les côtoyer…
Je pense que pour finir cette lettre, je vais faire simple. Alors, je suis enchanté de faire ta connaissance Freya.
Sirius"
Un sourire étira mes lèvres. Sirius avait décidé de continuer notre correspondance ! Je me dirigeais vers mon bureau quand une seconde lettre apparut devant moi. Je m'en saisi et l'ouvrit rapidement, me demandant pourquoi il me renvoyait un lettre aussi rapidement.
"Freya,
Tu dis être timide, et moi je veux pouvoir te parler en face. Si tu acceptes, j'aimerai te proposer un compromis : à la rentrée on se voit mais, avec nos amis respectif. Tu emmènes qui tu veux, même si se sont les deux Serpentards qui sont avec toi. Je veux te parler en face. J'espère que tu accepteras.
Sirius"
Je relu la lettre une deuxième fois. Il voulait encore me parler en face… Soupirant, je pris un parchemin et lui répondis par la négative avant de me saisir de ma baguette et de la pointer sur mon parchemin. Je jetai un coup d'oeil à la pile de lettres sur ma table de nuit et secoua doucement la tête, avant de la relever et de fixer mon plafond en me mordant la lèvre. J'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir mais ne pris même pas la peine de regarder qui venait de rentrer. Trop occupé avec mes pensées toutes plus contradictoire les une que les autres.
- C'est intéressant ce que tu regardes là ? Me demanda ma soeur, avec un sourire en coin que je pouvais aisément identifier dans sa voix. Un plafond blanc ?
- C'est un très beau blanc ! Rétorquais-je en me tournant vers elle en gonflant les joues.
Elle rigola avant de faire un signe de tête vers mon bureau, désignant la lettre que je m'apprêtais à envoyer à Sirius. Je lui sourit et pointa ma baguette sur le parchemin. « Répond lui sincèrement et ne triche pas, écoute ce que tes sentiments et tes envies te dictes. ». Je fronçais les sourcils en me rappelant la phrases de ma soeur. Et ce n'est cas ce moment là que je compris.
- Incendio, souris-je en regardant ma lettre prendre feu.
- Je vois que tu as enfin saisit, murmura ma soeur en ébouriffant gentiment mes cheveux.
Je ne lui répondis rien, préférant me saisir d'un nouveau parchemin. J'entendis ma soeur sortir alors que j'attaquais ma nouvelle réponse en souriant. J'avais compris : je voulais parler avec Sirius, et pourquoi pas être son ami ?
"Sirius,
Apres avoir écrit une réponse négative à ta demande, et avoir plus amplement réfléchit, j'accepte de te voir à la rentrer. Merci de me proposer un "rendez-vous de groupe", j'apprécie vraiment le geste. Alors, je suis partante pour qu'on se voit. En revanche, je préfère te prévenir tout de suite, je risque fortement de dire ou faire n'importe quoi. Je ne suis vraiment pas à l'aise (ou doué serait plus approprié) avec les autres.
Freya"
Je lançais le sort que j'avais lu dans l'une de mes lettres, et fut plus que ravis lorsque la nouvelle disparut. La réponse ne se fit pas attendre.
"Freya,
Je suis vraiment ravis que tu acceptes enfin de me parler en face. Pour ce qui est de ta gène, tu n'as pas à t'en faire, je sais que je suis intimidant, toute les filles perdent leur moyens devant moi !"
J'explosai de rire en lisant sa phrase. Décidément ce n'était vraiment pas la modestie qui l'étouffait.
"Je te propose d'y aller doucement. On pourrait se voir par exemple le lendemain de la rentrer. Nous avons cours ensemble en première heure, si tu veux on peut se voir à ce moment. Ou même du temps de midi. Tu manges de temps à autre à notre table pour rester avec Athéna. On pourra parler plus sereinement.
Sirius"
Je n'en revenais pas. Black voulais vraiment me parler. Et rapidement à ce que je pouvais en déduire de sa lettre. J'écrivis une réponse positive et lui l'envoya avant de changer d'avis. Je passai le reste de la soirée à parler avec Sirius en essayant de me souvenir de notre première correspondance. Sans succès. Cela commençait à m'énerver, et lorsque j'eu dit 'bonne nuit' à Black, je me plonger dans mes livres de potions avancés, afin de vérifier si aucune potion ne pouvais me rendre mes souvenirs !
Ce n'est que vers la fin des vacances, que ma soeur débarqua dans ma chambre, m'arracha le livre de potion des mains et me traina de force dehors. La neige recouvrai entièrement notre jardin et le ciel gris était bas. La température ne devait pas dépasser les cinq degrés mais, ma soeur n'en tenu pas compte et continua d'avancer dans la neige, tout en me jetant un sort afin de me couvrir correctement -mon pyjama n'était pas vraiment adapter à une sorti sous la neige !
Quand nous fûmes hors des barrières de protection de notre maison, ma soeur nous fit transplaner, dans un vaste champs. Champs que je reconnu dans la seconde. Nos parents nous emmenaient ici, chaque hiver. Et nous passions des journées entière, ma soeur et moi, à courir et jouer dans la neige alors que…
Une boule de neige me coupa dans mes souvenirs. Je me tournai lentement vers ma soeur, qui rigolai en préparant un autre projectile. Je la devançai et l'atteignais en plein visage, la coupant dans son rire. Une bataille de boule de neige des plus rude s'engagea entre nous. Mais elle se fini pas un match nul. Ensuite ma soeur sortie sa baguette magique et fit apparaitre deux luges. Une course s'ensuivit ainsi que de nombreuses chutes et éclat de rire. Ce n'est qu'en début de soirée que nous décidâmes de rentrer à la maison, étant totalement mouillé et frigorifié, et peut-être même enrhumé.
Mais ce Noël fut le meilleur de tous !
Bientôt nos deux protagonistes se feront face !
Merci à tous ceux qui m'ont lu !
