Bonjour ! Voilà le chapitre 2 où on y retrouve rapidement tout le monde et où je vous présente davantage Dena ;) J'espère que ça vous plaira.
Merci beaucoup à Tsuki-chan pour sa review ! :)
Bonne lecture
Chapitre 2
Juliette émergea assez brutalement. Quelqu'un était en train de lui ordonner quelque chose alors qu'elle se frottait lentement les yeux.
- Allez, debout, répéta la voix.
Juliette ouvrit lentement les paupières et put distinguer un homme en uniforme qui se tenait juste à côté. Elle put lire le nom "Calen" sur l'uniforme.
- Debout, insista t'il.
Juliette s'exécuta sans broncher. Ce type avait bien trop de muscles pour seulement penser à lui résister.
Une voix debout, les yeux bien ouvert et l'esprit bien réveillé, tout lui revint clairement en mémoire dans les moindres détails.
Son nouveau pire cauchemar se réalisait. Elle était prisonnière de Wicked. Elle allait elle même pouvoir découvrir ce qu'il arrivait aux pauvres personnes qui se voyaient contraintes de continuer leur cauchemar jusque dans la demeure de ces psychopathes. Et cela l'effrayait au plus haut point.
Elle se gratta rapidement l'arrière de la nuque. Ses mains y découvrirent une petite plaie. Bon sang mais qu'est ce qu'ils lui avaient encore fait ?
Elle essaya d'oublier cette petite blessure et se contenta de suivre bien gentiment Calen.
- Où sont mes amis ?
Il ne prit même pas la peine d'y répondre et continua son chemin.
Juliette avait des milliards de question en tête, mais sans vraiment savoir pourquoi, elle se contenta de le suivre bien gentiment. Mieux valait ne pas faire un scandale dès les premières minutes avec ces gens là. Elle avait vu de quoi ils étaient capable.
Le garde finit par s'arrêter devant une porte et fit signe à Juliette de rentrer à l'intérieur, lui se contentant d'attendre devant.
Juliette pénétra dans la salle, une femme se tenait debout près d'un petit fauteuil.
- Assied toi, s'il te plait.
Bien, au moins, celle-ci demandait gentiment. Juliette fit une fois de plus ce qu'on lui ordonnait, mais lorsque la femme sortit une seringue, son cœur cogna fortement dans sa poitrine. Elle avait horreur de ça.
- C'est juste une prise de sang.
Juliette fut quelque peu rassurée de voir que cette personne n'était pas totalement inhumaine. Elle essayait de se comporter comme n'importe quel docteur. Mais cela ne changeait rien au fait que Juliette détestait les piqûres. Elle ferma les yeux en commençant à grimacer avant même que l'aiguille n'ait pénétré dans son bras.
Une fois que la femme en eut terminée, elle essuya rapidement le bras de Juliette avant de lui mettre un petit pansement.
- Tu peux repartir, expliqua t'elle. Tu dois être impatiente de revoir tes amis.
Juliette sourit intérieurement. Elle allait revoir ses amis ?
Calen l'attendait et il la conduisit de nouveau dans diverses couloirs. Ce bâtiment semblait était un vrai labyrinthe. Et il lui inspirait désormais encore plus de craintes que sa propre université. Il y avait des portes et des couloirs partout, Juliette se demandait bien à quoi tous ces endroits pouvaient bien servir.
Ils passèrent une grande porte qui donnait sur un espace plus accueillant, puis Calen s'arrêta devant une autre ouverture gardée par deux personnes.
- Tu a le droit de rester une heure, après je t'emmènerais dans ton dortoir.
Juliette écoutait à peine ce qu'il disait, elle était trop occupée à observer à travers la petite vitre de la porte ce qui de trouvait de l'autre côté. La porte s'ouvrit et elle avança de quelques pas.
C'était un réfectoire.
- Ton plateau, brailla une femme juste à sa droite.
Elle lui colla un plateau entre les mains. Juliette lança un regard surpris à ce qui ressemblait à une dame de cantine avant de reporter son attention sur son plateau, de la nourriture chaude !
Pour un peu, elle se serait cru dans son ancien lycée.
Elle leva les yeux et parcourut rapidement tout le réfectoire. Il y avait la dame qui donnait les plateau et seulement quatre tables. Et il n'y avait que trois personnes à ce moment. Newt, Minho et Anna !
Juliette se précipita vers eux, posant son plateau avant de tous les serrer dans ses bras. Tous furent plus qu'heureux de retrouver encore quelqu'un de leur groupe.
- Oh mon dieu, je suis si contente de vous voir, s'exclama t'elle en s'asseyant enfin. Thomas n'est pas là ?
- On ne l'a toujours pas vu, répondit Newt. On s'est chacun réveillé il y a pas longtemps, juste avant qu'on ne nous prenne du sang et nous conduise ici. Il ne devrait pas tarder.
- Pareil, souffla Juliette. J'ai hâte de revoir Thomas !
Elle rêvait de le serrer dans ses bras.
Ils se lancèrent tous des sourires et Juliette entama son assiette de haricots verts et de jambon. Minho prit finalement la parole :
- Je ne comprend rien de ce qu'il se passe ici. Où sont les autres qui ont été enlevés par Wicked ?
Lui aussi avait besoin de réponses à ses questions.
- Ils ont mangés l'heure d'avant, expliqua une voix inconnue.
Tous levèrent la tête sous la surprise, remarquant qu'un homme se tenait juste devant leur table, un papier à la main.
- Je me nomme Janson, et je sais que vous avez beaucoup de questions mais je ne peux rien vous dire pour le moment.
Minho serra les poings. Au vu de son allure et de la manière dont il parlait, cet homme semblait clairement important, il devait être haut placée dans toute cette manigance. Et Minho rêvait de lui casser la gueule. Janson remarqua son air coléreux.
- Je vous conseille de ne pas faire les malins ici, vous ne feriez pas le poids, murmura t'il en montrant du regard les quatre gardes du réfectoire.
- Vous êtes qui ? Vous voulez quoi ? Demanda Newt d'une manière assez agressive.
- Wicked est une organisation. Et vous allez nous aider à sauver l'humanité, murmura t'il en souriant, presque d'un air rêveur. Du moins une partie.
- Vous êtes les tordus qui nous ont torturés dans ce bâtiment, grogna Minho.
- C'est exact, avoua clairement Janson sans aucune culpabilité. Ecoutez, je sais que vous devez très certainement nous prendre pour des monstres mais nous cherchons seulement à sauver des vies. Vous en saurez plus en temps voulu, je désirais seulement me présenter à vous, espérant que vous ne poserez pas de problème.
Il commença à tourner les talons et à repartir.
Attendez, il venait juste pour leur dire ça ? C'était un peu mince comme explication. Surtout après tout ce qu'ils venaient de vivre.
- Vous n'avez pas le droit de nous garder ici contre notre gré, déclara Anna en le fixant d'un air très sérieux.
Janson se retourna en laissant échapper un petit rire.
- Je suis désolé, mais je crois bien que si. Je suis en charge ici, et si je dis que vous resterez ici, eh bien, vous y resterez.
Il repartit sans un seul regard en arrière.
- Et pourquoi ? brailla Minho en se levant brusquement de sa chaise.
Un des gardes se précipita vers lui et le fit rasseoir de force, le foudroyant du regard.
Décidément, ces gens n'avaient pas vraiment le sens de l'accueil.
- Bon, au moins ils nous donnent à manger, souffla Newt en essayant de voir le bon côté des choses. Probablement le seul pour le moment.
- Je n'arrive pas à croire qu'on a passé toutes ces épreuves cette nuit pour nous retrouver ici pour... on ne sait même pas ce qui va suivre ! s'énerva Anna. Ils ne nous disent absolument rien.
Newt lui prit la main, massant sa paume en faisant des petits mouvements réguliers avec son pouce.
Juliette les regarda en souriant, espérant que Thomas allait bientôt arriver. Malheureusement l'heure passa rapidement et Thomas ne vint pas. Pas de cette journée ni de la suivante.
Juliette et les autres passèrent l'heure à parler de ce qui leur était arrivé, et de ce que qui allait leur arriver.
Ils avaient l'impression d'être dans un espèce de camp de redressement. Horaires imposés, dortoirs... et pour le reste ils ne savaient pas encore ce qui les attendait.
Lorsque l'heure entière fut passée, quatre gardes vinrent les chercher pour les amener dans leurs dortoirs respectifs. Les garçons et les filles étaient séparés, malheureusement. Et Juliette fut d'autant plus triste qu'elle n'était même pas dans le dortoir d'Anna. Un garde différent les escorta.
Calen la conduisit alors vers le dortoir A. Ils repassèrent dans différents couloirs et si Juliette essayait tout d'abord de mémoriser le chemin, elle fut rapidement perdue.
Ils arrivèrent dans un couloir d'une petite longueur mais un peu plus accueillant, quatre portes se trouvaient là, mais seulement deux dortoirs étaient occupés.
Anna fut arrêté devant la première porte par son garde et pénétra à l'intérieur après avoir jeté un regard amical à sa meilleure amie. Juliette fut emmenée vers le fond.
Calen poussa la porte alors que Juliette commençait déjà à rentrer à l'intérieur. Une jeune femme était allongée sur une des couchettes, un magazine à la main. Elle avait des cheveux noirs qui lui tombaient juste en dessous des épaules, lisses mais ondulés par moment.
- Bonjour, nouvelle camarade de dortoir, souffla la jeune femme en se redressant en position assise.
Elle se leva et se dirigea vers Juliette alors que Calen était toujours debout, sur le pas de la porte.
- Moi c'est Dena.
Elle lui tendit amicalement la main en lui faisant un grand sourire, Juliette accepta gentiment sa poignée de main.
- Juliette.
Dena semblait totalement joyeuse, ce qui était curieux dans une situation pareille. Elle fit signe à Juliette de patienter quelques secondes avant de se diriger vers Calen.
Elle se mit à redresser le col de son uniforme, jouant avec d'un regard malicieux.
- Un petit truc pour moi aujourd'hui, Calen ?
Elle lui fit un petit sourire tout en le fixant de ses yeux rieurs.
Calen resta immobile un instant, puis il se mit à fouiller dans sa poche, il en ressortit une toute petite tablette de chocolat.
- Tu es le meilleur garde de tous les temps ! s'exclama t'elle en attrapant la tablette de chocolat, la décortiquant sous tous les angles.
- Je ne pourrais rien t'apporter demain, Dena.
- Pas de problème, un petit livre pour la prochaine fois alors ? Je m'ennuie terriblement ici.
- Je verrais, souffla t'il.
Il lui fit aussi un rapide sourire avant de ressortir du dortoir. Dena recula pour lui permettre de fermer la porte.
Juliette avait suivit la scène d'un air intrigué, elle ne savait pas quoi penser. Dena le remarqua sur sa tête et elle s'empressa de lui expliquer :
- Ils sont tous des connards, mais lui est sympa, murmura t'elle en lui faisant un clin d'œil.
- Tu as réussis à te mettre un garde dans la poche, observa alors Juliette.
- Si on veut. Il n'est pas vraiment d'accord avec tout ça, bien qu'il cherche le même résultat qu'eux. Il m'amène des petits trucs de temps en temps mais il n'est pas très bavard sur le sujet complet de notre détention ici. Je lui ferrais cracher le morceau un jour, se promit-elle.
Dena avait réussit à engager la conversation avec lui un jour, et ils avaient rapidement discutés à chaque fois qu'ils s'étaient vus. Elle se plaignait à chaque fois de ces connards travaillant pour Wicked et de leur mauvais traitement. Elle aimait surtout beaucoup les énerver, ce qui l'avait amener à considérer les cachots comme son deuxième domicile ici.
Et Calen lui avait un jour ramené un petit truc à manger pour la réconforter. Depuis, il lui amenait régulièrement des choses, que ce soit des magazines, des produits de toilettes ou des petits gâteaux. Wicked le savait probablement, mais ils ne disaient rien. Après tout, Dena n'allait pas réussir à s'échapper avec un magazine qui avait en couverture le charmant Sam Claflin.
Calen devait cependant être surveillé de près. Wicked devait très certainement avoir très peur qu'il ne se retourne contre eux.
Mais Dena espérait qu'il allait continuer à venir, ses petits cadeaux lui plaisaient beaucoup et elle aimait bien la vue qu'il laissait. Autant en profiter pour se rincer un peu l'œil, tous les autres étaient grotesques, abrutis et violents, rien qui risquait de la faire rêver. Calen était un peu son petit prince charmant, bien qu'elle vomissait sur ces histoires à l'eau de rose. La vie c'était emmerdes sur emmerdes, c'était ce qu'avait apprit Dena. Et elle n'attendait certainement pas qu'un beau jeune homme la délivre pour que tout deux s'échappent loin de tout danger.
Et ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants... Plutôt vomir, pensait-elle. Les histoires romantiques lui sortaient par les yeux.
C'était peut-être dû au fait que son père avait trompé sa mère pendant deux ans, alors que cette dernière ne s'était rendue compte de rien. Même Dena l'avait remarqué, c'était pour dire. Et puis son géniteur - comme elle préférait l'appeler - s'était un jour barré de la maison pour aller engrosser une blondasse au teint blafard et aux lèvres pulpeuses avec qui il s'était marié deux mois après, soit trois jours après son divorce avec la mère de Dena. Elle ne lui avait jamais reparlé depuis, et c'était bien mieux ainsi. Elle n'avait aucune considération pour cet homme, et il ne semblait en avoir aucune pour elle. Ce n'est que six ans plus tard qu'il semblait s'être souvenu de son existence. Il lui avait envoyé un lettre pour son anniversaire, elle avait directement fini dans la cheminée avant ouverture. Et il se fit claquer la porte au nez lorsqu'il se pointa chez elle. Sa mère n'en avait jamais rien su. A vrai dire elle s'était retrouvée un Jules et se comportait comme une parfaite adolescente. Dena avait horreur de ces histoires d'amour à vomir. Elle avait vu ce que ça avait donné avec son père et sa mère qui s'aimaient pourtant passionnément au tout début.
Mais elle avait quand même eut des petits amis, cela avait juste eu une durée assez limitée. Et lorsqu'un jour, un certain Matt lui offrit un magnifique bracelet et une belle déclaration écrite sur une lettre parfumée pour la saint Valentin, elle le plaqua sur le champ. Ce genre de truc n'était pas pour elle. Elle n'aimait pas du tout ce genre de choses. Et c'était surtout parce qu'elle aimait se dénigrer sans cesse et que Matt méritait amplement mieux qu'elle. Sa vie amoureuse ressemblait à un champ de mine. Quand elle trouvait quelqu'un, elle finissait par le quitter avant que cela n'explose. Jamais elle ne s'était fait plaquer, et jamais elle ne laisserait cet honneur à un garçon, oh non, jamais.
Juliette la sortit de sa rêverie :
- On est que deux dans ce dortoir ?
- Non, il y a Molly et Olivia.
- Elles sont où ?
- Je ne sais pas. D'autres tests, encore et toujours.
Dena se laissa tomber dans son lit avant de saisir son magazine. Juliette resta plantée au milieu de la pièce.
- Molly rentre généralement en pleurant, ça ne sert à rien de la résonner. Et Olivia, ça dépend.
- Tu dis ça d'une manière totalement détachée, tu te rends compte que c'est horrible ce que tu racontes ?
- Je sais, on me dit souvent que je suis froide, inhumaine, et que j'ai un cœur de pierre, ce que je cautionne entièrement d'ailleurs.
Dena lui lança un grand sourire et Juliette ne pouvait pas s'empêcher de l'apprécier malgré tout, elle ne semblait pas méchante, c'était juste sa façon d'être, aussi étrange et détachée soit-elle.
- Tu peux prendre un lit tu sais, au lieu de rester à poireauter ici. Tu vas finir par dormir debout à cette allure, ricana Dena en lui désignant un lit.
Juliette alla alors s'asseoir sur sa nouvelle couchette.
- Les matelas sont un peu dur mais on s'y fait, ne t'en fais pas.
Juliette espérait qu'elle disait vrai, elle ne s'était jamais allongée dans un lit aussi dur. Même le sol semblait être plus confortable...
Juliette était sur le point de réfléchir à tout ça lorsque Dena se releva subitement en posant son magazine.
- Mais dit moi, je suis tellement excitée à l'idée de voir une nouvelle personne que j'en oublie l'essentiel ! Tu vas encore me prendre pour une personne horrible mais les distractions ne sont pas très fréquentes ici... alors... racontes moi tout dans les moindres détails, tu étais piégée où ? s'enquit-elle en fixant intensément Juliette, prête à écouter attentivement tout ce qu'elle allait dire.
Bien qu'elle mourrait d'envie de lui poser des milliards de questions sur Wicked et cet endroit, Juliette entreprit la tâche de lui raconter son horrible soirée, bien que la seule chose qu'elle espérait était de l'oublier à tout jamais.
Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plus.
Pensez à la review pour me donner votre avis :P Et me dire ce que vous avez pensé de Dena, ou de Janson ahah, il était plutôt cool pour l'instant x)
La semaine prochaine, Thomas a de la visite... et ça ne va pas lui plaire ! J'reprendrais aussi mes fins de chapitre sadiques... héhéhé
A vendredi prochain, bisous à vous
P.L
