Salut les blocards ! Je me rends compte que je ne publie plus jamais le week-end mais le lundi ou mardi en fait ahah ^^ Enfin bref, voilà le chapitre 12... centré surtout sur Newt et Thomas... et, c'est toujours pas la joie ! (dur dans des circonstances pareilles en même temps...)

Merci beaucoup à Tsuki-chan, vane84 et blue pour leur review ! :)

Réponse review anonyme :

blue : Tu vas le savoir très vite ! Merci pour ta review en tout cas ;)

Bonne lecture


Chapitre 12

Une brise glacée vint surprendre Newt.

Allongé à même le sol, il frissonna avant d'ouvrir les yeux. Il se mit rapidement sur ses pieds, fixant d'une lueur étrange le monde qui l'entourait. Il était sur la route, dans une rue déserte. Il n'y avait que lui et le vent qui faisait s'envoler des papiers et quelques déchets.

La nuit noire semblait l'envelopper dans une atmosphère de mort, il n'y avait pas de lune, juste un éclairage extérieur quelque peu défaillant. Il voyait à peine où il mettait les pieds en avançant et il entendait de nombreux craquements venant de différents endroits, le faisant sursauter. Il se tourna de tout les côtés pour essayer de percevoir quelque chose.

Et soudainement, une mystérieuse lune apparue dans le ciel, éclairant la rue dans laquelle Newt se trouvait. Il distingua alors une silhouette à moitié cachée derrière un bâtiment.

Elle sortit de l'ombre et s'avança vers lui tel un fantôme. C'était une fillette, elle ne devait pas avoir plus de dix ans. La tête baissée, elle marcha jusqu'à lui et ne releva les yeux qu'au dernier moment.

- Lizzie ? balbutia Newt en reconnaissant la fillette. Elizabeth !

Mais elle ne réagissait pas face à l'appel de son grand frère. Elle lui prit la main, refermant sa petite paume sur celle de Newt, et l'attira en avant. Newt la suivit sans rien dire, se laissant emmener dans un endroit inconnu. Elle lui tirait le bras par moment, le faisant accélérer. Ils marchèrent une dizaine de minutes, continuant tout droit lorsque la route tournait à droite. Ils se retrouvèrent à marcher dans l'herbe, à l'extérieur de la ville. Il ne savait même pas de quelle ville il pouvait bien s'agir.

Elizabeth finit par ralentir le pas avant de totalement s'arrêter devant une étendue d'eau, un petit lac plus précisément.

Newt fixa l'eau au loin un moment avant de reporter son attention sur sa sœur.

- Qu'est ce qu'on fait là ? demanda t'il intrigué.

Elizabeth tourna la tête et regarda Newt droit dans les yeux.

- Pour comprendre, dit-elle avant de pointer l'eau du doigt.

Newt fixa le lac un moment, tenant toujours sa sœur par la main. Son reflet lui renvoyait la mine d'un jeune homme fatigué. Mais l'eau ne renvoyait rien de sa sœur, elle n'avait pas de reflet.

Il sentit la petite main lui glisser entre les doigts. Il tourna la tête, elle était en train de partir en courant.

- Lizzie ! l'appela t'il, mais en vain.

Elle finit par disparaitre dans la brume, laissant de nouveau Newt tout seul. Il replongea son attention sur l'eau. Le vent avait beau remuer les cheveux de Newt de temps en temps, l'eau ne bougeait pas du tout. A croire qu'elle était totalement figée.

Puis une force froide et spectrale sembla le pousser soudainement en avant. Il crut un instant que c'était sa sœur qui était revenue pour le plonger dans l'eau, mais il n'avait sentit aucun contact physique. Le spectre le fit basculer de tout son corps avant même qu'il n'ait pu réagir.

Il rentra alors brutalement en contact avec l'eau, ayant l'impression d'être électrifié sur le coup. L'eau glacée lui saisissait les muscles alors que tout son corps sombrait lourdement, coulant de plus en plus vers le fond qui semblait pourtant à des kilomètres. Il ne pouvait pas bouger, tous ses membres étaient comme paralysés. Impossible de remonter, il sombrait toujours plus, et l'air commençait à manquer.

Et puis des voix commencèrent à résonner dans sa tête, murmurant d'une manière étrange et inquiétante un seul mot qui revenait sans cesse.

Virus. Virus. Virus. Virus. Virus.

Newt laissa s'échapper les dernières bulles d'air qu'il lui restait, commençant par la même occasion à se sentir réellement mal, oppressé. Et les voix continuaient sans cesse, lui vrillant le crâne.

Virus. Virus. Virus. Virus. Virus.

Et finalement, une lueur bleutée tout au fond l'attira avant de l'absorber. Il ressentit une horrible douleur dans tout son corps avant que cela soit enfin finit. Et il repartit de ce cauchemar avec un seul mot en tête :

Virus.


Newt se réveilla en sursaut, trempé de sueur et les membres tremblants. Une douleur lancinante lui vrillait le crâne alors qu'il essayait de se redresser. Cela faisait un moment qu'il avait ces maux de tête depuis qu'il était ici, mais c'était de pire en pire. Il commençait à ne plus supporter la douleur, c'était trop.

Newt regarda autour de lui, il était à l'infirmerie. Il ne comprenait pas ce qu'il lui avait prit la vieille. S'énerver de cette manière contre Anna... ce n'était pas lui. Puis il se souvenait simplement de s'être écroulé par terre. Après, c'était le vide.

Et le voilà maintenant à l'infirmerie. Quelque chose n'allait pas chez lui. Cela n'allait plus. Il avait l'impression qu'on essayait de le remplacer par quelqu'un d'autre. Il se sentait agressé de tous les côtés et répondait méchamment et avec violence. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Son esprit était souvent embrumé, il avait du mal à réfléchir calmement. Et ses mains tremblaient de plus en plus. Il avait même du mal à tenir son verre d'eau ou sa fourchette. Quelque chose n'allait pas. Il le savait au plus profond de lui même.

Et son rêve ne faisait que lui confirmer que quelque chose clochait. Il revenait sans cesse à cette même conclusion.

Et, douloureusement, il sentait que la vérité remontait à la surface. Avec tout ce qu'on leur avait dit depuis leur arrivée, qu'ils étaient des sujets, qu'ils devaient aider à trouver un remède, Newt sentait la terrible nouvelle venir à lui.

Il se leva alors de son lit, se dirigeant vers la porte. Il se mit à tambouriner énergiquement pour que l'on vienne lui ouvrir.

Un garde entra brusquement, braquant une arme sur lui alors que l'infirmière se tenait derrière.

- C'est quoi tout ce boucan ? grogna le garde. Retournes te coucher, et vite.

- Je veux parler à votre chef, demanda Newt en fixant le garde droit dans les yeux. Je veux parler à Janson.

- De un, c'est pas toi qui décide ici, et de deux, tu retournes dans ton lit par toi même ou je le fais de la manière forte !

- Je veux juste lui parler. J'ai besoin de savoir quelque chose sur mon état.

Le garde allait grogner de nouveau lorsque l'infirmière posa un bras sur son épaule.

- Amène le à Janson.

Le garde la regarda, surpris, avant de reporter son attention sur Newt.

- T'as entendu la dame, tu vas voir le patron, alors bouge, ordonna t'il en poussant Newt hors de la salle.

Newt devait parler à Janson, il avait besoin de savoir.

Même si, au plus profond de lui, il le savait déjà.

Il avait la Braise.


Lorsque Newt arriva ce midi, Anna et Juliette étaient déjà parties pour des tests mineurs, et il croisa Minho sur le même chemin.

Minho le fixa d'un regard inquiet, se souvenant très bien avoir vu son ami s'écrouler par terre la veille. Newt le rassura d'un sourire avant de continuer jusqu'à la table où il ne restait plus que Thomas qui fixait son assiette avec morosité. Il releva la tête en voyant Newt, une lueur étrange dans les yeux. Newt s'assit sans un mot avant de fixer son ami. Thomas s'apprêtait à lui demander comment il allait mais Newt lui coupa la parole.

- Tu le savais, n'est ce pas ? demanda t'il d'une voix calme.

Newt n'était pas dupe. Thomas agissait étrangement à chaque fois qu'il était avec lui. Il faisait toujours une sorte de tête coupable, baissant les yeux pour ne pas à avoir à affronter son regard. Il devait forcément le savoir. Quoi d'autre pour expliquer son attitude ?

Thomas hocha de la tête, restant muet et fixant tristement son ami.

- Je ne t'en veux pas de ne m'avoir rien dit, Tommy.

Newt lui fit un mince sourire.

- Ce n'est pas ta faute de toute manière.

Thomas fixa Newt, les yeux humides et les traits tirés.

- Je suis tellement désolé.

Thomas s'essuya rapidement les yeux avant de se reprendre. Il se redressa sur sa chaise.

- Il doit y avoir un moyen, Newt.

- Thomas...

- On va trouver quelque chose pour te tirer de là !

- Tommy, soupira Newt. Il n'y a rien à faire.

Thomas se stoppa.

- A moins de trouver un remède, il n'y a rien à faire.

Newt sembla hésiter quelques instants mais il poursuivit :

- De toute manière, bien que leurs recherches soient un peu avancées, ils n'auront jamais le remède à temps, pas pour moi du moins.

- Newt, ne baisses pas les bras ! s'indigna Thomas en le voyant accepter son sort.

Newt avait déjà rejoint le camp des vaincus, savant pertinemment que dans son cas, lutter ne servirait à rien.

- Ecoutes Thomas, j'apprécie vraiment que tu veuilles m'aider, mais il n'y a rien que tu puisses faire pour moi. C'est déjà trop tard.

- Ce sont ces ordures qui t'ont refilé ce virus, vociféra Thomas en serrant les poings.

Maintenant que Newt était lui aussi au courant, Thomas avait l'impression que ce qu'il savait déjà venait tout juste de prendre toute son ampleur. Il savait déjà Newt condamné... mais maintenant, il réalisait véritablement les conséquences de ce fait. Ce qu'on lui avait dit devenait réalité.

- Ils ont dit que je risquais de m'énerver de plus en plus souvent, que j'allais devenir agressif. Je tiens à m'excuser dès maintenant si... je déraille.

- Comment peux tu parler aussi calmement Newt ? C'est un meurtre ce qu'ils te font ! s'emporta Thomas, presque en colère de voir Newt aussi serein au lieu de la voir se rebeller contre la Terre entière.

Mais après tout, il ne reconnaissait que trop bien l'attitude de son ami. Tout à l'intérieur, rien en apparence. Newt s'était peut-être convaincu qu'il n'y avait pas besoin de lutter, que le mal était fait, mais au fond de lui, il devait être terrifié.

- Quoi que je fasse, ça va se finir exactement de la même manière pour moi. Je n'ai pas envie de me fatiguer à les blâmer. Je sais bien qu'ils sont responsables. Mais pour moi, mener une guerre contre eux ne me mènera nul part.

- Je ne peux pas accepter de telles paroles Newt, il n'est pas envisageable que tu...

Mais les mots s'étranglèrent dans sa gorge, refusant de sortir. C'était trop dur. Il n'imaginait pas la suite sans Newt. Ni sans aucun de ses amis. Il avait besoin d'eux !

Thomas s'apprêtait à dire autre chose lorsqu'un garde s'approcha pour lui signaler qu'il était temps pour lui d'aller à son test, un test physique.

- C'est bon, Tommy, vas y, lui souffla Newt avec un léger sourire.

Thomas ne savait pas comment il réussissait à être aussi calme dans une situation pareille. Thomas avait juste envie de tous les massacrer, de détruire Wicked, de les réduire en poussière.

Il prit son plateau et le donna à une dame de service juste avant de sortir et de suivre le garde. Faire du sport était exactement ce qu'il lui fallait. Il avait besoin de se donner à fond et de tout oublier.

Sur le tapis de course, Thomas couru à un rythme effréné, comme s'il essayait d'échapper à ses problèmes. Il courut jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ce que la douleur de ses muscles le paralyse. Il essayait de ne penser à rien, se représentant de l'eau à perte de vue. Mais si le calme lui fit du bien un moment, très rapidement, sa haine contre Wicked reprit le dessus. Il voulait que tout cela s'arrête, il voulait les arrêter.

Lorsque la séance fut finit, il prit une longue douche dans les vestiaires avant que le garde ne vienne pour le ramener dans son dortoir. Il était au moins heureux que Wicked leur ai prévu ces séances de sports pour les maintenir en forme, même si c'était pour une courte durée, Thomas réussissait à se vider la tête.

Lorsqu'il arriva dans le dortoir, Anna, Newt et Minho était déjà là.

Thomas essaya d'oublier la conversation du midi avec Newt et il prit un air neutre. Il se doutait que Newt ne voulait pas annoncer la nouvelle dès aujourd'hui aux autres. Il avait certainement besoin d'un peu de temps pour digérer lui-même la nouvelle.

- Comment était ta journée ? demanda Minho.

- Ils m'ont fait résoudre des problèmes de maths ce matin et sport cette aprèm, et vous ?

Anna, Minho et Juliette s'étaient retrouvés pour une séance de sport le matin, alors que Newt était encore à l'infirmerie.

Puis l'après midi, Anna avait été obligé d'aller travailler de nouveau avec Wicked, les séances étaient désormais tous les deux jours, mais cela rapprochait aussi la date de fin. Tout le monde était aussi occupé l'après midi, à l'exception de Newt qui était resté de nouveau dans le dortoir, seul. Mais c'était peut-être mieux ainsi, il avait eu besoin de réfléchir.

- J'ai l'impression qu'on ne va jamais sortir d'ici, et je déteste ça, marmonna soudainement Anna alors que Newt lui caressait les cheveux.

En voyant Anna et Newt si proches, Thomas se doutait que Newt avait du s'excuser pour son comportement de la veille, il n'avait pas été très agréable avec Anna. Mais voir son petit ami s'écrouler sur le sol lui avait sans doute fait oublier tout le reste, la peur l'avait emportée.

- Tu n'es pas la seule, répondit Minho avec un grognement.

- J'aimerais tellement qu'on puisse les stopper, souffla Thomas.

Il commençait à ressentir le besoin de faire quelque chose pour s'en sortir. Attendre et subir leur stupide test n'allait rien changer. Mais que pouvaient-ils faire dans un bâtiment si grand dont il ne connaissait probablement qu'une infime partie ? La sécurité devait être très élevée. Ils étaient pris au piège comme des rats. Et c'était d'ailleurs ce qu'ils étaient, des rats de laboratoire.


Et voilà... Newt est au courant ! Bon, il a l'air très défaitiste, ou réaliste (ça dépend des points de vue), mais en même temps c'est comme ça que je le vois réagir. Minho aurait pété un câble par exemple, mais Newt est plutôt du genre calme, et qui garde tout à l'intérieur aussi ! (j'aurai pu m'inspirer de sa réaction dans le livre de Dashner mais ça fait un moment que je l'ai lu et je ne m'en souviens même plus ! ^^)

Review ? :D

Baston la semaine prochaine entre deux sujets (je vous laisse essayer de deviner ahah)... et puis... certaines vérités vont peut-être enfin éclater au grand jour... et ça risque de faire mal...

A ce week-end (ou lundi ou mardi, puisqu'ils sont apparemment devenus mes jours de publications ahah), bizzz

P.L