Salut les blocards ! Désolée de ne pas avoir publié la semaine dernière... surtout que je pars demain en vacances (direction le Québec !) pour deux semaines donc la suite ne va pas venir rapidement... Pas avant le 14 juillet, voir un peu après. Désolée de l'attente !
Et ce chapitre... c'est la déprime ultime ! Si le moral était déjà pas top, là, il va prendre un sacré coup !
Merci beaucoup à vane84 pour sa review ! :)
Bonne lecture
Chapitre 13
Le lendemain après midi là, deux semaines après leur arrivée, lorsqu'Anna fut emmenée pour un nouveau test, c'est avec une boule au ventre qu'elle quitta la pièce après avoir serré la main de son petit ami quelques instants. Elle n'avait pas peur de son test, non, elle s'inquiétait pour Newt.
Il avait fait un malaise inquiétant l'avant veille, et elle n'avait pas pu le voir beaucoup dans la journée, si ce n'était le soir et rapidement ce matin. Il arborait un visage triste ou contrarié. Elle était vraiment très inquiète.
Mais maintenant qu'ils étaient tous réunis dans le même dortoir, elle savait que ses amis garderaient un œil sur lui.
En attendant, Newt semblait s'être levé du pied gauche et Thomas devinait le cause de ce dérèglement. Comme Newt le lui avait dit, son humeur changeait sans cesse. La vieille, lorsqu'il avait mangé avec Thomas il s'était senti bien, lui-même. Mais à certains moments il se sentait irrité, énervé. Il avait l'impression que le monde entier cherchait à l'énerver, que tout le monde était contre lui. Et ce matin là, il ne se sentait pas bien. Il ne se sentait pas lui même. Il était énervé. Et sentir les regards de ses amis sur lui ne faisait que l'agacer davantage, ayant l'impression qu'ils s'étaient tous ligués contre lui.
Newt se mit à faire les cents pas dans le dortoir. Aucun d'eux quatre n'avaient été emmené ce matin, et l'ennui était très présent.
Minho s'était tout juste rendormi alors que Juliette et Thomas étaient assis l'un à côté de l'autre sur une couchette. Newt continuait de tourner en rond dans le dortoir.
Thomas finit par se lever pour aller voir son ami alors que Juliette gardait le regard fixé sur eux.
- Tu devrais te reposer un peu Newt, proposa gentiment Thomas en voyant l'état plus que nerveux de son ami.
Le savoir malade était déjà horriblement dur, mais le voir changer, jamais Thomas n'aurait pu expliquer à quel point cela lui fendait le cœur. Newt était comme son frère.
- Non.
- Newt, souffla t'il en posant sa main sur son épaule.
Mais Newt recula vivement.
- Lâche moi un peu, lui cria t'il dessus.
Thomas resta debout, sans bouger, pendant quelques instants. Il avait beaucoup de mal avec les changements de comportement de son ami. Il devenait de plus en plus agressif, l'exacte contraire de ce qu'il était avant.
- Newt, calme toi, tu veux ? Je veux juste t'aider.
Newt attrapa Thomas par le col.
- M'aider ? Tu as pitié parce que je suis malade hein ?! lui murmura t'il.
Juliette les fixait, sans vraiment comprendre. Elle se releva, prête à s'approcher des garçons mais Newt relâcha Thomas. Les paroles de Newt n'avaient aucun sens...
- Pas parce que j'ai pitié Newt, mais parce que tu es mon ami, lui répondit Thomas.
Newt sembla hésiter un moment, il faillit se calmer mais il fit l'exacte contraire.
- Tu verras, tu voudras plus m'aider quand je me transformerais en monstre !
Cette fois ci, Minho ouvrit les yeux alors que Juliette se rapprochaient cette fois ci des deux garçons.
- De quoi tu parles Newt ?
- Tommy ne te l'a toujours pas dit ? ironisa t'il avec un regard noir.
Thomas baissa les yeux, peiné par la tournure que prenait la situation.
- Quoi ? insista Juliette.
- Je ne suis pas immunisé, je vais devenir un de ces sales fondus, un monstre !
Juliette se figea immédiatement, ne pouvant croire ce qu'il venait d'entendre. Leur ami devait déraillé, il disait probablement n'importe quoi.
- Newt, calme toi je t'en prie, le supplia Thomas.
Il s'approcha de Newt, le fixant droit dans les yeux alors qu'il lui demandait encore une fois de se calmer et de se reposer.
Thomas posa de nouveau sa main sur l'épaule de Newt mais ce dernier le repoussa violemment en arrière et Thomas manqua de se briser la nuque sur le rebord du lit.
Minho et Juliette étaient encore trop sous le choc de la nouvelle pour vraiment réagir.
- Newt, calme toi !
Cette fois, Thomas avait lui aussi haussé le ton et Minho avait finit par reprendre ses esprits et il s'approcha du groupe.
- Je fais ce que je veux ! Ce n'est pas toi qui décide ! lui hurla Newt. Ce n'est pas parce que tu es le meilleur élément que tu as tous les droits.
Thomas resta immobile.
- Oui, je suis au courant que tu es leur meilleur espoir, ils me l'ont dit tu sais. Moi aussi je sais des choses.
Newt continuait de déverser sa rage sur Thomas.
- Newt...
- Tais toi !
Et brutalement, Newt abattit son poing sur le visage de Thomas qui vacilla sous la surprise et se retrouva par terre.
- Je te déteste ! hurla Newt en se déchainant sur Thomas, abatant ses poing sur son visage.
- Newt ! s'écria Juliette en l'attrapant en arrière alors que Minho se précipitait déjà vers elle pour l'aider.
Ils tirèrent Newt en arrière et le poussèrent par terre, toujours sous le choc. La scène qui venait de se dérouler sous leurs yeux ne semblait pas réelle. Comment Newt avait-il pu parler ainsi à Thomas, s'en prenant physiquement à lui ?
Alors que Minho restait près de Newt, Juliette aidait Thomas à se relever.
- Quelqu'un peut m'expliquer ce qui se passe ici ?! s'énerva Minho en se relevant, dévisageant tour à tour ses deux amis.
Thomas chercha le regard de Newt alors qu'il se tenait la joue, toujours douloureuse et probablement bien rouge. Newt semblait s'être un peu calmé, même s'il semblait être encore un peu nerveux et sur la défensive.
- Je suis malade.
Alors il avait dit vrai...
- Je ne suis pas immunisé, leur expliqua Newt d'une triste voix, son comportement avait changé en quelques minutes à peine. J'ai la Braise, je l'ai appris hier.
- C'est quoi ces conneries ? braya Minho. On est immunisé, c'est pour ça qu'ils nous étudie Newt, ne raconte pas n'importe quoi !
Si Minho était dans le déni, Juliette comprit assez rapidement la gravité de la situation.
- C'est la vérité, murmura Thomas.
- Tu le savais ? s'étonna Juliette en reculant d'un pas.
- Oui, avoua Thomas d'une petite voix.
Minho se laissa tomber sur sa couchette alors que Juliette fixait Thomas. Ils restèrent silencieux une longue minute avant que Minho ne se relève pour aller se poster à côté de Newt, le regard triste.
S'il avait été seul, Minho aurait probablement pleuré.
Mais un bruit soudain les stoppa tous dans leur activité. Un garde pénétra dans le dortoir en ouvrant grand la porte.
- Il s'est passé quoi ici ? s'énerva t'il.
Eh bien, il en avait mit du temps à regarder les images de surveillance avant de venir ici.
- Je me suis énervé, répondit simplement Newt sans un regard au garde. Ils savent que je suis malade.
Le garde les scruta rapidement du regard avant de reculer un instant, demandant quelque chose dans son talkie walkie.
- Très bien, toi, tu viens avec moi, dit-il en désignant Newt.
- Vous l'emmenez où ? demanda Thomas en se dirigeant vers le garde.
- Dans un autre dortoir.
- Quoi ?! brailla Minho.
- Pourquoi ? s'énerva Thomas alors que Newt avançait vers le garde sans rechigner.
- Pas tes oignons, il change de dortoir pour le moment, c'est tout, répondit méchamment le garde en poussant Thomas en arrière pour qu'il laisse passer Newt.
- Laissez le avec nous, insista Thomas en avançant de nouveau vers le garde.
Ce dernier posa le bout de son talkie walkie sur le torse de Thomas d'un air menaçant.
- M'énerves pas. Maintenant recules.
Thomas le fixa droit dans les yeux, le regard noir.
- J'ai dis recule !
- Laisses Tommy, souffla Newt redevenu l'ami calme et serein qu'il connaissait.
Newt poussa gentiment Thomas sur le côté et sortit du dortoir alors que le garde commençait à fermer la porte en les fusillant du regard.
Le silence retomba à peine quelques secondes avant que Juliette ne reporte son attention sur Thomas. Elle essuya ses yeux humides avant de se poster devant lui.
- Depuis quand tu le savais ?
- Teresa me l'a dit quand je suis arrivé, lâcha t'il, n'en pouvant plus de ces secrets.
La mention de Teresa sembla renfrogner d'avantage Juliette. Son visage se décomposa même sur la surprise alors qu'elle reculait encore d'un pas.
Encore une chose qu'il ne leur avait pas dit. Il leur avait peut-être expliqué tout ce qu'elle lui avait apprit, mais à aucun moment il n'avait avoué à ses amis que cette personne était Teresa. Il se sentait s'enfoncer un peu plus dans les mensonges qu'il avait dit.
- Tu as vu Teresa, répéta Juliette, comme pour essayer de comprendre. Et tu savais que Newt était malade.
Juliette et Minho venait non seulement d'apprendre que leur meilleur ami était malade mais aussi que Thomas l'avait su depuis le début, et qu'il avait vu Teresa, la personne en partit responsable de leur calvaire. Ils étaient totalement partagé entre la colère vis à vis de Thomas et une profonde tristesse pour Newt. Jamais ils n'avaient ressentis quelque chose d'aussi douloureux. Comme si ces nouvelles les rongeaient de l'intérieur, broyant leur organes, émiettant leur cœur et leurs poumons.
Juliette se mit à penser à Newt, leur ami le plus gentil, le plus fidèle. Leur petit blondinet à eux, comme ils aimaient l'appeler. Les larmes commencèrent alors à couler alors que son esprit mélangeait sa tristesse et sa colère.
- Pourquoi tu ne nous l'a pas dit Thomas ? lui cria t'elle dessus alors que les larmes dévalaient ses joues. Pourquoi ? répéta t'elle en le poussant légèrement en arrière.
- Je n'ai pas pu, répondit-il seulement.
Avec tout ce qu'ils vivaient déjà, il n'avait pas pu leur dire. Il n'avait pas pu. Il n'avait pas eu la force. Il avait été lâche, il le savait.
- Tu aurais du nous le dire, murmura t'elle avant de détourner les yeux et de fuir vers sa couchette ou elle s'allongea, tournant le dos à Thomas et au monde entier. Tu aurais du nous le dire.
C'en était trop. Tous ces mensonges, son ami malade et toutes les épreuves qu'ils avaient et devaient encore endurer.
La vie n'était que pire à chaque seconde. Et ce n'était encore que le début.
Anna était exténuée après le test physique qu'elle venait de passer. Elle qui pensait qu'elle allait subir un vrai test angoissant.
Elle n'avait pas eu une séance de sport habituel mais un réal test physique, comprenant de la course à pied sur un tapis, un peu de musculation et de l'escalade. Elle n'en pouvait plus ! Si elle s'écoutait, elle se laisserait tomber par terre et s'endormirait sur le champ.
Les couloirs menant à son dortoir semblait bien trop longs en cette fin d'après midi. Elle ne rêvait que de manger un énorme repas et prendre un bain relaxant avant de dormir une bonne nuit. Le garde l'a fit de nouveau tourner à droite. Elle était tentée de lui répliquer qu'elle connaissait désormais le chemin mais elle doutait qu'il ne le prenne bien. Elle n'avait pas besoin qu'il lui grogne dans les oreilles.
Elle aperçut plusieurs personnes au bout du couloir et il lui fallut à peine quelques secondes avant de reconnaitre Newt. Il était accompagné de trois personnes, un garde, ainsi que deux personnes qu'elle connaissait maintenant plutôt bien, Kristen, la chef de la sécurité et sous chef de Janson, ainsi que Gally, qui préparait les attaques en ville et était garde à ses heures perdues.
- Newt, l'appela t'elle lorsqu'il passa à côté d'elle dans le sens inverse.
- Ca ira Anna, lui répondit-il simplement, ne l'inquiétant davantage.
- Où l'emmenez vous ? demanda t'elle sur un ton un peu sec.
Le garde la poussa en avant alors qu'elle répliquait de nouveau.
L'autre garde et Kristen continuèrent avec Newt sans se retourner. Gally se dirigea néanmoins vers Anna.
- Je m'en occupe, dit-il en direction du garde qui lui lançait un regard plus que méfiant. Elle sera dans son dortoir dans moins de trente minutes, vous pourrez vérifier.
Le garde hocha de la tête et repartit en direction de l'autre groupe alors que Gally empoignait Anna par la bras dans un autre couloir. Il l'amena finalement dans leur salle de travail habituelle où il s'installa sur un fauteuil.
- C'est mieux pour tout le monde si c'est moi qui te le dit, je pense que tous tes amis sont déjà assez secoués comme ça.
L'angoisse monta en quelques secondes. Les mains d'Anna commençaient à trembler, elle avait terriblement peur de ce que Gally pourrait lui dire. Cela ne semblait pas du tout être une bonne nouvelle. Elle avait cette horrible sensation que quelque chose d'horrible s'était produit.
- C'est à propos de Newt ? réussit-elle à articuler.
- Oui, répondit Gally un regard triste.
Il était vraiment une des seules personnes de Wicked à être aussi gentil avec Anna.
- Dit moi ! le supplia t'elle. Qu'est ce qu'il a ?
Gally attrapa la main d'Anna en la fixant droit dans les yeux. Elle ne fit même pas attention à son geste, ses yeux à elle étaient fixés sur sa bouche, attendant qu'une information en sorte.
- Il n'est pas immunisé, il a la Braise.
Un silence pesant et froid l'encercla immédiatement, juste avant que le monde entier ne lui retombe sur les épaules. Elle se releva sous le choc, paralysée, avant de vaciller et de retomber dans le canapé.
Elle n'avait pas besoin d'explication, elle avait très bien compris le double sens de la phrase. La Braise n'avait pas encore de remède. Newt était pour l'instant condamné...
Les larmes commencèrent à couler sans qu'Anna ne puisse les contrôler. Et pour la première fois depuis qu'elle était arrivée ici, elle se laissa totalement aller, laissant les larmes couler à leur guise.
- Non ! Non, ce n'est pas possible... non ! hoqueta t'elle en sanglotant, alors que Gally la regardait d'un air triste sans trop savoir comment réagir.
- Je suis désolé, Anna, souffla t'il en posant sa main sur l'épaule de la jeune femme. Sincèrement.
Elle continuait à pleurer, secouée par des petits spasmes alors qu'elle s'essuyait sans cesse les yeux.
Newt était condamné, son petit ami allait mourir. Elle avait l'impression que son cœur venait de se fissurer.
Tout venait de s'expliquer dans son esprit. Toutes les fois où Newt avait eu mal à la tête, où il était distant, voir même agressif. C'était le virus qui lui faisait ça. C'était la Braise. Le début de l'infection.
Le début de la fin.
Elle se remit de nouveau à sangloter alors que Gally s'avançait timidement et la prit dans ses bras. Il savait bien que rien ne pourrait la consoler, mais dans un moment pareil, pleurer sur l'épaule de quelqu'un nous donnait au moins l'impression d'être entouré. Une étreinte était un contact humain rassurant, réconfortant.
Elle continua à pleurer un petit moment avant que Gally ne décide de la raccompagner. Il devait tenir l'horaire qu'il avait donné au garde.
Lorsque Gally ouvrit la porte du dortoir, Anna put voir tous ses amis prostrés sur leur lit, et celui de Newt, évidement, était vide.
Elle prit seulement la peine de leur dire d'un ton triste qu'elle était au courant. Personne ne répondit. Ils avaient tous ce même regard vide et désespéré, comme si, tout d'un coup, il n'y avait plus d'espoir. Comme si tout était déjà terminé, leur vie était foutue.
Anna s'allongea sur son lit mais ne prit même pas la peine de fermer les yeux. Cette nuit, elle savait qu'elle ne dormirait pas. Parce qu'à chaque fois que ses paupières se fermaient, c'était le doux visage de Newt qui lui apparaissait, un visage souriant et heureux, une expression qu'elle ne verrait probablement plus jamais sur son visage. Et un visage qu'elle ne verrait plus d'ici peu de temps. Elle se tourna sur le côté, fixant le mur. Non, elle n'arriverait pas à dormir cette nuit là. Elle avait même l'impression qu'elle ne retrouverait plus jamais le sommeil.
#Déprime
Je culpabilise de plus en plus d'écrire des trucs aussi déprimants... ^^'
Et du coup ça y est... tout le groupe est au courant !
Review ? :D
Du coup, je vous dis à "bientôt", soit vers mi juillet :)
P.L
