Bonsoir les blocards ! Voilà le chapitre 16, à 100% sur Juliette ^^ Ca va vous éclairer sur le test qu'elle a eu et vers la fin du chapitre, je prépare quelque chose pour plus tard x)
Et par contre, vraiment désolée mais je ne serais pas là pendant tout le mois d'août et je ne pourrais donc pas poster de nouveau chapitre. On se retrouvera pour le chapitre 17 début septembre, à la rentrée. C'est dans longtemps... désolée ^^'
Merci beaucoup à Tsuki-chan pour sa review ! :)
Bonne lecture
Chapitre 16
Les bruits de pas résonnaient si lourdement sur le sol que Juliette en eut des haut le cœur. Elle avait l'impression de marcher tout droit vers l'enfer. Mais elle voulait savoir, elle avait besoin de connaître la vérité, aussi douloureuse soit-elle.
Une fois dans l'ascenseur, le garde appuya sur un bouton et les portes se refermèrent. Juliette se sentait tellement stressée qu'elle avait l'impression qu'on essayait de lui tordre l'estomac et de lui compresser la cage thoracique. Elle n'était jamais allé à un étage différent de son dortoir, et elle n'était jamais allée dans le bureau de Janson. Ce qui était une bonne chose jusqu'ici. Voir Janson était rarement annonciateur de bonnes nouvelles.
Elle était même surprise qu'ils aient accepté sa requête. Même si elle avait malgré tout du se mettre à crier devant un garde alors qu'il la ramenait dans son dortoir. Mais lorsque la requête de Juliette arriva jusqu'à Janson, ce dernier fit savoir qu'il acceptait, à la plus grande surprise du garde qui se retrouvait alors à la conduire jusqu'à son bureau.
Juliette et lui traversèrent un long couloir, arrivant devant une belle et grande porte. Le garde passa une carte électronique dans un boitier puis ouvrit la porte.
Le garde la poussa à l'intérieur et elle s'arrêta à quelques mètres du bureau de Janson qui l'attendait, assit sur sa chaise, les bras croisés et le regard fixé sur elle, le jaugeant de haut en bas.
- Vous savez toujours tout, je n'ai donc pas besoin de vous dire la raison de ma venue ici, expliqua Juliette avec agressivité.
- En effet, répondit Janson avec un petit sourire.
Il fit signe à Juliette de s'asseoir puis ordonna au garde de quitter son bureau.
Une fois seuls, ils se dévisagèrent un instant, aucun des deux ne prenant la parole le premier.
Janson finit par engager la conversation après une très longue minute.
- C'était juste une variable de plus.
- Vous dites ça comme si vous m'aviez fait passer un test de sport, s'énerva t'elle. Vous m'avez fait choisir qui allait mourir ! J'ai la mort d'Olivia sur la conscience ! La vie humaine signifie t'elle si peu pour vous ?
Janson se releva brutalement, frappant son poing contre son bureau.
- Je fais tout ça pour sauver des gens !
- Vous essayez de vous en convaincre, répliqua t'elle d'un ton agressif.
Juliette se releva, les yeux noirs et un léger sourire moqueur au coin des lèvres.
- Mais tout ce que vous faites c'est rester le cul bien tranquillement sur votre siège hors de prix pendant que les autres mettent à exécution les stupides ordres que vous leur donnez. Vous ne savez pas ce que vous faites endurer aux autres. Vous établissez vos variables et vos tests comme vous étableriez votre liste de course. Vous pensez vous battre pour sauver des gens ? Vous pensez être du bon côté ? Mais vous n'êtes qu'un monstre. Vous pensez réellement que ce que vous faîtes est moral ? La liberté, vous connaissez ?
- Cela suffit ! Ce n'est pas une jeune irresponsable dans ton genre qui va me dire ce que je dois faire. Si tu ne comprend pas la grande cause que je défend, alors je ne peux rien faire pour ton manque de subtilité et d'intelligence. Je fais cela pour sauver de nombreuses personnes en souffrance.
- Et que faites vous de notre souffrance à nous ?
- Oh pitié, ce que vous vivez n'est rien comparé à ce que ces gens endurent. Ce virus est bien plus cruel que tout ce que vous vivez.
Il y eu un court silence avant que Juliette ne décide d'engager un autre sujet sensible.
- Et si on en parlait de ce virus d'ailleurs, railla t'elle, le regard toujours noir. D'où vient-il ?
Bien que le bureau mettait un peu de distance entre eux, Janson se pencha un peu en avant et la gifla violemment.
Elle se massa la joue avant de se mettre à rire.
- J'ai comme l'impression que ma question vous a dérangé.
Elle posa ses mains sur le bureau et se rapprocha.
- Le virus serait-il votre faute, monsieur Janson ?
Juliette n'avait aucune idée d'où lui venait le courage d'être aussi directe et de lui faire face, mais elle aimait ne pas se montrer faible, pour une fois dans sa vie.
- Votre statut de sujet ne vous permet pas d'avoir accès à ces informations, cracha Janson, hors de lui.
Juliette se contenta de ricaner. Il n'y avait qu'une raison qui pousserait Janson à détourner le sujet. Quoi qu'il en était, Juliette était venue pour une raison et elle ne comptait pas repartir sans avoir eu ce qu'elle voulait.
- Je veux que vous me rendiez mes souvenirs, expliqua Juliette d'un ton autoritaire.
Elle aimait la façon qu'elle avait de défier Janson. Même si cela se rapprochait plus de suicide que du courage, elle était contente de ne pas se dégonfler comme souvent. Il fallait qu'elle soit forte. Elle devait être forte face à tout ça.
- Vous ne pouvez pas dire non, je suis sûre que cela créera une nouvelle variable ou je ne sais quoi.
- Tu te crois en pouvoir de décider de quoi que ce soit ? ricana Janson. La variable était simplement de te faire choisir qui allait mourir, puis de te laisser avec des brides de souvenirs et des remords, rien de plus.
- Ce sont mes souvenirs ! s'écria Juliette, hors d'elle. Les miens ! Vous ne pouvez pas enlever ça aux gens.
- Je peux faire ce que je veux. Je pourrais même te faire oublier jusqu'à tes parents, jusqu'à ton propre nom. Je pourrais t'effacer de la surface de la Terre dans la minute si je le voulais.
- Vous n'êtes qu'un sale connard.
Janson vit rouge et se leva brusquement, renversant sa chaise au passage. Mais Juliette le fixait toujours d'un regard noir, le sang pulsait dans ses veines, elle avait l'impression qu'elle allait exploser tellement elle bouillonnait de rage. Si seulement elle pouvait tuer cet enfoiré sur le champ...
Janson fit le tour du bureau et pointa un doigt inquisiteur vers elle.
- Puisque tu tiens tant que ça à récupérer tes souvenirs, je vais te les rendre.
Il s'approcha en serrant la mâchoire.
- Tu me suppliera de te faire oublier de nouveau, souffla t'il d'un air menaçant.
Il se recula et tourna le dos à Juliette, s'approchant de son bureau pour attraper quelque chose.
- Je pourrais te faire endormir de la manière douce pour te rendre ensuite tes souvenirs... Mais tu vois... je rêve de faire ça...
Récupérant son agrafeuse, Janson se retourna vers Juliette avant de la frapper à la tête. Elle tomba sur le coup, inconsciente.
Un sourire sadique naquit sur les lèvres de Janson. Après un petit moment, il appela ses gardes et leur ordonna d'emmener Juliette pour lui rendre ses souvenirs. Après tout, comme elle l'avait elle même dit, cela leur ferait peut-être une nouvelle variable.
Son esprit semblait embrumé, comme prisonnier d'un brouillard épais qui lui emmêlait les idées. Et cela semblait pire à chaque fois que son pied martelait le sol du couloir.
Juliette suivit le garde sans dire un mot, laissant tomber un silence de mort pendant le trajet.
Il lui avait fait boire le contenu d'un flacon en sortant de son dortoir, et voilà qu'elle se sentait très étrange.
Le garde ouvrit la porte si brusquement que Juliette sursauta, regardant dans toutes les directions avant de s'arrêter sur l'ouverture. Quelqu'un l'a poussa à l'intérieur. C'était une salle qu'elle connaissait bien, il y en avait de nombreuses comme celle ci dans la base de Wicked. Une simple salle donnant sur une autre à travers une vitre sans teint.
Seul un bureau et des chaises trônaient au milieu. Et Janson était là.
Ce monstre ne présageait que mauvaise chose et Juliette savait pertinemment que ce qui allait suivre allait être désagréable.
Pendant l'heure qui suivit, Janson et deux de ses collègues passèrent leur temps à expliquer à Juliette ce qu'ils attendaient d'elle.
Quoi qu'ils lui avaient donné à boire, elle n'avait pas la force de répliquer. Elle se laissait faire, écoutant parfaitement ce qu'ils lui disaient, buvant leurs paroles avec attention.
Et ce n'est que lorsqu'elle eut ingurgité toutes les informations qu'elle comprit l'étendue de l'atrocité qu'ils préparaient pour elle et pour une autre personne.
Voilà un mois qu'ils avaient décidé de passer à la dernière étape de la récolte des sujets. Après de nombreuses variables et de nombreux tests, la dernière étape pour récolter assez d'informations était d'étudier le cerveau à sa source, à travers une dissection. Et Wicked était prêt à faire leur première victime de ce test final.
Juliette se leva alors et se posta directement devant la vitre sans teint, fixant les trois jeunes femmes qui étaient assises de l'autre côté, un air étrange sur le visage. Ils les avaient droguées elles aussi.
Si inconsciemment, Juliette savait pertinemment ce qu'ils attendaient d'elle, elle ne pouvait se résoudre à l'accepter. C'est Janson qui décida de lui faire prendre conscience de la réalité d'une manière assez brutale.
- C'est toi qui va choisir la personne qui réalisera l'étape finale.
Janson s'avança vers elle.
- Aujourd'hui, tu seras l'ange de la mort. C'est à toi de décider qui vit et qui meurt.
Juliette le fixa, espérant déceler n'importe quoi sur son visage laissant penser que tout cela était une plaisanterie. Mais il ne rigolait pas.
C'était un cauchemar dont elle ne pouvait se réveiller.
- Saches que si tu ne choisis personne, nous les tuerons toutes.
Monstre, lui criait son esprit. Cet homme était un monstre.
Comment pouvait-elle choisir une des jeunes femmes et la condamner à la mort ?
Son sang se glaça à la minute où elle regarda précisément qui se trouvait derrière la vitre.
Molly. Elle ne la connaissait pas beaucoup mais cette jeune fille semblait tellement innocente...
Olivia. Elle la connaissait. C'était une jeune fille très charmante, le plus souvent souriante, essayant toujours de garder espoir. Son frère, Dean, était aussi ici, mais Juliette ne lui avait parlé qu'une ou deux fois au réfectoire.
Et enfin, il y avait Dena. Elle était probablement la personne à qui elle parlait le plus à l'exception de sa bande d'amis. Elle était très dure à déchiffrer, elle avait un comportement très étrange, mais Juliette l'appréciait beaucoup, même si elle ne savait quasiment rien d'elle.
Mais elle avait l'impression que son cerveau tendait à lui faire oublier ses sentiments personnels. Elle était persuadée que le contenu du flacon qu'ils lui avaient fait boire était responsable de son état. Elle voyait de plus en plus ces filles à travers des variables et des résultats. Et elle avait de plus en plus de mal à ressentir quelconque émotion envers elles. C'est comme si Wicked avait réussit à faire disparaître ses émotions humaines, ces sentiments qui lui auraient fait crier sur Janson au lieu de réellement réfléchir à la personne qui allait passer le test.
Ses mains feuilletèrent alors un tas de papier, regardant des chiffres.
Olivia avait remplit un bon nombre de variables, ses résultats étaient assez avancés selon ce que Juliette lisait. Il restait encore des choses à approfondir pour Molly. Juliette regarda alors le dossier de Dena. Ses résultats étaient clairement les meilleurs. Elle avait déjà fournis bon nombre de variable, elle était plus que prête à passer l'épreuve finale.
- Alors ? s'impatienta Janson. Il nous faut un nom.
Juliette le regarda un moment d'un regard perdu. Dena ? Olivia ?
Elle feuilleta de nouveau les feuilles. Dena était là depuis un moment, deux sections avant Olivia. Le moment était venu pour elle de contribuer pleinement à la science.
Janson se racla la gorge.
- Den... commença Juliette tel un automate.
Mais elle se tourna soudainement vers Janson, comme comprenant pendant une fraction de seconde qu'elle condamnait son amie. Comme si une once d'humanité venait soudainement de remonter à la surface, lui criant de ne pas condamner son amie, lui hurlant de ne pas faire tuer Dena.
Mais ses lèvres formèrent malgré tout un autre nom, alors que tout son corps était prit dans une horrible lutte. Elle ne voulait pas le dire, mais un son sortit malgré tout de sa gorge.
- Olivia.
Qu'avait t'elle fait ?
Janson afficha un sourire satisfait alors qu'il commençait déjà à donner des ordres à ses gardes.
Juliette venait de condamner Olivia à mort. Elle était morte par sa faute. Elle l'avait tué.
Juliette se réveilla en sursaut, le front trempé de sueur et les jambes tremblantes.
- On a fait un joli rêve ? se moqua une voix.
Juliette se releva brusquement, tournant la tête de tous les côtés, les sens en alertes.
Un garde était en train de ricaner, assis sur un siège et un magazine dans les mains.
Juliette se frotta énergiquement les yeux avant d'essayer d'ignorer le garde et de se calmer. Elle était dans un état second et avait les yeux trempés.
- Ressaisit toi un peu, tu risques de faire peur à tes camarades quand je vais te ramener dans ton dortoir.
Si Juliette n'était pas dans cet état, elle lui aurait probablement marmonné de fermer sa grande bouche. Mais elle tremblait trop pour pouvoir dire quoi que ce soit de manière intelligible.
Au bout d'une dizaine de minutes, le garde vint la saisir par le bras pour la ramener.
- Fallait pas demander au boss de te rendre tes souvenirs si c'était pour pleurer comme une faible, se moqua de nouveau le garde.
Juliette le fusilla du regard.
- Vous pouvez vous garder vos commentaires, vous êtes loin d'être drôle.
D'abord surpris qu'elle lui réponde, le garde lui envoya ensuite une tape à l'arrière tu crânes.
- Tu avances et tu la fermes.
Lorsque la garde la poussa à l'intérieur du dortoir, seul Thomas s'y trouvait. Il était assis sur sa couchette, fixant Juliette avec inquiétude.
- Ju' ? l'appela t'il doucement.
Mais elle se contenta d'aller s'asseoir sur la couchette d'à côté, fixant le mur blanc jusqu'à s'en faire mal aux yeux.
- Quand on pense avoir touché le fond, Wicked nous enfonce toujours davantage. C'est pire de jour en jour et j'ai l'impression qu'on ne sortira jamais de tout ça, souffla Juliette, gardant toujours son regard fixe.
- On a tous cette horrible impression. Ils sont en train de nous enlever tout espoir...
- C'est de ma faute Thomas, le coupa t'elle. Ils m'ont drogué et c'est moi qui ait choisis Olivia pour passer l'épreuve finale. Je l'ai tué ! s'exclama t'elle avant de fondre en sanglots.
- Ju, ce n'est pas ta faute. C'est Wicked le responsable. Pour ça, et pour tout le reste.
Juliette le fixa un instant, comme hésitante. Elle finit par se lever et vint s'asseoir dans le lit près de lui. Elle se laissa presque tomber et se lova contre lui. Cela lui avait manqué. Il lui avait manqué.
Thomas referma ses bras autour de Juliette, l'enfermant dans une étreinte réconfortante. C'était la seule chose qui lui rappelait vraiment sa vie d'avant. Les matinée lovées contre Thomas, du moins les fois où il acceptait de faire la grasse matinée, chose très rare. Juliette eut un petit sourire en y repensant, mais les événements tragiques revenaient sans cesse gâcher tout le reste.
- Ne me laisses pas tomber... souffla t'elle.
- Jamais.
Le repas du soir se passa relativement dans le calme. Le petit moment passé en tête à tête avec Thomas avait fait du bien à Juliette. Elle essayait tant bien que mal d'enfouir Olivia au plus profond d'elle, construisant un mur. Elle essayait de ne plus rien ressentir, de ne plus penser à rien. Ou du moins de ne plus penser à ça. Il fallait qu'elle trouve quelque chose pour se garder occuper. Mais ne pas en parler était déjà un début, et elle avait fait savoir à ses amis qu'elle n'avait pas du tout envie d'aborder ce sujet pour le moment. Elle avait besoin de temps, et elle les avait supplié de faire comme si rien ne s'était passé. Croiser le regard de Dean dans le réfectoire était déjà assez douloureux. Il ne lui en voulait pourtant pas du tout. Loin de là. Cela ne faisait qu'augmenter sa rage envers Wicked, et même si Juliette culpabilisait, il savait que la mort de sa sœur n'était pas sa responsabilité. C'était Wicked, encore et toujours.
Minho discutait rapidement avec Thomas alors qu'Anna lançait de minces sourires à Newt. Tout le monde gardait bien en tête la contamination de Newt, mais personne n'osait en parler de nouveau, ils gardaient cela pour eux, en faisant un sujet tabou. Ils ne voulaient pas en parler de nouveau parce que plus ils abordaient le sujet et plus cela devenait réel dans leur esprit. Et cela, ils n'arrivaient pas à l'accepter. C'était impossible.
Alors ils faisaient tous comme s'ils n'avaient jamais appris une seule mauvaise nouvelle lorsqu'ils étaient ensembles. Comme si Newt n'était pas malade, comme si Juliette n'avait pas eu à désigner une amie pour passer l'épreuve finale. C'était peut-être stupide, mais c'était de cette manière qu'ils arrivaient à survivre ensembles.
- Tiens, souffla Newt en tendant le reste de son assiette à Minho.
Il avait remarqué que son ami louchait dessus depuis un bon quart d'heure. Après sa séance de sport intensive de l'après midi, il devait en effet avoir une fin de loup. Et la pauvre petite purée du soir avec une tranche de jambon n'avait semblé que lui faire office d'entrée.
- Merci mec, répondit Minho avec un sourire.
Minho se mit à engloutir en un rien de temps le reste de l'assiette de Newt avant de poser sa main sur son ventre en affichant un sourire satisfait. Tous étaient reconnaissants envers Minho. Il faisait de plus en plus le pitre parfois, essayant de les faire rire de nouveau. C'était sa manière à lui de s'échapper quelques instants de cette prison et de ne plus penser à l'horreur quotidienne. Et il s'était en quelque sorte donné le devoir de faire rire Newt, de voir son chaleureux sourire de nouveau.
Il lança encore quelques petites phrases amusantes pendant le repas avant que les gardes ne viennent pour tous les ramener dans leur dortoir.
Une fois sur leur lit, Minho et Newt tombèrent comme des masses dans les bras de Morphée, épuisés par leur journée. Anna eut un peu plus de mal à trouver le sommeil mais elle finit par s'endormir. Juliette eut besoin de se glisser dans la couchette de Thomas, se lovant contre lui pour essayer de s'endormir calmement, espérant ne pas faire de cauchemars.
Il était à peu près minuit lorsque Juliette se redressa en sursaut. Elle se tourna rapidement pour vérifier qu'elle n'avait pas réveillé Thomas. Mais il avait toujours les yeux fermés et semblait plutôt paisible. Juliette se leva de sa couchette pour aller s'arroser le visage. Elle referma la porte de la salle de bain pour ne pas faire de bruit et commença à s'asperger.
Juliette se tourna pour attraper une serviette lorsqu'elle eut presque une crise cardiaque. Minho était assis par terre, se tenant la tête entre les mains.
- Minho ! Bon sang, qu'est ce que tu fais là ? s'écria Juliette tout en essayant de chuchoter.
- Putain, j'ai un de ces mal de crâne ! grogna Minho en se massant les tempes.
- Allonges toi et fermes les yeux, lui conseilla Juliette en venant s'agenouiller devant lui.
- Oh ça va, j'ai déjà essayé, rétorqua t'il avec agressivité.
- Calmes toi, Minho, je n'y suis pour rien pour ton mal de tête.
- Si, tu arrêtes pas de parler. Alors fermes là ! s'énerva t'il.
Juliette fut plus qu'offusquée du comportement de son ami.
- Comme tu voudras.
Elle retourna dans le dortoir et alla s'asseoir sur sa propre couchette pour ne pas réveiller Thomas. Elle resta ainsi plusieurs minutes avant que son esprit ne se mette à réfléchir à toute vitesse. Le comportement de Minho n'était pas normal. Ce n'était pas son genre de réagir de cette manière. Il lui arrivait de répondre avec agressivité lorsqu'il était réellement contrarié, mais pas de cette manière. Quelque chose clochait.
Elle retourna alors précipitamment dans la salle de bain où Minho était toujours assis sur le sol.
- Newt n'a pas beaucoup mangé ce soir, glissa t'elle, cherchant à résoudre un mystère. Tu as finis son assiette non ?
Minho la regarda comme si elle venait de dire quelque chose d'incompréhensible.
- Qu'est ce que ça peut te faire ? Tais toi un peu ! vociféra t'il en se cachant la tête entre les bras. J'ai mal !
- Répond Minho ! s'énerva à son tour Juliette, ne faisant même plus attention au ton agressif de Minho.
- J'ai bouffé le reste de son assiette et alors ? grogna t'il.
Juliette ne prit pas la peine de lui répondre, dans son état, il n'allait pas écouter clairement. Mais elle avait bien une idée en tête, et Minho allait l'aider à en savoir plus. Agir et fouiller un peu allait l'aider à ne plus se morfondre. C'était exactement ce dont elle avait besoin pour ne plus penser à Olivia. C'était la seule manière de ne pas sombrer.
Et il y avait là des questions auxquelles elle avait besoin de réponses.
Je sais que ça paraît un peu rapide que Juliette se consacre à ça alors qu'elle vient d'apprendre qu'Olivia était morte à cause d'elle mais c'est justement sa manière à elle de surpasser ça, enfin surtout de ne pas y penser.
Review ? :)
Dans le prochain chapitre : Janson commence à préparer un test pour plus tard, et la team Minho/Juliette prépare aussi quelque chose... Ils ont des réponses à trouver !
Du coup... on se retrouve en septembre ^^ Désolée pour la longue attente... :(
P.L
