Bonsoir les blocards ! Après une très méchante fin sadique, je vous poste enfin la suite ! Bon, même si Thomas s'est fait tiré dessus (oups...), au moins, il n'a pas tué Newt !
Merci beaucoup à blue et vane84 pour leur review ! :)
Réponse review anonyme :
blue : Merci pour ta review ! Contente que Thomas te plaise ahah ;)
Bonne lecture
Chapitre 21
Thomas lâcha l'arme avant de s'écrouler par terre, plaquant sa main contre la plaie. Du sang ruisselait déjà abondamment alors que la douleur se faisait de plus en plus intense.
Tout se passait comme au ralentit. Il entendit vaguement les appels désespérés de Newt alors que des gardes le tiraient déjà en dehors de la pièce.
Sa vision était trouble et la douleur ne cessait de s'intensifier. Mais il ne regrettait en rien ce qu'il venait de faire.
Janson vint poser son pied directement sur son épaule meurtrie, lui arrachant un cri. Thomas dégagea son pied d'un geste brusque de la main avant de la poser de nouveau sur la plaie afin éviter de se vider de son sang.
- Je ne t'ai jamais supporté, grogna t'il en pointant brusquement son arme vers Thomas.
Thomas cracha du sang juste devant Janson.
- Allez y, l'incita t'il en le défiant du regard.
Thomas ne pouvait rien faire, il était acculé au mur, une balle logée au niveau de son épaule gauche et il n'avait même pas la force de se mettre sur ses pieds. C'était peut-être stupide ce qu'il avait fait, mais il ne le regrettait pas. Jamais il ne pourrait tuer Newt de la sorte, jamais. La douleur en valait la peine. Même si tout risquait de disparaître d'une seconde à l'autre. Il allait mourir ici. Son geste n'allait pas resté impuni de toute manière. C'était peut-être mieux que Janson en finisse maintenant. Il regrettait simplement de ne pas avoir dit adieu à ses amis.
Janson enleva le cran de sécurité, prêt à faire feu. Il fixa Thomas de ses yeux fous et Thomas en eut froid dans le dos. Il ferma les yeux quelques secondes lorsqu'il entendait des bruits de pas rapides.
- Janson, s'écria Teresa en surgissant dans la salle. On a besoin de lui ! Elle se précipita près de lui et lui arracha presque l'arme des mains alors qu'il l'a fusillait du regard.
Janson avait toujours eu du mal à se contrôler. En quelques secondes il avait faillit tuer leur sujet le plus prometteur.
Teresa demanda à faire venir des médecins alors que Janson sortit de la salle, furieux.
Le garde sur qui Thomas avait tiré avait déjà été évacué et il ne restait alors que Teresa, appuyant sur la plaie de Thomas alors que les forces de ce dernier s'affaiblissaient. Il n'avait même pas l'énergie de se demander pourquoi Teresa apparaissait de nouveau après une longue absence.
La douleur devenait insupportable. Quand diable allait-il enfin s'évanouir ?
- Ca va aller Thomas, murmura Teresa d'une voix bienveillante. Elle semblait vraiment faire attention à lui. Mais elle devait simplement prendre soin de Thomas comme elle prendrait soin d'un de ses rats de laboratoire avant de le tuer. Ils en avaient besoin vivant. Thomas fut convaincu que si ce n'était pas le cas, lui et ses amis seraient morts depuis bien longtemps. Elle ne devait voir en lui qu'une simple variable de plus. Du moins c'était ce qu'il pensait.
Thomas jeta un regard plein de mépris à Teresa, elle qui était encore sa meilleure amie il y avait quelques semaines.
Et finalement, la douleur commençait à prendre le dessus et Thomas se sentait lentement dériver vers l'inconscience.
- Je suis désolée, murmura Teresa juste avant que Thomas ne ferme les yeux et ne s'évanouisse enfin. Si tu savais comme je suis désolée...
Thomas avait l'impression d'être dans une autre dimension. Les yeux toujours fermés, il entendait clairement le bruit de pas pressés ainsi que de quelque chose qui roulait sur le sol. Probablement sur un brancard, Thomas ne trouva pas la force d'ouvrir les yeux. Il laissa de nouveau la brume l'envahir.
Thomas reprit légèrement connaissance. Il avait l'impression qu'on le secouait dans tous les sens. Des mains l'attrapèrent et le soulevèrent, avant de le reposer violemment sur une autre surface froide. Il entendait des gens parler à toute vitesse alors que des bruits de pas martelaient le sol sans cesse. Il entrouvrit très légèrement les yeux et fut violemment assaillit par une très violente luminosité. A moitié assommé par cette blancheur, il referma les yeux et grogna légèrement. Il sentit quelque chose de froid s'enfoncer dans son bras gauche alors qu'on lui posait quelque chose devant la bouche. Il inspira malgré lui et tout devint encore plus flou dans son esprit. Il avait l'impression que son esprit flottait. Après une dernière inspiration, il se perdit de nouveau dans l'inconscience.
Le soleil brillait déjà haut dans le ciel.
Thomas sentit qu'on lui secouait l'épaule. Toujours les yeux fermés, il tourna la tête sur le côté en soufflant. Mais tout ce qu'il eut comme réponse fut quelques brins d'herbes qui vinrent lui chatouiller le visage. Il ouvrit enfin les yeux. Son amie était juste à sa droite, elle aussi allongée dans l'herbe. Son doux visage était illuminé par les rayons du soleil alors qu'un délicat sourire se formait sur ses lèvres.
- Tu allais t'endormir, souffla t'elle.
Thomas se releva en position assise.
- J'ai sommeil.
Elle se mit à rire.
- Ce que je comprends. Se coucher à six heures du matin... bravo, Thomas.
- C'est de la faute à Minho, rétorqua t'il en guise d'excuse.
Elle ne connaissait que vaguement Minho, mais elle savait qu'il était un grand fêtard.
Thomas se laissa de nouveau tomber en arrière, refermant les yeux quelques instants. Mais elle ne tarda pas à venir l'embêter de nouveau.
- Teresa... soupira t'il alors qu'elle gloussait.
Il rouvrit les yeux et fixa d'un air agacé les iris bleus de son amie.
- Allons marcher un peu, proposa t'il finalement.
Teresa acquiesça avec un sourire. Ils ramassèrent alors leurs affaires et se remirent sur leur pied.
Une fois sortis du parc, ils allèrent dans une allée principale, marchant sans but.
- Tu te souviens de ... commença Thomas avant de s'interrompre.
Il venait de tourner la tête vers son amie. Mais elle n'était plus là. Disparue. Envolée.
Stupéfait, Thomas l'appela plusieurs fois en se retournant, affolé. Son cœur manqua un battement lorsqu'il remarqua que la rue était vide. Remplie d'une dense foule auparavant, il n'y avait désormais plus que lui et une brise glaciale qui le faisait frissonner.
- Il y a quelqu'un ? s'écria Thomas en avançant plus loin dans la rue.
Mais il n'y avait pas un chat, personne à part lui. Puis soudain, plusieurs silhouettes apparurent devant lui par magie. Il ne les reconnut pas sur le coup, mais tout son corps se tendit. Puis il le remarqua.
Janson.
L'homme qu'il haïssait le plus au monde. Il était droit devant lui, entouré de plusieurs gardes. Et Teresa n'avait pas disparue. Elle se trouvait simplement en face de lui, dans le camp adverse. Thomas sentit son cœur se serrer.
Puis d'autres personnes apparurent de tous les côtés. A sa gauche, il vit Minho, Anna et Juliette, agenouillés et les mains attachées dans le dos, prisonniers de Wicked. Et seul à sa droite se trouvait Newt. Courbé sur lui même, une lueur folle dans le regard. Son ami émit un grognement alors qu'il se dirigeait d'une démarche dangereuse vers lui, prêt à l'attaquer.
- Tue le, lui souffla une voix. Tue le.
- Tue le Thomas, répéta une autre voix.
Thomas essaya de se calmer, respirant lentement. Alors que Newt se dirigeait toujours lentement vers lui en grognant, Thomas reporta son attention vers ses autres amis. Juliette le fixait aussi droit dans les yeux, résolue.
- Tue le, Thomas, fais ça pour nous, fais ça pour lui.
Thomas se sentit vaciller.
- Tue le Tom', s'écria Teresa de plus loin.
- Tue le, insistèrent Anna et Minho en cœur. Tue le !
Thomas ne bougea pas d'un millimètre, comme figé sur place. Newt était désormais presque sur lui. Il marchait bizarrement et son visage faisait peur à voir. C'était bien son ami. Mais malade.
Thomas se mit alors à crier, n'en pouvant plus. Quand Newt fut prêt de lui, Thomas le poussa en arrière avant de se mettre à courir.
Mais il finit par basculer lorsqu'une fulgurante douleur lui vrilla l'épaule. Le coup de feu lui résonnait dans les oreilles alors qu'il tombait sur le sol. Mais avant que son corps ne puisse s'écraser lourdement, il se sentit flotter.
Thomas se réveilla.
Jusque dans ses cauchemars, il serait hanté par ces événements. Il entrouvrit légèrement les yeux, papillonnant un moment avant de s'habituer à la lumière.
- Bonjour, Thomas.
Thomas reporta son attention vers la personne qui venait de parler.
Il fut plus que contrarié de cette visite.
Newt était replié sur lui-même, assis par terre, adossé contre le mur. Il n'osait plus bouger, respirant tout doucement. Tout son corps tremblait sous de petits spasmes alors que ses yeux s'humidifiaient sans cesse. Ses seules pensées allaient vers Thomas.
Comment en étaient-ils arrivés là ?
Un peu plus tôt...
Newt était de nouveau convoqué par Janson. Chose qui était loin de le réjouir. Il avait détesté sa dernière visite. C'était une des pires choses qu'il ait eu à voir de toute sa vie. Une véritable torture. Newt savait qu'il était malade, et il essayait tant bien que mal de se faire à l'idée. Le plus dur était pour lui de rester calme, d'essayer de ne pas monter dans une colère noire contre Wicked. Parce qu'il en mourrait d'envie, il rêvait de leur crier dessus, de leur dire à quel point ils étaient des monstres de lui faire subir ça. Mais Newt savait que cela ne servirait à rien à par le fatiguer davantage. Il avait toujours était réaliste. Il n'y avait simplement rien à faire. Juste continuer à vivre, du moins le peu de temps qu'il lui restait.
Mais il avait été vraiment en colère lorsque Janson l'avait emmené pour une petite visite des étages inférieurs. Personne ne savait ce qui se passait là dessous, il était probablement un des premiers sujets à le découvrir. Mais il se foutait de cet honneur, il aurait préféré ne jamais descendre et rester tranquillement à son étage.
Mais Janson avait tenu à ce qu'il voit ça. Enfoiré.
Voilà donc comment Newt avait pu voir de ses propres yeux ce qu'il allait devenir. Ils les appelaient les fondus. Un putain de monstre, voilà ce qu'il allait être.
Ces gens malades ne ressemblaient plus à des humains, les moins malades étaient simplement un peu... dégradés. Cela pouvait encore passer, mais ceux qui étaient au dernier stade... Il n'avait plus rien d'humain en eux, ils se contentaient de crier et grogner comme des bêtes affamées. Et Newt allait devenir comme eux.
Cette visite l'avait anéanti. Il aurait voulu disparaître. Disparaître de la surface de la Terre. Disparaître de la vie de ses amis. Il ne voulait pas qu'ils voient ça.
Et dire que cet ordure de Janson l'avait gentiment ramené à son dortoir par la suite. Comment Newt était-il censé regarder ses amis en face après ce qu'il venait de voir ? Il avait fait son maximum pour ne rien leur dire, il s'était contenté de garder un regard fixe et perdu, argumentant qu'il ne voulait tout simplement pas parler de cette visite. Anna l'avait prit dans ses bras avant de le laisser un peu tranquille, elle avait perçut très clairement dans son regard qu'il avait besoin de temps, et d'être seul. Le plus dur avait été le moment où Juliette et Minho leur avait fait part de leur future petite expédition. Il avait lui aussi du jouer la comédie au réfectoire. Cela lui avait parut tellement ridicule, à des millénaires de ce qu'il ressentait à ce moment. Mais ses amis n'avaient pas perdu espoir, ils mettaient des plans en place pour essayer d'en apprendre plus. Mais Newt n'avait plus d'espoir. Il avait malgré tout joué la comédie comme il l'avait pu. Mais ses préoccupations avaient été bien ailleurs.
Et voilà maintenant que Janson voulait de nouveau le voir. Newt essayait d'empêcher ses mains de trembler alors que le garde le guidait à travers différents couloirs. Newt fut malgré tout légèrement rassuré de ne pas emprunter l'ascenseur. Il ne voulait pas retourner là dessous. Plus jamais.
Ils allèrent dans une partie du bâtiment un peu plus éloignée que d'habitude. Newt n'était jamais allé ici, il avait l'impression de pénétrer dans une partie cachée de la base de Wicked. Ils débouchèrent dans un petit hall. De chaque côté se trouvait une porte qui semblait ultra sécurisée, ainsi qu'une troisième, juste en face. Newt lut rapidement les inscriptions au dessus des trois entrées.
Bloc informatique A - Base de données Intra-Zone
Bloc informatique B - Accès communication Intra-Zone
Bloc Informatique C - Accès communication Extra-Zone
Newt fut plus qu'intrigué face à tout cela. Le garde passa un pass dans un boitier électronique et ils pénétrèrent dans le Bloc C. Newt se demandait bien ce qu'il faisait dans ce genre d'endroit.
Ils arrivèrent dans une grande salle. Il y avait de nombreux postes informatiques, avec des ordinateurs ultra sophistiqués et beaucoup de personnes qui s'activaient à faire quelque chose dont Newt ne savait rien. Mais il n'eut pas le temps d'en voir plus, le garde le poussa rapidement en avant, l'emmenant dans un couloir. Il finit par s'arrêter devant une porte, emmenant Newt à l'intérieur. Comme la plupart des salles ici, cette dernière semblait être une vulgaire salle d'interrogatoire. Il y avait une table, un ordinateur et deux pauvres chaises. Le garde s'installa derrière l'ordinateur avant d'ordonner à Newt de s'asseoir en face.
- Qu'est ce qu'on fait ici ?
Mais le garde ne lui répondit pas, ne daignant même pas lui lancer un simple regard. Newt en fut plus qu'agacé, mais il se contenta de garder le silence et de rester gentiment assis sur sa chaise, silencieux.
Cependant, le grand méchant loup ne tarda pas à entrer dans la salle avec un sourire sadique sur les lèvres. Voilà qui était vraiment agaçant.
- Bonjour, Newt.
Cette fois ci, ce fut au tour de Newt de rester muet. Il se mit simplement à dévisager Janson.
- Je vais avoir besoin que tu suives avec attention ce qu'on va se dire ce matin, Newt. C'est très important. Mais tout d'abord, je tiens à te montrer que nous ne sommes pas du genre à rigoler. Tu vas devoir faire exactement ce que je te dis.
- C'est quoi tout ça ? voulut savoir Newt avant toute chose.
Janson le toisa sévèrement avant de se tourner vers le garde. Newt soupira. C'était une manie de ne pas répondre aux questions dans cette foutue base !
- C'est prêt ?
- Oui monsieur.
Toujours debout, Janson se rapprocha de la table et fit lentement pivoter l'écran d'ordinateur pour que Newt puisse le voir. La réaction fut immédiate.
Newt se leva brusquement, renversant sa chaise au passage.
- Enfoiré ! vociféra t'il en serrant ses poings.
- Rassis toi, ordonna Janson. Tout de suite.
Mais Newt resta parfaitement immobile, foudroyant Janson du regard.
- Tu ne voudrais pas qu'il lui arrive malheur, pas vrai ? voulut savoir Janson en pointant l'écran de l'ordinateur.
Newt inspira lentement avant de finalement s'asseoir, à contre cœur. Il posa les yeux sur l'écran. Lizzie. Sa petite sœur.
- Comment ? cracha t'il.
- Nous avons énormément de moyens vois-tu. Je peux faire surveiller n'importe quelle personne qui t'est cher.
Newt fit son possible pour ne pas se jeter sur Janson. Il se mit à fixer l'écran de l'ordinateur. Sa petite sœur de dix ans jouait tranquillement dans le jardin de leur maison. Bien qu'elle semblait toujours la même, jouant innocemment, Newt remarqua une lueur triste dans son regard. Il savait qu'il lui manquait. Autant qu'elle lui manquait.
Janson se rapprocha, s'asseyant sur un bout de la table. Il avait toujours cet air machiavélique sur son visage. Il semblait prendre plaisir à chaque situation.
- Vois-tu, nous avons une petite faveur à te demander. Et elle risque d'être loin de te plaire. C'est pourquoi nous sommes obligés d'utiliser ta petite famille comme élément de persuasion. Tu ne voudrais que ta petite sœur se retrouve dans la prochaine section que nous allons tester, pas vrai ? Ou que tes parents meurent tragiquement dans un accident de voiture...
Newt le fixa sans rien dire, serrant la mâchoire alors que ses yeux semblaient proches de lui envoyer des éclairs. Jamais il n'avait ressentit une si grande rage en lui. Il en fut presque effrayé.
- Qu'est ce que vous voulez ? s'énerva Newt en serrant les poings pour canaliser sa rage.
- C'est un peu délicat à te présenter, à vrai dire.
Janson, gêné de lui faire subir un autre de ses plans sadiques ? Newt laissa s'échapper un ricanement.
- Crachez le morceau, je suis sur que vous en jubilez, murmura lentement Newt en se rapprochant de lui.
- Nos résultats sont moins concluant sur toi, et je crois que tu vas nous être beaucoup plus utile d'une autre manière. Malheureusement, j'ai bien peur que tu ne puisses plus rien faire ensuite. C'est une variable avec un aller simple.
Pour le coup, Newt prit peur. Même s'il cherchait volontairement à ne pas comprendre ce que Janson voulait dire, son instinct le savait. Il allait se débarrasser de lui. Le tuer. Définitivement.
Newt avait tant bien que mal essayé de se faire à l'idée de mourir, il pensait avoir réussit. Mais en cet instant précis, il n'en était plus si sûr. Maintenant que la fin semblait si proche, il ressentit une profonde détresse, une panique incontrôlable. Il avait juste envie de pleurer. Il ne voulait pas mourir.
- Vous voulez vous débarrasser de moi ?
- J'ai bien peur que oui...
Newt cacha ses mains tremblantes sous la table. Il ne voulait pas que Janson le voit si faible.
- Pourquoi ?
- Comme je te l'ai dis, nos résultats sont moins bons avec toi, et j'ai besoin d'avoir des variables chocs pour notre meilleur élément ici. Les résultats sont tellement concluants sur Thomas qu'il faut en profiter pour lui en faire voir de toutes les couloirs, tu vois, des choses vraiment stressantes.
- Me tuer ne vas faire que décupler sa rage envers vous, il trouvera un moyen de vous arrêtez.
Janson se mit à un rire avant de se frotter le menton.
- Qui t'as dit que c'était nous qui allions te tuer ?
Pendant un instant, les pensées de Newt allèrent directement vers les fondus. Il crut pendant un instant que sa vie finirait entre les dents de ces monstres. Mais le regard sadique de Janson semblait cacher une idée encore plus horrible. Le cœur de Newt manqua un battement.
- Non ! explosa Newt.
- Je crois bien que si. C'est Thomas qui devra te tuer.
- Vous n'avez pas le droit !
- J'ai tous les droits ici ! s'emporta Janson en frappant son poing contre le bureau.
- Il ne fera jamais une chose pareille, vous ne le connaissez pas.
- Oh je sais. C'est bien pour ça que je viens te voir. Tu vas le convaincre de le faire, Newt. Tu vas le supplier. Parce que sinon, il pourrait arriver des choses terribles à l'extérieur.
Janson posa sa main sur l'écran de l'ordinateur, l'orientant bien en face de Newt.
- Tu as bien vu ce que tu allais devenir de toute manière, je pense qu'il est mieux pour tout le monde d'abréger tes souffrances maintenant.
Une larme coula le long de la joue de Newt alors qu'il fixait Janson droit dans les yeux, le défiant du regard.
- Vous ne pouvez pas...
Janson se releva en faisant signe au garde de faire pareil.
- Je vais te laisser ici méditer un instant, je te laisse avec ta jeune sœur Elizabeth, en espérant que tu prendras la bonne décision.
Et sur ces paroles, Janson quitta la pièce avec le garde, laissant Newt seul dans la pièce, dévasté.
Ne pouvant plus se contrôler, il laissa alors un flot de larmes s'écouler de ses yeux, essayant de respirer calmement alors qu'il était secoué par des spasmes.
Il essaya de rassembler ses idées pour réfléchir à tout cela, mais la seule chose dont il était capable était de regarder sa petite sœur sur la vidéo. C'était sa petite princesse. Il ne pouvait pas se permettre de laisser quoi que ce soit lui arriver ! Sa petite Lizzie ne devait pas se retrouver impliquée dans tout ça. Mais s'il acceptait... Non seulement il allait mourir ici, dans cette horrible base de Wicked, sans jamais revoir le sourire d'ange de sa petite sœur, mais il allait aussi devoir supplier un de ses meilleurs amis de le tuer. Et il allait laisser Anna seule. C'était la pire décision qu'il n'ait jamais eu à prendre, mais il n'avait pas dix mille questions à se poser. Il savait qu'il allait profondément faire souffrir ses amis, mais il ne pouvait pas laisser Wicked faire du mal à Elizabeth ou ses parents.
Newt resta prostré sur lui-même un bon moment avant que ces horribles monstres ne reviennent vers lui. Le garde se contenta de remettre l'écran et d'éteindre l'ordinateur alors que Janson fixait Newt en attendant une réponse.
- J'accepte.
Janson lui fit un grand sourire.
Maintenant...
Supplier Thomas de le tuer avait été une des pires choses qu'il ait à faire dans sa vie.
Il avait fait son maximum pour penser à sa petite sœur, se motivant en l'imaginant grandir seine et sauve. Et il s'était aussi obligé à visualiser de nouveau les images des fondus qu'il avait rencontré, se répétant sans cesse qu'il allait finir de cette manière de toute façon. Il avait tant bien que mal essayé de se convaincre que c'était mieux comme ça. Qu'aucun de ses amis n'auraient à le voir se transformer en un monstre.
Il avait cru qu'il craquerait en voyant le regard perdu et anéanti de Thomas. Cela lui avait brisé le cœur de lui demander ça. Il avait vu le désespoir dans son regard, l'incompréhension aussi. Il avait eu l'impression que le temps s'était arrêté, que Janson et les gardes avaient disparu, ne laissant plus que lui et Thomas dans un face à face mortel. Et cela aurait du se terminer avec lui, inerte sur le sol. Il avait fait tellement de mal à son meilleur ami... Tellement de souffrances. Et tout cela pour que cela soit lui qui se retrouve blessé.
Voilà où il en était arrivé. Seul, ne sachant même pas si son ami était mort ou vivant. Ne sachant pas non plus si Janson allait décider de faire payer à sa petite sœur le fait que Thomas n'avait pas réagit de la manière espérée. Le fait que Newt n'avait pas réussit à le convaincre. Tant d'échec qui pouvait les mener vers la fin.
Mais pour le moment, il ne pouvait que tourner ses pensées vers son ami.
Et si Thomas était mort ? Il ne se le pardonnerait jamais. C'était lui qui était malade, c'était lui qui était condamné à mourir. Mais pas son ami, Thomas devait vivre. C'était comme ça.
Newt hurla. Il aurait voulu être mort. Pour de bon cette fois ci. Disparaître de la surface de la Terre, et tout oublier. Ne plus être que poussière dans le vent. Il voulait juste ne plus rien ressentir. Que tout s'arrête. Il voulait que tout s'arrête.
Thomas aurait simplement dû lui tirer dessus. Tout aurait été plus simple. Tout aurait du être plus simple.
Newt hurla de nouveau. Il haïssait la vie.
Bon, bah c'est franchement pas la joie ce chapitre... Mais vous comprenez plusieurs choses, notamment où Janson avait emmené Newt quelques chapitres plus tôt (bonjour les fondus) et pourquoi Janson l'avait emmené le matin, juste avant qu'il ne demande à Thomas de le tuer le soir. Et vous comprenez pourquoi Newt à tant insisté pour que Thomas le tue !
Reviews ? :)
La semaine prochaine : on retourne du côté de Minho et Juliette !
Donc à la semaine prochaine pour la suite :)
P.L
