Bonsoir les blocards ! Pardon pour le retard ! Mais voilà le chapitre 22 où on retourne du côté de Minho et Juliette, en espérant que ça vous plaira. Par contre, le prochain chapitre ne viendra pas avant le week-end de la semaine prochaine.
Merci beaucoup vane84 pour sa review ! :)
Bonne lecture
Chapitre 22
Minho et Juliette avaient réussis à regagner les cachots sans problème, ils avaient tout remis en place comme ils le pouvaient avant d'attendre en silence qu'on vienne les chercher pour les ramener dans leur dortoir.
Mais ils avaient beau ne pas parler, chacun jubilait dans son coin. Un large sourire s'était étiré sur leurs lèvres et ne les avait pas quitté depuis qu'ils avaient apprit que Newt n'était pas malade. Malgré le mensonge de Wicked à ce sujet, ils ne retenaient que la bonne nouvelle. La seule bonne nouvelle depuis leur arrivée ici. Et ils se trouvaient bien incapables de décrire à quel point la joie les avait envahie. Juliette avait doucement pleuré de joie et Minho riait par moment, repensant aux moments drôles qu'il avait passés avec Newt. Son meilleur ami n'était pas malade. Il n'allait pas mourir de cette foutue maladie ! Après être rentrés pendant la nuit, ils avaient passés la journée entière à penser à Newt, ils étaient simplement heureux, pour une fois.
Mais le soir, Juliette se mit malgré tout à penser à des choses plus sérieuses. Après un dernier sourire, elle se rapprocha de la cellule de Minho.
- Je sais que tu jubiles probablement autant que moi mais il va falloir qu'on face quelque chose, lui expliqua t'elle.
- Tout ce que tu veux, répondit-il toujours dans ses rêveries.
- Minho, je suis sérieuse, écoutes moi.
Elle l'entendit se rapprocher doucement.
- Ils ne doivent pas savoir que nous sommes au courant pour Newt. J'ignore la raison de leur mensonge, mais pour une fois, on a de l'avance. On doit continuer à faire comme avant.
- Jouer la comédie ? Je me sens aussi heureux que si j'avais gagné les jeux olympiques ou que j'étais devenu millionnaire, comment je suis censé faire croire que je suis déprimé ? Et merde, j'avais oublié qu'on se détestait.
Minho entendit Juliette soupirer en riant.
- Connard...
- Traîtresse, répondit-il en essayant de prendre une voix sévère.
- Tu vois, tu peux être minimum convaincant, répondit-elle en souriant. Maintenant, en plus de faire comme si on était en froid, on doit garder notre joie au plus profond de nous.
- Le moment où tu te rends compte que tu as touché le fond, je crois que c'est vraiment ce moment. Même quand on est content, faut qu'on soit triste.
- Garde cette joie comme moteur au fond de toi. Mais on doit vraiment faire comme si on pensait notre ami malade. On a de l'avance sur eux, penses à ça et amuses toi à jouer avec ces connards de Wicked.
- Avec plaisir, répondit Minho en accompagnant ses paroles d'un rire sadique.
- Sans trop exagérer si possible...
- T'es jamais satisfaite c'est pas croyable...
Ils rigolèrent encore un peu, profitant de ces derniers instants. Ils passèrent pour une fois une bonne nuit, malgré le sol dur et froid. Ils se réveillèrent contents et discutèrent un peu. Mais rapidement, ils entendirent deux gardes arriver.
- C'est le moment, souffla Juliette.
Elle passa une main dans ses cheveux et les froissa légèrement avant de garder les yeux grand ouverts sans cligner des yeux pour forcer des larmes à venir. Elle s'essuya ensuite les yeux, les frottant un peu, espérant qu'ils seraient un peu rouges.
Les gardes arrivèrent devant les cellules.
- La délivrance ! intervint Minho.
- Tais toi, le rembarra un des gardes en ouvrant sa cellule.
Minho se renfrogna en croisant les bras autour de sa poitrine mais suivit malgré tout le garde. Accompagnés de Juliette et de son surveillant, Minho et son propre garde passèrent en premier.
- Vous êtes dans le même dortoir, tachez de ne pas vous entre-tuer, c'est compris ?
- Oui, monsieur, répondit sarcastiquement Minho.
Le garde soupira avant de le pousser pour le faire accélérer.
Ils arrivèrent devant leur dortoir cinq minutes après.
- Le petit déjeuner sera bientôt apporté, comportez vous bien.
Minho se contenta de lui lancer un regard exaspéré. Sage, il avait compris. Pas besoin de lui répéter sans cesse que lui et Juliette ne devaient pas se crêper le chignon. Surtout que cela ne risquait pas d'arriver puisqu'ils étaient en très bons termes... ce que Wicked ne savait pas. Minho jubila intérieurement. Ils avaient même deux petites longueurs d'avance avec Newt.
Les gardes les firent rentrer dans leur dortoir avant de refermer la lourde porte et de repartir.
Juliette et Minho s'attendaient à voir leurs amis dormir dans leur couchette, mais ils furent plus que surpris. Seule Anna était dans la pièce, assise sur son lit, les yeux fatigués et des traits tirés. Elle ne semblait pas avoir beaucoup dormi. Ils virent cependant du soulagement lorsqu'elle posa les yeux sur eux. Elle leur lança un grand sourire rassuré malgré tout.
- Anna ? Tout va bien ? s'inquiéta Juliette. Où sont les autres ? On a une bonne nouvelle à vous annoncer !
- Je ne sais pas... Ils ont emmené Newt hier matin, et Thomas hier soir... je ne les ai pas revu depuis, répondit-elle en se levant. J'ai un mauvais pressentiment.
Anna avait réussit à contaminer Juliette avec son angoisse.
- Tu sais où ils les ont emmenés ?
Anna secoua négativement la tête.
Juliette s'approcha de sa meilleure amie et la fit s'asseoir sur le lit près d'elle. Minho vint les rejoindre.
- Tout ira bien, j'en suis sûre, la rassura Juliette alors qu'elle essayait davantage de se convaincre elle-même..
- Comment tu peux en être sûre ?
Anna était complètement paniquée. Et il n'était pas difficile de comprendre que se retrouver seule dans son dortoir dans un environnement pareil n'était pas pour rassurer. Il n'y avait eu personne avec elle la veille. Elle ne savait même pas à ce moment là si Juliette et Minho avait réussis leur mission. Elle avait beaucoup angoissé par rapport à ça, puis Newt et Thomas avaient été emmenés et elle avait ensuite angoissé par rapport à eux. A tel point qu'elle n'avait pas réussit à laisser la joie prendre le dessus lorsqu'elle avait revu Juliette et Minho. Elle avait peur, et c'était compréhensible. Aucun n'avait jamais été emmené le soir sans revenir et sans explications.
- Vous avez trouvé quelque chose ? voulut malgré tout savoir Anna.
- Oui, Anna, on a trouvé quelque chose, et c'est bien pour ça que je pense que ça ira mieux.
Juliette avait réussit à intriguer Anna. Elle la regarda avec attention, fixant ensuite Minho.
- C'est à propos de Newt, dit ce dernier.
Un large sourire apparut sur son visage et même si Anna avait du mal à croire qu'il puisse y avoir une bonne nouvelle vis à vis de son petit ami et de sa maladie, elle se mit à avoir de l'espoir. Son corps sembla se détendre quelques secondes, prêt à entendre ce qu'ils avaient à dire.
- Il n'est pas malade.
Anna les fixa sans comprendre, comme si l'information n'arrivait pas à atteindre son cerveau. Comment ça, pas malade ?
- Qu'est ce que vous racontez ? s'énerva légèrement Anna en se levant.
Elle ne pouvait pas les croire. Elle voyait Newt, il était malade. Il avait des symptômes, il se comportait étrangement. Il n'y avait pas de doute. Minho et Juliette ne semblaient qu'essayer de lui vendre du rêve. Un rêve inaccessible.
- Il n'a pas le virus, répéta doucement Juliette.
- Mais c'est n'importe quoi ! s'emporta Anna, les larmes aux yeux. Vous ne voyez pas ce qui arrive à Newt ou quoi ? Les crises qu'il a fait ?!
Juliette comprenait totalement Anna. L'agressivité était une posture de défense. Elle avait tellement peur que cette information soit fausse qu'elle préférait ne pas y croire. Elle se protégeait.
- Il est malade... c'est tout, sanglota Anna.
Elle était restée assez forte par rapport à ça ces dernières semaines. Essayant de le faire pour Newt. Et elle ne savait pas ce qu'elle avait tout à coup mais les larmes venaient sans qu'elle ne puisse le contrôler.
Juliette s'avança en souriant vers Anna.
- Non, Anna, il n'est pas malade.
Anna leva ses petits yeux attristés vers son amie.
- Lorsqu'on a fait nos recherches, Gally m'a vu, j'en suis sûre. Il m'a vu et il a laissé la porte de son bureau ouverte. Sans ça je n'aurais pas pu entrer.
- Il l'a fait exprès ? Pour t'aider ?
Anna fut presque fière que celui qui ressemblait le plus à un ami parmi les gens de Wicked ait pu les aider.
- Oui, et avant de faire ça, il est entré dans son bureau et a tiré un tiroir, je pense qu'il voulait qu'on le voit. Il voulait qu'on le sache. Il y avait le dossier de Newt à l'intérieur. Et c'était écrit, Anna. Il n'est pas malade, il ne l'a jamais été. Ce n'est qu'une foutue variable de plus. Et Gally voulait qu'on sache la vérité.
Pendant quelques secondes, le cerveau d'Anna sembla fonctionner à toute vitesse. Puis soudainement, elle fondit en larmes.
- Oh... Newt...
Des larmes de joie, de soulagement.
- Oh, Dieu merci !
Elle fixa Minho et Juliette en souriant alors que les larmes continuaient de dévaler ses joues.
Sans réfléchir, Minho et Juliette s'approchèrent et la serrèrent dans leur bras.
Avec cette étreinte, ils discutèrent plus en détails de la petite virée de Minho et Juliette. Anna voulait tout savoir dans les détails. Juliette l'informa aussi quant au fait qu'ils allaient devoir faire comme s'ils ne savaient rien du tout. Anna répondit en souriant. Elle était prête à faire n'importe quoi tant qu'elle savait que Newt n'était pas malade. Elle se sentait mieux. Même si des questions et des mystères continuaient de planer. Premièrement, si Newt n'était pas malade, cela signifiait que Wicked le droguait et créait eux-mêmes ces symptômes, ce qui était tout autant cruel. Cela répugnait Anna. Comment des gens pouvaient être monstrueux au point de faire lui faire croire qu'il était malade et en lui créant des symptômes ?
Anna avait juste besoin de serrer Newt dans ses bras, de sentir son odeur, et de lui dire elle-même qu'il n'était pas malade. Mais voilà, Newt n'était pas là, et Thomas non plus. Wicked les avait probablement emmenés pour un test, mais ils n'en étaient pas revenu.
Ils mangèrent tous les trois le midi, non sans dire bonjour à Dena et les autres. Mais ils avaient envie de rester juste entre eux pour une fois. De discuter tranquillement. Juliette était cependant allé demander à Dena si elle ne savait pas quelque chose à propos de Thomas ou de Newt. Mais même son amitié avec Calen ne lui valait pas ce genre d'informations.
Puis tous les trois furent séparés pour l'après-midi, Anna avait le droit à une séance de sport et Minho à un test alors que Juliette allait devoir faire face à la solitude de son dortoir. Ils espéraient tous avoir des nouvelles d'ici le soir...
D'un pas mal assuré, sa frêle silhouette suivit le garde à travers les couloirs. Il avançait tel un mort-vivant, le teint blafard et le regard désespéré. Il ne voulait pas y aller. Il voulait être n'importe où ailleurs. Mais pas dans son dortoir. Il ne voulait pas revoir les autres. Comment le pouvait-il après ce qui venait de se passer ? Il n'en avait juste pas la force.
Cette journée de la veille avait juste été un pur traumatisme. Newt n'arrivait pas à se défaire de toutes ces images horribles. De ce que Janson lui avait montré, de ce qu'il lui avait dit, des menaces qu'il lui avait faite, du moment où il avait du supplier son meilleur ami de l'achever... puis de ces secondes horribles où il avait vu Thomas, gisant sur le sol, une plaie un peu en dessous de l'épaule. Il avait eu l'impression que cela avait duré des siècles lorsqu'il l'avait vu se prendre la balle et tomber à la renverse. Et pourtant, tout s'était passé tellement vite. Il avait eut beau crier et l'appeler, deux gardes l'avaient rapidement sortie de la salle alors qu'un autre allait porter secours à l'homme sur qui Thomas avait tiré. Newt avait juste eut le temps de voir Janson se diriger vers Thomas, hors de lui, avant qu'il ne soit tiré de force hors de la salle. Complètement choqué et sonné, il avait crut être en pleine hallucination lorsqu'il vit Teresa se diriger vers la salle. Il avait l'impression que son cerveau avait disparu. Il n'arrivait plus à mettre un pied devant l'autre, les gardes avaient été obligés de le traîner. Ils l'avaient poussé dans une salle avant de refermer la porte et de repartir en courant vers la salle précédente. Il y avait eu beau avoir une chaise et une table dans cette pièce, Newt s'était laissé tomber par terre. Et il avait hurlé. Il hurlé à s'en rompre les cordes vocales.
Et après un moment pareil, il ne voulait pas revoir ses amis et leur raconter tout cela. Il ne savait même pas si Thomas était en vie. Il avait demandé, supplié, crié, qu'on le lui dise, mais les gardes étaient restés muets. Et voilà qu'ils le ramenaient juste dans son dortoir. Comme si de rien n'était. Newt aurait voulu déchaîner sa rage sur eux, mais il n'en avait pas la force. La seule chose qu'il se sentait capable de faire, c'était de s'écrouler au sol et de pleurer jusqu'à ce qu'il en ait mal aux yeux.
Mais rapidement, ils arrivèrent devant la porte de son dortoir. Newt recula d'un pas mais le garde le tira en avant. Il passa sa carte dans le lecteur électronique avant de pousser Newt à l'intérieur de la pièce, refermant bien la porte derrière.
Ce fut le silence complet pendant une fraction de secondes avant qu'Anna ne se précipite vers lui, se jetant dans ses bras en pleurant. Ne comprenant pas, Newt se laissa faire et referma lentement ses bras autour d'elle, prenant cette étreinte comme réconfort.
Newt se demanda un instant si Anna et les autres étaient au courant pour Thomas, mais lorsqu'il posa les yeux sur Juliette, elle le fixa en souriant, le regard plein d'espoir. Newt sentit comme une lame le poignarder en voyant Juliette ainsi. Si seulement elle savait.
Newt reporta son attention quelques secondes vers sa petite amie, elle était agrippée à lui comme si sa vie en dépendait, le serrant comme si elle ne l'avait pas vu depuis des mois.
- Anna ? souffla t'il seulement.
Anna rompit alors l'étreinte, tout en serrant une main de Newt dans la sienne. Elle le regarda elle aussi en souriant.
- Tu n'es pas malade Newt, tu n'es pas malade, ce n'était qu'un mensonge.
Un large sourire s'affichait désormais sur son doux visage, et l'espace d'un instant, Newt sembla oublier tout le reste. Mais il revint vite à la réalité, n'ayant même pas le temps d'apprécier pleinement la bonne nouvelle.
- Quoi ? balbutia t'il alors.
Il avait du mal entendre.
- Tu n'es pas malade Newt ! Ce n'est qu'un mensonge de Wicked, une autre de leur variable.
Tout le monde affichait un air des plus heureux, mais Newt ne pouvait pas se réjouir, encore moins maintenant.
Anna et les autres se mirent alors à le fixer étrangement.
- Tout va bien Newt ? Tu n'es pas.. heureux ? s'enquit Anna.
Newt fixa le sol un instant. Il fallait pourtant qu'il le leur dise. Il n'arriverait pas à ce réjouir de ce que leur avait dit ses amis avant de leur avouer ce qu'il avait vu. Il n'était de toute manière pas sûr d'avoir réellement compris les conséquences de ce que venait de lui dire Anna.
- C'est... c'est Thomas.
- Thomas ? l'interrogea Juliette. Tu sais où il est ?
L'inquiétude se lisait clairement sur son visage alors que celui de Newt était en train de se décomposer. Il était d'une pâleur préoccupante.
Newt releva enfin les yeux, fixant Juliette.
- Il s'est fait tiré dessus.
Ses trois amis le fixèrent alors horrifiés.
Il y avait de quoi rendre tout le monde heureux avec la nouvelle sur Newt mais bon...
Reviews ? :)
Dans le prochain chapitre : on va du côté de Thomas pour voir qui est son invité surprise et vous aurez même le droit à des révélations sur un personnage !
Je vous dis au week-end de la semaine prochaine :)
Et Joyeux Halloween !
P.L
