Bonsoir les blocards ! Pardon pour le gros retard ! Je rentre dans ma période de révision pour les examens et ça devient vraiment compliqué de trouver du temps pour cette fanfic ^^ Du coup, temporairement, je vais devoir décaler la fréquence de publication en attendant que je retrouve du temps. On passe donc à un chapitre toutes les deux semaines, en espérant que je n'ai pas de retard supplémentaire ^^
Merci beaucoup à blue et vane84 pour leur review ! :)
Réponse review anonyme :
blue : Ahah, promis, pas de faux espoirs, je ne suis pas sadique à ce point ;)
Bonne lecture
Chapitre 23
Thomas fixait avec colère la silhouette en face de lui. Tous ses muscles se tendirent, lui arrachant une grimace alors qu'il bougeait l'épaule, là où il avait été blessé.
- Teresa, souffla t'il tout bas.
Elle se rapprocha doucement de lui.
- Comment tu te sens ?
Thomas se contenta de poser sa main sur son épaule gauche avant de reporter son attention vers elle.
- Je suis là depuis combien de temps ?
- Tu as dormis pendant une journée entière.
Un jour. Un tas de choses avaient pu se passer en une seule journée. Thomas se mit soudain à paniquer en repensant au soir où il avait tiré sur un garde.
- Newt ? Est ce qu'il va bien ? demanda t'il alors.
L'inquiétude était autant visible dans sa voix que sur son visage, Teresa le vit clairement. Thomas avait réellement peur de ce que Janson avait pu faire pendant ce jour. Il en oublia presque que c'était Teresa qui se trouvait en face de lui.
- Il va bien. Tous tes amis vont bien, répondit-elle avec un mince sourire.
Thomas soupira de soulagement. Dieu merci.
Il n'aurait pas supporté de se réveiller après tout ça pour apprendre que Newt avait été tué ou qu'un de ses amis avait été blessé à cause de ses actes. En y repensant, il avait un peu peur des répercussions que cela pourrait avoir, même s'il ne regrettait en rien son geste. Jamais il n'aurait pu tirer sur Newt, il en était incapable.
Thomas essaya de se redresser sur son lit, Teresa voulut s'approcher pour l'aider mais il lui lança un regard qui l'a figea sur place.
- Qu'est ce qui va se passer maintenant ? demanda finalement Thomas, rengainant sa rancune pour essayer d'avoir quelques réponses à ses questions.
- Je ne sais pas, avoua Teresa. Janson attend que tu te rétablisses, je pense qu'il avisera ensuite.
Quand Teresa lui parlait, Thomas avait de plus en plus l'impression d'être en face de son ancienne amie, la douce Teresa de son enfance qu'il avait connue. Mais pourtant, le mal était fait.
- Pourquoi tu étais là ?
- Je travaille sur le site.
Thomas releva légèrement la tête.
- Pourquoi tu étais là ? insista t'il pour lui faire comprendre qu'il parlait de la salle où il avait tiré sur un garde.
- Janson voulait que j'y assiste derrière la vitre teintée.
- Le spectacle t'as plus ? ironisa Thomas avant de se mettre à tousser.
Il se sentait très faible, il avait l'impression d'avoir courut jusqu'à l'épuisement.
- Non, Thomas, cela ne m'a pas plus.
- C'est pourtant de ta faute. Tout ça, tout ce qu'on traverse moi et mes amis, c'est entièrement ta faute.
Teresa recula d'un pas.
- Cent vies ne te suffiraient pas pour te racheter.
- J'ai pris une décision, Thomas, elle était difficile, mais je l'ai fais pour une raison. Tous ces gens ont besoin d'aide, et il n'y a que les immunes qui peuvent faire avancer les recherches.
Elle semblait chercher à se convaincre que sa cause était la bonne.
- Et peut-être que ma mère...
La fin de sa phrase ne voulut pas sortir de sa bouche, restant bloquée dans sa gorge. Elle se rendit compte par la même occasion qu'elle en avait peut-être trop dit.
Thomas la fixa, intrigué.
- Je croyais que ta mère était morte dans la tragédie de Scottsdale ? lui lança t'il.
- Elle est vivante, pour l'instant.
Thomas lâcha un soupir.
- Je vois, ricana t'il doucement. Il se redressa dans son lit et attrapa le poignet de Teresa, le tenant fermement. Tu te caches derrières ton excuse de sauver l'humanité, de stopper la souffrance des gens malades et de les guérir, mais maintenant, ce que je vois, c'est que tu ne fais tout cela que pour toi même.
- Tu te trompes.
- Alors ta mère n'est pas malade ?
Teresa baissa les yeux.
- Vouloir sauver ta mère est une noble cause. Mais le faire au détriment de nombreuses personnes, y compris tes amis, faire croire que tu fais cela pour le bien commun, c'est lâche Teresa, tu es une lâche, cracha Thomas en serrant davantage le poignet de Teresa. Tu me dégoûtes.
Cette dernière, paniquée par l'attitude agressive de son ami appuya par réflexe sur le bouton pour appeler une infirmière.
La porte mit moins d'une minute avant de s'ouvrir.
Mais ce n'était pas une infirmière qui pénétra dans la pièce mais un garde. Et pas n'importe lequel. Thomas lâcha le poignet rougit de Teresa qui se leva alors.
- Tout va bien.
Le garde s'avança vers elle d'une démarche hautaine.
- C'est pas ce que disait ton visage sur les vidéos de surveillance.
Il se tourna ensuite vers Thomas.
- Quelle chance de me retrouver enfin en face de toi, Thomas. Tu te souviens de moi ?
Thomas ne répondit pas, il se contentât de le fixer.
- C'est sur mon meilleur ami que tu as tiré. Et je n'apprécie pas vraiment qu'on tire sur mes amis, grogna t'il en pointant un doigt accusateur vers Thomas.
- Je pense qu'on devrait laisser Thomas se reposer, intervint Teresa, voulant couper court à la conversation et s'enfuir loin d'ici.
Le garde se mit à ricaner.
- Décidément, je ne sais vraiment pas lequel de vous deux je déteste le plus.
Si Teresa s'attendait à une remarque du genre, Thomas fut surpris de savoir que le garde ne supportait pas Teresa. Alors comme ça même certaines personnes au sein de Wicked ne la portait pas dans leur cœur ?
- Celui qui tire sur les gardes ou la petite protégée qui se croit tout permit... C'est pas parce que ta petite maman travaillait ici que tu peux te croire au dessus de nous ! s'emporta t'il.
- Travaille, elle n'est pas encore morte ! s'énerva Teresa.
- C'est plus qu'une question de temps, petite. Et je suis pas sûr qu'elle soit encore vraiment efficace dans son travail...
Teresa se mit à fixer un vase, il n'était pas difficile de comprendre qu'elle rêvait de le briser en mille morceau sur le sol. Ou de le fracasser sur le crâne du garde.
- Sa mère travaillait ici ? Wicked existe depuis combien de temps ? voulu savoir Thomas qui tentait de tourner la conversation à son avantage pour en savoir plus.
- Elle travaillait dans la recherche et le développement de remèdes et vaccins contre diverses maladies, juste avant la tragédie de Scottsdale. Wicked est venu après, répondit le garde qui semblait dans l'optique de donner des informations à Thomas simplement pour mettre Teresa mal à l'aise.
- Je croyais qu'elle travaillait seulement pour un petit laboratoire de recherche, répondit Thomas.
Le garde ricana.
- Oh non... elle travaillait pour le plus grand centre de recherche des Etats-Unis. Evidemment personne ne le savait puisque tout cela était fait dans le secret du grand public.
Thomas fut sous le choc. La vie entière de Teresa semblait être un mensonge.
- On ne pouvait pas en parler, se justifia Teresa. Elle travaillait sur des recherches secrètes expérimentales.
Le garde se mit à ricaner, prenant plaisir à se moquer de Teresa. Il reprit cependant son sérieux en quelques secondes à peine avant de se tourner vers Thomas.
- Dis moi, tu sais pourquoi elle vous a choisit vous au fait ? demanda le garde à l'intention de Thomas.
- Sors, Kent, s'énerva Teresa. Tu n'as pas le droit de révéler tout cela.
- Peut-être que tu es la petite protégée de Wicked mais moi je suis un des bras droits de Janson, je fais ce que je veux !
- Je veux savoir, les interrompis Thomas.
- Oh mais je vais te le dire. Kent se tourna vers Teresa et la fixa droit dans les yeux. Elle voulait se débarrasser de tes amis, et surtout de Juliette. Il n'avait jamais été question de t'emmener toi au départ.
Thomas porta son attention vers Teresa.
- Quoi ?! murmura t'il, incrédule.
- Teresa se sentait seule, on le sait tous maintenant. Elle t'aime beaucoup tu sais.
Thomas passait son temps à fixer Kent puis Teresa, retenant son souffle.
- Elle t'aime tellement qu'elle te voulait pour elle seule. Alors quand est venu le temps de proposer des personnes pour les expériences, elle a proposé Juliette et tes amis. Pour pouvoir ensuite te consoler et t'avoir pour elle seule. Mais bon, Janson a quand même voulu te tester toi, et bien que Teresa ait protesté, elle n'a pas eu son mot à dire sur ce point. Et gros manque de bol pour toi mon pote, il s'avérait que tu semblais être le deuxième meilleur élément qu'on ait jamais eu. M'enfin voilà, tu as en face de toi une vilaine égoïste.
Thomas essaya de respirer lentement. Son cœur était sur le point d'exploser.
- Pourquoi tu as fais ça Teresa ? murmura Thomas alors qu'une larme dévalait sa joue.
A chaque fois qu'il pensait que ce que Teresa avait fait ne pouvait pas être pire, elle semblait lui planter un nouveau poignard en plein dans le dos.
Teresa ne répondit pas, elle baissa les yeux. Comment lui faire comprendre qu'elle avait regretté cette décision tous les jours de sa vie après cela ? Comment lui faire comprendre que Janson ne lui avait pas laissé le choix... Elle avait eu le malheur, lors d'un moment de faiblesse, de parler de Thomas... de combien elle l'aimait et de l'obstacle que représentait Juliette. Mais elle ne les avait pas vraiment proposé, elle avait juste souhaité être seule avec Thomas, confiant cela à un agent de Wicked juste après avoir visité sa pauvre mère malade. Et ses paroles avaient dues être rapportées à Janson qui avait aussitôt voulu tester la loyauté de Teresa. Mais elle n'avait jamais voulu cela pour Thomas... ni pour ses amis au final. Mais Janson l'avait forcé à préparer de quoi les tester eux, Thomas y compris. C'était le moment où Teresa avait du montrer à Janson qu'elle était de son côté, c'était ça où il risquait de se débarrasser d'elle. Et elle ne pouvait pas s'imaginer ne plus revoir sa mère. Elle devait rester là pour l'aider, et aider Wicked à sauver d'autres personnes malades. Et de toute manière, Janson semblait avoir décidé de choisir Thomas et ses amis. Teresa n'avait plus son mot à dire. Alors elle avait préféré y prendre part pour au moins contrôler un peu la situation.
Elle ne se pardonnerait jamais ce qu'elle avait fait à Thomas. Elle savait que c'était monstrueux, mais lorsqu'elle avait fait son choix, elle était profondément mal dans sa peau. Elle savait qu'elle avait dérapé. Mais elle essayait maintenant de se convaincre qu'elle avait prit la bonne décision, que grâce à cela, leurs recherches avanceraient. Elle essayait de s'en convaincre. Et elle essayait le plus possible de se montrer distante avec Thomas, justement parce qu'elle l'aimait alors que lui la haïssait. Elle se considérait comme un monstre. Plus elle pensait à ce qu'elle avait fait à Thomas et plus elle avait envie de se tailler les veines une bonne fois pour toute. Mais elle devait veiller sur sa mère, et maintenant que le mal était fait, elle tenait à surveiller Thomas. Elle voulait s'assurer qu'il sorte indemne de tout ça, c'est ce que Janson lui avait promit, de laisser Thomas en vie après tout ça. Mais elle doutait de plus en plus que Janson tienne sa promesse, il était sujet à des excès de colère, il avait bien faillit tuer Thomas quelques jours plus tôt. Et même si Juliette ne le savait pas, Teresa veillait aussi sur elle. Beaucoup parce qu'elle culpabilisait d'avoir été jalouse d'elle à ce point, c'était à cause de ça qu'elle avait souhaité être la seule dans la vie de Thomas. Elle s'en voulait terriblement. Juliette était une bonne personne, elle était gentille, drôle et attentionnée. Et plus Teresa la voyait sur les caméras de surveillance, plus elle espérait être à sa place pour la libérer de ce poids. Elle ne méritait pas ça. Aucun d'eux ne méritait cela à vrai dire. Mais Teresa essayait constamment de chasser ces idées de son esprit, de se concentrer de nouveau sur sa mission, de penser que seul le résultat était important. Elle essayait de se montrer sans cœur, mais elle était brisée de l'intérieur.
La voix de Thomas la ramena lentement à la réalité.
- Pourquoi tu as fais ça ?
La Teresa résolue qu'il avait connu en arrivant ici sembla se briser. Il vit les larmes lui monter aux yeux.
- Je suis désolée, Tom. Je ne voulais pas vous causer autant de souffrance, sanglota t'elle.
Thomas l'a vit alors différemment, juste une mince silhouette fragile. Elle devait être profondément mal dans sa peau pour avoir fait ça. Mais cela n'excusait en rien son geste aux yeux de Thomas.
- Pourquoi, Teresa ? insista t'il.
Le garde s'avança avec un sourire mauvais sur les lèvres.
- Parce que comme Mary Cooper, la petite doit être maudite et causer de la souffrance partout autour d'elle. Faut dire que Mary est la première a avoir été malade et que, même si c'était involontaire, c'est elle qui a répandu l'épidémie.
- Mary Cooper... répéta lentement Thomas.
Il n'en croyait pas ses oreilles. Il se tourna vers Teresa.
- Ta mère.
Ouuuuuuuh... Révélations ! x)
N'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours plaisir et ça motive :)
Dans le prochain chapitre : on retourne du côté des autres.
A dans deux semaines !
P.L
