Le visage de Thomas s'ornait d'un sourire en coin qui le rendait plus malicieux que jamais. La réponse du blond l'enchantait au plus haut point. Il s'apprêtait d'ailleurs à le prendre par le bras pour l'emmener dans une chambre à l'étage mais avant qu'il n'eût le temps, Newton pris la parole :
-On va danser un peu ?
Et c'est lui qui pris Thomas par le bras pour l'emmener sur la piste de danse où un grand nombre d'étudiants fort alcoolisés se déhanchaient au rythme de la musique.
Le blondinet pris des mains la boisson du brun et la posa sur une table, ainsi que la sienne, et il se positionna aux côtés d'un Thomas un peu chamboulé.
-Quoi tu n'aimes pas danser ?
-Si, si c'est juste que je ne danse pas très bien.
Newton ria et Thomas se demanda si il avait déjà entendu quelque chose d'aussi beau et pur avant ce moment.
-Allez Thomas, je ne te pensais pas si...coincé.
-Moi coincé ?
-Oui. On dirait bien que tu l'es. Ou alors c'est parce que je te fais perdre tes moyens ?
Thomas ne répondit pas et à la place il commença à bouger ses hanches de gauche à droite. Le blond sourit en le voyant faire et se mit en face de lui, reproduisant les mêmes mouvements que lui, se mouvant avec grâce et facilité.
L'air était chaud et enfumé, dû à tous ces jeunes qui dansaient et fumaient. La musique était forte et entêtante. Des néons électriques envoyaient des rayons multicolores sur la piste de danse et à quelques moments, la lumière était aveuglante et les danseurs avaient l'impression de voir les autres, et eux-mêmes, danser au ralenti.
Newton et Thomas dansaient toujours mais leurs positions avaient changé. Le blond se trouvait maintenant derrière le brun, qui bougeait toujours ses hanches sauf qu'il les bougeait contre le bassin du blond qui lui, avaient la tête dans le cou de Thomas. Newton léchait le cou du brun et remontait jusqu'au niveau du lobe de son oreille, non sans laisser de marques dans le cou délicat et parsemé de grains de beauté de son partenaire. Celui-ci, d'ailleurs, prenait un malin plaisir à donner des coups de hanches ou de fesses, de plus en plus fort dans le bassin du blond qui gémissait faiblement dans son cou. Thomas avait vraiment chaud et les gémissements du blondinet ne faisaient qu'augmenter la sensation de rétrécissement qu'il percevait au niveau de son entre-jambe. Au bout d'un énième coup de hanches contre le bassin du blond, le brun sentit dans le bas de son dos qu'il n'était pas le seul à ressentir ce sentiment de rétrécissement dans son caleçon. Au même moment, chuchoté dans son oreille par une voix plus rauque que jamais, il entendit :
-On va dans une chambre ?
