Le soleil me réveilla en illuminant la pièce dans laquelle je me trouvais. Je grognais et me retourna dans mon lit, mais mon envie de pipi m'empêcha de me rendormir. Le lit était relativement trop petit pour moi, mais j'ai l'habitude de dormir en position fœtale, donc rien de très fatal qu'un petit étirement ne pouvait arranger.

J'enfilais rapidement mon pantalon de la veille par-dessus mes culottes, ne dormant qu'avec un t-shirt, comme à mon habitude.

J'étais agacée par la compagnie, entièrement mâle dans une époque plus ou moins médiévale, qui allait m'empêcher de dormir en sous-vêtements ou en short. J'haïssais les pantalons pour dormir, la sensation du tissu contre mes jambes, qui frotte contre le tissu des couvertures m'agaçait autant que quelqu'un qui renifle.

Dieu seul sait à quel point quelqu'un qui renifle au lieu de se moucher m'énerve au plus haut point. Je pouvais devenir violente.

J'avais porté pour dormir mon vieux t-shirt vert de l'équipe de quidditch des serpentards, j'avais enlevé mes verres de contact pour dormir alors je portais mes grosses lunettes carrées de nerd. Mes cheveux tenaient toujours dans une grosse natte qui me balançait dans le dos, mais beaucoup de cheveux s'étaient vicieusement échappés durant la nuit.

Je sorti de ma chambre sur la pointe des pieds et j'allais rapidement et silencieusement à la salle de bain.

La maison était plongée dans le gros silence sauf quelques murmures, ronflements et bruits provenant de la cuisine. Il devait être très tôt.

Dans mon passage jusqu'à la cuisine, je pu observer que toutes les chambres d'invités étaient prises. Je vis même Nori dormir sur un coffre dans un corridor, il avait l'air complètement assommé et son cou avait un angle étrange. Il y avait également Bombur qui dormait dans le garde-manger.

Ce qui n'était pas surprenant.

J'arrivais enfin dans la cuisine et je vis Gandalf et Balin discuter calmement en se faisant du thé.

- Bon matin gentes dames, saluais-je gaiement en entrant dans la pièce.

J'allais directement m'asseoir à côté de Gandalf à la petite table de cuisine. Balin, qui se trouvait en face de moi, me fit un sourire poli en continuant de verser son thé.

- Tu es bien matinale aujourd'hui Morgan, il faut que le soleil commence à s'approcher de midi pour que tu retontisse d'habitude, me taquina Gandalf, en m'offrant du thé, après que le nain ait reposé la théière.

Mais qui boit du thé le matin? Les turcs? Je voudrais remercier ici wikipedia, qui peut nous apprendre que l'Angleterre n'est pas le premier consommateur de thé au monde.

Je déclinais alors le breuvage offert par le magicien poliment avant de répondre :

- Il est vrai que d'habitude je me réveille un peu plus tard, mais la vérité est que je paresse au moins deux heures dans mon lit à chaque matin pour essayer de trouver le courage d'affronter les idiots de la journée, confessais-je, faussement honteuse.

Balin leva sa tasse de thé pour trinquer à mes paroles. Je suppose qu'en tant que… secrétaire du roi il devait en tolérer des idiots pendant des journées entières.

Balin, le vrai héros parmi nous.

Je pris une tranche du pain qui reposait au centre de la table avant de me lever et de me diriger vers l'armoire où se trouvait le café.

- Nous partons dans combien de temps?, demandais-je par-dessus-mon épaule en mâchant le morceaux de pain d'une main et fouillant dans l'armoire de l'autre.

- Dans peut-être une heure? Une heure et demie?, me répondit Gandalf en se grattant la barbe, questionnant son compagnon de table.

Ce dernier acquiesça en sirotant son thé.

J'hochais de la tête avant de retourner à me faire une bonne grosse tasse de café.

- Il faudrait bientôt réveiller tout le monde dans ce cas, demandais-je innocemment après quelques secondes de réflexion.

- On peut encore attendre, intervint Balin, qui ne pensait pas que ce que la jeune femme avait en tête serait une bonne idée.

Je finis ma tasse et me tournais vers les deux antiquités dans la cuisine.

- Oh mais oui! On ne voudrait pas les priver d'un sommeil qui doit être grandement apprécié, dis-je en leur offrant mon plus beau sourire.

Je quittais alors la cuisine avec satisfaction, après avoir noté la peur dans les yeux du nain.

Je commençais à asservir mon pouvoir.

Je ris machiavéliquement. Je pensais à quel mauvais coup je pourrais essayer de faire en si peu de temps… En route vers ma chambre je croisais à nouveau Nori qui avait changer de position et était maintenant sur le dos, en étoile sur le coffre.

J'eus alors une idée de génie. Je filais dans ma chambre et j'en sorti quelques instants plus tard avec un vernis à ongle violet fluorescent qui scintillait dans le noir, édition limitée et j'avais pris mon fidèle fusil à air compressé, que j'ai nommé Natasha.

Cinq minutes plus tard, Nori avait la plus belle manicure de toute l'histoire de la terre du milieu. Je m'éloignais de lui en riant machiavéliquement à nouveau. Je quittais le corridor où il se trouvait et je me cachais dans l'angle.

Je sorti Natasha de l'arrière de mon pantalon. Je me penchais pour regarder à nouveau dans le corridor où Nori dormait toujours, j'allais me préparer à tirer quand j'entendis une porte se fermer doucement plus loin derrière moi.

Je me retournais immédiatement pour trouver Dwalin sortant d'une des chambres d'invités. Il était un peu dépeigné et il avait une trace d'oreiller dans le visage. J'étouffa mon rire pauvrement et il releva aussi tôt la tête et il me foudroya du regard.

Bam!

Mais je ne fléchis pas! Ce n'était certainement pas moi qui allais cligner des yeux en premier!

Il cligna des yeux, perturbé face à la jeune femme dans le couloir.

Ah! J'ai gagné!

- Bon matin Master Dwalin, lui murmurais-je avant de lui faire signe d'être silencieux en collant mon index à ma bouche.

Je me retournais alors vers Nori, et je vis qu'il dormait toujours. Je me retournais alors à nouveau vers Dwalin et je lui fis signe de venir vers moi, le tout en souriant le sourire du cheshire cat.

Le nain fronça les sourcils, encore plus confus avant d'avancer silencieusement jusqu'à moi. J'haussais un sourcil, impressionnée. Pour un nain de sa carrure, il était très agile et il n'avait pratiquement pas produit de bruit.

Je comprenais maintenant comment il avait pu me surprendre hier soir.

Quand Dwalin arriva à mes côtés, je lui indiquais d'un mouvement de tête de regarder dans l'autre corridor. Je sautillais sur place tellement j'avais hâte de terminer mon mauvais coup.

Il se pencha un peu par-dessus moi, apercevant ainsi Nori dans toute sa grâce. Il perdit un peu d'intérêt, c'était comique les premières fois, mais il avait beaucoup voyagé avec le nain et Nori faisait toujours ça.

Le nain, qui était à peine plus petit que moi, me lança un regard de #jugement et je roulais mes yeux verts dans sa direction.

- Regarde et admire, lui murmurais-je avec un sourire en coin avant de me retourner vers Nori.

Je me penchais un peu et je brandis à nouveau Natasha. Je sentais la respiration de Dwalin dans mon coup et je frissonnais un peu.

C'était une partie sensible.

Je secouais la tête et j'entendis Zac Efron me dire de get my head in the game.

Je me reconcentrais et je visais la cuisse de Nori. Il y avait assez d'épaisseur de linge pour ne pas trop faire mal je crois. Je tirais alors trois coups avec mon fusil.

Les trois atteignirent le nain. Non pas que je doutais de ma précision de tire. Ha!

- Aï-euh!, cria le nain en se réveillant, il gigotait violement dans tous les sens avant de perdre son équilibre, qui était vraiment précaire, et de tomber au sol dans un lourd Boum.

Je me retirais rapidement de l'angle du couloir, ou s'être retourner, Nori aurait pu nous voir, le tout en riant bruyamment.

Dwalin avait ce qui semblait être un léger sourire aux lèvres, il s'était reculé en même temps que la jeune femme à ses côtés. Il put constater qu'elle se trouvait hilarante. Son attention était plus attirée par l'objet qu'elle avait entre les mains.

Avant qu'il n'ait pu lui demander qu'est-ce que c'était, un second cri se fit entendre dans la maison :

- AH! QUI AS OSÉ?!, c'était à nouveau Nori.

Je me retins alors très mal de rire je contournais rapidement Dwalin, qui me barrait involontairement la route, avant de filer dans ma chambre à toute vitesse. J'offris un sourire angélique au nain qui était resté bêtement dans le corridor avant de refermer ma porte sans aucun bruit.

Ni vue, ni connue, et avec les circonstances, quelqu'un d'autre à blâmer. Je me sentis coupable un centième de fraction de seconde envers Dwalin d'entendre un rire très bruyant provenir de la scène du crime.

Curieuse, j'entrouvris discrètement la porte pour voir le nain au tattoo se foutre complètement de la gueule à Nori, en pointant ses ongles et en se tenant le ventre d'une autre main.

- T'es complètement ridicule!, s'écria-t-il entre deux rire, avant de foutre son camps vers la cuisine.

Je refermais la porte, satisfaite.

J'avais réussi à faire rire Dwalin. Je décidais sur le champ de m'accorder trois points de maison de Poudlard.

Mon lit simple fut fait un rien de temps, les draps furent étirés et placés méticuleusement. En observant la couche, je me demandais si j'allais un jour y revenir.

J'espérais que oui.

Je n'avais pas encore mesuré la grandeur des partys des hobbits.

Je m'assis à la petite chaise qui accompagnait le bureau dans ma chambre, les genoux pratiquement au menton et j'entrepris de défaire ma natte et brosser mes cheveux. Un coup qu'ils furent sans aucun nœud, je m'habillais.

Avec la quantité de cheveux que je possédais, il valait mieux que je m'habille avant de les coiffer!

Je pris ma sacoche et je décidai d'en sortir tous les vêtements qui allait m'être le plus utile et d'y ranger les moins essentiels dans un espace dans le fond.

Je sorti mes baskets en toiles noires, nous étions encore en avril, et des bas courts en plus de chaussettes en laine. Je sorti également mes bottes de randonnées, deux pulls, un foulard, mon manteau de cuir, mes lunettes de soleil, beaucoup de t-shirt, des sous-vêtements et finalement mon parapluie. Je rangeai mes vêtements de hobbit que j'utilisais pour ne pas me mettre à dos la population des environs et je rangeais également mon gros manteau d'hiver, qui était encore dans mon armoire.

Maintenant vous devez vous dire que j'ai une sacrée sacoche pour qu'elle puisse contenir le tout. Eh bien, ma sacoche est un cadeau du Valar.

Vous voyez, quand j'ai été envoyé en terre du milieu, l'on ma accorder trois choses.

Pourquoi trois?

Parce que.

Alors voilà, je m'étais misérablement endormi sur mon divan et c'est dans mon rêve que j'ai rencontré Aulë.

Je rêvais que j'étais dans un walmart et le dude devant moi, qui rayonnait majestueusement, il aurait rendu Thorin jaloux, il m'avait dit que je partais en aventure et que j'avais le droit à trois choses spéciales avant de partir.

Pensant que j'étais dans un rêve j'en ai profité, j'étais dans un centre d'achat!

Mon premier arrêt fut donc au disquaire, où il y avait toujours pleins de films et de marchandises pour nerd. Le mec, qui s'avéra être un dieu, me suivait toujours, alors j'ai été lui montrer un poster de Star Wars et je lui ai demandé d'avoir un pistolet laser comme la résistance. Il m'a plutôt donné celui à air comprimé que celui au laser, je suppose que je ne pouvais pas être une Marie Sue.

J'ai ensuite été prendre une sacoche à bandoulière en toile verte style armée et j'avais demandé qu'elle n'aille pas de fond, comme le sac à Hermione Granger. Ce qui, sincèrement, était secrètement le rêve de tous.

Rendu là, j'avais prévu demander une carte cadeau de McDonald qui n'allait jamais manquer de fond quand je me suis éclater la tronche contre une pancarte publicitaire qui se trouvait en plein milieu du chemin.

J'avais eu très mal.

Alors ce n'était pas un rêve!

C'est alors là que je me suis réveillé dans les jardins d'Elrond.

Je saluais une dernière fois mon génie avant de revenir au présent et d'enfiler une brassière. Je réussi à m'enrouler la poitrine pour la compresser un peu. Je ne savais pas quand allait être le prochain bain et je ne savais pas exactement les conditions de voyage en plus d'entreprendre un voyage de 13 mois avec 14 hommes.

Je ne voulais pas qu'un de mes seins ne tente de s'échapper de ma chemise dans le feu de l'action… On ne sait jamais quand sa poitrine décide de voir le monde extérieur.

Je mis ensuite mon chandail d'Iron man. Il avait des manches trois quarts noirs et le tronc blanc, avec un vieux motif rétro d'un des vieux costume d'Iron man. Ma poitrine était toujours visible, mais là, si je sautillais sur place, je ne faisais pas penser à un hentai.

Je mis ensuite un pantalon noir, un peu ajusté, qui m'avait été offert par les elfes. Je trouvais sincèrement que ça avait l'air d'un pantalon de pyjama de ninja, mais qui étais-je pour me plaindre?

La vie était faite pour être en pyjama.

J'enfilais des bas et j'attachais fermement mes baskets. J'attachais les lacets blancs avec expertise avant de refermer ma sacoche.

Croyez-moi, elle contient plus qu'un mystère!

Satisfaite, je rangeais mes lunettes dans une poche sur le devant de ma sacoche et je mis mes verres de contacts. Après quatre doigts salés et douloureux dans l'œil, je réussi cet exploit.

Trois autres points pour serpentard.

Je réussi à faire tenir mes cheveux en un haut chignon, avec plusieurs mèches s'échappant dans mon coup, en plus de mes frisotis. J'étais juste satisfaite que ça tienne en place alors…

Je fis un dernier tour de la pièce pour voir si je n'avais rien oublier d'important.

Nah! J'étais presque prête à partir! J'allais à ma petite commode et j'enfilais mon fidèle collier porte-bonheur. C'était une griffe de loup avec quelques billes en bois gravées, après une corde. C'était mon père qui l'avait fait et qui me l'avait donné pour mes quinze ans.

Je finis le tout par mettre ma ceinture, où il y avait mon épée, et quelques bourses, puis mes avant-bras en cuirs. Autres cadeaux de mes amis les elfes.

J'étais prête! Je dis au revoir à ma chambre chez Bilbo et je quittais la pièce. Je croisais beaucoup de pièces vides, ils devaient être dehors maintenant.

Je fis un petit tour dans la cuisine, en laissant un petit mot affectueux et encourageant à Bilbo : dépêche-toi le vieux. Je récupérais mes appareils électroniques, je me fis rapidement un petit café pour la route puis je kidnappais Janine, ma fidèle cuillère en bois et je finis par sortir dehors, où effectivement, le reste de la compagnie se trouvait.

Ils étaient en train de diviser les charges sur les poneys. Je rejoins Fili, Kili et Ori, qui discutait prêt des outils qu'il fallait trimbaler.

- Bien le bonjour camarades, les saluais-je en faisait un salut militaire de la main.

- Bon matin Lady Morgan!, me répondit aussi tôt Kili, en m'offrant un très beau sourire.

Wow, il prend du colgate? Je sorti silencieusement mes lunettes de soleil et je les enfilais.

- Ton sourire est trop lumineux pour cette heure matinale.

Vous avais-je dis que j'avais apporté ma tasse thermos super-méga-jumbo en plastique à l'effigie de Thor?

Maintenant oui, et j'en pris une très grande gorgé pour essayer de me réveiller un peu plus. Je serai encore en train de paresser dans mon lit à l'heure qu'il est. Il doit être sept heures du matin.

- Où sont vos sacs Lady Morgan? Je vais aller les installer sur votre poney, me dit gentiment Fili, en cherchant du regard mes bagages.

Oi, ce n'est pas parce que je suis une femme que je voyage lourd!

Quoi qu'avec tout ce que j'ai enfouis dans mon sac, le contraire est difficile à prouver.

- Oh, c'est très gentil, mais j'ai tout ce qu'il me faut ici, dis-je en tapotant ma sacoche de la main.

Elle pendouillait lâchement contre ma cuisse, elle n'avait pas l'air très pleine, ni très grande. La confusion ne fit qu'empirer sur le visage de mes trois jeunes interlocuteurs.

- C'est quoi que vous portez devant les yeux, me demanda Ori, en pointant mes lunettes de soleil avec curiosité.

- Oh ça?, dis-je en les enlevant de mon visage. Ce sont des lunettes de soleil, ça bloc un peu les rayons, expliquais-je en tendant l'objet au nain.

Il prit l'objet avec hésitation et il manipula mes lunettes comme si elles étaient un bébé nouveau-né. Il semblait captivé.

- Vous pouvez les essayer Master Ori, l'encourageais-je

Fili et Kili suivait l'échange avec très grand intérêt. Voyant le roux hésiter plus longtemps que nécessaire, je repris doucement les lunettes de ses mains, et je me rapprochais un peu pour lui enfiler au visage.

Ori s'était figé et ne bougea que quand je fus à nouveau à distance raisonnable. J'éclatais de rire en le voyant :

- Ha! Je ne pensais pas vivre le jour où je ferais porter des lunettes de soleil à un nain! Elles te vont bien Ori!

Ce qui était vrai, j'avais des lunettes style aviateur et elles allaient bien à beaucoup de monde. Le jeune nain, gêné, les enleva de son visage et Kili les prit immédiatement avant de les enfiler.

- Wow! C'est vraiment pratique! Est-ce qu'elles me vont bien à moi aussi?, me demanda-t-il, tout excité en regardant partout, en alternant la vision avec les lunettes et sans.

- Oui, répondis-je en riant.

Je trouvais très drôle de voir les nains d'Erebor porter mes rayban. J'éclatais de rire pour de vrai quand Fili les enfila. Je me penchais la tête vers l'arrière pour rire de plus belle.

- Oh mon dieu Fili! Je dois prendre une photo!, m'écriais-je avant de sortir mon cellulaire de ma poche de pantalon et de prendre une photo de Fili.

Je ris machiavéliquement en observant mon chef-d'œuvre. La moustache et les lunettes étaient de trop. Je commençais déjà à accumuler du matériel compromettant envers mes compagnons.

J'étais fière de moi. Je rangeais mon cellulaire en ignorant les regards intrigués.

- Pourrais-je les récupérer maintenant s'il-vous-plaît?, demandais-je en tendant la main vers le blond. Je pourrais vous les prêter de temps en temps, ajoutais-je en voyant la réluctance avec laquelle il me tendit les lunettes à nouveau.

J'obtins alors trois sourire colgate.

- Ugh, vous êtes trop aveuglant avec vos sourire, grommelais-je en prenant une autre gorgée de café.

- Est-ce vraiment votre seul bagage?, me demanda Kili.

- Oui! Il ne faut pas sous-estimer la sacoche d'une femme messieurs, leur dis-je sagement avec un clin d'œil, même s'ils ne virent pas le clin d'œil.

- Nous pourrions mettre alors plusieurs de ses choses sur votre poney!

- Oh? Oui, peu m'importe, pouvez-vous cependant arrêter de me vouvoyer, ça me fait sentir beaucoup plus vieille de ce que je suis et je n'ai pas le goût d'avoir une crise sur mon âge après avoir passé cette aventure avec vous.

- Seulement si tu fais pareil Morgan, me répondit Fili avec un sourire et un ton charmeur.

Je ne pus m'empêcher de renifler sarcastiquement du nez.

Je me penchais et récupérais une grosse pioche en fer dans la pile d'outil qui était à nos pieds.

- Cette pioche est à qui?, demandais-je en faisant quelques moulinets de bras avec.

- Personne ne particulier, me répondit Ori.

J'hochais silencieusement la tête avant de prendre une autre gorgé de café et de me pousser avec la pioche sur mon épaule.

J'étais une joueuse de minecraft compulsive. C'était maintenant ma pioche.

Quelques minutes plus tard, tout le monde était présent, sauf Bilbo et le moment de partir arriva. Je montais rapidement sur le poney qui m'avait été assigné, que je devrais partager avec Bilbo un coup que ce dernier pointera le bout de son nez. Bilbo ne pesant que trois plumes et moi n'étant pas très grande, le poney n'aurait pas trop de misère.

J'attacha Cécile, ma pioche, après Troy Bolton, le poney, et je m'installais confortablement sur ma monture, avant de continuer mon café.

La compagnie se mit en route l'instant d'après, les poneys, plus ou moins à la suite de l'autre, commencèrent leur chemin vers la forêt et Bree.

Bilbo se pointa une demie heure plus tard en haletant.

- Attendez-moi! J'ai signé le contrat!, s'exclama-t-il un coup qu'il fut à notre hauteur.

Il tendit le parchemin qui trainait derrière lui à Balin, qui l'inspecta avec une loupe. Ce qu'il espérait trouver? Je suis prête à parier qu'il recherchait le sceau secret des reptiliens.

- Bilbo!, m'écriais-je en gesticulant de ma main libre pour qu'il me voit parmi les autres. Viens, nous partageons un poney!

Le petit hobbit bougea rapidement vers moi, regardant le poney avec désespoir.

- Dis-moi que ce n'est pas toi qui l'a nommé, me demanda-t-il en s'approchant.

Les autres rirent en l'entendant grommeler. Tous attendaient qu'il soit installé avant de continuer à bouger.

- Il s'appelle Troy Bolton, lui dis-je avec un clin d'œil en lui tendant la main quand il arriva à ma hauteur.

- Oh mon dieu! Comme dans high school musical?, demanda Gandalf d'une voix aigue.

- Quoi?, demandais-je, confuse.

- Quoi?, répéta le magicien, imitant ma confusion, avant de faire comme si rien ne s'était passer et d'allumer sa pipe.

Il y eut un long silence où tous observaient le magicien.

Bilbo finit par prendre ma main et il grimpa devant moi. Je reculais un peu pour lui laisser une place confortable. Il ne prenait pas beaucoup de place c'était pratique.

Nous repartîmes à l'instant.

Je pris une gorgé de café avant d'offrir la tasse à mon compagnon. Bilbo la pris et senti le contenu avant d'en prendre lui aussi. À deux ont fini la tasse en cinq minutes.

- Oh Bilbo! On joue à Legolas!, demandais-je en sautillant dans mon siège avant d'arrêter, juste le temps d'engouffrer ma tasse vide dans ma sacoche.

Il faudrait que je nomme ma sacoche.

- Non, pas maintenant, on jouera plus tard à Legolas, répondit le hobbit en battant des pieds.

Je me mis moi aussi à battre des pieds en même temps que lui et bientôt je me sentais à bord d'un navire pirate.

- C'est quoi le jeu à Legolas?, demanda Gandalf, sur son cheval un peu en avant de nous.

- C'est un jeu très simple pour passer le temps, commençais-je à expliquer. Tu dois trouver quelque chose dans le paysage et le décrire de la manière la plus absurde jusqu'à ce que l'autre trouve c'est quoi! Par exemple, Bilbo, mon cher?, fis-je envers mon compagnon pour qu'il commence notre exemple classique.

- Legolas! Que vois tes yeux d'elfes?, demanda-t-il très théâtralement.

- L'aube est rouge…, décrivis-je alors mystiquement, en regardant vers le lointain, les mains sur les hanches.

- Hm, fit semblant de réfléchir Bilbo. Le sang a coulé cette nuit!

- Ta-daaah!, fit-on en même temps, Bilbo et moi, après avoir performer notre représentation graphique de notre jeu très élaboré.

Il y eu un très long silence.

Puis Gandalf éclata de rire. Il s'étouffa avec son tabac tout en riant et se mit bientôt à frôler la mort par asphyxie.

Quelques nains rirent également, comprenant la blague envers les elfes, mais pas celle envers Legolas.

Le moment passa et bientôt des pièces de monnaie se mirent à être lancées de tous les côtés. Gandalf, qui regardait sa pipe en reçut une dans le front.

- Ouïe! Qui as fait ça?!

- Nori!

- Hey!

Gandalf brandit le bout de sa pipe de manière menaçant dans la direction générale à Nori, en le fixant dans les yeux de manière malaisante comme seuls peuvent le faire les vieux messieurs.

- Ils avaient parié sur ta présence Bilbo, et ils ont pratiquement tous perdu!, expliquais-je à mon ami.

Il renifla sarcastiquement, se retenant de les attaquer de son majeur pour les envoyer chier. Le hobbit se contenta d'allumer sa pipe en se tortillant un peu pour trouver un angle plus confortable.

- Ouh!, fis-je derrière mon ami. Je t'échange un peu de boucane contre un mouchoir de poche, lui proposais-je en me penchant un peu au-dessus de l'épaule du hobbit.

Ce dernier s'arrêta dans ses mouvements avant de se mettre à chercher frénétiquement dans toutes ses poches. Il avait oublié son mouchoir de poche! Il grogna bruyamment, défaitiste, en me tendant sa pipe.

Je fis un cri de victoire digne de ce nom avant de fouiller dans Rupert, ma sacoche, et de sortir le morceau de tissu si cher au petit hobbit. J'avais même amené son mouchoir préféré! Je pris de grandes inspirations dans la pipe à Bilbo avant de lui redonner.

Bilbo petit coquin.

C'était les feuilles de longbottom.

- Allons-nous arrêter à Bree?, demandais-je d'une voix un peu plus forte, s'adressant à personne en particulier.

- Un bref arrêt oui, répondit Bofur, en avant de Gandalf.

Je lui fis un sourire quand il se retourna et que leurs yeux se croisèrent, en guise de remerciement.

J'allais définitivement s'acheter une pipe à tabac là-bas. Heureuse, je portais mon attention sur les conversations qui m'entouraient.