Ce chapitre est court mais le suivant va être long et va avoir plus d'humour et de Dwalin! Bonne lecture!
J'observais la grotte. Derrière-nous il y avait un passage. Je m'avançais vers l'obscurité d'un pas léger, sachant que le chemin menait à la dernière maison hospitalière.
Un orc dévala l'entrée et toutes les armes furent pointées sur lui, mais il ne bougeait pas.
Dwalin m'avait devancé et s'était déjà engouffré dans le chemin, je le suivis en faisant claquer mes chaussures sur le plancher. Il se retourna brièvement vers moi, me lançant un regard par-dessus son épaule avant de s'arrêter de marcher. Nous étions maintenant dans un corridor de pierre relativement étroit. J'arrivais à peine à percevoir le nain devant moi. Je savais cependant qu'il avait une meilleure vision nocturne que la mienne.
J'arrêtais derrière lui, et j'attendis que soit il continue, soit il se pousse pour que je puisse passer. Je voulais retrouver la cité elfique le plus vite possible maintenant. Plus j'en étais proche, plus j'étais impatiente.
- Ça semble continuer, dit le nain, sa voix n'était pas plus forte qu'un murmure et pourtant je sursautais.
Encore une fois, il était plus proche de ce que je pensais.
- Je vais prévenir les autres, continua-t-il, sans que j'ai besoin de répondre quoi que ce soit.
J'hochais de la tête, sans réellement savoir s'il me voyait ou pas. Sans perdre de temps, il posa ses deux mains sur mes épaules et il nous fit habilement échanger de place dans le couloir.
Le contact ne dura que quelques secondes, pendant lesquelles nos corps glissèrent l'un contre l'autre, le couloir étant trop étroit pour nous empêcher d'être à l'aise.
J'avais arrêté de respirer, mais je m'étais laisser faire sans rien dire. J'entendis Dwalin disparaître rapidement derrière moi et je commençais à avancer prudemment dans le couloir.
Je trébuchais immédiatement et je tombais à genou. Je me mordis la lèvre pour ne pas me mettre à jurer bruyamment. J'entendis la compagnie arriver et je me redressais en ignorant la douleur sourde dans ma jambe. Gandalf les précédait en éclairant avec son bâton. Je m'empressais de les suivre.
Quelques minutes plus tard, nous sortîmes de la montagne et j'eu le souffle coupé comme à chaque fois que je voyais la maison à Elrond. C'était si beau et l'on y était si bien. Un immense sourire fendit mon visage. Je me précipitais sur le chemin en pierre menant à la cité.
J'entendis Thorin maugréer contre Gandalf mais la compagnie me suivit avec réluctance, sauf pour Bilbo, qui en fait me suivait de près, et Gandalf, qui se trouvait devant les nains.
- Nous sommes à Rivendell!, s'exclama justement le hobbit en tapant des mains avec excitation, ses petites jambes me suivant sans aucun effort.
Je riais en hochant de la tête tout en continuant de marcher. J'arrivais rapidement avec Bilbo devant l'entrée de la ville. Gandalf avait abandonné les nains à leurs petites jambes et s'était empressée d'arriver.
- Lindir!, s'exclama le vieux magicien, en accueillant l'elfe qui les attendaient sur le pont.
Oh! Lindir? Je ne l'avais pas vu, je plissais les yeux vers l'elfe en souriant avec malice.
- Mithrandir, salua-t-il de sa voix calme habituelle, avant de tourner son attention vers moi. Dame Miley, réussi-t-il à siffler entre ses dents, en guise de salutation.
Je me mis à ricaner méchamment dans ma barbe et la compagnie arriva.
- Je suis également ravise de te revoir Lindir!, lui dis-je avec un sarcasme évident.
- Les jours espaçant tes visites sont précieux Miley, me répondit-il avec un sourire plastique.
J'éclatais de rire devant son hypocrisie avant que Gandalf ne reprenne l'attention :
- Où est Lord Elrond?, demanda le magicien.
Lindir fut surement ravis d'avoir une excuse pour m'ignorer.
- Tu connais cet elfe?, me demanda Bilbo, curieux.
- C'est un homme ou une femme, demanda Bofur, créant des rires gras de la part de plusieurs de ses compagnons.
Les rires moururent bien assez vite car la même corne que tantôt se fit entendre et derrière nous une troupe de soldats elfiques rentrait dans la ville. Sans jamais ralentir, les chevaux se dirigeaient tout droit vers la compagnie.
Thorin cria quelque chose et aussitôt, tous les nains se mirent à bouger, ils se compactèrent en cercle au centre de la place. Bofur avait saisi Bilbo et le fit reculer jusqu'au centre de la formation des nains. Fili et Kili me tirèrent également au centre et nous fûmes encerclé par les chevaux.
Je protestais un peu en essayant de me dégager de l'amas de nains. Je finis par donner un coup de coude à Gloin, qui pila sur le pied à Oin, qui poussa Dori et je pu enfin me glisser en dehors de la protection de nain.
- Lord Elrond!, salua Gandalf envers un elfe au long cheveux bruns et des yeux clairs perçants.
- Gandalf!, répondit Elrond avec bonne humeur envers son vieil ami.
- Mellon nin!, dit le magicien en elfique avant de saluer l'elfe devant lui par la coutume de son peuple.
- Elrond!, m'écriais-je en me dirigeant vers lui en ouvrant les bras, j'avais un gros sourire sur le visage, j'étais contente de le voir.
- Morgan, quel plaisir de te revoir de sitôt parmi nous!
Lindir renifla.
Elrond débarqua habilement de son cheval avant de se diriger vers moi. Je lui fis un gros câlin avant de le laisser tranquille. Il répondit à mon étreinte et se sépara avec un sourire.
Je retournais avec la compagnie et j'attendis patiemment que l'on puisse rentrer. Je n'eu aucun scrupule de rire lorsqu'Elrond fit de l'attitude en proposant aux nains à manger en elfique. Je doublais de rire en les voyants s'insulter avant d'accepter la bouffe proposer.
- Yeah!, m'écriais-je en me mettant à marcher avec la compagnie. Banquet!
- Banquet?, demanda Bilbo avec intérêt.
Elrond nous amena dans une petite cour intérieure avec fontaine qui se trouvait avant les chambres qui avaient été assignée aux nains avant de partir discuter avec Gandalf.
J'allais m'asseoir sur le rebord de la fontaine se trouvant dans un coin de la cour. J'enlevais Rupert et je commençais à sortir les choses que mes compagnons y avaient rangé.
- Et voilà les gars, dis-je après quelques efforts, en ayant tout sorti qui leur appartenait.
Ils s'étaient peu à peu rapprochés de moi pendant que je m'occupais.
- Si ça ne vous dérange pas, je vais vous laisser. Vous avez vos chambres dans l'aile, même si je doute que vous allez les utilisez.
- Où vas-tu?, me demanda Thorin, les bras croisé malgré son micro sourire.
- Je suis familière des lieux et la chambre qui m'est assignée est un peu plus loin, répondis-je. Je vous suggère fortement et amicalement de vous nettoyer un peu avant le banquet!, leur dis-je avant de m'éloigner.
Je quittais calmement mes compagnons de voyage et je marchais vers la chambre qui m'avait été généreusement donné par Elrond. Je marchais quelques longues minutes, en prenant mon temps pour admirer la vue. Je franchis plusieurs escaliers et couloirs avant de m'être élevé dans la cité.
Je ne croisais personne et j'en fus soulagé, j'avais hâte d'aller me prendre un bon bain. Je trouvais enfin ma chambre et j'ouvris la porte.
J'avais un lit double, une méridienne, un bureau et un peu plus loin, reculé, ma salle de bain. Il n'y avait pas beaucoup de mur, beaucoup de verdure. J'aimais beaucoup ça. Je posais ma sacoche au pied du lit et je mis jetais sans aucune grâce.
Ce fut après quelques minutes inertes, évachée en étoile que l'on cogna à la porte.
- Miley?, fit une voix féminine derrière le bois que je cru reconnaître.
- Arwen?,fis-je en me levant immédiatement avant de me précipiter vers la porte.
Je l'ouvris et je vis mon amie qui attendait sagement au pied de ma chambre.
- Arwen! Je suis contente de te voir!, m'écriais-je contente avant de faire une accolade à la ravissante elfe devant moi.
- Moi aussi je suis contente de te voir! Je ne pouvais attendre au banquet de ce soir! J'ai pris la liberté de te faire couler un bain, dit l'elfe en entrant dans la pièce après s'y être fait inviter.
- Oh merci c'est gentil, j'avais tellement hâte de me débarbouiller un peu!, répondis-je, en me dirigeant vers la grosse baignoire qui se trouvait isolée de la pièce.
Je constatais avec plaisir que de l'eau chaude s'y trouvait. Des pétales de fleurs différentes et des huiles essentiels avaient été ajouté.
- Oh mon dieu Arwen! Si ton cœur n'étais pas à un autre je te marierais!, m'exclamais-je en me tournant vers mon amie.
La fille à Elrond ria avant d'aller s'installer sur la méridienne.
J'ouvris un paravent en tissus devant ma baignoire avant d'aller prendre ma sacoche au pied de mon lit, et de retourner proche de l'eau chaude. Je me déshabillais rapidement avant de m'engouffrer dans l'eau.
Je crois que j'ai gémis.
Deux heures plus tard, Arwen devait me menacer d'aller chercher ses frères pour me faire sortir de mon nouveau royaume.
La baignoire était mon nouveau monde.
Nous avions beaucoup parler pendant que je reprenais tranquillement forme humaine. Je lui avais compter en détail mon aventure et mes mois en colocation avec Bilbo pendant qu'elle me mettait à jour sur les mauvais coups de ses frères et des affaires de la ville.
J'avais pris soin de mes cheveux et ils étaient plus soyeux que jamais. Je m'étais brossé partout, entre les orteils et sous les ongles. Je pris également la peine de me dépoiler un peu, visage et corps.
Quand je sorti enfin de la baignoire, je me sentais comme une reine.
- Ça fait toujours du bien s'accorder un peu de temps, dis-je à mon amie en la rejoignant après avoir enfilé un gros peignoir elfique confortable.
- Je craignais que tu n'allais jamais sortir de la baignoire!, me taquina mon amie avant de s'emparer d'une brosse et de me faire assire à l'endroit qu'elle venait juste de quitter sur la méridienne.
- C'est un nouveau territoire à mon royaume, l'informais-je en fermant à moitié les yeux pendant que l'elfe entrepris de me brosser les cheveux.
Je crois que j'ai encore gémis.
Arwen ria à nouveau. Bientôt, il fallut qu'elle aille accomplir des tâches elfiques mystérieuses et je fus à nouveau seule. En voyant qu'il restait encore du temps avant le banquet, je pris le temps de relaxer un peu.
Je me crémais avant de m'enfiler mes sous-vêtements. Je décidais de laisser ma poitrine en liberté tant que nous nous reposions. J'enfilais une jupe que j'avais acheté à Hobbiton, elle m'arrivait en dessous des genoux et je la portais en taille-haute, d'une belle couleur verte et si je tournais assez vite, les jupons s'élevaient dans les airs.
J'aimais cette jupe, c'était un de mes vêtements des belles occasions. Je passais un chandail en toile blanche un peu ajusté, aux manches m'arrivant au coude, avant de compléter le tout avec un par-dessus d'un vert un peu plus foncé. Je réajustais ma jupe par-dessus le tout.
Je mis le collier à mon père avant de me regarder dans le miroir qui se trouvait proche du bain.
J'étais féminine depuis la première fois depuis mon arrivé chez Bilbo! Je ne pus m'empêcher de me trouver belle et de tourner sur moi-même devant la glace. Je décidais de rester pied nu, la température le permettais et je voulais profiter des jardins en marchant pieds nus dedans.
Je finis par tresser rapidement le haut de mes cheveux, pour ne pas qu'ils ne me tombent dans le visage, mais je les laissais tomber dans mon dos.
Enfin prête, je sorti et je parti à la recherche de quelque chose à faire en attendant le banquet.
X
Je pouffais bruyamment malgré le fait que j'avais enfouis le bas de mon visage dans mes deux mains, pour essayer de limiter le bruit. Je n'étais pas très douée.
J'entendis également mes deux compagnons se retenir de rire avec peine.
J'avais trouvé Elladan et Elrohir proche des cuisines et nous étions vites tomber dans nos vieilles habitudes préférées. Soit tourmenter Lindir.
Nous avions décidé d'enduire sa chaise de miel... Tout comme nous nous étions assuré qu'il y aille un groupe de musique qui le suivait à chacun de ses déplacements pour les six prochaines heures… et que nous avons comploter pour que sa coupe de vin au banquet ne soit jamais vidée plus qu'à la moitié. Quelqu'un allait resservir l'elfe discrètement jusqu'à la fin du repas.
En ce moment, j'étais caché derrière un des grands piliers avec les jumeaux d'Elrond et l'on riait au dépend du pauvre elfe qui était notre victime.
Ce dernier ne s'était pas encore rendu compte qu'il était assis sur du miel et il avait déjà mal à la tête à cause des musiciens qui refusait d'aller jouer ailleurs. Il passait sa peine dans sa coupe de vin, mais il lui semblait que ça faisait longtemps qu'il la buvait et pourtant elle semblait toujours aussi pleine.
J'avais été contente de constatée que la compagnie s'était un peu décrassée, nous étions tous beau et propre maintenant! Je me tournais vers mes deux amis :
- Elladan, Elrohir! Vous m'avez manqué! Je peux vous demander de me réserver une danse?
- Mais bien sûre! Je ne voudrais assister à un banquet en ta présence sans avoir le plaisir de danser avec toi!, s'exclama joyeusement Elladan en me tapotant l'épaule amicalement.
- Moi de même ma chère amie, me répondit Elrohir, souriant de la même manière que son frère.
C'était un sourire contagieux.
- Il faudrait que nous allions manger, sinon votre père risque de se douter de quelque chose…
- Du moment qu'il y a Lindir impliqué, père sait immédiatement qui sont les coupable, dit Elladan en se redressant du pilier contre lequel il s'était reposer pendant qu'ils parlaient.
- Surtout si tu es dans les parages, ajouta Elrohir en me narguant avant de m'offrir son bras pour le trajet jusqu'à la table.
- Moi? Mais voyons, je n'oserais jamais importuner mon prochain!, dis-je, parfaitement innocente, en acceptant le bras.
Elladan éclata de rire, marchant à mes côtés.
- Personne ne daignerait remettre en question ton intégrité, me dit-il sournoisement.
- Laquelle?, demandais-je en même temps qu'Elrohir.
Nous nous arrêtâmes pour nous dévisager lui et moi avant d'éclater de rire, vite suivit par son frère.
Notre trio arriva finalement à la table où nous étions sensé manger. Il y avait Elrond flanqué par Gandalf et Thorin. Arwen et les jumeaux mangeaient un peu plus loin mais les deux frères m'escortèrent jusqu'à ma chaise, qui se trouvait entre Fili et Kili, en face de Bofur, Dwalin et Nori.
Elladan me prit la main et la serra gentiment en guise de salutation avant d'aller embêter son père au bout de la table. Elrohir prit le temps de dégager ma chaise pour moi et de la repousser un coup que je fus assise.
- À plus tard Miley, me salua-t-il avant d'aller lui aussi embêter son père.
Elrond les chassa après deux minutes. Je ricanais en me tournant vers mon assiette et mes compagnons.
- Bien le re-bonjour gentes dames, saluais-je avec humour, de bonne humeur.
- Miley! Tu es ravissante ce soir!, me complimenta Fili, qui s'était décaler pour mieux m'observer.
- Tout à fait! Je ne savais pas qu'un bain pouvait être aussi efficace!, ajouta Kili, qui s'était décaler de la table lui aussi.
Mal à l'aise, je souris à Fili et je fusillais Kili du regard.
- Dommage qu'il n'y aille rien d'aussi efficace pour arriver à te faire pousser une barbe, rétorquais-je envers Kili.
- J'ai une barbe!, s'indigna le jeune nain, sous les rires de nos compagnons qui nous écoutait.
- T'appelle ça une barbe?! Mais ce n'est rien du tout! Mon neveu avait plus de barbe à quinze ans!
- Tu peux parler, tu n'as même pas de barbe!
- Je suis une humaine! Les femmes humaines n'ont pas de barbe… du moins normalement… je ne suis personne pour juger…
- Eh bien maintenant que ça se voit que tu es une femme, je vais peut-être arrêter de confondre.
Je lui plantais ma fourchette dans la main.
- Aïe!
- Souffre!
Fili se dépêcha de se pencher par-dessus moi en étirant son bras pour s'emparer de ma main tenant la fourchette et de l'enlever de celle de son frère.
Je le laissais faire avant de reposer ma fourchette et d'ignorer mes voisins de tables en prenant un petit pain rond au centre de la table. Le plus jeune prince me boudait et j'esquissais un sourire, satisfaite.
Un cri retentis soudainement dans la salle. Je relevais brusquement la tête, surprise, en cherchant la source du regard. Je vis toute l'attention de la salle, maintenant silencieuse, tournée vers Lindir.
L'elfe s'était relevé et les coussins de sa chaise étaient resté coller après son dos et ses cuisses et le groupe de musicien qui devait le suivre se trouvait juste derrière lui. L'elfe se retourna furieusement vers moi et me pointa d'un doigt accusateur.
- Toi! C'est encore toi!, cria-t-il en s'avançant de quelques pas, le tout en tanguant.
- Moi? Mais j'ai passé tout l'après-midi avec notre très chère Dame Arwen, m'écriais-je le plus innocemment du monde.
Tous les visages se tournèrent vers la fille d'Elrond, qui mangeait tranquillement sa salade jusque-là. Un très long soupire s'échappa de ses lèvres avant qu'elle ne s'essuie gracieusement la bouche et qu'elle ne parle :
- J'ai effectivement été en présence de ma chère amie pour l'entièreté de son séjour ici, dit-elle d'une voix forte.
Victoire à moi. Elladan et Elrohir, qui encadraient leur sœur, lui lancèrent des regards mauvais.
- Alors c'est encore les deux satanés jumeaux!, s'écria Lindir en pivotant plus ou moins agilement, pointant maintenant son doigt accusateur envers les deux elfes en question.
Lindir finit par quitter la pièce en courant avec l'agilité d'un ninja unijambiste, vite suivit par Elrohir.
J'entendis Elrond pousser à son tour un très long soupir avant de le voir se prendre la tête entre ses mains. Je ne pus m'empêcher de ricaner.
- Pourquoi est-ce que l'elfe t'as immédiatement accusé?, demanda Nori, un coup que l'attention de tous retournèrent à leur repas.
- Parce que c'était effectivement moi, répondis-je à voix basse en faisant un petit clin d'œil au nain.
Ce dernier éclata d'un rire bruyant vite suivit de Fili et Dwalin, qui avait suivi silencieusement l'échange.
Kili me boudait encore.
Les rires et les conversations fusaient de partout. Je me sentais bien, légère. Mes compagnons geignirent contre le manque de viande et certains voulurent aller chasser eux-mêmes.
Je mangeais avec appétit et je bus avec soif. J'aimais beaucoup le vin elfique et je finis ma troisième coupe. Je la reposais sur la table et je bus un peu d'eau. J'avais un peu chaud et la musique avait commencer à jouer plus fortement et de manière plus rythmée.
De la danse commençait à prendre place au milieu des tables, dans un espace dégagé prévu à cet effet.
Des cheveux bruns me chatouillèrent l'épaule et je relevais la tête vers la personne qui s'était penché par-dessus moi.
- Elladan!
- Veux-tu venir danser?, me demanda-t-il en me tendant sa main en guise d'invitation.
- Oh oui!, m'exclamais-je en prenant sa main avec joie.
Je saluais mes compagnons en suivant mon ami vers la piste de danse.
J'adorais danser et c'est exactement ce que je fis pour une grande partie de la soirée. J'avais dansé avec Elladan, ensuite Elrohir, je fis même une valse comique avec Arwen en faisant semblant d'être en parfait gentil homme. Je fis beaucoup de gigues avec Bilbo et Gandalf, qui avait sa fougue de la jeunesse et je m'amusais beaucoup avec Fili, Kili, Bofur, Bombur, Ori, Dori et même Balin vint me demander une danse.
Maintenant essoufflée, dépeignée et sur le bord de la déshydratation je retournais à mon siège. Je m'évachais avec grâce dans mon siège et je pris le temps de reprendre un peu mon souffle.
Dwalin était toujours assis devant moi et il me tendit une choppe pleine de bière en guise de salut.
J'acceptais le breuvage avec joie.
- Merci Dwalin, lui dis-je avant de prendre une grosse gorgé.
Oh que ce fut satisfaisant. Je bus rapidement quelques gorgés avant de voir Balin venir s'asseoir à côté de son frère, en diagonale de moi. Il avait les joues rouges et le souffle court car il avait beaucoup dansé.
Le vieux nain me sourit en guise de salutation avant de lui aussi se mettre à boire avidement la peinte que son frère lui avait également tendu.
Je sentis soudainement que l'on me tirait une petite mèche de cheveux. Frustrée, je tournais la tête et je me figeais en voyant Thorin.
Le roi s'était glissé dans la chaise que Kili avait occupé un plus tôt. Il était entièrement tourné vers moi. Il avait les joues rouges et souriait bêtement. Il avait une bière dans les mains et une de mes pointes de cheveux dans l'autre.
J'haussais un sourcil avant de regarder mes compagnons de table, qui semblait aussi surpris que moi. Les deux frères le dévisageaient sans bouger.
- T'as des beaux ch'veux Morgan…me dit-il en tirant à nouveau sur une mèche.
Ça y est, la quête est finie. Thorin a perdu la raison.
- Ils bouclent comme ceux d'Bilbo.
Oh non, il est juste très saoul.
