/ Salut à tous et à toutes ! Me revoilà quelque mois plus tard (ne les comptez pas, je vous en supplie) avec le deuxième chapitre de ma fic ! Ce fut assez long, j'en conviens, mais essayez de comprendre la dure réalité d'une petite étudiante qui n'a presque pas le temps de dormir ! Bref, après avoir peaufiner et re-peaufiner ce chapitre, le voilà enfin ! J'espère qu'il sera à votre goût ! Il donne un peu le ton de la fic et, malgré qu'il n'est pas le plus intéressant que j'ai écrit (parce que oui, il y en a d'autres qui viendront sous peu), il est nettement nécessaire ! J'espère qu'il vous plaira et que vous ne voudrez pas me lancer des pierres pour vous avoir fait lire ce qui suit.

Encore une fois, s'il y a des coquilles ou que vous avez des questions/commentaires/remarques ou même des insultes (ok, non, pas d'insultes s'il vous plaît), n'hésitez pas en m'envoyer un message. Pour l'envoi de cadeaux, veuillez vous référer à mon assistant Maurice.

Merci infiniment à vifotslytherinet à Guest#1 (à défaut de ne pas savoir ton identité réelle!) pour leur jolies reviews qui m'ont fait tant plaisir ! Vous êtes des amours et je vous envoie des tonnes de fleurs virtuelles ! *lance lesdites fleurs* /

DISCLAIMER : Le monde de Harry Potter ne m'appartient évidemment pas sinon, il est clair que j'aurais déjà allumé le chauffage de mon appartement. Il faut remercier JK Rowling pour toutes les merveilleuses histoires inspirées de Harry Potter.

Bonne lecture,

-S


GUERRIÈRE WEASLEY

TOUJOURS JUILLET

Je n'ai pas dormis malgré que tout le monde soit revenu. Je ne peux pas m'y résoudre. Maugrey est mort. Georges a une oreille en moins et ma vie semble ne plus avoir de sens.

Il est quatre heures trente-deux du matin. Ma tête repose tranquillement sur les genoux de mon grand frère Fred qui ne peut pas dormir dans sa chambre. Je le comprends, quand j'aperçois Georges, j'ai envie de briser un verre. Au moins, tante Muriel pourra les différencier maintenant.

Nous écoutons des ballades des Magikmikes dans notre salon, en silence. Des gens discutent dehors et j'entends mon père qui gribouille à l'aide de sa plume sur un bout de parchemin sans arrêt depuis une heure trente environ. Il doit être en train d'informer la Tribu des Weasley des derniers évènements, question de répandre la joie aux quatre coins de l'Angleterre.

Ça me brise le cœur de voir Fred comme ça. Il a attendu que tout le monde s'endorme avant de venir se réfugier ici pour pleurer. Il a eu peur selon moi, c'est normal, on a tous eu peur. Maintenant il va mieux, je l'ai consolé du mieux que je pouvais, je lui ai même servi toutes les meilleures blagues de mon répertoire. Le truc, c'est que la plupart d'entres elles m'ont été apprises par lui ou par Georges.

Fred contemple le vide. Arnold le Boursouflet sautille paresseusement sur notre fauteuil en essayant d'éviter les cacahuètes qu'il lui lance.

- Tu veux que je lui lance un sortilège de Chauve-Furie pendant son sommeil, Gin' ?

La voix de mon frère me fit sursauter. Pas besoin d'être une détective pour savoir qu'il sait pour moi et Harry.

- Pas nécessaire, Fred. J'ai déjà caché une Bombabouse sous son oreiller, dis-je en riant.

Fred s'esclaffa doucement.

- De toute façon, tu réussis mieux ce sortilège que moi. Choixpeau bas, d'ailleurs.

- Comment tu sais de toute façon ? rétorquais-je sans l'écouter. J'en ai pas parlé à personne d'autre que maman.

- Je te connais sœurette, s'exclama-t-il en me tirant une couette. Et aussi maman nous a envoyé un hibou de détresse parce qu'elle ne savait plus comment te consoler. On a pleins de bricoles rigolotes pour toi dans nos bagages.

Je fis une moue désintéressée. Moi ? Consolation ? ... Oui, bon j'ai le moral un peu bas, mais aucun besoin de sortir les violons pour autant.

- Tu les donneras à Harry, lui répondis-je. Je n'ai plus besoin d'aide pour rigoler, je vais avoir sa tronche en face de moi au ptit dej' tous les matins pour le restant de l'été !

Non mais, j'suis pas mourante quand même...

Fred s'esclaffa et atteignit finalement la tête d'Arnold qui tomba à la renverse en chignant.

- Je sais que t'es capable de te protéger toute seule sœurette. Mais on ne sait jamais... tu sais on perd si vite le contrôle d'un Cognard...

Je souris. Des éclats de voix nous parvinrent de dehors.

- Je comprends que c'est tout frais pour toi Gin', mais n'oublie pas que c'était un de tes meilleurs amis pendant un moment. Ce serait dommage d'avoir de la rancune. C'est pas bon d'accumuler de mauvaises énergie comme ça...

Je me redressai, abasourdie. Il a dit quoi ?

- Des énergies ?! Mais t'es qui toi, Luna ?!

Il fit une moue, mal à l'aise.

- C'est notre nouvelle employée, me répondit-il gêné. C'est sa cousine...

Je fus prise d'un fou rire intense qui me coupa le souffle. Sacrée Luna ! Elle ne m'a jamais dit qu'elle avait une cousine à Londres ?! Je vais devoir éclaircir tout ça... Elle semble faire rougir mon frère. Hé hé... la vengeance tant attendue.


Une partie de cartes plus tard avec Fred et il était quatre heures cinquante-cinq du matin. Eh bien, quand on est partit pour une nuit blanche, on doit la fait comme il se doit. D'autre éclats de voix se firent entendre et il me sembla entendre Harry claquer une porte et monter à toute allure au grenier.
Tombe surtout pas dans les escaliers, Potter.

- Gin', me dit Fred super-concentré sur le jeu, je ne te l'ai pas dis toute à l'heure pour ne pas te faire trop chier, mais je crois que notre héro préféré a voulu prendre la poudre d'escampette... Encore.

- Qu'est-ce que tu veux dire, Rouillé* ? répondis-je sans vraiment l'écouter.

- Eh bien, je l'ai vu déguerpir par le jardin avec deux ou trois sacs sur les épaules avec l'air bien déterminé et l'Impuissant Ronald le suivait l'air... eh bien l'air impuissant quoi.

Je jouai ma dernière carte et le jeu de Fred explosa. J'avais gagné, mais le crétin Potter venait de gâcher ma victoire.

IL A FAIT QUOI ?


Au moment même où Fred me faisait part de l'imbécilité de Harry, Ron fit son entrée dans notre salon, l'air piteux, mais vaguement soulagé.

- On a évité la catastrophe Votre Majesté ? blagua Fred en s'adressant à Ron.

L'autre Rouillé eut un petit sourire et s'installa près de nous pour joindre notre partie de cartes. Personne ne sembla remarquer que je prenais une teinte écarlate, ce qui est, soit dit en passant, très mauvais signe chez les Weasley. En fait, pour être exacte, j'étais en putain de furie. LE CONNARD. Il croit qu'il peut risquer la vie de tous les gens que je connais et que j'aime (enfin presque tous) et que, en guise de merci, il peut prendre ses clics et ses clacs et FOUTRE LE CAMP ? CRÉTIN DE POTTER JE VAIS ALLER LUI RÉGLER SON COMPTE MOI.

Je jetai un regard entendu à Fred qui, docile, occupa Ron à la Bataille Explosive pour que j'aille botter le cul au Balafré en chef qui reposait tranquillement sur ses lauriers, là à l'étage. Je me levai brusquement et effrayai Arnold au passage. Je me dirigeai vers les escaliers, prête à mettre le feu à une ville au complet.

- Va s'y mollo Ginouche, me lança Fred avant que je ne quitte la pièce.

OUAIS, ben on verra bien !


J'ouvrai la porte dans un grand BANG!

Ben quoi ? M'en fous, on est au grenier.

Harry, qui était en train de fouiller dans un vieux sac vert en peau de dragon, sursauta et rougit d'un coup en voyant qui venait lui rendre visite.

- Ça va Potter ? lui lançais-je avec sourire, Ça gaze pour toi ? T'es tranquille ? Besoin de rien ? Tu veux pas de l'eau, une couverture, un billet de train ?

Je refermai bruyamment la porte et attendit sa réponse, les mains sur les hanches. Merlin, faites que je ne ressemble pas trop à ma mère. Voyant qu'il (l'autre imbécile) ne me répondait pas, je fis claquer ma langue en essayant de m'empêcher de lui lancer ma baguette à la gueule. Je ne peux pas faire autrement que la lui lancer en pleine tronche, je ne suis pas majeure. Autant espérer que je lui crève un œil au passage. Il continua de me regarder de haut en bas en rougissant et en ayant l'air d'un crapaud qui a avalé sa langue. Et pas un très beau crapaud après la veillée que nous venons de passer.

- Eh bien ? Tu hésites sur la destination ou quoi ?

Merde, qu'est-ce que je me trouve drôle !

- Ben euh... bah et... mais euh... bah bon...

Je continuai de le fixer, en attendant une réponse sous la forme d'une vraie phrase. Avec des verbes et des mots, vous savez. Après quelque secondes de bafouillage, il avala sa salive et me répondit enfin quelque chose qui ressemblait à : « ... mais c'est pour vous protéger Gin'... ». Eh merde, il n'aurait pas pu aussi mal répondre.

Il n'eut même pas le temps de voir ce qui lui tombait dessus. Ma baguette fit quelques étincelles rouges et je me lançai sur Harry, griffes déployées, en ayant toute la volonté du monde d'en finir pour de bon avec le Survivant.
De rien Voldemouche.

NON MAIS QUEL EMPOTÉ.


Harry prit quelques secondes à réaliser ce qu'était la tornade rousse qui venait de lui tomber dessus et qui lui faisait (j'espère) très mal avant de commencer à protester et à se débattre. Pour vous peindre un portrait exact, j'essayais de lui enfoncer ma baguette partout où je pouvais, à défaut de lui faire avaler des limaces.

- Gin', fit-il d'une voix étranglée, arrÊtE !

Quoi de mieux pour me calmer. Pas très convaincant et franchement un peu insultant ce Potter.

- Ne... m'appelle pas... Gin'... espèce de... salaud... Colère... Non mais humpf... pas besoin de protection moi... espèce de macho... a dix-sept ans et pense qu'il peut sauver le monde... crétin ingrat... pas besoin de ton aide... va te faire... la soupe... 'plus... étouffe...grenouilles...RAH !

D'un coup de pied, il reprit le dessus en me faisant passer à moitié par-dessus bord de son lit. J'étais tête en bas, jambes en l'air et le dos arqué dans une position très peu confortable. Mes jambes étaient retenues de peu par mon adversaire qui lui était haletant et rougit par l'effort. Ce n'est pas la première fois qu'on se chamaille de la sorte, mais bien la première fois que je suis aussi en colère. Oh, et d'habitude je n'essaye pas de lui arracher la tête, mais son pantalon. J'essayai de me libérer de sa poigne de fer à l'aide de coups de pieds et de plaintes étouffées. Plus je tentais de bouger, plus il jurait dans sa barbe en solidifiant sa poigne.

Connaissant mon tempérament et ma famille, il n'allait pas me lâcher avant que je reprenne une teinte normale. Quoique la tête en bas, cela risque de prendre un peu plus de temps. Il me serait facile de reprendre le dessus, mais je crois qu'il a comprit le message principal : Ginny est en colère.

Ce que je veux moi, c'est pas sa mort, mais bien que l'on communique... Ouais bon surtout quand je perds la bataille... N'étant plus capable de soutenir cette si peu confortable position, je n'eu le choix que d'opter pour cette misérable option qu'est la communication. Je soufflai et lui assenai un regard meurtrier.

- Allez quoi, lui lançais-je toujours la tête en bas. Si je suis pour sortir d'ici avec une migraine, tu peux bien t'expliquer, non ? Pourquoi est-ce que tu essayais encore de te barrer, merde ?

- Tu ne peux pas comprendre, Gin...ny, qu'il déglutit en voyant mes yeux désapprobateurs.

- Si, Harry, dis-je en le coupant, la tête toujours à l'envers, je peux très bien comprendre. Tu as eu peur, tu te sens coupable et horriblement mal. Eh bien, tu sais quoi ? Tout le monde se sent exactement comme toi en ce moment et je vois personne essayer de prendre la poudre d'escampette sans remercier maman.

- C'est pas pareil...

- Oh, arrête de penser que tu es si spécial hein, tu m'énerves à la fin

- Ginny, ton frère... me coupa-t-il sans écouter.

- Non, ne me parle pas de mon frère OK ? Je sais très bien ce qui lui est arrivé à mon frère. C'est justement pour ça que tu dois arrêter d'être un crétin égoïste. Ne rend pas tous les sacrifices qu'il a fait inutiles. On te l'a déjà dit, je crois, et je n'aime pas me répéter. Pas du tout. »

Il soupira et déposa sa tête sur mes genoux. Je tiens à préciser qu'il ne me proposa toujours pas d'aide pour me relever.

- Arrête un peu avec le mélodrame, tu me saoules, lui soufflais-je avec fermeté. Aussi, j'aimerais bien que tu réfléchisses avant d'agir, maintenant. Juste un peu. Ce n'est pas comme si tu étais réellement l'Élu qui devait sauver les sorciers et les sorcières de ce monde... t'es lourd avec ça, détends-toi un peu. »

D'un coup, comme ça, il perdit toutes couleurs et regarda ailleurs en lâchant subitement la prise qu'il avait sur mes jambes. Je fis une culbute arrière - mon cœur aussi d'ailleurs- et m'affalai dans une position très douloureuse sur le plancher. Cul par-dessus tête. Une acrobatie d'une gracieuseté incomparable. Peu importait ma position, ce qui importait c'était ce qu'il venait de me dire. Toujours le derrière au dessus de ma tête, je ne bougeai pas d'un poil en attendant patiemment qu'il me sorte de ce cauchemar, autant physique que situationnel.

- Harry, fis-je lentement en chuchotant après un long silence. Peux tu... ?

- Ah merde, Gin', désolé...

Il tenta de m'aider à me relever, mais en voyant qu'il ne me répondait pas, je me redressai aussi rapidement que Rusard lorsqu'il renifle l'odeur d'une Bombabouse. Tellement vite que ma tête tourna un peu et je dû m'accrocher au matelas pour ne pas dégobiller le peu de soupe que j'avais ingurgiter 8 heures plus tôt.

Fait pas le con, Potter.

Je lui lançai un regard inquiet et il plongea ses yeux verts émeraudes dans les miens. J'y perçu de l'inquiétude... beaucoup d'inquiétude et aussi... un peu de soulagement ?

- Harry... Tu déconnes j'espère?


- Arrêtes de pleurer Ginny.

- 'Pleure même pas.

Recroquevillée en boule dans un coin de son lit, je tentai de camoufler mes (très) peu subtils sanglots. Il venait tout juste de tout m'expliquer. Mais là, vraiment tout : la prophétie, Dumbledore, la caverne, le fait qu'il avait sérieusement peur pour ma vie et celle de ceux qu'il aime, les Horcruxes et même le fait qu'il en avait parlé à personne sauf Hermi et Ron, même pas à McGonagall.

- J'ai peur de ne pas être à la hauteur, Ginny.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? lui répondis-je en séchant mes pleurs.

- Bien, déjà dans la caverne j'ai presque tout fait foirer...

- Ah oui, parce que c'était une tâche facile alors !

- Et je n'ai pas pu empêcher Rogue, je lui ai fais confiance une fois de trop...

Je fis claque ma langue et me redressai sur le lit.

- ...Comment veux-tu que je les retrouve tous alors que j'ai aucune idée de leur emplacement ? Et comment je les détruis ensuite ? Et après ? Je fais quoi ? Je vais cogner à la porte de Voldemort et je l'envois au tapis ? Quel plan !

- Harry...

- Non mais c'est vrai quoi ! On le chercher activement depuis des années maintenant et quoi ? Je devrais peut-être lancer un avis de recherche dans les petites annonces de la Gazette ? Oui bonsoir, ayez l'amabilité de contacter monsieur Harry Potter si vous apercevez Lord Voldemort. Description de l'individu : grand, blanc et sous une cape noir...

- ...T'abuses Harry.

- ...Post-scriptum : Si cette annonce est lue par le Lord lui-même, prière de me faire parvenir une chouette pour que nous puissions organiser un meeting. Non mais, c'est du délire !

- ...Toi tu délires en tout cas.

- ... Et ne me parle même pas du fait que je dois faire tout ça de façon sécuritaire, poursuivis-t-il sans m'écouter. ET tout seul par dessus ça ! Pour ne pas mettre personne en danger ! Tu parles !

Je soupirai et le laissai continuer sa boutade. Bon il n'a quand même pas tort... il n'a pas de plan et il est tout maigrichon. Sa tâche semble impossible et il doit définitivement se sentir comme un poisson rouge qui essaie de grimper à un arbre. La seule chose que je trouvai à faire pour lui signifier mon support, c'est de lui serrer doucement la main. Harry continua de maugréer dans sa barbe (façon de parler, hein, il n'en a pas de barbe) pendant quelques minutes, puis cessa brusquement. Il me lança un doux regard à travers ses lunettes rondes.

- Merde, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que j'aurais dû t'en parler plutôt. Tu me fais toujours un bien fou, Ginny.

- Ben je sais, je suis une sorcière très agréable...

Il s'esclaffa et me prit dans ses bras, mon coeur bondit dans ma poitrine.

Euh...Oh oh ?! SOS ! UN IMPRÉVU AU PROGRAMME. ABORT MISSION, I REPEAT, ABORT MISSION WEASLEY !


Il m'attira contre lui et m'embrassa le front. Je me figeai un peu entre ses bras en me concentrant intensément sur une des mailles tirées de mon pull. J'avais l'impression que tout était faux. Que cet élan d'affection était le produit direct des récents événements. Que sans ces émotions fortes, il n'aurait pas ressenti le besoin de proximité. J'étais seulement là au bon moment.

- Merci d'être là, me souffla-t-il.

- Potter... qu'est-ce que tu fais ?

Il sursauta et je me redressai un peu en replaçant une mèche rousse derrière mon oreille. L'heure du retour à la réalité, Potter.

- Nah mais c'est vrai, répliquais-je en me dégageant, goguenarde. Tu me largues, tu m'ignores, ensuite tu me lances par terre, tu me fais pleurer et maintenant ça ? Tu joues à quoi ?

- Eh ! C'est toi qui m'a attaqué aussi, espèce de furie !

- M'appelle pas comme ça toi, c'est pas drôle !

Mais pourquoi j'ai envie de pleurer moi ?


Cinq heures quarante. Il m'embrassa tout doucement. Je l'embrassai aussi un peu, pas beaucoup, pas longtemps. Mon cerveau tournait à toute allure et mon cœur me faisait mal, trop mal. Il blottit sa tête sur ma poitrine et écouta les battements de mon cœur. Toute une symphonie qu'il devait entendre, là.

- Je m'excuse d'être un crétin, je ne voulais pas t'insulter, c'est seulement que je me sens tellement impuissant.

Connard, va.

J'ai terriblement peur pour lui et je ne passerai certainement plus une nuit sans rêver à cette maudite prophétie. Au moins, je sais que ça l'a dû le libérer de me parler de tout ça, on était quand même des meilleurs amis avant de sortir ensemble.

Mais alors pourquoi est-ce que je me sens utilisée ? Comme s'il me mentait ?

Le sommeil commençait justement à me gagner et je me blottis contre lui. J'étais prête à dormir et lui aussi. Juste avant de sombrer dans le sommeil, il me caressa les cheveux en me remerciant d'être la meilleure des petites copines. Il me serra dans ses bras et s'endormit. Sauf que moi, j'étais définitivement réveillée. Une fanfare de casseroles auraient eu moins d'effets sur moi ! PETITE COPINE ?

... Attends pardon ? Quoi ? Petite excusez-moi ? On est à nouveau ensemble nous ? Depuis quand et pourquoi ? J'ai manqué un scoop ou quoi, personne m'a demandé mon opinion à ce que je sache ?!


ET SI JE N'AI PLUS ENVIE D'ÊTRE TA COPINE MOI ?


ET POURQUOI IL PENSERAIT ÇA ? ON EN A MÊME PAS PARLÉ ?


Ok, peut-être que ça confirme mon mauvais pressentiment ? Ça prouve quand même qu'il est en grand manque d'affection et qu'il ne veut peut-être pas vraiment que l'on soit en couple à nouveau...?


Ou alors est-ce que ça prouve le contraire ?


? Peut-être qu'il m'a acheté au marché noir contre une poignée de cartes de Chocogrenouilles ? Après tout quand on est l'Élu... on peut tout se permettre...


...Je vaut quand même UN PEU PLUS que trois-quatre cartes de Dumbledore non ?

...je crois que je divague...


Ah et puis merde, on en parlera demain, j'aimerais bien en profiter pour dormir pendant que Ron ne ronfle pas trop fort...


Mon cœur rata un battement et mes yeux s'ouvrirent d'un seul coup.

Ron.

C'est sa chambre qu'il partage avec Harry. S'il me voit ici, je suis morte et lui aussi. Plus de Grande Bataille finale à planifier, Voldemort gagne illico merci beaucoup Ronald ! Weasley serait alors VRAIMENT son roi !

Je dois déguerpir dans la SECONDE.

- Harry ! murmurais-je avec urgence. Je dois redescendre avant...

Je me rendis soudain compte qu'il n'était plus blottis contre moi et qu'il y avait beaucoup de bruits dans le grenier. C'est alors que je vis Ronald, mon frère, au sol, à califourchon sur mon ex/nouveau/potentiel copain en train de tenter (selon moi) de l'assassiner. Fred, mon autre frère (merde, mais quand est-ce qu'ils sont tous arrivés ? J'ai le sommeil vraiment profond), assistait à la scène depuis le cadre de la porte. Il remarqua mon réveil douloureux et me lança d'un ton nonchalant :

« Ah t'es réveillée Gin' ? Ouais désolé, on s'est endormi au salon et Ronald s'est réveillé avant moi, je n'ai rien pu faire. Et désolé pour la mort de ton petit copain. »

Aaaaah, merde c'est pas vrai. Il ne sert vraiment à rien, lui !

- Tu penses que tu peux larguer ma petite sœur et ensuite la ramener dans ta- non- MA chambre quand tu te sens seul ? rumina mon humble frère en essayant d'étrangler son meilleur ami. TU CROIS QUE TU PEUX FAIRE TOUT CE QUE TU VEUX POTTER ?! RÉPONDS, ALLEZ !

Il a une de ces capacités pulmonaires, mon frère.

- Graaaaaammnblblgruhbl, répondit Harry en prenant une teinte de plus en plus rouge.

Je roulai les yeux au ciel. Et ça se dit un héro protecteur des pauvres et des affamés après ça.

- Ron arrête, m'exclamais-je. J'ai pas besoin que tu le tues, je peux le faire moi même, merci beaucoup.

- Toi, ne dis rien. répliqua Ron en pointant son gros index accusateur sur moi, Ton comportement me déçoit BEAUCOUP.

Pardon ? Mais il se prend vraiment pour un membre de la royauté ce Ronald. Voilà la goutte qui fait déborder le vase.

En deux enjambées, je rejoignis Fred dans l'embrasure de la porte et lui pointai ma baguette entre les deux yeux. Les yeux écarquillés, il me regarda comme si j'étais complètement folle et comme si je n'avais pas compris contre qui, exactement, je devrais être fâchée.

- Tu leur jettes un sort tout de suite, lui intimais-je, ou je dis à Ron qui tu as réellement invité en premier au bal de Noël. Et je ne plaisante pas.

Il déglutit en ouvrant les yeux. Il pointa sa baguette vers Ron et Harry en secouant la tête comme si j'étais une mage noir revenu des morts. D'une voix scandalisée, il lança dans leur direction : « Imobilis. »

Comme quoi ma ruse incroyable vaut mieux que de perdre ma baguette ou un œil dans un combat inutile. Scene. And thank you all for coming !


Je sentis soudain une troisième présence dans l'embrasure de la porte.

- Ah flûte, fis une voix féminine. Mais qu'est-ce que vous fabriquer encore comme ça ?

Hermione émergea dans la pièce pour, probablement, tenter de comprendre dans quelle mesure est-ce que la situation était ridicule et pourquoi elle était encore amie avec ces fanfarons.

Tout sourire je saluai mon amie et lançai d'une voix claironnante à l'attention de mon frère : « Tiens Fred, parlant du loup ! »

À sa place, ça ferait longtemps que je me serais posé la question.


Ah ! Et pour information générale, j'ai pleins d'autres potins croustillants comme celui-ci ! Faut pas me chercher dans cette famille !


MAIS VOUS AURIEZ DU VOIR LA TRONCHE DE FRED, C'ÉTAIT HILARANT.


Qu'en pensez-vous ?

*ROUILLÉ : Adjectif. Terme affectueux utilisé par la tribue Weasley pour se taquiner entre eux. De nombreux jeux de mots sont possibles.
Exemples : « Mais t'es rouillé ou quoi ? », « Ça va ce matin ? T'as l'air encore plus Rouillée que d'habitude », « Hey ! Rouillé troisième, vient m'aider avec la vaisselle, je t'en prie ! ».

Si quelqu'un en dehors de cette dite tribue a le culot d'utiliser ce terme pour les désigner, il ou elle s'expose à de terribles représailles.

Exemple : « C'est un autre Rouillé celui-là ? » *exclamations scandalisées* *attaques surprises* *mort éventuelle de ce malotru*.

Exceptions : Molly et Arthur Weasley, Luna parce qu'elle se fiche de tout de toute façon, Tonks, parfois Hermione et Harry mais c'est vraiment à leurs risques et périls.

PREVIEW DU PROCHAIN CHAPITRE : Dans le chapitre 3, nous terminerons le mois de juillet et entamerons le mois d'août. Je vous promets que nous rentrerons définitivement plus profondément dans l'histoire. Au menu, un match de Quidditch et BEAUCOUP D'ACTION WOUHOU. Par action je veux dire, usage illégale de la magie par les mineurs, une bataille (moins puérile cette fois), Drago Malfoy et Dudley (oui oui, Duddy) ainsi qu'une brève apparition d'un (ou d'une?) nouveau (nouvelle?) personnage ! Restez à l'affût pour la suite ;)

COQUILLES ? QUESTIONS ? Envoyez-moi une petite review (ou un hibou, ce pourrait être chouette ! [WHAT A PUN]) et je vous réponds en moins d'un jour, garantie ou argent remis !

À bientôt.