Salut à tous !

Alors, nouveau chapitre aujourd'hui, tout frais, puisque je viens de le conclure.

Ensuite, je remercie tout ceux qui ont poster des reviews (trois chapitre et déjà 30 commentaires O.O) : Shiro K., la vague folle, Chiyukisa, Red-Mia, Mana (oui, tu es une perverse, puisque je te renvoie au chapitre 1 où chacun Ace regrette de ne pas avoir eut le temps de dire à Marco qu'il l'aimait), Elfyliane, Evanae, Zazou-chan (je me venge sur Ace de ce que mes soeurs ont toujours voulu faire avec mes propres tâches de rousseurs è-é), Seth42 et maos07.

Je suis très contente que le 'chibi' (pas si chibi que ça) Ace vous plaise autant, et j'espère que ça continuera encore longtemps.

Je veux aussi annoncé qu'une fois ma testeuse et ma correctrice au rendez-vous, je commencerais la publication d'un nouveau x-over sur OP et HP 'Hogwart with some pirate'. Pour ceux qui suivent les autres histoires, je rappel que les trois fics 'Where is Abby ?' 'Devil User Project' et 'Le Phénix et le Saint Rebelle' sont toujours en attente d'adoption. Pour le x-over 'Les deux Shirohige en Brodeciel, le prochain chapitre avance, mais j'attends toujours la conclusion en scan du combat de Dressrosa, et pour les lecteurs de 'Eloge de la Folie', je suis en train de plancher sur le contrat, mais je crois bien être à cours d'idée originale pour la mort du clna Volkihar.

Je pense que c'est tout, donc, bonne lecture à vous.


Ace étala son jeu, et obtint des regards surpris de tout le monde.

- Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai perdu ? demanda innocemment le garçon.

Vista, Namur et Atmos se regardèrent, tenter de mentir, mais Izou, simple spectateur, ne les laissa pas espérer :

- Tout au contraire ! Tu as gardé ton talent pour le poker, Ace ! Comme toujours, l'as de pique est ta carte porte bonheur !

- Ah bon ? s'étonna Ace en regardant son jeu, un peu sceptique.

- Comment t'as fait ? Ils ont même pas prit la peine de te ré-expliquer les règles !

- Je sais pas… c'était… naturel… je crois.

- Marco ! Tu connais la dernière ?!

Le Phénix venait de pénétré dans le réfectoire du navire, en essayant de se désarticuler le bras pour gratter son dos. Il regarda Izou.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- On a découvert comment joue Ace au poker ! Il joue à l'instinct ! Il vient de dépouiller Vista, Namur et Atmos en quelques coups de cartes !

- Ah ?! Bravo à toi, Ace.

- Euh… merci, Marco-san. Vous voulez qu'on vous gratte le dos, avant que vous vous désarticuliez totalement le bras, fit Ace, un peu gêner.

- Non, je cherche la chef de ces foutus nanas qui servent d'infirmière, yoi.

- Dans la cuisine, en train de soigner une coupure que Thatch c'est fait en voulant essayer une nouvelle façon de tailler des légumes, répondit Namur.

- Ace, je voudrais que tu me prépares la liste de ce qu'il faut racheter sur la prochaine île, s'il te plaît, demanda Marco.

- Bien, Marco-san, assura Ace en allant faire ce qu'on lui demanda.

Tout le monde regarda le jeune D. s'en aller accomplir son devoir.

- Le plus flippant, actuellement, c'est la façon dont il ne rechigne pas à faire son devoir, commenta Namur. Pourquoi tu cherches l'infirmière, Marco ?

- Une folle envie de me faire arracher les plumes, répondit sarcastiquement le Phénix.

- C'est évident, Namur, vu la zone que cherche à atteindre Marco, soupira Vista.

- Et mon pied au cul, Vista ? demanda le Phénix.

Marco disparu dans la cuisine.

- Et une jolie poupée pour vous, Taisho ! sourit moqueusement l'infirmière en finissant le soin du doigt blessé de Thatch. La prochaine fois, ne tenter pas de faire comme dans les films !

- Niark niark niark… Oh, Marco ! Qu'est-ce que tu veux, mec !?

- Va porter une liste des provisions à faire à Ace, si ce n'est pas déjà fait. Je vous cherchais, Cassandra-san, yoi.

- Ahaha ! Il n'y a que deux choses dont vous pouvez avoir besoin, à moins que vous ayez changé de bord ! fit la blonde.

Et elle sortit de nulle part un tube de crème dans une main, et des cachets contre les insomnies de l'autre. Marco prit le tube.

- Je te l'applique ? proposa Thatch.

Marco lui jeta le tube et quitta la cuisine.

- C'est moi, ou il est d'une humeur encore plus massacrante que d'habitude, depuis le retour d'Ace-taïsho ? demanda l'infirmière.

- Il rêvait de le mettre dans son lit, et voilà que le jeune homme qui a réussi, sans le savoir, à le mettre à ses pieds, se retrouve avec l'apparence d'un ados… y'a de quoi être de mauvaise humeur, surtout quand on sait qu'Ace ne se souvient pas qu'on passait notre temps à traîner ensemble, tout le trois.

- Aaaaaaaah… bon, vous avez un phénix irrité à aller voir.


Marco se leva de là où il était assis quand Thatch entra dans ses quartiers. Il retira sa chemise qu'il jeta sur une chaise et se laissa tomber sur son lit, la tête dans son oreiller.

Thatch attrapa une pince à épiler qui traînait sur la table de chevet, et s'assit à côté de son ami, regardant avec peine l'immonde marque qui était imprimé dans le dos du Phénix.

- Ce truc restera la chose la plus conne que j'ai jamais vue, soupira Thatch en retirant des petits fragments de kairioseki de la marque.

- Avec mes pouvoirs de phénix, la marque au fer rouge aurait disparu, ils ont eu l'idée de mettre une plaque de kairioseki sous la peau juste pour s'assurer que ça ne disparaisse pas.

- Ce qui t'empêche de te donner à fond, oui, je sais… ahah ! Un morceau et un !

Immédiatement, une petite flamme dorée s'éleva du dos de Marco, là où le bout de kairioseki avait été retiré. La flamme disparu, laissant une zone grosse comme une tête d'épingle, de peau saine, comme quelques autres qui parsemé la marque au fer rouge, qui témoignait du passé d'esclave du Phénix.

- Ace recommence à venir me voir, déclara Thatch en continuant sa recherche. J'ai encore droit à Thatch-san, certes, mais il recommence à se confier à moi. Et il s'inquiète.

- De ?

- Toi. Il se demande ce qu'il va pas. Tous les commandants et Cassandra savent que tu as des sentiments pour lui. Oyaji le savait, et il t'a plus d'une fois encouragé. Et depuis qu'Ace a perdu la mémoire, tu le fuis, sauf quand il est question de lui donner du travail.

- Et il proteste pas, yoi. Pas comme avant où il fallait user de chantages et de menaces pour qu'il accepte de faire son boulot de commandant.

- Il est perdu, Marco. Il essaye de ne pas être une gêne. Il m'a confié qu'il avait envie de rechigner quand on lui donne du boulot, mais qu'il se dit que s'il le fait, tu cesseras de le fuir. Il s'interroge. Fais un effort, ça va pas te tuer.

- J'ai pas envie de faire une connerie, Thatch, c'est aussi con que ça. Il est fragile. Il est notre précieux otouto. On ne peut pas se permettre de le perdre, pas après tout ce qu'on a fait pour s'assurer qu'il reste en vie, yoi.

- Parfois, je me dis que t'a vraiment une cervelle de piaf, mec. Allez, je vois plus rien à retirer, c'est partit pour la crème.

Thatch posa la pince à épiler à côté des fragments de kairioseki, sur la table de chevet, et se saisi de la crème. Il en étala une bonne dose sur le dos de Marco pour calmer l'irritation. Sous ses doigts, Thatch sentit le phénix se détendre quelque peu.

- Voilà, je vais jeter ces affreux fragments de la plaque pété que tu avais dans le dos. Tu ramènes la crème ?

Marco se leva du lit, et regarda Thatch s'en aller en remettant sa chemise. Le cuistot s'arrêta un instant, comme prit d'une horrible pensée, sur le pas de la porte ouverte.

- Si Ace a perdu la mémoire, il va falloir avoir la conversation avec lui, non ? fit-il en se tournant vers Marco.

- Quel conversation ? demanda l'intéresser qui venait d'arriver devant la cabine.

Marco termina d'arranger sa chemise sur son dos, et jouant négligemment avec le tube, il s'appuya contre l'encadrement de sa porte en disant :

- Je pense que Thatch faisait référence au sexe, yoi. Il craint que l'on doive t'expliquer comment ça se passe.

Ace leva un sourcil.

- Je me souviens de ça, pas de souci. La liste que vous aviez demandée, Marco-san. Elle reste néanmoins incomplète parce que je n'ai pas la liste de course de Thatch-san, déclara Ace en tendant un papier à Marco.

- Je verrais ça un peu plus tard, merci Ace. Thatch, dépêches-toi de faire ton boulot, et merci pour le coup de main.

Et sur cela, Marco s'en alla pour rendre le tube à qui de droit, après avoir posé la liste sur le bureau.

Thatch eut un soupir.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda Ace en montrant les fragments dans la main du cuistot.

- Du kairioseki. Marco a une plaque de kairioseki sous la peau, très fine, qui s'est cassé en tooooout plein de petits morceaux. Comme la zone est assez risquée pour se permettre de l'ouvrir, on ne peut que retirer à la pince à épiler les morceaux qui finissent par ressortir, en priant pour que ce qui reste ne cause pas plus de dégâts.

- Pourquoi a-t-il cette plaque ?

- Il est le seul à pouvoir te répondre, Ace. Je me dépêche de faire ce rapport.


Garp ne fut pas surpris de voir les pirates en ordre de bataille, quand il posa les pieds sur le navire des Shirohige.

- Tu as trouvé un moyen de les garder unis, c'est bien, Marco, commenta Garp.

Marco ne dit pas un mot depuis son perchoir sur l'une des voiles.

- Je présume que tu sais pourquoi je suis ici. Rayleigh m'a dit qu'il a survécu, alors, je veux le voir. Pas plus. C'est pour ça que je suis venu seul, continua Garp.

- Red, retire ton masque et avance d'un pas, ordonna Marco en sautant à terre.

Le garçon obtempéra.

La mâchoire de Garp toucha le sol en reconnaissant Ace.

- Qu'est-ce qu'il t'est arrivé, mon garçon ! demanda Garp.

- On se connaît ? demanda Ace d'une voix incertaine.

- Bien entendu, espèce d'idiot ! Je suis ton grand-père !

Et il leva son poing pour frapper le garçon sur le crâne, mais Marco s'interposa.

- La seule chose que tu vas réussir à faire, c'est aggravé son amnésie, yoi. Oui, il a perdu la mémoire, mais est-ce que c'est étonnant vu ce qu'il a vécu ?

Amnésie.

Cela fit l'effet d'une douche glacée pour Garp qui en tomba sur le cul.

- Tu me reconnais vraiment pas, Ace ? demanda Garp.

- Je suis censé vous reconnaître ? s'enquit Ace.

- Tu te souviens de ton frère ?

- Oui.

- Et d'eux ?

Garp montra les pirates autour d'eux.

- Un peu. Je suis désolé, je lutte pour retrouver ma mémoire, mais vous ne me dîtes vraiment rien, fit Ace.

Garp leva son poing tremblant, puis le laissa retomber sans force. Ace regarda Garp avec un regard interrogateur, et le vieil homme soupira.

- Je ne peux pas me permettre de rester longtemps à bord. Je présume que vous ne me laisserez pas prendre Ace avec moi, histoire de régler ce souci, marmonna le vieux marine en se remettant sur ses pieds.

- Le laisser de nouveau entre les mains de la Marine, alors qu'on a failli le perdre ? Et puis quoi encore ! s'offusqua Izou.

- Vous prendrez soin de lui ?

- Il est l'un des notre, tu poses une question des plus stupides, commenta Jozu.

- Je… je me souviens de Marine Ford… vous y étiez… vous… vous avez essayé de vous en prendre à Luffy… souffla Ace comme s'il venait de se souvenir de quelque chose d'horrible.

Et il se mit immédiatement en garde.

- Je pense que tu n'es pas le bienvenu, Garp, déclara Marco. Merci d'être passé.

Garp regarda Ace et tendit une main pour ébouriffer les cheveux du jeune garçon qui envoya la main baladé avec un coup de pied noir de Haki.

- Laisse-lui du temps, Garp. Thatch, conduit Ace à l'intérieur, s'il te plaît, yoi, fit Marco.

Thatch brisa le rang et prit Ace par les épaules.

Ce ne fut qu'une fois dans les couloirs qu'il parla :

- Tu crois pas avoir été un peu trop cruel avec lui ? Tu te souviens de lui, non ?

- J'ai pas envie qu'il reparte dans son monologue habituel. Comme ça, il me foutra un minimum la paix. Ne cherche pas à comprendre, Thatch.

- Ahaha !

- Quoi ?

- Tu viens de m'appeler Thatch !

- Ben c'est ton nom, non ?

- Et tu as cessé de me vouvoyer ! Tu fais des progrès mon adorable chibi Hiken !

- Va t'faire voir… marmonna Ace en pénétrant dans sa cabine.

Et il claqua la porte au nez de Thatch.

- C'est méchant, ça ! protesta Thatch.

- Va te faire enculer par Davy Jones ! répondit Ace de l'autre côté de la porte.

- Je l'ai vu assez souvent comme ça, j'ai pas envie de finir dans son lit ! Je te permets pas !


Le Shin Sekai.

Smoker avait toujours voulu se rapprocher d'Ace, mais n'avait jamais réussi. D'une, ils ne jouaient pas dans le même camp. De deux, ils n'avaient jamais eu le même niveau.

Il se souvenait de la fois où il avait vu Ace à Loguetown, avant qu'il ne parte pour la Grand Line. Il n'avait pas encore reçu l'avis de recherche d'Ace ce jour-là. Ce garçon était largement plus jeune que lui, pourtant Smoker s'était sentit attiré par lui.

Avec du recul, le marine s'était demandé pourquoi il n'avait pas réalisé la ressemblance entre Ace et Roger.

Puis, Luffy était arrivé.

Smoker avait sauté sur cette excuse pour essayer d'atteindre Ace, sans même savoir qu'il était question du petit-frère de ce dernier.

Le marine soupira et avala une gorgée de sa choppe d'alcool.

La seule fois où il avait été face à Ace, il n'avait pas eu le courage de lui avouer ses sentiments. Et à Marine Ford, il n'avait pas brisé les rangs pour sauver celui qu'il aimait.

Il n'avait rien fait pour sauver la personne dont il était amoureux.

Smoker n'était dans son opinion qu'un moins que rien.

Le marine paya et sortit.

L'île était neutre. Elles étaient rares, surtout dans le Shin Sekai, mais sur ces îles, Marine et Pirates pouvaient se rencontrer sans se sauter à la gorge. Les forces de sécurités de ces villes, indépendantes du Gouvernement, ne faisait aucun cadeau à ceux qui brisaient la règle.

De ce que Smoker avait appris, Garp avait souvent rencontré Ace sur ce genre d'île, histoire de le convaincre de laisser tomber la piraterie. Peine perdu…

Le marine avisa un adolescent en train de donner du pain, sur le port, à des mouettes.

Pourquoi est-ce qu'il lui semblait familier ?

- Si c'est pas le nouveau second des Shirohiges ! Ils recrutent dans les collèges, maintenant ?! se moqua un pirate en venant chercher des noises au gamin avec quelques-uns de ses potes.

- Oi. C'est une île neutre. Aucune violence n'est tolérée ici, intervint Smoker. Fous la paix à ce gamin.

- Tiens, un marine qui prend la défense d'un pirate ! C'est nouveau ! Hehe !

Le gamin jeta du pain à la figure de son interlocuteur qui le dévisagea, surpris.

- Qu'est-ce que tu viens de faire, petit ? grogna le pirate.

- Je donne à manger au pigeon, pourquoi ? fit innocemment le gamin en penchant un peu la tête sur le côté.

Les autres adultes se mirent à rire ouvertement. Sauf le soi-disant pigeon.

Le coup partit.

Avant que Smoker ne puisse faire quoique ce soit, le gamin avait esquivé, et fait un croche-pied à son adversaire.

Et plouf !

Peu après, il avait sorti une barre de fer de nulle part et en vitesse, souplesse et agilité, mis à terre tout le reste de la bande. Il était fort. Malgré qu'il soit si jeune et sans doute si peu expérimenté, il s'en sortait mieux qu'on l'aurait cru.

- Je devrais vraiment m'éloigner. Jozu-san va râler s'il apprend que j'ai fait du grabuge sur une île neutre. Merci d'avoir voulu prendre ma défense, fit le garçon.

- De rien. T'es vraiment le second de Marco le Phénix ?

- Dawn est mon nom. Dawn D. Red. J'étais le second d'Ace-nii-san.

- Son second ?

- Hm. Comme je suis assez jeune, il a toujours tout fait pour que je n'ai pas de prime avant ma majorité. Officiellement, c'était Patrick, son second, mais en réalité, c'était moi. Mais il a laissé un testament disant qu'il voulait que je le remplace. Hors, le testament d'Oyaji voulait qu'il remplace lui-même Marco-san... enfin...

- J'étais à Marine Ford.

- C'est pas la chose à dire un à Shirohige, vous en avez conscience ?

- Désolé. Comment était Portgas ?

- En quoi ça vous intéresse ?

- Comme ça. Il m'a toujours intrigué. C'était le fils unique de Gol D. Roger, pourtant...

- Ace n'aimait pas son père, yoi.

Smoker se retourna pour voir Marco arrivait, un sac sur le dos.

- Nous allons lever l'ancre, Red-kun, annonça le Phénix.

- J'arrive senshô, assura Red.

Smoker les regarda partir puis leur lança :

- Mes condoléances pour Shirohige et Portgas.

- Dis celui qui faisait partit de ceux qui ont participé à leur mort... marmonna Marco.

Il posa une main sur l'épaule de Red et continua de s'éloigner.

- Il ne t'a pas trop cherché de noise ? demanda Marco.

- Du tout. Il m'a défendu, même. Je me souviens de lui. Smoker. Il poursuit mon frère, normalement. Il le devance, ici, dans le Shin Sekai, donc.

Marco se sentit vexé qu'il se souvienne du marine avant lui.

- Et je me souviens… de vous avoir posé une question, au sujet d'Oyaji. Pourquoi tout le monde l'appelait comme ça, justement.

- Et ?

- Je me souviens de la réponse, et de pourquoi elle était importante pour moi. Merci de m'avoir aidé à faire ce choix important, Marco-san.

- Tu laisses tomber le 'san' quand tu veux, Red.

- Je vais y arriver. Lentement, mais je vais y arriver. Je veux des réponses qui se trouvent quelque part, là, et je les aurais, même si je dois me frapper la tête contre les murs pour ça.

Ace porta ses doigts à ses tempes.

- Tu as la tête trop dure pour ça… Oyaji l'a prouvé un bon nombre de fois.

- Je m'en souviens oui. Je compte au moins une dizaine de souvenirs dans lesquels il m'envoie me prendre un mur pendant que j'essaye de le tuer.

- Et tu es loin du compte, yoi, ricana Marco.

- Misère… soupira le second. Quel gamin j'étais.

- Oh, mais on l'adorait, ce gamin, crois-moi. Et on l'adore toujours.

Et il ébouriffa les cheveux d'Ace.

- Marco-san ?

- Nani ?

- Ce genre de chose, de conversation… ça me semble normal, familier… ça fait du bien.

- On en aura d'autre, si tu veux, yoi.

- Arigatou.

- Mais en échange, arrête de m'appeler Marco-san, ça m'hérisse sérieusement les plumes !

- Sempai, ça passe ?

Marco soupira et secoua la tête.

- Mon nom tout cour, c'est suffisant, yoi.

Ace ne put que bénir son masque pour cacher qu'il était rouge comme une tomate.

- D'accord… Marco…

Et le jeune pirate partit devant en courant, sans voir le sourire de coin du Phénix.

Lentement, les choses recommencées à redevenir normale. Il y avait encore de l'espoir, peut-être.


Un tir de canon passa quasi inaperçu dans le tumulte du combat.

Le sang coulait à flot, dans les cris de rage des deux ennemis.

Ace se baissa pour esquiver un coup d'épée et d'un saut, fut assez haut pour pouvoir asséner un coup de sa barre de fer dans le crâne du marine face à lui.

Il recula d'un pas, se retrouvant dos à dos avec Marco.

- Tu t'en sorts, yoi ? demanda le Phénix en rechargeant son pistolet.

- Je viens tout juste de finir de m'échauffer, senshô, siffla Ace en parant un coup de son arme et contre-attaquant.

- Prends garde, Red.

- Je suis pas un gosse, Marco !

Et Ace fonça de nouveau dans le tas, se retrouvant facilement encerclé. Pas que ça lui fasse peur.

- Let's dance, souffla-t-il de derrière son masque qui cachait son sourire manique.

Il ferma les yeux, faisant tourbillonner son bâton à toute vitesse au-dessus de sa tête… et disparut.

Les marines regardèrent partout, cherchant à retrouver l'adolescent qui les avaient nargué un instant auparavant.

Bam !

L'un des officiers perdit la moitié de ses dents en se prenant le bout de la barre de fer dans le visage. Un second suivit avec l'autre bout dans le ventre.

Une odeur de brûler s'éleva.

Ace tournoyait sur lui-même, faisant virevoltait son arme tout autour de lui, et à force de frotter contre le sol, les extrémités de son arme commençaient à rougir, rendant l'arme encore plus dangereuse… puis le feu naquit.

Et Ace disparut de nouveau.

C'était simple. Il lui suffisait juste d'influencer la chaleur du coin pour faire un mirage, et lui permette d'attaquer par derrière.

Un saut et un coup, et trois autres hommes furent à terre.

- C'est fini ! appela Marco un peu plus loin.

Ace éteignit d'un mouvement sec les flammes et s'appuya sur son arme, ajustant sa casquette gavroche sur son crâne, d'où s'échappé une ou de mèche de cheveux. Il était trop occupé à reprendre son souffle et s'assurer que les marines encore à bords soit hors de combat pour entendre le son d'un appareil photo.

- Récupérons le butin et tirons-nous, Dawn-san, c'est ce que veut le senshô, appela Kenichi.

- J'arrive, Kenichi-san, assura Ace en rangeant son arme dans son dos.

Et il rejoignit le reste de l'équipage qui dépouiller le navire de tout ce qu'il avait de valeur.


Dadan resta un instant perplexe. Très perplexe.

Dawn D. Red, deux cent cinquante millions de berrys.

Pourquoi est-ce qu'il lui semblait familier ?

- Pour vous aussi, il vous rappel quelqu'un ? demanda Makino en lui servant un nouveau verre.

- Mmmh ? Moui, mais j'arrive pas à mettre mon doigt dessus.

- J'ai réfléchi un peu à tête reposée à ça, avoua Makino.

Elle vérifia qu'il n'y avait personne dans le bar, puis se pencha pardessus le comptoir pour souffler à Dadan :

- Red, c'est une traduction de Aka, comme rouge. Et Dawn, c'est notre île. Si on ajoute le D., qui pourrait bien vouloir porter un nom pareil…

Elle avait un sourire entendu qui s'agrandit quand les yeux de bandit s'arrondirent en comprenant ce que ça impliquait.

Et elle regarda de nouveau la prime. Même si le masque cachait le visage, Dadan avait connu suffisamment Ace pour reconnaître sa posture et sa carrure, maintenant qu'elle savait quoi chercher. Et y'avait une de ses boucles sombres qui tombait de sous sa casquette et ses yeux si particuliers noir, tirant sur l'argent. Comment n'avait-elle pas put le réaliser plus tôt !

- J'espère que Luffy est au courant, sourit la tenante du bar. C'est pour la maison !

Dadan reposa la prime et prit son verre en souriant.

- Jamais encore je n'aurais cru pouvoir dire être contente d'entendre parler de ce grand idiot. Kampai.

- Kampai, lui dit Makino avec un petit rire.


- Aaaa-aaa-aaaatcha ! éternua Ace.

Mauvaise idée d'éternuer quand Marco était sur le pont, cherchant le coupable de la blague aviaire qui avait fait qu'il avait trouvé un œuf dans ses draps.

Le Phénix qui avait tout d'abord suspecté Thatch et Haruta, se rappela du troisième farceur de l'équipage, en l'entendant justement éternuer.

Ace déglutit en voyant le regard du Phénix sur lui, et prit immédiatement la fuite, se faisant poursuivre par son capitaine.

- S'il recommence à faire des sales blagues, c'est qu'il est sur la bonne voie, commenta Vista.

Jozu, juste à côté de lui sur le bastingage, se contenta d'esquisser un sourire, regardant le jeune pirate essayait à tout prix de ne pas se faire attraper par un Marco fou de rage.