Salut à tous ! Voici le chapitre que vous attendiez depuis tellement longtemps, sans doute.
Je remercie tous celles et ceux qui ont laissé un commentaire. Au sujet du SmoAce, je vous rassure, il y en aura pas. Si AceMarco reste mon parring préféré, j'aime beaucoup caser parfois Smoker avec Ace, donc, je voulais juste y rendre un léger hommage avec Smoker qui regarde de loin quelqu'un qui lui rappelle l'homme qu'il aime. Je cherche encore comment je vais réussir à parvenir mettre les deux idiots (parce que à ce point là, s'ils ont pas bougé, c'est de l'idiot pur et simple), donc, je suis ouverte aux propositions (faîtes-les par mp)\o/.
Merci donc à Seth42 ; Mai96 ; Anna-cahn17 (vi, que des trous pour les yeux, pas de décorations, ni rien), la vague folle, Evanae (quand tu en auras fini avec les quelques chapitres pour la fic de Sabo, j'ai la version complète du prisonnier d'Azkaban de War Mage à te faire tester, si t'es pas trop fatiguée) ; Mana (Thatch parle de la plaque, ici. Je reviendrais, s'il le faut vraiment, sur la dette de Davy Jones dans un autre chapitre), Red-Mia et Oreo1999.
Bonne lecture à vous, sinon.
Ace se réveilla en sursaut, trempé de sueur, quand Jozu le secoua.
- Tu as fait un cauchemar, lui dit l'homme diamant dans l'obscurité.
Ace s'assit sur son lit et passa une main sur son visage, puis le long de sa nuque, essayant de se calmer. Puis, se souvenant de quoi il avait rêvait, il paniqua.
- THATCH !
Avant que Jozu ne puisse faire le moindre geste, Ace avait rejeté les couvertures de son lit et avait filé hors de la cabine, à la recherche de son ami. Il localisa sa voix sur le pont.
Comme une fusée, sans s'occuper du fait qu'il n'avait qu'un caleçon pour tout vêtement, Ace débarqua sur le pont supérieur, juste occupé par ceux de garde à cette heure de la nuit.
Et Thatch fut très surpris de voir le jeune commandant se jeter à sa taille en se retenant de pleurer.
- Ace ? Qu'est-ce que tu fais debout à cette heure-ci ? T'es pas de garde, pourtant…
Ace ne dit pas un mot, juste rassuré de savoir son ami vivant.
- Ace ?
Ace sursauta et se tourna vers le Phénix qui venait d'arriver, inquiet. Apparemment, Marco avait dû entendre passer en courant devant sa cabine.
- Qu'est-ce qu'il y a, yoi ? demanda Marco.
Réalisant le ridicule de la situation, Ace rougit, bien que cela passa presque inaperçu dans la faible lumière diffusée par les flammes bleues qui dansaient dans la main de Marco.
- J'ai… j'ai fait un cauchemar… mais ça m'a semblait si réel… je… j'ai paniqué, c'est ridicule…
- C'était quoi ce gros vilain rêve pour que tu viennes me chercher en pleurant, Ace-chan~, taquina Thatch avec un grand sourire.
- Tu étais mort… ton corps était là, dans ta cabine, face contre terre… sans vie… un poignard planté dans le dos.
Thatch perdit son sourire.
- Ace, écoute-moi, dit Marco.
Ace le regarda immédiatement, ne détournant pas on attention.
- Ce n'était qu'un mauvais souvenir. L'essentiel est que Thatch soit bel et bien vivant, yoi. D'accord ?
Ace hocha la tête avec lenteur.
- Tu auras beaucoup de souvenirs comme ça, Ace, qui te feront peur ou mal. Tu n'as pas à avoir peur de te confier à nous. Nous sommes une famille, et on se soutient les uns les autres, yoi. D'acc ?
Ace hocha de nouveau la tête.
- Allez, retourne te coucher…
Thatch regarda avec un pauvre sourire ses deux frères s'éloigner.
Marco se réveilla le lendemain matin, étrangement bien et calme. Mais surtout, pas seul.
Se redressant légèrement, le Phénix eut un pauvre sourire en voyant Ace roulé en boule contre lui, dormant tranquillement.
Faute d'avoir pu se rendormir la nuit dernière, Marco avait proposé à Ace de dormir dans sa cabine. Il avait plus l'habitude que Jozu de gérer les mauvais rêves assez courants d'Ace, même avant.
Oh, n'ayez pas l'esprit aussi mal tourné, je vous vois tous venir ! Il ne s'est rien passé ! Ils ont dormi tous les deux habillés (si on considère avoir juste un caleçon comme étant 'habillé' pour Ace) et Marco est trop respectueux de son jeune frère pour ce genre de chose.
Remarquant qu'il était encore tôt, Marco se leva du lit et souleva Ace dans le creux de ses bras. Immédiatement, le jeune commandant se trouva une position plus confortable dans les bras de Marco, la tête dans le creux du cou du Phénix qui fit au mieux pour ne pas rougir.
En silence, évitant de marcher sur les lattes du plancher qu'il savait bruyantes, il s'avança vers son ancienne cabine et y pénétra.
Jozu dormait tranquillement dans sa couchette. Marco se glissa jusqu'à celle d'Ace et l'y déposa. Le brun refusa pendant un instant de lâcher sa chemise, mais finalement, il se roula sur le côté, lâchant Marco. Le Phénix remonta la couverture d'Ace sur lui et quitta la cabine.
Il n'y avait qu'une seule autre personne debout à cette heure-ci, depuis la mort de Shirohige : Thatch.
Aussi, Marco alla retrouver son ami dans la cuisine.
- La nuit a été bonne, petit phénix ? demanda Thatch avec un air entendu.
- On n'a rien fait. Il a semblé bien dormir avec moi à côté, c'est tout, yoi, fit Marco en se servant une grosse tasse de café frais.
- Oh, au fait, il sait.
- De ?
- Pour ta marque dans le dos. J'étais en train d'en discuter avec Kingdew l'autre jour et il nous a surpris. Quand on lui a dit que tu voulais pas qu'il sache, il a dit qu'il le savait depuis un petit moment. Un des souvenirs qu'il a retrouvés ces derniers temps.
Marco se figea sous l'annonce.
- Et il s'est juré de tuer quiconque voudrait te priver de tes ailes. Il te juge pas. Tu restes toujours la même personne pour lui Marco, ancien esclave ou pas.
Le Phénix relâcha sa respiration et posa sa tasse sur le comptoir, à côté de Thatch qui préparait le petit déjeuner. Le capitaine se laissa aller contre le comptoir, et glissa jusqu'à terre, la tête dans les mains.
- Marco ?
- Je vais bien… souffla Marco.
Il ferma les yeux un pauvre sourire aux lèvres, essayant de retenir ses larmes. Tout allait bien, Ace ne le jugeait pas sur son passé d'esclave.
- Par contre, il a posé des questions sur ta plaque. C'est vrai que si c'était du vrai kairioseki, et non pas un alliage, tu ne devrais même pas pouvoir te transformer en oiseau… Mais bon, c'est une invention de Vegapunk, après tout.
Marco ne répondit rien, toujours perdu dans ses pensées.
Il chassa avec agacement la main de son ami quand elle trouva le moyen de lui ébouriffer ce qui lui servait de cheveux.
- Quoi, Thatch ? grogna Marco.
- C'est quoi le programme du jour ?
- Rien… on verra ce qui se présente, yoi, marmonna Marco.
Vista débarqua dans la cuisine.
- Le Red Force est en vue, annonça-t-il.
- Eh bien, allons l'accueillir, grogna Marco en se levant.
- Heya, Red-kun ! salua Shanks quand il put voir enfin l'un des objets de sa visite.
Les nouveaux de son équipage se demandèrent qui était ce Red pour que leur capitaine fasse tout ce chemin pour le voir.
- Akagami-san. Vous avez le bon souvenir du Mei-Ô, fit Ace en s'inclinant.
- Oh, tu te souviens toujours pas de moi… fit le Yonkou avec une moue.
- Toutes mes excuses…
Shanks eut un soupir et un pauvre sourire.
- Tu te souviens de ton frère, au moins ?
Ace hocha la tête et arrangea machinalement son masque.
- Bien, Marco, parlons affaire… fit Shanks en se redressant après avoir tiré affectueusement sur la casquette d'Ace.
Profitant du fait que Marco soit occupé, Ace s'éclipsa jusqu'aux cuisines où il trouva Thatch attelé à ses fourneaux.
- Les barils sont prêts, assura Thatch.
- Parfait, fit Ace en se dirigeant vers quelques barils entassés dans un coin de la cuisine. Ce sera dur de faire sortir les autres de leur réserve. Je pars en reconnaissance, tu les montes sur le pont ?
- Je peux pas là, demande à Haruta.
Ace hocha la tête et fila voir l'autre blagueur de l'équipage, pendant que Thatch essayait de ne pas rire. C'était bon de retrouver Ace et ses idées stupides.
Environ deux heures et demi plus tard, quand le Red Force s'en alla enfin, l'heure du repas approchait à grand pas. Par curiosité, le Phénix se rendit donc en cuisine pour voir ce que les cuistots préparaient. Mais en entrant dans la cuisine, il remarqua immédiatement une grosse différence : Le nombre des tonneaux de saké à bord avait largement augmenté. Ace, Haruta et Thatch étaient assis dessus, en train de boire, tous les trois arborant des sourires victorieux.
- Est-ce que j'ai envie de savoir ce que vous venez de faire, yoi ? demanda Marco, suspect.
- Mais on a rien fait du tout, fit Thatch de sa voix la plus innocent.
Haruta détourna la tête pour regarder ailleurs, alors qu'Ace arborait sa bouille la plus angélique et innocente à sa disposition.
- Vous êtes encore plus suspects. Qu'est-ce que vous avez foutu, honnêtement, pendant que je vous surveillais pas ?
Les trois complices se regardèrent, et un coup de coude de Haruta à Ace désigna la brebis sacrificielle sur l'autel de la fureur de leur capitaine.
- Nous avons remplacé tous les tonneaux de saké des Akagami par de l'eau, avoua Ace.
Marco eut un profond soupir, mais rien de plus.
- Si Akagami revient se plaindre, je vous sacrifie tous les trois à sa fureur, yoi. Thatch, tu as vu l'heure ?
- C'est en train de mijoter, idiot.
Et il montra de sa choppe de grosses marmites sur le feu.
- Marco ?
Marco se détourna des casseroles pour regarder Ace lui tendre une choppe d'alcool qu'il venait de plonger dans le tonneau ouvert.
- Tu essayes d'acheter quoi, yoi ? s'enquit Marco.
- Ma vie ? Ma place dans cet équipage ? Je sais pas trop…
Marco prit la chope et but une gorgée, avant de soupirer :
- Même si ça me fait chier de le dire, Akagami a un bon goût en alcool… tu as sauvé ce que tu avais à sauver, Ace.
Et le Phénix s'en alla.
- Comme on se retrouve… marmonna Smoker en voyant la fine silhouette de Red sortant d'une boutique. J'aurais jamais cru voir un pirate acheter quelque chose.
Red le regarda en battant des paupières et se tourna vers la boutique.
- Le proprio m'a décerné ses condoléances pour la mort de Oyaji et Ace-nii-san. Apparemment, Ace-nii-san a défendu sa fille quand elle a failli se faire agresser, alors, il regrette sa mort, tout fils de Roger qu'il fut. Le simple fait de trouver quelqu'un qui regrette Nii-san est bien…
- Je vois…
- Qu'est-ce que vous voulez ? M'arrêter ? Alors que je viens juste d'acheter une guitare ?
- Non, je viens juste de remarquer que ton arme est la même que celle d'un révolutionnaire… le numéro deux. Intrigant, c'est tout.
- Je m'intéresse pas à la révolution.
- EDITION SPECIALE ! REAPPARITION DE MUGIWARA NO LUFFY A SHABAODY ! cria un garçon en distribuant le journal dans la rue.
- Eh bien, il semblerait que je doive lever l'ancre…
Et Smoker s'en alla.
Red resta un instant perplexe et se tourna vers le crieur de journaux. Il le frôla un instant, et s'éloigna dans une autre rue, les poches pleines, et un journal en main. Arrangeant son acquisition toute récente sur son dos, il reprit la route vers le navire, lisant le journal, heureux de revoir son frère dans la course. Il s'arrêta un instant sur le quai, son regard sur la petite vignette qui était censée être lui.
- Red ?
Ace releva la tête et bénit son masque qui cacha son rougissement, voyant Marco penché par-dessus la rambarde du navire, l'observant.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien senshô, assura Ace.
Il se hissa agilement à bord et alla jusqu'à sa cabine. Jozu était à son bureau, faisant de la paperasse.
- Tu as trouvé ta guitare ? demanda l'homme diamant sans lever les yeux vers son camarade de chambrée.
- Oui, marmonna Ace.
Il posa l'instrument qui encombrait son dos sur sa couchette et ressortit pour aller dans la salle de bain commune. Il se souvenait encore que sur le Moby Dick, les cabines des commandants étaient plus grandes que sur les autres vaisseaux, leur permettant d'avoir leur propre salle de bain. Franchement, ça lui manquait, même si les souvenirs de son ancienne cabine restaient flous et rares.
Il pénétra dans la salle de bain et s'avança devant un évier avec miroir pour retirer son masque. Il colla le journal près du miroir et compara la vignette à son visage actuel.
Son visage semblait plus maigre que celui qu'il devrait avoir à l'âge de vingt ans. Son regard… plus terne, plus triste…
Ses doigts s'attardèrent sur une sale cicatrice juste au-dessus de l'œil gauche, filant vers la tempe. Cicatrice qu'il avait eue tout récemment en affrontant Kizaru. S'il avait été Portgas D. Ace, il n'aurait fait que rire et soigner la blessure, mais Dawn D. Red n'était pas un logia. Il ne pouvait pas se le permettre. Il devait porter les marques de ses batailles…
Il descendit une main vers sa chemise, la serrant juste sur la marque du poing d'Akainu. La cicatrice le brûlait continuellement, ce qui était bien étrange venant d'un homme de feu.
« Qu'est-ce qui a changé pour que j'en sois réduit à ça… » songea le jeune pirate en passant une main sur son visage.
Qui pouvait dire qu'il avait tout juste vingt-trois ans en le regardant ? Il avait le physique d'un gamin maigrichon de quinze, presque seize ans, et le regard d'un adulte aigri de cinquante ans.
- Ace ?
Ace tourna la tête vers l'entrée pour voir Marco s'y tenir, les bras croisés, les sourcils froncés.
- Je vais bien.
- Et moi je suis Sengoku, yoi. Qu'est-ce qui ne va pas ? Quelque chose à voir avec le journal ?
Ace regarda de nouveau la vignette où était son visage de jeune homme de vingt ans.
- Pas grand chose… juste… une crise identitaire, je dirais…
Il laissa tomber le journal dans l'évier, regardant la porcelaine sans la voir.
- En allant faire un tour en ville, j'ai rencontré quelqu'un qui était triste qu'Ace soit mort. Il m'a parlé de choses que je ne me souviens pas avoir fait… pour le coup, je me demande parfois si je suis vraiment ce 'Ace' dont tout le monde parle. Et si j'étais simplement quelqu'un d'autre, et que vous ne fassiez que profiter de mon amnésie pour recréer de toute pièce un mort.
Marco vint se placer derrière Ace et le serra contre lui.
- Tu es toi, Ace ou Red, peu importe. Tu restes toi. C'est à toi de décider ce que signifie ce 'toi'. En prenant la mer, tu as décidé de prouver au monde que Portgas D. Ace n'était pas Gol D. Roger… aujourd'hui, montre au monde ce que tu penses être, yoi. Sois un pirate. Fais ce que tu veux, joue selon tes propres règles, pour que Oyaji, de tout là-haut, soit fier de toi.
Marco relâcha Ace et le fit se retourner pour qu'il lui fasse face.
- Tu n'es peut-être plus le jeune homme sur cette minuscule photo, mais tu es bien plus. Tu as vu plus que lui, tu es plus réfléchi, plus mature. Quand tu te sentiras assez stable, tu montreras au monde ce que tu es devenu, yoi. En attendant, repose-toi sur nous pour te reformer. Tu n'as pas seul, Ace.
- Merci, Marco-sa… Marco.
Marco eut un sourire et recula d'un pas, les mains sur les hanches.
- Que dirais-tu de retirer du jeu l'une des rares copies de ton akuma no mi qu'on a pas encore récupérée, yoi ?
- Où allons-nous ?
- Dressrosa. J'ai appris de source certaine que le mera mera no mi serait le trophée du prochain tournoi dans l'arène de Doflamingo.
- Je pourrais combattre ?
Marco regarda un instant Ace, et ne put s'empêcher de sourire devant son air déterminé, et son léger sourire empli d'excitation. Une vieille flamme brillait dans ses yeux. Dans Dawn D. Red, il restait encore beaucoup de l'ancien Ace… tout espoir n'était pas perdu.
- Attention de ne pas perdre ton masque, alors, yoi. Prouve-leur que les Shirohige Kaizoku sont encore de la partie.
- Avec plaisir, Senshô.
Marco inclina la tête et quitta la salle de bain, marchant d'un pas décidé vers le pont. Tout le monde était à bord, d'après son Haki.
Parfait.
- On lève l'ancre ! En route pour Dressrosa ! On a un akuma no mi à récupérer !
- Aye, aye, senshô ! rugit l'équipage.
Ace s'avança, et donna les instructions nécessaires pour prendre le large, permettant à Marco d'aller se mettre à la barre.
- Tu te lances quand ? demanda Thatch juste à côté de lui. Il en crève pour toi, et c'est réciproque. Qu'est-ce qui te coupe ?
- Outre le fait que malgré son âge, Ace n'a pas l'air d'avoir plus de quinze ans, yoi ? demanda Marco en faisant virer la barre d'un mouvement expert. Il est trop fragile pour ce genre de relation.
Le reniflement de Thatch voulait tout dire.
Sur la proue du navire, fixant l'océan, Ace esquissa un sourire sous son masque, les yeux fermés.
Son petit frère entrait dans le Shin Sekai.
Quelque part, sur l'île Gyojin.
Jimbe retint Luffy un instant, alors que le garçon allait s'embarquer sur son navire pour remonter dans le Shin Sekai.
- J'ai quelque chose pour toi, de la part de Red-san, fit l'homme-poisson en lui tendant un Tone Dial.
Luffy prit le coquillage et remercia Jimbe.
- Red ? C'est qui ? demanda Chopper quand Luffy monta à bord.
- Dawn D. Red est le nouveau second des Shirohige Kaizoku, répondit Zoro. J'ai entendu Mihawk parler de lui. Il est censé avoir été le second de…
- Tu peux parler d'Ace, Zoro, assura Luffy en sentant l'hésitation de son second. Là où il est, il n'est pas seul et il est heureux. Je le sais.
- Donc, de ce qu'on raconte sur les mers, c'était le vrai second d'Ace, alors qu'en public, on disait qu'il s'agissait d'un homme du nom de Patrick. Il aurait désigné ce Red comme son successeur dans son testament, et comme le testament de Shirohige prévoyait apparemment que ton frère survive, il devait devenir le nouveau second de l'équipage… ça explique comment ce parfait inconnu s'est retrouvé le second en commande de l'équipage des survivants de la famille de Shirohige.
- Tu en sais des choses, commenta Nami en fronçant les sourcils.
- Je suis arrivé six mois à l'avance, et il était au bar à cet instant… Enfin, il partait. J'ai interrogé Rayleigh à ce sujet et c'est ce qu'il m'a expliqué.
- Je connais Red, il était avec moi durant la première partie de l'entraînement avec Rayleigh, fit Luffy. Il est reparti pour le Shin Sekai quand Rayleigh m'a laissé derrière pour que je m'entraîne seul. Apparemment, il avait pas tout ce qu'il fallait pour devenir le second des Shirohige, alors, il a reçu le même entraînement que moi, à deux trois détails près. On est sans doute à force égale, maintenant, mais il a plus d'expérience que moi au sujet du Shin Sekai.
Luffy regarda le Tone Dial dans sa main.
- J'ai hâte de le revoir. Je reviens.
Et Luffy s'en alla dans les toilettes, histoire d'avoir un peu d'intimité. Là, il activa le dial et sourit en entendant la voix de son aîné.
« Heya, Luffy… quand tu entendras ce message, ça voudra dire que tu es sur le point de passer dans le Shin Sekai. Je peux pas venir en personne te souhaiter la bienvenue, je n'ai pas récupérer tout ce qu'il fallait pour redevenir qui je suis, mais je suis de tout cœur avec toi, crois-moi. Je surveillerais les journaux pour suivre tes exploits, alors, donne-moi de quoi pouvoir crier fièrement un jour que je suis ton grand frère. Deviens le Kaizoku Ou, Lu'. Autant pour moi et Sabo –puisse-t-il reposer en paix- que pour toi. Je t'adore, Luffy, alors, accroche-toi à tes rêves et va au sommet. »
Luffy eut un sourire et essuya une petite larme, inconscient de l'oreille qui se désagrégeait dans son dos.
Robin cacha son sourire derrière un verre que venait de lui donner Sanji.
