Salut salut ! Ceci est le chapitre que je vous offre pour Octobre, jusqu'à ce qu'Oda nous donne quelque chose de plus à nous mettre sous la dent (dure dure de rester fidèle à ses écris).
En attendant, voici Ace qui prend le large en laissant son frangin à ses hommes pour retourner à son propre équipage.
Et ceux qui attendaient les conséquences du baiser... j'ai apparemment surpris ma bêta, donc, j'espère que ma solution vous plaira autant à vous qu'à elle.
Sur ce, merci pour vos commentaires, ça fait toujours chaud au cœur et je vous dis à la prochaine.
Ace ne pouvait s'empêcher de sourire devant les conneries de son frère, écoutant la conversation, quelques jours après l'incident.
- Ton équipage risque rien à t'attendre autant ? demanda Zoro au commandant.
- Je leur ai dit de partir devant, lui dit Ace. Mon moyen de fuite est dans cette housse.
Et il montra la housse énorme contenant on ne savait trop quoi, sur laquelle il était assis.
- Y'a de drôle de rumeurs sur le fait que le père de la Princesse Rebecca est un prince d'un pays lointain… c'est ce qu'on entend dans le pays… dit l'un des samurai de Wano no Kuni.
Ace leva un sourcil et regarda Kyro. Avant d'avoir un reniflement sarcastique. Ouais, c'est ça, un prince. Et lui il était un marine !
Enfin, voir la réaction de son frère était plus drôle que se pencher plus sur la rumeur.
Luffy en colère :
- C'est quoi cette histoire de mes deux ?!
Luffy triste :
- Je suis trop triste que Sabo soit déjà parti…
Ace eut un tch à ça.
- Quelqu'un est jaloux, taquina Robin avec un sourire.
Regard noir à l'archéologue pour toute réponse.
Luffy anxieux :
- Il faut qu'on se dépêche de retrouver Sanji et les autres !
Et Luffy fatigué :
- Zzzzzzzzzzzzzzzz…
- OI ! s'énerva Zoro. Faut savoir ! T'es énervé, triste, anxieux ou crevé ! Choisis-en un ! Pas tout en même temps !
- Affamé, t'as oublié affamé, pointa Ace en montrant le cuissot dans la bouche de son frère.
- Et vous n'avez rien mangé, Taisho-san, pointa Kyro.
- Ne vous en faîtes pas pour moi.
Le désavantage de devoir rester anonyme, c'est qu'il ne pouvait plus manger en public, sous peine de se faire reconnaître. Forcément, le masque n'était pas fait pour lui permettre de manger. Thatch allait péter un plomb. Quand il rentrerait, il dévaliserait la cuisine.
Luffy tapa brusquement du poing sur la table.
- Le père de Rebecca est le soldat… !
Il ne termina pas sa phrase que sa tête bascula sur le côté pour une crise de sommeil.
- Et c'est moi qui suis censé être narcoleptique… marmonna Ace avec amusement
- Peut-être qu'il n'est pas encore très bien, supposa Usopp. Pourquoi tu ne te reposes pas correctement, Luffy ?!
Ace eut un sourire sous son masque. L'équipage de son frangin était fait de bons hommes, soucieux de leur capitaine. Ils étaient proches les uns des autres. Ils iraient loin. Son frère ne risquait rien avec eux, il était bien entouré.
- C'est moi qui aie lancé cette rumeur, annonça Kyro.
Tout le monde le regarda sans comprendre, mais l'homme continua de regarder par la fenêtre.
- Les seuls qui savaient pour Rebecca étaient la famille Royale et la Donxiquote Family. Le reste des citoyens ne savaient que pour sa mère. J'ai choisi d'aller avec la rumeur avant que quiconque ne découvre que je suis son père.
- Pourquoi ? s'enquit Robin.
- J'ai un casier… et pour être honnête, un passé très sombre. Je savais que je n'aurai jamais dû être lié à la famille royale… alors, c'est ce qu'il y a de mieux.
- Y'a pas moyen ! s'indigna Luffy. Rebecca sait tout !
- Je lui ai envoyé une lettre… elle doit l'avoir reçue, à présent. J'y dis tout ce qu'i savoir sur moi. Elle risque de ne pas aimer ma décision à présent, mais c'est juste une gosse. Je ne veux pas qu'elle sacrifie son futur dans comme ça. Le Roi Riku le comprend aussi.
Les ondes négatives de Luffy voulaient dire qu'il n'aimait pas du tout l'idée.
- Kyro-san, appela Ace. Je comprends vos actions, et les approuve même… jusqu'à un certain point. Vous voulez protéger votre enfant, lui offrir une belle vie, sans que vos erreurs la tâchent, mais… elle a besoin de vous. Ne vous éloignez pas d'elle. Passer sa vie à haïr la personne qui nous a donné son sang est la pire chose qui soit. Donnez-lui la chance de vous juger d'elle-même, de découvrir de ses propres yeux ce que vous valez. On fait tous des conneries. Mais ça ne veut pas dire qu'on a un mauvais fond.
…
Luffy se retourna sur sa chaise et regarda Ace avec des yeux ronds.
- C'est très profond, Dawn-san, commenta Usopp qui n'était toujours pas au courant.
-T'es malade, Red ? demanda Luffy.
Il se prit un coussin dans la figure pour toute réponse, de la part de son frère.
L'instant suivant, Bartolomeo débarqua en mode fangirl, à l'instant où Kyro recevait un appel par denden de Léo.
- AAAH ! Les cinq membres des Mugiwara sont ensemble ! Ils sont trop brillants pour moi ! Je ne peux rien voir ! Ils sont comme un énorme rayon laser de magnificence ! Merde ! Si j'ai la chance de les voir tous ensemble, mes yeux brûleraient immédiatement dans mes orbites !
- On peut toujours s'arranger, grommela Ace en croisant les bras sur sa poitrine.
Le jeune homme fut totalement ignoré.
- Il y a du mouvement dans le camp de la Marine ! Cette place n'est plus sûre du tout ! Tsuru et Sengoku sont arrivés !
Luffy se leva d'un bond et prit Ace par le bras avec la housse noire, l'entraînant au pas de course au dehors.
- OIII ! Matte ! Qu'est-ce qu'il te prend ! s'indigna Ace.
- Je te sauve la vie ! lui répondit son jeune frère en le tirant toujours par le bras dans le champ de fleurs.
- Mais…
Luffy s'arrêta et regarda son aîné avec inquiétude.
- Cours. T'en fais pas pour moi !
- Mais t'es pas bien ?! Je peux pas te laisser derrière avec Fujitora, Tsuru et Sengoku dans les environs !
- Si, tu le peux ! Tu dois retourner à ton équipage ! Ne t'en fais pas pour moi ! J'ai mes nakamas et mes amis ! On s'en sortira !
Luffy enlaça son frère en essayant de ne pas paniquer.
- Je veux pas d'un second Marine Ford… s'il te plaît, Ace, fuis… Je veux pas perdre l'un de mes frères alors que je découvre qu'on est tous les trois vivants, finalement.
- Tu me demandes l'impossible, Luffy. Je peux pas partir en te laissant derrière !
Luffy s'écarta et prit son frère par les épaules, reconnaissant qu'ils fassent encore un peu la même taille, même si Ace recommençait à le dépasser.
- Si, tu le peux. J'aurais fait comment, d'après toi, si tu avais vraiment passé l'arme à gauche à Marine Ford ?
- Je me doute que tu te serais démerdé seul mais tu peux pas me demander ça ! C'est mon rôle, Luffy !
Zoro sortit avec le reste du groupe à cet instant. Luffy n'hésita pas. Il poussa son frère vers son bras droit.
- Je te le confie ! Qu'il fuit, c'est la dernière personne que la Marine doit trouver !
Ace tenta de protester, mais Zoro le hissa sur son épaule comme un sac de patates et assura sa prise avec tout le Haki qu'il avait en réserve, hissant à son autre épaule la housse du Shirohige.
- Ne perds pas de temps, Luffy, lui dit Zoro d'un air entendu.
- Wari, Nii-chan ! Laisse-moi te protéger, cette fois ! T'en fais pas, je vais rien faire de dangereux... pas plus que de chercher le tigre qu'on a voulu vaincre quand on était gamin, assura Luffy.
- On s'est mit à trois pour l'avoir, je te rappelle ! s'indigna Ace.
- On se reverra quand j'aurai fini !
Et Luffy partit vers le palais royal, laissant à Zoro le soin de fuir avec le reste du groupe.
- LUFFY !
Luffy ignora l'appel de son frère avec un sourire. Aujourd'hui, c'était à lui de le protéger, pour toutes les fois où ça avait été l'inverse.
Zoro avait fini par relâcher Ace une fois loin de la colline. Le Shirohige ne prononça pas un mot, jetant souvent un regard par-dessus son épaule, une main crispée sur son masque. Il savait que s'il le retirait là, maintenant, on cesserait de poursuivre son frère et le chasserait à la place.
- Je ne le ferais pas, si j'étais vous, lui dit Robin. Luffy ne fera que s'inquiéter un peu plus. Il n'a pas besoin de ça.
Ace soupira silencieusement et retira sa main du masque, arrangeant la housse de son Striker à la place, sur son épaule.
Il jeta un œil sur le côté pour voir Law partir.
Pourquoi ?
Ils arrivèrent au port de l'Est et s'arrêtèrent.
Ace se disait sérieusement qu'il aurait dû partir avec son frère. Ce gosse avait le don de lui causer des inquiétudes inimaginables.
Il revit en un flash un jour de pluie, un jour de chasse, avec Luffy, simple gamin, essayant de chasser un ours et lui qui boudait dans son coin. Il revit les blessures de son frangin de par sa connerie.
Ace secoua la tête et se la prit dans une main.
- Tout va bien ? demanda Usopp.
- Juste une migraine et des cheveux blancs en formation... grommela Ace.
Zoro eut un petit rire, comprenant parfaitement ce qu'il en était de devoir se faire un sang d'encre pour Luffy.
Le cri de Bartolomeo fit grogner Ace.
Génial, voilà que Fujitora se ramenait.
Il resserra sa prise sur son bô, paré au combat, essayant de retenir les flammes de jaillir sous l'adrénaline qui courait dans ses veines.
Il ignora la main de Robin sur son épaule, signe implicite qu'il devait rester à sa place, quand son frère se battait contre l'amiral aveugle. Puis, la fuite reprit.
Ace les regarda fuir sans bouger, rocher immuable dans le courant des civils qui pourchassaient les pirates, avec des grands sourires et des voix joyeuses. Ace secoua la tête et la tourna vers Fujitora en l'entendant parler, et regretter de ne pas pouvoir voir Luffy.
- Monkey D. Luffy fait un mètre soixante-dix et quelques, répondit le pirate en le rejoignant. Il est frêle mais musclé. Il a un visage assez rond, de grands yeux noirs, un air idiot et naïf. Des cheveux courts noirs et fous sous son infâme chapeau de paille. Et son sourire est du genre immense, physiquement impossible.
Fujitora tourna la tête vers Ace.
- Vous vouliez savoir à quoi il ressemblait, je vous donne la réponse, lui dit Ace en haussant des épaules, bien que l'amiral ne puisse sans doute pas le voir
- Pourquoi ?
- Pour la simple et bonne raison que le fait que les gravats soient encore dans le ciel et non en train de pleuvoir sur ces pauvres gens, malgré le fait que vous sachiez qu'ils font exprès de les pourchasser pour les protéger... En cela, vous êtes un officier respectable de la Marine. Nous nous reverrons sans doute.
- Je l'espère bien, Dawn-taisho.
Ace tourna les talons pour aller rattraper son frère, histoire de lui dire au revoir. Il était temps pour lui de retrouver son propre équipage.
Marco se frottait le visage dans ses mains.
Il était dans une merde profonde.
D'un côté, il était content qu'Ace prenne plus de temps que prévu pour revenir à bord, et donc, repousser la confrontation inévitable qu'il y aurait au sujet du baiser au Colisée. Il y aurait aussi la possibilité que ces quelques jours avec son frangin lui fasse un bien fou pour sa mémoire.
Mais d'un autre côté, il était inquiet pour lui. Tout en ne pouvant s'empêcher de redouter la confrontation à venir.
- Il est là, lui dit Thatch, sur le seuil de sa cabine, un petit sourire entendu aux lèvres.
Avec un soupir las, Marco se leva, carra les épaules, priant au moins pour que la discussion soit tenue en privé. Il suivit son frère sur le pont pour voir Ace démontant son Striker, une prime sur le sol pas très loin de lui.
- Oui, on sait que ta prime a retrouvé la dernière valeur que tu avais avant toute cette merde, yoi, lui dit Marco.
Ace cessa de bidouiller son engin pour le regarder, heureux que son masque cache son visage quasiment en feu. Se retrouver face à Marco était embarrassant, après Dressrosa. Sur le moment, l'adrénaline ne lui avait pas permis de réfléchir pleinement aux conséquences, surtout qu'il y avait le cas de Sabo à régler, mais là, c'était une autre histoire.
- Il ne s'agit pas de ma prime, mais de celle de Luffy. Cinq cent millions de berrys. Si je ne fais rien, cet idiot va me dépasser, pointa Ace.
- On va pas rester les bras croisés dans la situation actuelle, yoi. Pose tes affaires et rejoins-nous en salle de réunion pour nous faire ton rapport.
Ace boucla son rapport sur ce qu'il s'était passé ces derniers jours à Dressrosa. Les commandants se demandaient s'ils devaient rire ou être surpris.
- Ton otouto est sur la bonne voie pour devenir un Yonkou, tu le réalises ? demanda Atmos.
- Aussi dingue que cela puisse paraître, ouais, ça semble bien le cas, sourit Ace en jouant avec son masque entre ses mains.
- Nous n'allons pas rester les bras croisés, yoi, annonça Marco. Face à ça, je voudrais qu'on recommence à mordre. Qu'on rappelle notre existence à la Grand Line. Pour cela, nous allons attaquer les hommes de Kaidou. Hit and run. Guerrilla. Appelez ça comme vous voulez. Je veux de la rapidité, yoi. Qu'il ne reste de notre passage que notre signature. Frapper fort pour bien faire mal, mais ne pas s'attarder. Je vais étudier un peu plus en détails les options qui nous sont disponibles pour savoir quelle flotte fera quoi. A présent qu'Ace est rentré, je voudrais parler d'une nouvelle répartition de l'équipage. Izou, veux-tu bien aller me chercher Kennichi je te prie, yoi ?
Izou se leva et alla chercher le second d'Ace. Le commandant revint rapidement avec le pirate attendu. Marco n'était pas du genre à tourner autour du pot pour ce qui était des affaires des Shirohige. Il y alla donc droit au but.
- Kennichi, tu m'as secondé pendant longtemps, avant qu'Ace ne me remplace, et je juge que tu es suffisamment expérimenté pour diriger toi-même une flotte. Je te désigne commandant de la seizième flotte, yoi.
Le nouveau commandant s'inclina en souriant sous les applaudissements des quinze autres. Il fut ainsi invité à s'asseoir à table.
- J'ai commis une erreur à la première re-répartition des postes, à la suite de la mort d'Oyaji, annonça Marco. Je sais tous que vous avez une spécialité et des hommes avec qui vous aviez des habitudes bien établies pour accomplir votre devoir. C'est pour cela que je veux régler ce problème, yoi. Vous allez garder vos postes actuels, mais vos anciens hommes et vos anciennes responsabilités vous seront réattribuées.
- T'es malade ! s'exclama Haruta. Dans son état, Ace ne résistera pas à la kuudere* qu'est Haiiro ! Elle va faire qu'une bouchée de lui !
- Eh oh ! s'indigna Ace.
- J'ai confiance en Edwin et Patrick pour s'assurer que ça n'arrivera pas, yoi, assura Marco. Pour le coup, Kennichi, tu prendras mes anciennes responsabilités en tant que commandant de la flotte des navigateurs, yoi. Tu connais tout le monde et depuis gamin, tu bosses dans ce domaine.
- Je prends cette charge avec plaisir et honneur, Nii-san, assura Kennichi.
- Néanmoins, cela ne change en rien le fait qu'Ace reste mon fuku-senshô. Quelqu'un a une remarque à formuler ?
- On fait quoi pour les révolutionnaires ? On n'a pas abordé ce sujet, pourtant, il risque d'y avoir un conflit, non ? pointa Jiru.
- Ce sont mes histoires de famille, j'essaierai de m'assurer que cela ne déteigne pas sur nos vies, assura Ace.
- D'autres questions, yoi ?
Que des hochements de tête négatifs.
- Très bien, la réunion est levée. Je vous laisse le soin de dire à vos seconds ce qu'il en est à présent, et faire les transferts de paperasse appropriés, yoi.
Tout le monde se leva et quitta la pièce, laissant un Marco surpris qu'Ace ne soit pas venu lui réclamer des explications.
Le Ace en question était escorté par Thatch jusqu'à Patrick et Edwin qui étaient quelque part sur le navire.
- Thatch, y'a un truc qui me chiffonne.
- J't'écoute, assura le cuistot.
- Tout le monde n'arrête pas de dire que tu n'as pas de voix qui répond au Haki. Luffy lui-même l'a constaté... pourtant, j'arrive à la percevoir, tu as une idée de pourquoi ?
Le cuistot hocha la tête alors qu'ils pénétraient sur le pont.
- J'ai négocié avec Davy Jones pour m'assurer que Kureha réussisse réellement à te sauver. Dans un sens, ça te lie à lui, tu es donc l'une des rares personnes capables de me sentir.
Ace s'arrêta et regarda Thatch avec des yeux ronds.
- Qu'est-ce que j'ai dit ?
- Ton explication est tellement simple qu'elle en paraît invraisemblable.
Thatch eut un air vexé, mais Ace avait repéré Patrick. Il fixa l'homme au crâne rasé à côté du roux en plissant des yeux.
- Edwin-san, je me trompe pas, j'espère.
- Encore heureux, après avoir bossé tout ce temps ensemble, manquerait plus que ça, lui dit Edwin.
- On peut t'aider ? demanda Patrick.
- Il semblerait que l'on doive de nouveau bosser ensemble... et comme j'ai oublié ce que nous faisions précisément, je vais avoir besoin de votre aide.
Les deux pirates se regardèrent sans comprendre.
- La seconde flotte est de nouveau sous ma responsabilité et répond désormais à l'appellation de première flotte. Vous gardez le même job, éclaircit Ace.
- Ooooh ! comprit Edwin. Je vais me permettre de vous rafraîchir la mémoire, alors, Taisho.
- Je vais prévenir les autres, glissa Patrick en se levant.
Marco était tranquillement en train de lire un bouquin, après le dîner, attendant que ses yeux lui réclament pitié pour aller au lit, quand on frappa à la porte de sa cabine.
- C'est ouvert.
Ace pénétra dans la cabine et vint à la hauteur de son capitaine.
- Je me suis permis de faire un détour en cuisine pour voir ce qui est passé dans la dernière expérimentation culinaire de Thatch. Vu tout ce qui est parti dans sa recette innommable, je pense qu'on devra faire rapidement des courses.
Et il tendit une liste à Marco qui la parcourut des yeux en grimaçant. Thatch avait été tellement heureux de retrouver ses hommes qu'il n'avait pas pu s'en empêcher.
- Je vois. Si Kennichi n'est pas encore couché, demande-lui, je te prie, de nous faire un calcul des destinations les plus proches et les plus adaptées pour qu'on puisse refaire les provisions. Et ne remets pas à Thatch sa part sur le prochain butin avant qu'on ne fasse les courses. On déduira de sa part le montant payé pour rattraper sa connerie, yoi.
- Pas de souci.
- C'est tout ?
- Oui. Je vais avertir Kennichi et me retirer pour la nuit. Bonne nuit.
Ace se détourna et se dirigea vers la porte... avant de s'interrompre.
Marco sentit ses entrailles se serrer. Ça y est, c'était le moment redouté.
Ace se tourna vers lui, le regard indéchiffrable, et un sourire mystérieux aux lèvres. Marco aurait dû se rappeler qu'amnésique ou pas, Hiken no Ace était un homme d'action et non pas de parole.
Le brun marcha à pas énergiques vers le Phénix, pour le prendre par surprise.
Un genou entre les jambes du blond, appuyé sur le siège de la chaise, ses deux mains fermement agrippées à la chemise mauve, Ace plaqua ses lèvres contre celles de son aîné. Profitant de la surprise, il en profita pour glisser sa langue entre les lèvres du plus vieux et ferma les yeux en l'embrassant.
A regret, il finit par reculer, les yeux à moitié clos, le rose aux joues.
- J'ai pour habitude d'offrir des présents de valeur égale à ceux qui me sont faits. J'espère que tu l'as apprécié.
Et sans laisser le temps à Marco de rebrancher son cerveau, Ace s'en alla. Il regagna rapidement sa cabine pour se laisser tomber sur son lit, cachant sa tête sous son coussin.
Tout à l'heure, il avait peut-être été direct et assuré, mais là, il n'osait même pas réaliser l'audace qu'il avait eue en faisant ce qu'il avait fait.
Il serait presque pas étonné que Marco débarque, rouge de colère dans la cabine, pour lui passer ses serres dans la gorge.
Tic, tac...
Les minutes passèrent, Ace resta caché sous son coussin, mais personne ne vint le scalper.
La seule personne qui pénétra dans la cabine fut Jozu qui resta un instant surpris de voir son frère ainsi réfugié sous son coussin.
- Quelque chose ne va pas ? demanda l'homme diamant.
Ace se contenta de lever un pouce pour lui dire que tout était O.K. Cela laissa l'autre commandant encore plus perplexe, mais il laissa les choses.
A l'étage, Cassandra vint dire bonsoir à son jeune frère pour voir Marco figé sur place, les yeux grands ouverts.
- On dirait que tu as été frappé par la foudre, commenta l'infirmière.
- pas littéralement, mais métaphoriquement, c'est le cas, yoi, souffla le Phénix.
Il secoua la tête, tentant d'éclaircir ses idées. Ace l'avait embrassé. Le truc qu'il n'aurait jamais imaginé venait de ce produire. De quoi court-circuiter son cerveau.
- Je sais pas ce qu'il s'est passé, mais tu es tout rouge. Ace t'a dit quoi pour que tu sois dans cet état ?
Marco sursauta et regarda l'infirmière, se demandant comment elle savait qu'il était dans cet état à cause d'Ace.
- Je suis la première personne à passer ici, depuis qu'il est parti. Surtout qu'il avait l'air assez satisfait de lui en redescendant à sa cabine. Alors, dis tout à ta grande sœur.
- Bonne nuit Cassandra.
Alors, oui, Kuudere est un terme qui existe bel et bien, je n'ai pas confondu avec tsundere. Voici la définition d'après le Urban Dictionnary de ce qu'est un/une kuudere:
Cela qualifie un personnage qui est froid, brutal, cynique, et semble ne pas se soucier qu'il arrive quelque chose à ses proche.s Voilà ce qu'il est à l'extérieur mais il est en réalité attentionné et gentil à l'intérieur.
Là où le tsundere oscille toujours entre son côté méchant et gentil, le kuudere ne l'ait qu'occasionnellement gentil.
