Bonjour à tous,

Je m'excuse pour le retard. J'ai travaillé ce weekend ( les joies de l'inventaire annuel), et je n'ai pas eu le temps de poster. Je vous met ce chapitre, et je m'attèle à la correction des précédents. Une lectrice m'a fait remarquer que mon orthographe est agressif, et en relisant... Mes YEUX! J'ai brûler mes yeux! Je vais corrigé tout ça. Mais je ne vous fait pas attendre plus longtemps la suite de cette histoire. Amusez-vous bien!

geliahs: Merci pour la review, je suis contente que ça te plaise.

TeZuKa j: Merci à toi.

Kalibeth: Merci pour tes reviews. Je t'ai répondu par MP, donc je n'en rajouterais pas plus. Encore merci de m'avoir poussé à relire (c'était vraiment nécessaire!), j'espère que la suite te plaira.

Farwey: Oh c'est gentil, j'espère que la suite sera passionnante aussi :)

Yukii27: Salut toi! Alors Sorcier Noir est assez différent de Répercussions. Harry Famula et Harry le Kanthoalai n'ont rien à voir! Je suis contente que tu lise quand même et j'espère te captiver après. Ça met du temps à se lancer, mais le Harry de SN aura une personnalité vraiment... À part, et il faut poser les bases, que ce soit un peu crédible. Pour le couple... Yeah! C'est ça, tu as vu juste.

LylyBellaBlack: Oh, merci pour cette review! Contente que ça te plaise. Pour ce qui est de Sirius, il aura un rôle, mais je ne te dirais pas lequel :P Ne gâchons pas le suspens ^^ . En tut cas j'espère que la suite va te plaire. À bientôt!

Bonne lecture à tous!

Cens'


Chapitre 6

Harry, debout contre le mur recouvert de tapisseries lourdes et duveteuses, gardait les yeux fixés sur la femme face à lui. Elle avait dit s'appeler Sierra et être une amie. Grand bien lui fasse, ancien griffondor ou non, il n'était pas assez idiot pour se détendre en présence d'une personne l'ayant kidnappé. Parce que, clairement, il était victime d'un kidnapping.

Si on prenait en compte qu'il avait vu Greyback juste avant l'évènement… Sacrée coïncidence. Le blond préférait être paranoïaque plutôt que mort, merci bien. Hors de question de s'approcher d'elle, ou de s'éloigner du mur.

Paradoxalement, il se sentait étrangement bien dans cette pièce remplit de coussins et de tapis épais. L'endroit lui procurait le même sentiment que de s'enfoncer au fond de son lit, enroulé dans une couette. Confortable. Chaleureux. Rassurant. Mais en analysant ce ressentit, Harry pouvait jurer que ça venait de la bête qu'il était devenu et non de l'humain. Comme retrouver…Retrouver son nid.

La femme avait choisi de se taire. Elle avait repris place dans l'amas de coussin et le regardait calmement, comme attendant qu'il ouvre le dialogue de lui-même. Est-ce que c'était une façon de jouer avec sa patience ? Harry eut un sourire narquois, elle allait tomber de haut. Combien de fois était-il resté aussi immobile et silencieux qu'une pierre lorsqu'il chassait ? Sa patience était devenue l'une de ses plus grandes alliées. Aucune chance qu'il soit le premier à craquer.

Une petite voix lui rappela que Sierra avait déjà tenter une approche, que c'était lui qui s'était simplement mis dans cette situation. Ne prenant pas en compte le fait que son geste pourrait paraitre fou, il soupira tout en battant de la main en l'air pour chasser la voix. Vraiment, il virait zinzin.

Il s'adossa un peu plus contre la tapisserie, rassurer de sentir une légère douleur quand sa baguette, coincée à l'arrière de son jean, fit pression dans son dos. Au moins n'était-il pas désarmé… Quoique même sans baguette, songea-t-il en regardant ses griffes…

Impossible de retrouver une apparence complétement humaine. Les pics dans son dos avaient disparues, au même titre que ses écailles, mais ses canines restaient un peu trop longues et des ongles trop pointus. Après tout il se sentait menacé et en danger, alors garder quelques armes naturelles sous la main n'était pas un problème.

Perdu dans ses pensées, il sursauta et laissa un profond grondement sortir de sa gorge quand la porte s'ouvrit. Grondement qui cessa instantanément lorsqu'il reconnu celui qui venait de faire son entrée dans une envolée de cape spectaculaire. Severus Snape. Son professeur honni était là… Il était là ! Un visage connu !

Ses yeux verts, qu'il n'avait pas conscience d'être encore fendus, accrochèrent les billes noires de l'homme.

« Pro… »

Non, minute. Harry Potter était un adolescent brun, sans doute en cours à cette heure-ci. Lui était un blond ne possédant pas encore de nom –Merlin, pourquoi les gobelins et lui n'avait pas priorisé l'identité plutôt que la baguette ? - et parfait inconnu pour l'homme.

Severus détacha son regard de celui de son élève et inspecta son physique. En dehors des cheveux blonds et de l'absence de cicatrice, c'était bien Harry Potter…En plus vieux. Ne laissant rien paraitre de la ribambelle de points interrogation qui filaient dans son esprit, il tourna son regard vers la Première.

« Sierra, du nouveau? »

Harry ouvrit la bouche tel un poisson hors de l'eau. Severus connaissait sa kidnappeuse ? Il était dans le coup ?

« Non, notre invité est un peu tendu et légèrement…Buté. »

Le blond fusilla la femme du regard. Comment ça buté ? Il avait été enlevé, elle s'attendait à quoi exactement ?

« Rien de surprenant, Mr Potter n'a jamais été un modèle de bon sens. Maintenant, Potter, vous allez venir vous assoir, et nous expliquer comment vous pouvez être là ET à Poudlard. »

Sous l'impulsion d'un réflexe, Harry amorça un mouvement en avant et s'arrêta en plein élan. Non, non, il n'était pas obliger d'obéir. D'ailleurs Snape n'avait aucun droit de lui donner des ordres, il n'était plus son professeur. Passant outre le fait que l'homme l'avait clairement reconnu –à quoi servait ses cheveux blonds ?- il lâcha un grognement animal, mécontent de recevoir un ordre du Deuxième. Deuxième ? Ça venait d'où ça ?

Severus haussa un sourcil et ne lâcha pas Harry du regard quand Sierra prit la parole.

« On dirait que notre petit sait instinctivement qu'il n'a pas d'ordre à recevoir de toi, Severus. »

Elle pouffa. Voir cet homme froid habituer à donner des ordres, en particulier à ses élèves, se rendre compte que maintenant il devrait se soumettre à l'un d'entre eux… Seul un tic de son œil gauche laissait voir son agacement, mais c'était suffisant pour amuser Sierra.

Harry se reprit rapidement, ne comprenant pas trop ses propres pensées. L'idée que les Autres lui doivent une certaine forme d'obéissance dans certains domaines le dépassait. Il ne savait pas qui étaient les Autres. Il ne savait pas pourquoi Ils devraient lui obéir. Et il était persuadé que ces pensées venaient encore une fois de la Bête.

Il refusait d'assimiler que lui, l'humain, le sorcier, ne fasse qu'un avec l'animal qu'il était devenu. Il était encore incapable d'accepter le fait que son instinct grossissait, prenait de plus en plus de place au fond de lui et le poussait à réagir d'une certaine façon.

D'ailleurs, depuis qu'il était entrer en contact avec la femme, cette part de lui enflait rapidement, et avec la présence de Severus, ça ne faisait qu'accélérer le processus.

« Potter, si vous voulez comprendre ce qu'il vous arrive, je vous conseille de vous asseoir et d'écouter. »

Harry releva la tête, qu'il avait baisser en réfléchissant, et posa de nouveau ses yeux sur son ancien professeur. Certes il restait froid et impassible mais sa demande n'était que ça, une demande. L'intonation prouvait qu'il ne s'agissait plus d'un ordre.

Étrangement satisfait, il se décolla du mur, fit un mètre et s'assit sur un coussin. Il adressa un sourire provocateur à Severus, qui tiqua une nouvelle fois. Le gosse faisait exprès de s'asseoir loin d'eux, juste par esprit de contradiction. Se massant l'arête du nez, il prit lui-même place sur un tapis, loin des coussins. Il perdrait sa dignité le jour où il se vautrerait dans cet amas de plumes !

Harry étudia le visage du maitre des potions. La dernière fois qu'il l'avait vu, l'homme rendait son dernier souffle après lui avoir offert ses précieux souvenirs. Le blond entendit sa question avant d'avoir pu la retenir.

« Vous aimez vraiment ma mère n'est-ce pas ? »

Le masque se fissura instantanément. Pourquoi le gamin lui parlait de Lily ? Comment pouvait-il même savoir qu'il l'aimait ? Il avait parlé au présent, comme sûr du fait que Severus aimait encore la rousse aujourd'hui, ce qui était vrai de surcroit.

Retrouvant un visage impassible, et luttant contre une colère dont il n'arrivait pas à définir l'origine, le brun laissa sa voix claquer.

« Potter, je ne sais pas d'où vous vient votre stupidité, quoique les gènes paternels doivent avoir une partie de responsabilité, mais je ne me rappel pas avoir jamais été assez proche de vous pour que l'on aille jusqu'à papoter de nos vies privées. »

Harry fronça les sourcils et plissa les yeux. Mais quel con ce gars ! D'accord il avait un peu manqué de tact, mais de là à le traiter d'idiot, tout en insultant son père, fallait quand même avoir un sacré toupet ! Surtout que Severus n'était pas un modèle d'intelligence si on prenait ses choix de vie en compte ! Le blond cracha sa réponse comme on cracherait du venin.

« Laissez mon père où il est. Au moins il a tenté de sauver la femme qu'il aimait. Non content de vous jeter au pied de Voldemort par jalousie et rancune, vous avez choisi de trahir l'amour de votre vie, la menant à la mort, entrainant mon père dans le trépas. Vous êtes un lâche, doublé d'un salop ! Vous êtes responsable du merdier qu'est ma vie ! Alors maintenant il va falloir y aller mollo avec vos réflexions à deux balles ! »

Harry regrettait déjà ses paroles, alors qu'il voyait le visage de Snape blanchir. Le masque restait pourtant en place, mais les yeux noirs reflétaient un tel chagrin et une telle culpabilité que le blond eu l'impression de les ressentir lui-même. Sans doute était-ce le cas d'ailleurs. Quand il avait visionné les souvenir de son professeur, il avait réalisé que l'homme s'évertuait à rattraper ses erreurs passées. Il avait même sacrifié sa vie dans ce but.

Les mots de Harry, même si véridiques, étaient injustes. Il s'en rendait compte, s'en voulait, mais refusait de revenir dessus. Son kidnapping ressemblait maintenant à un règlement de compte. C'était n'importe quoi.

La petit voix, incarnation de sa folie, lui soufflait que l'homme sombre méritait un peu de souffrance. Son esprit humain lui disait que l'homme avait peut être besoin de ça. Son instinct de bête grondait au fond de lui, à la fois mécontent du manque de respect du Deuxième et en colère de l'avoir blessé ainsi.

Prenant le partie de simplement la bouclé, il regarda son professeur qui reprenait des couleurs. Un peu trop rouges les couleurs.

Sierra, sentant la colère de Severus sur le point de débordé, et consciente que le temps n'était pas leur allié, choisi de mettre fin à la scène.

« Severus, Harry, suffit ! Nous avons plus important à nous dire. Vous pourrez vous taper dessus plus tard. »

Severus souffla par le nez et tourna son regard vers le mur, rappelant à Harry un enfant en train de bouder. Cette image suffit à le calmer un peu, et lui permit de se concentrer de nouveau sur la discussion qui allait avoir lieu. Même s'il n'avait aucune idée du sujet abordé. Sierra l'éclaira en posant une simple question.

« Quand es-tu mort ? »

Pardon ? Harry ne se demandait qu'une chose, comment cette femme pouvait savoir qu'il était mort ? Que savait-elle exactement ? Méfiant, il esquissa un geste pour reculer vers le mur. Severus expira bruyamment et se tourna de nouveau vers lui.

« Sierra veut savoir quand tu es devenu un Kanthoalai. Il faut mourir pour que la transformation s'effectue. »

Les yeux élargis au maximum de leur capacité, le blond ne regardait rien en particulier. Ils savaient. Alors que la panique enflait, ce foutu instinct de bestiole reprit les rênes et le calma instantanément, soufflant doucement au fond de lui que c'était normal. Oui bien sûr, tout ça est d'une banalité !

Gardant appuie sur sa main, prêt à bondir au moindre problème, Harry choisi de répondre. De toute façon la situation était bien assez folle – et lui aussi- pour qu'il se permette quelques révélations.

« À la fin de la guerre. »

« Potter, êtes-vous débi… » Severus se pinça les lèvres et reprit. « La guerre est en cours, elle n'est pas finie. »

« Je suis mort à la fin de la guerre. » Insista Harry tout en jetant un regard noir à Snape. « Le 26 Mai 1998, pour être exact. »

Le blond pourrait presque se sentir fier de voir sur son ancien professeur un visage ahuri, et c'était la même chose pour Sierra. Pourtant la femme semblait être une personne souriante mais extrêmement difficile à surprendre. Mission réussie.

Le silence se prolongeant, Harry choisi d'asséner ce qui fut pour lui le coup de grâce.

« Par contre, je ne me suis réveillé qu'en Août 2053. »

Et là, le Graal. Sanpe, bouche ouverte –pas beaucoup mais quand même ! - ne bougeait plus un cil. Ça avait tout de même du bon de vivre des choses folles !

Harry ne se rendit même pas compte que la simple présence de son professeur lui avait permis de se détendre et de délier sa langue. Il ne ressentait même plus tous ces élans dépressifs et, ou, paranoïaques. Comme-ci le simple fait que Severus Snape soit à ses côté, toujours aussi antipathique, lui permettait de se sentir…Chez lui. À sa place. En sécurité.

La suite bientôt…