... Mon retard est impardonnable. Je crois que j'ai battu mon record... *soupir* Je m'en vais envoyer un MP personnel à toutes les personnes nous ayant laissé une review pour le prologue pour m'excuser.
Néanmoins, ENFIN, voilà le deuxième chapitre de Photograph. C'est un POV de Sai écrit uniquement par moi, le prochain chapitre sera dédié à Sasuke et écrit par Adralya.
J'espère qu'il vous plaira et je vous prie de pardonner mon retard... Promis, la prochaine fois, je m'y mettrais plus sérieusement.
Petite note : J'avais mis dans le premier chapitre que Kakashi était le tuteur de Sai, mais finalement, j'ai décidé de changer pour lui attribuer Genma Shiranui en tant que tuteur. Je m'en vais changer ça de suite...
Voilà... Bonne lecture !
Chapitre premier
« Les voyageurs à destination de Tokyo sont priés de descendre à la prochaine station. »
La voix féminine du haut-parleur me tire doucement de mes pensées. Je baisse les yeux et découvre que le stylo que je tenais en main semble avoir pris vie sans que je ne m'en sois rendu compte. Je prends le prospectus qui a servi de défouloir à mon inconscient et détaille un instant les arabesques tracées par ma plume indocile.
Tiens… Voilà qui est étrange. Ce n'est pas la première fois que ce faciès anéanti prend vie dans mes dessins. Un visage vide où seuls deux grands yeux noirs se dégagent, comme en appel à une rédemption quelconque. Les fines lignes qui entourent cette face la capturent, l'emprisonnent, s'entremêlent entre elles pour former une cage de noirceur et d'obscurité. Ces tracés noirs semblent peu à peu dévorer cette âme que ma plume se permet de dessiner alors que mon esprit est vide…
Etrange.
- Monsieur ? Ceci vous appartient ?
La voix m'interpelle. En tournant mon regard, je vois que quelqu'un me parle, mon carquois à dessin à la main. MON carquois. Dans la main de quelqu'un que je ne connais de nulle part.
Stop. Pas de panique. Il ne s'agit que d'une interaction sociale de circonstance. Je devrais m'en sortir sans problème. D'abord, un sourire. Voilà, parfait. Ce sourire qui est censé me sortir de toutes les situations sociales délicates… même aussi banal qu'un échange comme celui-lui. Maintenant, des mots. Je tends la main pour récupérer mon dû, mon sourire toujours croché aux lèvres.
- Oui, c'est à moi. Si j'étais vous, j'éviterais de toucher aux affaires des autres à l'avenir.
Air hébété sur le visage de mon interlocuteur. Aurais-je dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? C'est étrange comme souvent les gens me regardent comme si j'avais dit une énormité à chaque fois que j'ouvre la bouche. Le sourire est censé me sauver pourtant…
Je me lève, essayant d'afficher un air aimable – pas facile, surtout quand l'autre commence à me toiser d'un air quasi-horrifié au fil des secondes qui passent.
J'ai fait quelque chose de mal ?
Lentement, mes doigts se renferment finalement sur mon carquois, objet que mon interlocuteur s'empresse de lâcher, une moue d'horreur au visage, comme s'il venait de donner un rat mort à un quelconque chien dégoûtant. Par politesse, comme je l'ai lu dans un bouquin il y a quelque temps, je m'incline doucement sans cesser de sourire et le remercie sobrement. Le voyageur devant moi étouffe une exclamation de dédain et s'éloigne d'un pas rapide.
Je soupire doucement. Apparemment, je ne m'en suis pas si mal sorti… Au moins, je ne me suis pas pris une gifle comme j'ai l'habitude d'en recevoir quand j'essaie de parler. Les gens sont vraiment trop compliqués…
Installant le carquois sur mon dos, j'attrape ma valise d'une main et longe tranquillement le couloir du train. Une bise vient me balayer le visage lorsque je me retrouve à l'extérieur, faisant virevolter mes courts cheveux de jais. Heureusement, il ne pleut pas à Tokyo, mon carquois aurait eu du mal à tenir le choc. A Konoha, la pluie n'avait pas cessé de faire rage depuis hier soir, ne m'empêchant cependant pas de m'endormir. Dès le moment où j'ai eu fini de contenter une deuxième fois mon corps avec Sasuke, j'ai rapidement basculé dans le pays des songes, exténué. Quand j'ai ouvert les yeux ce matin, Sasuke était déjà parti. Il m'aura dit au revoir avec son corps, donc. Heureusement.
Alors que ces bribes de pensées me traversent l'esprit, je me retrouve en plein milieu de la gare centrale. Autour de moi, des dizaines, des centaines, peut-être des milliers de personnes s'affairent, courent, rient. Ils vivent.
Et moi, je reste immobile.
Tout scintille de partout, tout s'agite. Par où commencer ?... Trouver ma rue, mon studio. Oui, cela me semble être un bon début. Je vais avoir du mal à peindre dans la seconde, de toute manière. Je m'approche d'une carte de la ville et soupire gravement. A-t-on idée de construire des mégalopoles aussi gigantesque, non, vraiment…
Mon nouveau propriétaire m'a assuré que l'immeuble ne se trouvait qu'à deux kilomètres de la gare, pourtant, je ne trouve pas le nom que je cherche dans les avenues adjacentes. Et non, je ne demanderai pas mon chemin. Manquait plus que j'aille moi-même au-devant des contacts sociaux, maintenant. Je n'ai jamais eu besoin de qui que ce soit, ce n'est pas maintenant que ça…
Ah ! Trouvé. J'ai enfin trouvé la rue que je cherchais tant. Ca ne devrait pas être trop long, simplement le temps de mémoriser le nom des ruelles à traverser – oui, sinon, je serais obligé d'aller demander à la réception pour obtenir une carte de poche. Et quand bien même je n'aurais qu'à traverser le boulevard pour arriver à destination, les ruelles seront plus vraisemblablement plus vides de monde.
C'est donc après une bonne vingtaine de minutes de contemplation de ce fameux plan de la ville que je remets mon carquois sur le dos et part à la conquête de Tokyo, ma valise trottinant tranquillement derrière moi. Première impression : c'est coloré. Trop coloré. S'il y a bien une chose à laquelle je suis sensible, ce sont bien les agencements de couleurs et de formes. Là, le rouge vif d'un panneau publicitaire m'atteint directement, surplombé d'un bâtiment aux angles si agressifs que je me sens presque la victime d'un quelconque monstre gigantesque. A gauche, du bleu perçant, des angles redondants, mous, flasques. A droite, du jaune fade et délavé par la pollution. Une statue d'époque érodée par le temps au milieu de tout ça.
C'est moche.
Soupirant doucement, je me mets cependant en marche et longe lentement l'avenue, cherchant à m'engouffrer dans la première ruelle dont j'ai retenu le nom. Dans cette rue principale, les gens marchent vite, tête basse, regardant à peine où ils vont. Il y a vraiment trop de monde… Après quelques minutes, je trouve enfin ma fameuse ruelle. Enfin, ruelle… tout est relatif. A Konoha, elle se serait plus apparentée à un boulevard qu'autre chose, mais bon, continuons notre chemin, je ne devrais plus être bien loin de mon point d'arrivée…
Bien que mon attention soit en alerte dans cette métropole qui n'est pas la mienne, une partie de mon esprit s'échappe à nouveau. D'après ce que mes yeux croisent de-ci de-là, Tokyo renferme pas mal de beaux spécimens masculins. Parfait… Dès que je serai installé, dès que j'aurai rencontré le propriétaire de la galerie, il va falloir à nouveau que je trouve de quoi contenter mon corps insatiable. A croire qu'il ce que je lui donne ne lui suffit pas… Que lui faut-il de plus qu'un joli petit cul rebondi, franchement ?
Soudain, je me stoppe, sourcils froncés. Après presque une heure de marche, j'ai la vague impression que je suis déjà passé par cette ruelle. Ou serait-ce simplement parce qu'elles se ressemblent toutes ?... Non, non, je suis presque sûr que j'ai déjà vu ce panneau publicitaire. Ou est-ce que je l'aurai croisé à un autre endroit ? Quelle est le nom de cette rue ?... Mince, en plus, les noms se ressemblent tous. C'est pas possible…
Je suis perdu !
Merveilleux. Il ne me fallait que ça, me perdre en plein milieu d'une des plus grandes villes du monde… Qu'est-ce que je fais, maintenant ? J'étais persuadé que je devais tourner dans la troisième rue à gauche, pourtant… Super. Je regarde autour de moi à la recherche d'un éventuel élément de réponse, mais rien à faire. Ce n'est pas comme si j'étais déjà venu souvent dans la capitale. Qu'est-ce que je suis censé…
- Vous êtes perdu, monsieur ?
Parfait… En plus, d'après le passant qui vient de m'interpeller, je dois vraiment avoir la gueule de l'emploi du pauvre petit touriste perdu. Je tourne lentement mon regard sur lui avant d'écarquiller les yeux. Mon éternel sourire s'étire sur mes lèvres, mais cette fois, ce n'est pas tellement de circonstance. Mon interlocuteur n'est vraiment pas désagréable à regarder, et pour quelqu'un comme moi, qui sait apprécier l'harmonie des formes, je suis persuadé que ce visage aurait pu inspiré n'importe quel sculpteur grec désireux de représenter Apollon. Les cheveux argent peignés – ou pas – de façon négligée, l'homme en face de moi semble être légèrement plus âgé que moi, mais pas tant que ça. Ses yeux noirs sont légèrement plissés, lui conférant un regard plus que pénétrant et intense, regard accentué par le contour parfait formé par sa mâchoire et le petit sourire de ces lèvres délicates. Mais tout d'abord, il s'agirait de répondre…
- Je vous avoue que oui, lui dis-je en souriant toujours. Sauriez-vous me renseigner ?
- Certainement. Où voulez-vous aller ?
En plus de ça, sa voix, malgré une certaine fatigue ou nonchalance sous-jacente, est suave et agréable à l'oreille. Cependant, je suis plus préoccupé par la recherche de mon appartement pour m'intéresser plus que ça à la plastique de l'homme. Tout ce qui m'importe pour le moment est de couper ce contact social et trouver un lieu où enfin me retrouver seul et peindre. Le voyage et cette promiscuité obligée avec des tiers m'ont vraiment fatigué et j'aurai besoin de me ressourcer… seul.
Fouinant un instant dans mes poches à la recherche du papier où j'ai noté l'adresse de mon studio, je le tends après plusieurs secondes à mon interlocuteur. L'homme le regarde et rit doucement. Je ne comprends pas. Il se ficherait de moi ?
- Dites-moi, vous êtes Sai Shiranui ?
… Tiens ? J'aurai noté mon nom sur le papier ? L'homme lève les yeux et me sourit. Je me sens obligé de faire pareil même si mon seul souhait est de partir et de rechercher mon studio tout seul. Qu'est-ce qui m'a pris de dire que j'étais effectivement perdu ?
- C'est bien moi. Cependant, je n'ai pas l'impression de vous connaître.
- C'est normal, me répond l'autre en me tendant la main. Je suis celui que vous êtes censé rencontrer. Kakashi Hatake, agent immobilier. Je suis le propriétaire de l'appartement qui vous avez loué.
J'écarquille doucement les yeux et baisse mon regard sur la main que l'autre me tend. Je suis censé la serrer ? Je hais ce genre de contact, mais je m'efforce tout de même. En tout normal, je me serai certainement détourné, mais je pense qu'il va falloir tout de même que je fasse un effort si je ne veux pas dormir sous un pont pendant mon séjour. Qu'est-ce que le livre disait à propos de ce type d'interaction ?
- Eh bien… Enchanté. Je suis donc Sai.
- Vous n'êtes pas si perdu que ça puisque l'immeuble se trouve dans la rue adjacente. Suivez-moi, nous allons passer par le sous-sol.
J'hoche doucement la tête, ne sachant pas vraiment quoi répondre. Kakashi se met alors en marche et je lui emboîte le pas, soupirant de soulagement en sachant que je veux bientôt me retrouver seul en tête-à-tête avec moi-même. L'homme devant moi m'ouvre une porte et m'invite à venir à sa suite, ce que je fais directement sans cesser de sourire – qui sait, peut-être que pour une fois il me sortira de cette situation délicate.
- Vous êtes claustrophobe ? me demande l'autre en s'approchant de l'ascenseur. Votre studio se trouve au septième étage, mais nous pouvons toujours prendre l'escalier.
- Je ne suis pas claustrophobe, mais l'idée de me retrouver dans un espace aussi restreint en votre compagnie me dérange quelque peu.
L'autre écarquille les yeux en appuyant sur le bouton d'appel. J'ai encore dit une bêtise ? Toutefois, après quelques secondes, il rit doucement à nouveau en secouant la tête.
- Votre tuteur m'avait prévenu que vous étiez un artiste plutôt excentrique. Venez.
Moi ? Excentrique ? Ah bon. Je ne me voyais pas comme ça, mais pourquoi pas. Devant moi, les portes de l'ascenseur s'ouvrent avec lenteur et mon interlocuteur s'engouffre à l'intérieur. Je le suis avec ma valise, prenant garde à ne pas le toucher. Le toucher, c'est la récompense de mon corps quand il a besoin d'être contenté. Pour ma tête, c'est encore un échange social de trop à éviter quand il n'est pas absolument nécessaire à mon corps.
Arrivé au bon étage, je sors et laisse Kakashi me passer devant, ce dernier se dirigeant directement vers une porte.
- Voilà, c'est ici, me dit-il en l'ouvrant. J'ai bien reçu votre bail dûment signé, renouvelable tous les mois. Comme vous l'aviez demandé, pas d'espace inutile et très lumineux. Je vous en prie, entrez.
J'hoche doucement la tête et pénètre alors mon appartement.
Exactement comme je l'avais imaginé. Sobre, ni trop petit, ni trop grand, et comme vient de le dire mon propriétaire, très lumineux. Je détaille doucement les meubles ; un lit deux places – auquel je trouverais certainement très vite une utilité –, un bureau, une chaise, une table entourée de trois chaises assorties, un fauteuil, l'essentiel de cuisine.
- Comme vous le voyez, il y a plusieurs placards sur les côtés, m'informe l'autre. Au fond, la salle de bain avec baignoire et…
- Il n'y a pas de réfrigérateur ?
Je me rends à peine compte que j'ai coupé la parole à l'autre alors que je pose mon carquois à dessin sur la table et ma valise au sol. Mes yeux restent crochés sur le vide où devait se trouver le fameux réfrigérateur. A quoi cela sert d'avoir le tout confort si l'on a même pas le minimum vital ?
- Effectivement, l'ancien locataire a trouvé bon de le prendre avec lui, annonce Kakashi en retirant son manteau.
Il bâille et s'étire doucement, la position révélant son bas-ventre agréablement musclé que je ne peux m'empêcher de détailler. L'autre semble remarquer mon manège et sourit.
Cependant, c'est le genre de sourire dont il ne m'avait pas encore gratifié jusqu'à présent.
- Pour ce qui est d'avoir une télévision ou…
- Je n'ai pas besoin d'un téléviseur, le coupé-je à nouveau sans m'en rendre compte. Juste un réfrigérateur.
- Eh bien, on peut toujours trouver moyen de s'arranger, Shiranui-san.
Je lève mon regard sur lui et essaie de comprendre ce qu'il veut me dire, mais à vrai dire, étonnamment, je suis nul pour décoder un quelconque langage subliminal. Je ne cesse pas de sourire, pas même quand l'homme s'approche doucement de moi, le regard perçant.
- Dites-moi tout, Hatake-san, lui dis-je sans ciller. Que dois-je faire pour obtenir un réfrigérateur ?
Je me rends à peine compte que la phrase sonne ridiculement à mes oreilles car je sens mon corps se mettre à vibrer sous le regard pénétrant de l'autre.
- Tout dépend de ce que tu as à me proposer, me susurre-t-il alors, le visage à quelques centimètres du mien.
Je déglutis, mes mains se raccrochant dans mon dos à ce qu'il me semble être la table. Je me sens devenir brûlant, ma respiration se faisant légèrement plus rapide. Cependant, je ne cesse pas de sourire et ne lâche pas son regard carnassier.
- Vous me semblez déjà bien familier, Hatake-san, dis-je dans un souffle, la voix décidément bien plus rauque que je ne l'aurai pensé. Je suis sûr que j'ai de quoi pouvoir négocier.
- Je suis impatient de voir tes arguments…
Allons donc… C'est ainsi que cela se passe à Tokyo ? Donnant-donnant ?… Bon…. Personnellement, le deal me convient parfaitement si cela me permet d'avoir un réfrigérateur…
Afin d'être absolument certain des intentions de mon propriétaire, j'appose très délicatement ma main juste en dessous du nombril sans le quitter du regard. Il agrandit son sourire et me susurre :
- Ne sois pas timide… Tu peux y aller plus franchement.
Sa main se pose sur la mienne et la descend au niveau de son entrejambe que je sens déjà durci sous mes doigts. J'agrandis mon sourire en réponse et le caresse suavement, mon autre main venant décrocher la ceinture d'un mouvement souple. Son regard est si pénétrant que je sens d'intenses frissons me vriller l'échine… Par contre, de part ce regard, je suppose que je vais devoir mettre mes instincts de dominateur de côté, et puis… mon corps n'en sera que plus largement contenté…
Mon amant impatient me pousse contre la table afin que je m'étende complètement. Sans cesser de sourire, je me laisse totalement aller à ses mains qui me débarrassent rapidement de mon pantalon – plus vite cela sera fait, plus vite j'aurai mon frigo. Cependant, même si ma tête reste lucide sur mes intentions, je sens que ma respiration se fait plus saccadée, plus rauque, mon corps n'attend plus que ses caresses s'intensifient plus encore…
Un petit soupir s'échappe de mes lèvres lorsque les longs doigts fins de l'homme se mettent à masser délicatement le membre tendu au creux de moi.
- Tu aimes ça, en plus… me susurre-t-il suavement en faisant glissant son propre pantalon le long de ses jambes. On va passer un très bon moment, toi et moi…
- J'aurai mon réfrigérateur après ?…
- Nnnh…
Je ne sais pas très bien pourquoi, mais son ton de voix m'électrise encore plus, un nouvel afflux de sang venant gorger mon sexe encore prisonnier de son étreinte textile. Par pitié, qu'il libère mon corps, il a vraiment trop…
- Mmmh !…
Le petit râle qui m'a échappé fait corps avec son grognement de satisfaction au moment où il attrape mon sexe dans sa main, entamant un va-et-vient lent. Je sens à peine mon sous-vêtement glisser le long de mes jambes tant tous mes sens sont happés par l'imposant sexe que mon vis-à-vis vient de libérer à son tour. Vais-je vraiment réussir à me prendre ça dans le…
- Aaaah !…
Ayant collé son bassin contre le mien en plaçant mes jambes sur ses épaules robustes, Kakashi fait maintenant coulisser nos deux sexes tendus l'un contre l'autre dans sa main d'un mouvement ample. Mon corps est tellement… brûlant… Il m'en réclame encore et encore, mon dos ne cesse de vibrer sous ce mouvement de plus en plus rapide qu'il impose à nos membres gorgés de désir… Il m'en faut plus… bien plus !…
- Aaah… En… Encore…
Mes yeux vitreux s'ouvrent pour se plonger dans son regard qui me dévore de toute part. Mon cœur part dans une course folle ; je pose ma main sur la sienne pour accompagner le mouvement, ma peau avide de sensations…
- Tu m'as l'air habitué à ce genre de choses… me lâche l'autre dans un souffle, sourire en coin. Tu ne m'en voudras pas si je viens maintenant, si ?…
Hein ? Quoi ? L'autre a aligné bien trop de mots pour que mon cerveau embrumé ne puisse décoder quoi que ce soit… Puis, quelle idée de parler dans un tel moment ? Le langage des corps est tellement plus puissant… Toutefois, je cherche son regard, mais je sens soudainement sa main se détacher de nos sexes joints pour n'attraper que le sien, le guidant juste en dessous de mes bourses. Lorsque je sens son extrémité buter contre mon intimité, je comprends alors en prenant une brusque inspiration, mes ongles crispés contre le bois de la table déchirant légèrement le vernis. Kakashi empoigne doucement mes jambes pendant que j'essaie de me détendre au m…
- AAAaaaah !…
Bordel de dieu ! Il ne se rend pas compte qu'il a un sexe énorme ou quoi ?! Merde… J'ai mal… J'ai mal !…
Ayant remarqué ma crispation intense, mon amant du jour a alors arrêté son avancée en moi, sa main reprenant mon membre pour accélérer la décontraction. Je me force à respirer doucement, mais son extrémité déjà au plus profond de moi me fend les entrailles en deux. Ah merde… Comment Sasuke fait-il pour que le prenne sans préparation ?!…
Soudain, sous-jacentement à ma souffrance, je sens peu à peu un bien-être énorme prendre naissance. L'autre le sent aussi et se permet de coulisser un plus profondément au creux de moi et à nouveau, une onde de douleur me traverse le dos, mais cette fois, elle n'arrive pas à prendre le pas sur la bouffée de plaisir qui me prend aux tripes. Je ferme les yeux, lèvres entrouvertes, et laisse chaque parcelle de ma peau brûlante se noyer sous cette souffrance exquise…
- Aaaah…
Je me mords la lèvre inférieure pour empêcher mon gémissement de s'éterniser encore alors qu'il coulisse doucement vers l'extérieur. Ma respiration se fait de plus en plus douloureuse, mon corps voudrait le sentir encore plus loin, encore plus fort, encore plus vite…
- AAAaaah !
Je me cambre violemment lorsqu'un brusque coup de reins loge entièrement son sexe en moi, heurtant ma prostate avec force. La déferlante de plaisir qui m'a alors traversé… Kami-sama… J'en veux encore !…
- En.. Encore !…
Etouffant un petit râle de contentement, mon amant agrippe fermement mes cuisses pour réitérer son geste brutal. Un nouveau cri m'échappe alors que l'autre entame alors un va-et-vient lent et profond en moi. Chaque pénétration est ponctuée par un gémissement que je ne peux retenir, c'est tellement… tellement bon…
Peu à peu, ses déhanchements se font plus impatients, plus rapides, chaque heurt contre la tache douce au fond de moi me vrillant le corps d'un plaisir exquis. J'appose ma main sur la sienne pour faire accélérer la cadence sur mon sexe… J'en voudrais tellement plus !…
- En… Encore !… Aaah… Plus… fort !
Un léger rire répond à ma demande, ses déhanchés n'accélérant pas leur rythme. Bon… Essayons d'être poli, ça marchera peut-être…
- S'il… vous plaît !…
Accédant alors à mon désir dans un nouveau râle, l'homme aux cheveux d'argent accélère ses coups de reins, calquant le rythme sur celui imposé par son poignet. Au fur et à mesure de l'accroissement de sa vivacité, je sens tout mon être s'échapper. Kami-sama… Moi qui déteste tant la compagnie d'autrui, c'est dans ce genre de moments que je comprends à quoi les autres nous servent… A quoi d'autre sinon à assouvir nos besoin, qu'ils soient physiques ou psychiques ? Ceux qui s'estiment philanthropes ne sont que des hypocrites qui se cachent de la réalité derrière des mots tels qu'amitié ou amour… Un tissu de conneries, oui ! On est avec quelqu'un, on prétend l'aimer, mais finalement, tout ce que l'on aime, c'est l'image que l'autre nous renvoie de nous, précisément l'idée que l'on est quelqu'un d'aimant et gentil ! On aime aider les autres ? Mensonges ! On aime simplement que les autres dépendent de nous, de notre personne ! Finalement, quoi de plus égoïste que d'être altruiste ? Et puis, pourquoi nous embrumer l'esprit et émousser notre jugement avec ces choses que les gens appellent sentiments ? Quoi de plus inutile ! Pourquoi souffrir à cause des autres ? Les autres ne me servent qu'à éprouver des sensations telles que le plaisir, le bien-être physique et l'orgasme, c'est tout. Quand mon corps me dit qu'il est rassasié, je peux enfin me retrouver seul. Si tu ne me sers pas à ce que j'éprouve du plaisir, c'est que tu ne me sers à rien. Cruel ? Non, réaliste. Tout le monde est ainsi. Enfin, en tout cas, d'après mon esprit cartésien dénué de tout biais qui pourrait fausser cette affirmation. Je suis juste un modèle moins hypocrite, plus brut, un spécimen n'ayant subi aucun bourrage de crâne inutile avec des sentiments ou des valeurs. Occupe-toi de ton cul et je m'occuperai du mien.
… Ou laisse-moi m'occuper du tien le temps d'une étreinte.
Alors que ma tête s'est manifestement perdue dans un méandre de pensées, je sens mon esprit s'engourdir de plus en plus sous un feu ardent qui peu à peu me consume. Ma respiration s'est mue en une longue suite de râles et gémissements, les ondulations hypnotiques de Kakashi contre ma peau brûlante s'étant faites brutales et saccadées. Perdu dans un tourbillon de sensations divines, j'accélère brusquement mes mouvements de poignet sur mon sexe tendu ; le sang se met à bouillonner dans mes veines, je cherche mon souffle, mais j'ai l'impression de le perdre de plus en plus, mais je ne panique pas, au contraire, j'agonise, j'agonise sous ces divines sensations, mes gémissements se muant en cris, mon cœur prêt à exploser, je me sens mourir lorsque brutalement je tends avec force, hurlant :
- AAAAAAH !!…
Mon cri de plaisir pur résonne dans la pièce alors que j'explose dans nos mains jointes, les coups de reins de mon amant s'étant faits saccadés afin de compléter mon orgasme. La plénitude m'étreint l'espace d'un bien trop court instant dans ses bras doucereux avant de s'échapper peu à peu de mon corps, cédant sa place à une torpeur cotonneuse. Je m'affale totalement en cherchant à calmer les points colorés apparus devant mes yeux, en quête de souffle, les yeux clos…
Délicatement, je sens mon amant se retirer de moi sans avoir joui. Personnellement, j'ai eu ce que je voulais, je m'en foutrais bien s'il décidait de partir sans…
- Finis-moi, chuchote-t-il en contournant la table.
Bon… Fallait que je m'y attende. Si moi, je l'utilise pour contenter mon désir, il n'en serait que parfaitement légitime qu'il en fasse de même, après tout…
De l'autre côté de la table, juste derrière ma tête, j'entends mon amant de la soirée se caresser d'une main, l'autre effleurant doucement ma joue. Comprenant ce qu'il veut, je rassemble les maigres forces que l'orgasme m'a laissé pour ramper, dos à la table, un peu plus contre lui. Arrivée contre le rebord du meuble, ma tête bascule alors dans le vide et je me retrouve avec le visage à peine espacé du membre prêt à exploser de l'autre. Il se caresse avec vigueur près de mes lèvres que je m'empresse d'entrouvrir – manquait plus qu'il me souille la table après ça. Voulant me sortir au plus vite de cette position inconfortable, je m'amuse à donner quelques coups de langues sur l'extrémité rougie avant que Kakashi ne jouisse à son tour dans un râle de plaisir, tête basculée en arrière. J'accueille sa volupté en bouche sans résister alors qu'il se termine de sa main pendant plusieurs secondes. Le sang commence à me monter à la tête, j'espère que je vais bientôt pouvoir redresser la nuque, sinon…
- Avale.
Je lève la tête pour croiser le regard fatigué bien qu'encore attisé de mon propriétaire. Je pourrais résister par caprice, mais l'idée qu'il puisse me refuser mon réfrigérateur maintenant ne me plaît pas plus que ça. Docilement, je clos alors les lèvres avant de déglutir sans les quitter des yeux, me replaçant plus confortablement sur le meuble de bois. L'autre me sourit avant de réajuster son sous-vêtement en lâchant un petit soupir d'aise.
- C'était bien sympa, me dit-il en remettant son pantalon.
Sympa ? Oui, mon corps a beaucoup apprécié, certes. Mais moi, je voudrais qu'il s'en aille. Enfin, avant cela, bien sûr…
- Quand pourrais-je avoir mon réfrigérateur ?
- Ton réfrigé… Ah, oui. Bien, je te l'apporterais un peu plus tard dans la journée, si cela ne t'ennuie pas.
- Un peu, j'avoue, lui dis-je en me redressant à mon tour en passant une main dans mes cheveux. Mais de toute façon, je n'ai rien à mettre dedans pour le moment. Alors faites à votre aise.
Tout en reprenant son manteau, il m'explique que je trouverai un magasin plutôt bon marché au bout de la rue, mais je ne l'écoute à moitié tant mon regard le presse pour qu'il s'en aille. Je suis fatigué. Non seulement de corps, mais d'esprit. J'ai besoin de me ressourcer seul, maintenant. Etrangement, mon interlocuteur semble avoir compris et se dirige vers la porte d'entrée en lançant :
- Oh, et si tu as besoin d'un téléviseur… Reviens me voir. Tes arguments sont plutôt convaincants. A tout à l'heure.
Alors que j'entends la porte claquer doucement, je clos les yeux et lâche un profond soupir. Enfin… Enfin seul ! Délicatement, je me remets sur pied, mais mes reins me font rapidement comprendre qu'il ne vaudrait mieux pas que je fasse du zèle après une telle étreinte. Saleté de corps… Jamais content, décidément.
Me résignant, je décide de m'accorder un peu de repos avant de partir faire quelques courses – repos physique pour mes reins, repos psychologique pour mon rebus des contacts sociaux. Plus tard, oui. Autant m'allonger un moment avant de sortir à nouveau.
Je me laisse tomber sur le lit deux places, la torpeur de mon récent orgasme engourdissant encore chacun de mes muscles. Je place un bras sur mes yeux et les ferme, m'autorisant un moment de répit loin de tout et de tous.
Prenant pitié de moi, Morphée ne tarde pas à m'accueillir en son sein, m'entraînant dans les limbes du sommeil.
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Pour le prochain chapitre :
Condition imposée :
Sasuke veut se rendre au labo-photo pour développer la photo de Sai, mais quelqu'un lui en empêche et Sasuke pète les plombs.
Propositions :
- Un élément autre que la photo va faire penser Sasuke très clairement à Sai.
- Sasuke va se blesser légèrement et, comme il pète les plombs ce jour-là, la simple petite blessure va le faire craquer et fondre en larmes.
- Sasuke va devenir violent et agressif à l'égard de quelqu'un.
Voilà... Maintenant, vous pouvez harceler mon Adra-chan d'amour pour le chapitre deux XD ! J'espère que ce début vous a plu...
A bientôt !
