Coucou tout le monde !

Démenti (disclaimer pour anglophiles) : non, JK Rowling n'a pas encore de triple personnalité (ou alors, elle est vraiment devenue folle) donc il est évident que Harry et tous ses petits copains et copines ne sont pas à nous (juridiquement parlant bien sûr, parce qu'autrement…).

Couples : encore indéterminé, mais on penche fortement pour un Harry-Drago (ça se voit tant que ça ?). Pour les autres, ça se fera au fur et à mesure…

Blabla bête des auteurs : Un petit retard pour le chapitre 3, car Lilulle était partie en vacances avec son ordinateur et sans internet, et Ritsuko n'avait pas la version définitive pour publier…Mais voilà, les vacances sont terminées, et le chapitre 3 est donc posté !

Notons aussi que Maxwell-sama, la troisième folle du Trio Infernal, récupère petit à petit sa connexion internet, et qu'elle va donc participer plus activement à la rédaction de l'histoire, ce qui signifie…plus de citron dans l'air ! Car oui, c'est elle qui s'occupe de les rédiger ; Ristuko est au scénario et aux idées farfelues et Lilulle à la rédac' (plus collaboration au scénar' aussi). Bref, peut-être bientôt en M si Maxounette se lâche !

Quoiqu'il en soit, le trio Lukomax vous souhaite une BONNE ANNEE 2006 !

PS : Pour les reviews, nous y répondront dans le prochain chapitre en raison de quelques problèmes informatiques (on les cumule en cette fin d'année…).

oOoOo Harry Potter et les Harpies Gauloises oOoOo

Chapitre 3

Deux maisons ennemies en voyage

Enfin, quand tout le compartiment fut à peu près assis, le train s'ébranla, les quais londoniens s'éloignèrent de la vue des passagers, et une voix de femme retentit dans la voiture :

« Ladies and gentlemen, welcome aboard Eurostar. We shall be in Paris in three hours and twenty minutes. We hope that you'll enjoy your stay… » Le reste se perdit dans le brouhaha, puis la voix mélodieuse reprit dans une langue étrangère, que Harry n'avait pas entendue depuis sa quatrième année, dans la bouche de Fleur Delacour. « Mesdames et messieurs, bienvenue à bord de l'Eurostar… »

Harry réalisa seulement qu'il ne parlait pas un mot de français. Et qu'il allait atterrir dans une famille où on ne parlait que le français. Une onde glacée descendit le long de son échine, et machinalement, il se replongea dans la contemplation du paysage. Bientôt cependant, le train s'engouffra dans le tunnel sous la Manche, et il n'eut plus rien d'autre à contempler que des murs de béton qui se succédaient sans fin.

« Potter ! »

La voix traînante de Malefoy le sortit de sa rêverie sur comment communiquer avec des gens qu'on ne comprend pas. Il leva les yeux vers son meilleur ennemi.

« Quoi encore ? »

« Arrête de me fixer de cet air bovin quand je travaille. Ça me dérange. »

Harry ignora la pique, haussa superbement les épaules en signe de dédain profond, et se décida à piquer un somme. Au moins pendant ce temps, il ne dérangerait pas Môssieu. En ce moment, Harry n'avait pas envie de chercher querelle au garçon assis à côté de lui. La mort de Sirius quelques mois auparavant l'avait profondément secoué. Et si le blond ne le provoquait pas, Harry ne cherchait plus à se disputer avec lui. À quoi bon ? De toutes façons, Malefoy, ce n'était qu'un bébé unique pourri gâté par ses parents…

Il se cala contre son fauteuil, et commença à somnoler presque instantanément. Le jeune homme ne sut jamais de quoi il avait rêvé ni combien de temps il avait roupillé, avachi sur son siège minuscule, mais quelques temps après, une main lui secoua rudement l'épaule, l'arrachant à sa torpeur ; comme tout bon Harry mal réveillé, il leva des yeux collés vers son réveil matin et marmotta :

« Mmmrrr…Qu'esse y s'passe ? Hmmm ? »

Une voix froide, très différente de celle de Ron qui le secouait habituellement, l'accueillit :

« Y se passe, Potty, que tu rêves trop fort, que ça m'empêche de me concentrer, et que j'ai besoin d'aller aux toilettes moldues. Alors pousse-toi sinon je te passe dessus. »

« Rrrr ? », fit juste Harry. « Hmmm…Passe-moi dess…zzz… »

« Mais pousse-toi de là crétin ! », hurla le blond en le secouant de plus belle.

Puis voyant que ça ne servait à rien car les paupières de Potter étaient décidément bien collées l'une à l'autre, Drago ne fit ni une ni deux, et passa carrément sur son meilleur ennemi, se prit entre temps les pieds dans le sac d'Harry par terre, et s'étala de tout son long, à moitié dans le couloir, à moitié sur Harry.

Toute cette agitation l'avait évidemment incité à ouvrir les yeux. Et la première chose qu'il vit sur ses genoux furent les fesses de Drago recouvertes d'un baggy en jeans, alors que celui-ci essayait de se remettre debout en rampant à quatre pattes, furieux, en éructant des phrases comme :

« Poooooooooootter ! Je vais te tuer ! Mais tu vas souffrir avant, oh oui, tu vas souffrir ! »

Harry cligna des yeux. Derrière lui, Pansy ouvrait et refermait la bouche comme un poisson dans un bocal, et Parvati pouffait de rire. Ron, qui passait dans le couloir, écrabouilla une des mains de Malefoy, et lança :

« Ooooooouuups…Navré la fouine, je t'avais pas vu ramper sur le sol…Ça te va très bien comme position…Harry, tu devrais en profiter, et lui mettre la fessée que ses parents lui ont jamais donnée… »

Et joignant le geste à la parole, il envoya une méchante claque sur les fesses de Malefoy. Pansy semblait avoir oublié comment on faisait déjà pour respirer tellement elle était interloquée. Et de manière générale, tout le compartiment semblait soit hilare, soit abasourdi selon la maison d'origine. Ce fut alors que Malefoy sembla se rappeler comment se redresser. Il glissa au sol et se releva, ayant complètement oublié Harry :

« Weasmoche, je vais te tuer ! », hurla-t-il en sortant sa baguette de la poche arrière de son baggy. « Oser poser tes mains de pauvre sur moi ! Tu vas t'en souvenir ! »

Ron avait déjà fui dans le couloir, ébouriffant les cheveux gras de Rogue, qui énonça au passage vingt points de moins pour Gryffondor pour courir dans le train, suivi de près par un Malefoy déchaîné dont la baguette projetait des étincelles vertes de fureur. Tonks fit remarquer malicieusement :

« Malefoy, cinquante points de moins pour Serpentard pour course dans le train assortie d'usage illégal de la magie ! »

Ron se réfugia dans les toilettes, et en claqua la porte au nez pointu du blond.

« Belette, sors d'ici et bats-toi ! »

« Trop tard la fouine, chuis preum's ! »

« Sors de là, moi aussi j'ai envie d'y aller ! »

« Nan ! »

« Si ! »

Finalement, vu que tout le wagon ricanait plus ou moins ouvertement (en fonction de la proximité de Serpentard costauds comme Crabbe et Goyle par exemple), Rogue sentit qu'il devait intervenir, même si cela n'était pas tellement en faveur de sa maison :

« M. Malefoy, regagnez votre place. »

« Mais professeur… », geignit le blond. « Il m'a mis une fessée devant tout le monde ! »

Rogue roula des yeux :

« IMMEDIATEMENT ! »

Puis il se tourna vers la porte :

« Et vous, M. Weasley, ne monopolisez pas les toilettes trop longtemps, et n'oubliez pas qu'il y a des moldus dans ce train ! »

Harry vit revenir un Malefoy plus rouge qu'il ne l'avait jamais été, et qui avait visiblement du mal à se contenir (que se soit de fureur ou d'envie d'aller aux toilettes). Il leva les yeux de son magazine de Quidditch.

« Alors, cette première fessée ? Ça fait pas trop mal à ton derrière aristocratique ? »

Malefoy le fusilla du regard :

« Si tu la fermes pas bientôt, Potty, je te garantie que c'est toi qui va avoir mal à ton derrière, et dans pas longtemps. »

« Des menaces ? », ricana Harry en se levant lentement.

Bien qu'il soit légèrement plus petit que le Serpentard blond, le Survivant n'avait jamais eu peur de son ennemi.

« Tiens, pour une fois, tu percutes vite, Potty…Ça m'étonne presque de toi…T'aurait-on greffé quelque chose entre tes deux oreilles pendant les vacances de la Toussaint ? »

Harry allait rétorquer quelque chose, quand la voix de Rogue retentit au fond du wagon :

« Malefoy, Weasley ayant eu l'extrême obligeance de libérer les sanitaires, je ne vais pas vous tenir la porte cinquante ans je vous préviens... »

Du coup, le blondinet ne prêta plus attention à son binoclard préféré, et fonça droit aux chiottes. Harry soupira ; décidément, contrairement au bon vin, les années ne faisaient qu'empirer Malefoy Junior. Plus le temps passait, plus il devenait bête. Il allait se replonger dans sa lecture, quand il vit passer Pansy, en direction des toilettes. Il se retourna, en bonne commère, vers Parvati.

« Je crois qu'elle pense que Malefoy a fait exprès d'aller aux toilettes pour se retrouver seul avec elle. », avança juste la jumelle. « Moi, je crois surtout qu'il avait une envie pressante, et pas d'elle, tu peux me croire… »

Harry et Neville s'engagèrent alors dans une conversation typiquement gryffondorienne sur le dénigrement des Serpentard, qui étaient moches, bêtes, prétentieux, sournois, et tout ça, quand on entendit un hurlement au fond du compartiment, suivi d'un cri d'amour universel :

« Dégage, espèce de troll en jupette, qu'est ce que tu crois tu fais là ? »

Deux minutes après, Pansy revint, presque la queue entre les jambes. Elle s'assit sur son fauteuil, piqua le magazine de Parvati, et s'absorba dans la lecture d'un article très passionnant sur une potion anti-poils aux jambes.

Les trois Gryffondor continuèrent à parler, quand Harry se souvint d'une chose qui le préoccupait :

« Dites, vous parlez français, vous ? »

La réponse des deux autres fut équivoque : vu qu'il n'y avait pas d'enseignement de langues à Poudlard (à part runes anciennes), personne ne parlait français.

« Mais comment on va faire ? », gémit Harry.

Parvati haussa les épaules d'un air je-m'en-foutiste. Et Neville eut un air ahuri :

« C'est vrai, j'y avais pas pensé, tiens…J'aurais dû acheter un guide de voyage moldu, ma grand-mère m'a dit que ça existait… »

« Oui. », dit Harry. « Mon oncle et ma tante en avaient acheté un, quand ils sont allés un week-end à Paris quand j'étais en première année…Y avait des phrases en français à la fin. J'aurais dû le leur emprunter… »

Ils furent à nouveau interrompus par un reniflement dédaigneux.

« Stupides Gryffondor. Comme si on avait besoin de livres moldus ! Et vous vous prétendez sorciers ? Dégage de là, Potter, je passe. »

Et joignant l'utile à l'agréable, il flanqua un coup de coude dans les flancs du Gryffondor, l'écartant sans ménagement pour accéder à sa place. Harry grogna quelque chose qui ressemblait à ''Un candidat pour la fessée à ce que je vois ?'', mais Drago ne fit rien de plus. De toutes façons, le blond n'était visiblement pas d'humeur à s'énerver, même pas contre son pote Potty. Il referma son grimoire, le balança dans son sac, se rencogna contre la fenêtre et s'endormit.

« Bin, elle a vraiment dû l'énerver, Parkinson. Il t'a presque pas enguirlandé, Harry… », constata Neville.

''Au moins, je serai tranquille pour le reste du voyage…'', se dit Harry avec satisfaction.

oOoOoOo

Une heure et demie plus tard…

Un bruit assourdissant, une foule bariolée, des affiches criardes…Harry n'avait pas l'impression tant que ça de ne plus être en Angleterre pour la première fois de sa vie. Sauf que la foule autour de lui bruissait d'une langue qui ne lui était pas tout à fait inconnue. Et qu'il ne comprenait pas les slogans de pub moldue sur les panneaux…À part ces détails, rien n'était vraiment différent. Le brun s'était bien reposé dans le train : Malefoy avait roupillé tout le trajet, et il n'y avait pas eu d'autres incidents notables –si ce n'est que Trevor, le vieux crapaud sénile de Neville, s'était échappé et avait failli se faire écraser par un contrôleur totalement abasourdi que Drago l'ait traité de ''sale moldu hystérique''…À présent, le même blond, qui avait récupéré au passage sa bande de babouins préhistoriques, émettait des jugements péjoratifs sur tout ce qu'il voyait. Et les moldus français ont l'air encore plus cons qu'en Angleterre, et la gare elle pue, et on comprend rien quand ils parlent, passe-moi un bonbon Zabini

Hermione ne cessait de lever les yeux au ciel. Elle, elle était déjà venue en France, elle trouvait ça très chouette –malgré leurs fromages.

« Imbécile de Malefoy, moi, j'ai pas besoin de bonbons pour parler français…J'ai appris dans un livre, c'est beaucoup mieux, je suis pas obligée de ressembler à un ruminant qui doit changer de bonbon toutes les deux heures… », marmonna-t-elle.

Ron et Harry se regardèrent : Hermione avait vraiment appris à parler français ? Bon, d'accord, ses parents, comme tout bon bourgeois britannique, avaient une villa dans le Lubéron, mais quand même !

Ils n'eurent pas le temps d'épiloguer plus sur les compétences toujours étonnantes de leur amie, que Tonks fit signe à la soixantaine d'élèves de se regrouper autour du professeur Rogue, qui discutait avec un grand bonhomme maigre, dont les moustaches noires et luisantes étaient au moins aussi cirées que ses bottines de ville. Il portait un complet violet pâle à queue de pie, et un chapeau haut de forme de la même couleur. Il se détourna de Rogue un instant, et apprécia d'un coup d'œil les élèves de Poudlard qu'on leur avait refourgué –nul doute que c'était le représentant de Beauxbâtons.

Les Gryffondor paraissaient à peu près crédibles en lycéens moldus, car bon nombre d'entre eux avaient des parents moldus, comme Hermione ou Dean, et ils avaient pu conseiller les autres. Mais les Serpentard, tous d'anciennes familles sorcières, c'était une autre paire de manche. Bien sûr, Narcissa avait emmené son petit Epouvantard à ressort pour lui trouver des habits moldus, sur Oxford Street, cette grande rue moldue londonienne pas très loin du Chemin de Traverse, mais en l'absence de toute référence de mode, certains assortiments n'étaient pas très heureux. Drago se retrouvait ainsi avec un baggy jean couvert de peinture (paraît que c'est tendance), et une chemise blanche à nœud pap', avec par-dessus une redingote. Il aurait été le pote d'Harry, celui-ci lui aurait dit que sans la redingote et le nœud pap', son look aurait pu bien passer. Mais là, c'était trop bon de le laisser se pavaner dans des habits qui avaient coûté à sa mère probablement le coût d'une hypothèque sur le manoir Malefoy et qui en plus le ridiculisaient totalement.

Les autres Serpentard étaient de plus bien pires que leur Prince. Pansy portait une minijupe jaune fluo avec des mi-bas roses à rayures noires, des bottes vert criard et une veste de golf en tweed ; Goyle avait un kilt surmonté d'une veste en cuir à la Hell's Angel, et Crabbe un pull en mohair bleu pâle et un pantalon à pince noir.

L'homme avec Rogue paraissait fort soucieux de leur apparence, car les gens dans la gare ne cessaient de se retourner sur leur groupe. Il fit un signe, et Rogue, relayé par Tonks, leur dit d'avancer. Il descendirent des escaliers, puis arrivèrent devant un escalier qui bougeait tout seul. Les enfants de moldus –donc, les Gryffondor et apparentés– descendirent sans appréhension, mais il y eut un tollé incroyable chez les Serpentard qui ne voulaient pas poser leurs augustes petits pieds sur ce truc moldu bizarre qui avançait tout seul. Rogue dut les menacer d'une retenue collective à signer des posters d'Harry Potter pour les faire avancer, et ça n'empêcha pas Malefoy de pousser des petits cris apeurés et suraigus pendant toute la durée de la descente.

Ron, quelques marches devant, rigolait avec Dean et Seamus :

« Non mais écoutez-moi ça, quelle chochotte ! On dirait une fille qui couine ! »

Harry songea qu'effectivement, on aurait dit des couinements de fille. Non que ça soit désagréable, mais il avait hâte que Malefoy se la boucle enfin. Bien entendu, une fois en bas, Ron, trop occupé à casser du sucre sur le dos de Drago, se prit les pieds dans le tapis roulant et s'étala, provoquant un embouteillage en amont, et plein de moldus vociférant en français. Malefoy, quant à lui, bien qu'ayant couiné tout le trajet, réussit sa sortie pas trop mal pour un grand débutant en escalator.

Le sorcier français avait l'air de penser clairement : ''Merlin, mais qu'est ce que c'est que ce ramassis de timbrés empotés qu'ils nous ont collé ? Ils ont jamais eu de stage de survie en milieu moldu ou quoi ?''. Pinçant les lèvres, il les fit avancer jusqu'au coin des casiers de la gare, et marcha d'un pas raide jusqu'à la rangée 2000, composée de grands casiers d'un mètre de hauteur, de couleur canaris pétard. Il pila devant le casier 2284, sortit discrètement de sa redingote une petite baguette souple comme un roseau, et tapota dessus, tout en prononçant une comptine en français :

« Gourgandines et petits gredins

Ne méritent que coups de gourdin… »

La porte du casier de gare s'ouvrit, il fit un signe de sa baguette et s'adressa aux élèves pour la première fois depuis le début :

« Allons, pressons, pressons ! Nous n'avons pas toute la journée ! »

Tout comme Madame Maxime, Fleur, et les autres élèves, il avait un accent français effroyable, mais l'essentiel était qu'on le comprenait. Un peu inquiets, les élèves s'engouffrèrent dans le casier en file indienne en baissant la tête…

oOoOoOoOoOo

Le sondage de Ritsuko

Mais qu'y a-t-il derrière la porte du casier de la Gare du Nord à Paris ?

A/ Bin, Beauxbâtons…C'est pas là qu'ils étaient censés aller, à la base ?

B/ La Tour Eiffel, car Rogue avait envie d'y aller, et comme ils sont plus de vingt, y a le tarif de groupe, c'est moins cher !

C/ L'Elysée. En fait, Chirac est un sorcier et il les a invités à une garden-party…

D/ Un vieux sac de sport mité et des baskets trouées qui puent…En fait, le sorcier français s'est gouré de numéro de casier...