Blabla bête des auteurs : Coucou tout le monde ! Eh oui grand retour de Lilulle et Ritsuko ! Très en forme cette semaine, car jeudi c'est l'anniversaire de Lilulle !
Lilulle : « Alors tout le monde a intérêt à me souhaiter un joyeux anniv' pour mes 22 ans, sinon je poste plus avant le mois de mars ! »
Ritsuko : « Quoi ! 22 ans ! Mais t'es vieille ! Vais t'offrir un déambulateur et des bas à varices ! »
Lilulle (frappe Ritsu avec un Code civil) : « Toi aussi t'es vieille, t'as 21 ans et demi alors fais pas ta maligne ! »
Ritsuko (se masse le crâne) : « Aïe ! T'avais pas besoin de le dire…Pis de toute façon, si on fie à l'âge mental… »
Lilulle (énervée) : « Je sais, je sais, j'ai l'air d'avoir 16 ans de toutes façons, on me demande toujours à ma fac si chuis en première année…Mais Ritsu aussi a l'air d'un bébé ! »
Ritsuko (perplexe) : « Oui...c'est peut-être vraiment le reflet de l'âge mental en fait… »
Maxwell-sama (la seule à peu près normale des trois) : « Et elles partirent se soûler pour oublier qu'on les prenait toujours pour des collégiennes… »
Bref qui dit anniversaire dit chapitre un peu chamboulé ; enfin surtout la fin, car cette semaine, pas de sondage de Ritsuko mais à la place un concours pour toi, lecteur, qui va te permettre de gagner le chapitre 9 avec quatre jours d'avance (pour plus de détails, voir à la fin du chapitre 8…)
Concernant ce chapitre 8, rien de bien innovant, mais on découvre un peu plus l'environnement dans lequel les p'tits mômes de Poudlard vont évoluer dans la fic –et plus particulièrement Harry et Drago ! Bonne lecture !
Réponses aux reviews : Encore une fois, Lilulle (c'est moi) a dû répondre à tout le monde qui était enregistré sur le site (si ce n'est pas le cas, s'il vous plaît, envoyez-moi un mail pour me crier dessus…). Donc, à l'attention toujours de Lelia Black : merci encore pour tes reviews. Je vais essayer de te répondre le plus précisément possible :
-le nom des maisons : c'est parti d'un délire entre Ritsu et moi, c'est d'ailleurs à cause de ça qu'on a commencé à écrire cette fic…
-les couleurs : on a essayé de les calquer sur celles de Poudlard (non on ne s'en cache pas), parce qu'on avait la flemme d'inventer un truc super original et tout. Donc ça donne Vampiglams : rouge, Barbiepouff : bleu, Fumoquette : jaune, et Chalalard : vert…
Et félicitations à Keiko qui a remarqué les initiales débiles des transports par calèche au chapitre 4 ! Wow ! Et encore un grand merci à tous ceux qui ont reviewé !
Démenti (disclaimer pour anglophiles) : non, JK Rowling n'a pas encore de triple personnalité (ou alors, elle est vraiment devenue folle) donc il est évident que Harry et tous ses petits copains et copines ne sont pas à nous (juridiquement parlant bien sûr, parce qu'autrement…).
Petite atténuation : les personnages nouveaux (Eymelie, Benoît, Mélinée et tous les autres…) sont totalement à nous !
oOoOo Harry Potter et les Harpies Gauloises oOoOo
Chapitre 8
Les enfants de Puysorciers
Salle des Portoloins, cinquième étage, aile Est…
Après une visite longue et mouvementée du château, la nuit tombait déjà sur Beauxbâtons. Harry avait ainsi découvert que les élèves de Beauxbâtons ne suivaient pas exactement les mêmes cours qu'à Poudlard –même si dans l'ensemble, les matières correspondaient. Ils avaient bien sûr Potions, Botanique, Sortilèges, Métamorphose, Histoire de la Sorcellerie (mais en France, bien sûr), mais ne semblaient pas avoir de Soins aux Créatures Magiques, de Défense contre les Forces du Mal, d'Arithmancie ou de Divination. En revanche, ils étudiaient les langues étrangères (les options allaient de l'anglais au langage des êtres de l'eau), car en France, l'usage des Idiomagums était semble-t-il très réglementé ; ils suivaient aussi des cours d'Expression d'Art ou de Musique Magiques et d'Occlumencie – Légilimencie, ainsi qu'une matière appelée Sorcellerie d'outre-mer. Mélinée avait dit que c'était son cours préféré, car elle adorait les rituels africains, et qu'une fois, Lorelei avait réussi à transformer David, un Fumoquette, en un zombie très acceptable. En outre, ils apprenaient dès la cinquième année l'art d'être Animagus. C'était le cours préféré d'Elianor, qui arrivait presque à se transformer en panthère des neiges ; en revanche, Eymelie n'aimait pas ça et envisageait d'arrêter, car sa forme Animagus était une coccinelle, et elle n'arrivait pas à bien se concentrer pour se transformer. La plupart du temps, elle ressortait du cours le visage constellé de taches noires qu'elle avait du mal à faire disparaître.
À présent, c'était l'heure où tous les élèves rentraient chez eux. Y compris les première et deuxième années (ou sixième et cinquième, comme on les appelait ici), car on était vendredi soir, après tout. Au-dehors du château, derrière les douves, quatre énormes carrosses dorés étaient stationnés, et on entendait les énormes palominos piaffer jusqu'à l'intérieur des murs de pierre. Harry se dit que s'il avait été confronté à ça à onze ans, il serait sûrement devenu fou ; heureusement qu'à Poudlard, les élèves restaient toute l'année à l'école, excepté pour les vacances de Noël. Mais ça, en France, c'était apparemment inconcevable. Mélinée avait même dit que pour ses deux premières années, ç'avait été très dur de ne plus rentrer chez elle le soir, surtout que dans le dortoir, elle avait été mise avec Elianor, Eymelie, Malika et Lorelei, et qu'elles avaient été élues « Foutoir de l'année » dès leur sixième (et qu'elles avaient conservé ce titre en cinquième, alors qu'habituellement, ce prix n'était remporté que par les Fumoquette). Dès treize ans, les petits sorciers français rentraient donc tous les soirs chez eux par Portoloin.
Harry regarda autour de lui. La salle aux Portoloins était immense. C'était une sorte de gigantesque hall qui aurait pu paraître, aux yeux du néophyte, semblable à une décharge. Des objets tous aussi crasseux et usagés les uns que les autres étaient entassés un peu partout ; le seul semblant de rangement était constitué par quatre grandes alcôves où ils s'empilaient. La première était ornée d'un animal longiligne à l'air arrogant, la seconde, d'un volatile déployant ses plumes, la troisième, d'une silhouette ailée pourvue de deux immenses pavillons acoustiques, et la quatrième, d'une grosse boule de poils.
« Combien y en a, de Portoloins, ici ? », demanda Ron qui se trouvait près de Lorelei (car il devait loger chez elle).
« Autant qu'il y a d'élèves. Comme on a pas le droit de les emporter en cours, on les dépose ici pour la journée. »
« Et comment vous les récupérez dans tout ce fourbi ? », fit Hermione d'un air sceptique.
« Facile ! », fit Mélinée, en sortant une petite baguette de bois blanc, qu'elle avait décorée d'étoiles roses qui scintillaient. « Accio boîte de piments forts ! »
Aussitôt, une vieille boîte de conserve vola à travers la pièce et se retrouva au creux de la paume de Mélinée.
« Ça ne marche pas ? », fit Hermione en constatant que la petite sorcière était toujours là.
« Bin non, il faut d'abord que ça soit l'heure, et après, il faut prononcer la formule. Ça part pas seul, imagine si tu touchais celui d'un autre par inadvertance, ce serait ennuyeux, tu atterrirais dans un endroit que tu ne connais pas… », fit Méli. Elle se tourna vers Harry : « Si tu veux, on peut y aller ? Il est déjà 18h30 ; j'ai envoyé un hibou à maman pour la prévenir de ton arrivée, mais plus tôt on arrive, plus on mangera… »
Harry jeta un œil aux deux autres.
« Vas-y, Harry, de toutes façons, on va partir bientôt aussi. », assura Hermione.
À côté d'elle, Eymelie avait déjà invoqué un vieux buste en bronze d'un bonhomme moustachu au front dégarni (1), et tapotait dessus en marmonnant :
« Departum prestum ! »
Le bonhomme moustachu commença à scintiller légèrement, Eymelie agrippa le bras d'Hermione, pour le poser sur le socle, et un craquement plus tard, il ne restait plus d'elles qu'une volute de fumée. Mélinée prononça à son tour la formule, et confirma à Elianor qu'elle viendrait le lendemain, alors que Ron et Lorelei disparaissaient dans un éclair foudroyant. La jeune sorcière intima à Harry l'ordre de se tenir au couvercle de la boîte de conserve, et attention au bord tranchant, c'est parti. Crac !
Elianor, dernière à rester dans la salle du groupe, se gratta la tête, alors que son cousin, qui était resté à l'écart pendant l'après-midi, marmonna :
« Si seulement ça pouvait lui trancher les veines ce vieux truc rouillé, qu'il en crève… »
« Bon, ça a l'air d'aller mieux, toi. », fit la Française. « Je pensais prévenir mes parents, qu'on allait rentrer en calèche, mais t'as l'air en état de supporter le Portoloin, depuis qu'Hermione t'a donné cette pastille violette…Mais quand même, il vaut mieux que papa t'ausculte quand on sera arrivés. »
« Je suis pas malade ! », feula le Préfet blond. « J'ai juste eu un temps d'adaptation au pays voilà tout ! »
« Eh bin, heureusement que t'es pas parti en échange scolaire au Togo toi ! », rétorqua sèchement Elianor. Elle se retourna vers la pile d'objets qui diminuait au fur et à mesure que les élèves rentraient chez eux. « Accio bouteille de Pastis ! »
Un flacon de 51 vide vint se loger au creux de sa main. Au regard interloqué de Drago, Elianor aboya :
« Quoi ? Je te demande pourquoi vous buvez du Whisky Pur Feu en Angleterre ? » Elle se radoucit, en voyant que son cousin pâlissait encore un peu plus. « Allez, pose ta main sur le goulot, et donne-moi la deuxième, que je te perde pas en route ! DEPARTUM PRESTUM ! »
oOoOoOo
Quelques minutes plus tard…
Les yeux gris de Drago scrutèrent l'obscurité avec inquiétude. Tout était silencieux, et il faisait horriblement froid. Pendant un instant, il pensa même qu'il était seul, mais une respiration à ses côtés le rassura : sa cousine s'essuyait la robe qu'elle avait salie en tombant dans un bouquet de lavande.
« C'est quoi, ici ? », couina le blondinet.
« Ici, c'est la colline de Montalban. Et là, en bas, c'est le village de Puysorciers. C'est le seul village sorcier de France métropolitaine avec Bâtonlair, qui est en Bretagne, à côté de Beauxbâtons. C'est de là que vient ma famille à l'origine. Oh, et la tienne aussi y vivait il y a très longtemps de ça. On peut dire qu'à l'origine, on est un peu tous les deux des enfants de Puysorciers…Bon, depuis, nos deux familles ont déménagé, mais t'inquiète pas, nous, contrairement aux Malefoy, on est pas allés très loin. »
Drago cligna ses yeux pâles en direction de petites lumières tremblotantes en bas. À côté de lui, Elianor s'était redressée, et lui avait pris la main.
« Allez, y se fait tard, on va rejoindre le moulin. »
« Le moulin ? »
Même dans l'obscurité, Eli distingua le petit nez pointu plissé de dégoût.
« Fais pas cette tête, c'est un très chouette moulin enfin ! Pas un truc abandonné ! Ma mère est une super décoratrice d'intérieur, on a beaucoup d'espace, chuis sûre que c'est aussi classe que ton manoir. »
Drago émit un reniflement dédaigneux indiquant qu'il ne partageait pas le même avis, mais Elianor ne s'en formalisa pas. Son père l'avait prévenue : les Anglais sont un peu snobinards et pas toujours agréables au premier abord, ce à quoi le papé avait rajouté que les Malefoy n'étaient déjà pas très sympathiques du temps où ils étaient Français, alors qu'est ce que ça devait être maintenant qu'ils étaient devenus Anglais.
« Allez, c'est par là ! », dit-elle le plus joyeusement qu'elle put. « Lumos ! »
Ils dévalèrent la colline, empruntèrent un petit chemin dans la garrigue, s'éloignant ostensiblement des lumières de Puysorciers.
« Dis donc, le Portoloin était pas censé nous amener au plus près de chez toi ? », ronchonna Drago après avoir marché une demi-heure dans la lande et trébuché une bonne demi-douzaine de fois.
« Si, si, mais c'est là, le plus près possible. », fit Eli en se retournant. « On habite un peu en dehors de Puysorciers, mais on pouvait pas faire arriver le Portoloin plus près. »
Elle s'arrêta, fit face à son cousin, et se gratta la tête, l'air perplexe.
« Je sais pas comment trop t'expliquer ça…Hmmm. Le fait est que notre famille est assez spéciale, et on peut pas tolérer qu'un Portoloin amène des gens trop près de nous. La propriété familiale est un peu comme Poudlard ou Beauxbâtons, tu vois ? On ne peut pas y transplaner, ou apparaître à proximité, bref, y entrer comme dans un moulin ordinaire…Normalement, j'utilise la poudre de Cheminette, mais avec toi, c'est impossible, comme tu n'es pas à proprement parler de la famille proche, tu serais rejeté et tu resterais coincé dans le conduit…C'est comme ça depuis très longtemps. Apparemment, c'est de la magie très ancienne qui nous protège. Mais t'en fais pas, on a fait la moitié du chemin, là. »
Ils se remirent à marcher, cette fois, en plein milieu de la garrigue ; plus aucune lumière nulle part, exceptée celle qui se dégageait des deux baguettes magiques. Bientôt apparurent à l'horizon de hautes crêtes montagneuses, qui se rapprochèrent de plus en plus. Elianor bifurqua avant d'arriver sur elles, et ils gravirent légèrement un terrain en à-pic. En haut de la petite butte se détachait dans la nuit étoilée la silhouette fantomatique d'un moulin aux ailes cassées et tordues, protégé par l'ombre inquiétante d'une haute cime juste derrière.
« Nous y voilà ! », annonça la jeune fille d'un air enthousiaste.
Drago leva des yeux craintifs vers le vieux moulin à vent, et derrière celui-ci, vers l'amas rocheux qui le surplombait. Celui-ci semblait particulièrement massif, comme si des murs et des tours se dressaient à son sommet. Le jeune Serpentard éprouva soudainement un violent malaise, comme si la pastille des Weasley Twins ne faisait plus d'effet, et il dut mettre la main devant sa bouche pour ne pas vomir. Le sentiment d'oppression s'accentua brutalement, s'abattant sur ses épaules comme un bloc de ciment. Elianor ne l'avait pas encore remarqué, et leva les yeux sur la montagne sinistre avec une sorte d'adoration respectueuse :
« Ah, tu l'as remarqué ? Il est beau non ? Le château de Peyrepertuse, à l'ombre duquel ont grandi tous les Quercevalles depuis des siècles ! »
À ces mots, Drago se sentit encore plus nauséeux qu'auparavant, et un profond haut-le-cœur le secoua brutalement ; il tomba à genoux, ravagé, sentant qu'il n'allait pas tarder à être malade, mais à un échelon cent fois plus élevé qu'à Beauxbâtons.
« Eh ! Ça va pas ? »
La voix de sa cousine lui sembla affreusement lointaine. Une autre voix, froide, cruelle, hurlait dans son esprit : Où crois-tu aller comme ça, petit dragon ? Est ce que tu crois que c'est en t'éloignant de moi que tu vas t'échapper ? Tu es vide, petit dragon, si vide, car tu n'as jamais appartenu qu'à moi, et bientôt tu n'appartiendras jamais plus qu'à moi…Mais la voix se fit de plus en plus violente, lointaine, comme si elle cherchait à le retenir, sans y parvenir, et que sa haine se décuplait pour l'atteindre par-delà les mers. Anéanti, Drago sentit ses yeux se fermer alors qu'il vomissait encore et encore tout ce qu'il avait dans l'estomac, avant de s'écrouler inconscient sur le sol.
Il ne le heurta jamais, car Elianor le retint juste à temps, totalement paniquée. Elle essaya de le secouer, de le gifler, mais il ne reprenait toujours pas conscience ; elle tâta son pouls, qui battait toujours faiblement, mais n'osa pas lui faire de bouche-à-bouche –il venait quand même de vomir…
« Maman ! Papa ! », hurla-t-elle dans l'obscurité.
Mais le moulin était encore trop loin, et avec la protection magique, ils n'entendraient sûrement rien avant qu'elle n'ait passé l'enclos de protection. Eli se força au calme, prit sa baguette, l'agita vers Drago en marmonnant :
« Lévicorpus ! »
Le corps mince du Serpentard se souleva de lui-même dans les airs et lévita, à quelques centimètres au-dessus du sol. La tête de Drago reposait sur sa poitrine, et il avait l'air endormi, si ce n'était son effrayante pâleur et la salissure de sa robe.
« Crotte de Strangulot ! Maman va péter les plombs… », geignit la jeune fille.
Elle avança vers le moulin, et arrivée devant la clôture rouillée qui en barrait l'accès, elle tapota la grille d'entrée de sa baguette, et chantonna, sans la moindre hésitation cette fois :
« L'ami Cahouète me fait la tête
Mais qu'a Cahouète ? (2)
Donne-lui des quelques cassis
Aromatisés à la crème d'anis.
C'est une Cacahouète
Une Cacahouète au pastis… »
La grille branlante s'ouvrit en grinçant…
oOoOoOo
Bien loin de là…
« Alors, ça te plaît ? », demanda Mélinée, en revenant dans la salle à manger.
Harry n'avait pas détaché ses yeux de la table recouverte d'une nourriture qu'il n'avait jamais vue de sa vie. Des petites soucoupes de terre cuite peinte était alignées les unes à côtés des autres, remplies de piments, de cornichons, d'une espèce de purée marron pâle, ou encore de taboulé.
« Euh… », dit-il en rajustant ses lunettes. « Je…euh…ne connais pas trop ce genre de…cuisine… »
« C'est normal, c'est oriental. », expliqua Mélinée. « Mes parents sont des sorciers d'origine arménienne, mais ça fait longtemps qu'on a fui le pays, tu sais, avec cette histoire de loups-garous turcs au 17ème siècle…Au début, on arrivait à les contenir, mais c'est devenu trop difficile. Mais bon, on continue de cuisiner comme en Arménie, et de faire de la sorcellerie artisanale comme au pays. Ma mère travaille à la section Médecine Expérimentale au ministère, elle adore inventer des potions médicinales, elle était super douée en potions quand elle était à Beauxbâtons. Je lui ai dit que le prof qui était avec vous était votre prof de potions, elle veut le rencontrer, tu comprends, ça l'intéresse vachement… »
Au mot 'prof de potions', Harry arracha ses yeux à la contemplation de la tablée garnie, se retourna vers son hôte, et sursauta violemment. Les cheveux de Mélinée, qui étaient d'un blond platine criard quand elle avait quitté la pièce, étaient à présent d'un vert émeraude vif. Avant qu'il n'ait pu bredouiller quelque chose, Méli attrapa une mèche entre ses doigts :
« Je parie que t'aimes pas…Flûte, je pensais être pourtant arrivée à deux trois trucs près à refaire la couleur de tes yeux… »
« Mais… », bafouilla Harry. « Comment… ? Tu…Tes cheveux ? C'est une potion ? »
« Pourquoi, tu veux aussi les cheveux verts ? Maman peut t'en faire une sans problème ! », assura Arakel, le grand frère de Mélinée, qui entrait dans la pièce à ce moment.
« Euh, non mais… »
Mélinée eut un large sourire :
« Non en ce qui me concerne, je suis presque une Métamorphomage. En fait, ma grand-mère l'était entièrement, mais je n'ai eu que la faculté de changer de couleur de cheveux… »
« …ce qui est déjà très bien, ça nous évite de te payer des balayages hors de prix chez le coifforcier, comme pour ta sœur. Un Gallion et trois Mornilles pour deux coups de ciseaux, tu te rends compte ? (3) », intervient la mère de Mélinée en entrant à son tour dans la pièce, deux carafes d'eau et une bouteille de liqueur de pêche volant dans son sillage. « Assieds-toi Harry. On va commencer à manger. »
Harry, en s'asseyant, ressentit la même sensation de sécurité chaleureuse qu'il éprouvait quand il passait ses vacances au Terrier.
Les Astadourian étaient par certains côtés semblables aux Weasley, mais avec moins d'enfants et plus de moyens financiers. Assez bizarrement, ils habitaient en plein cœur d'une ville française moldue, dans un immeuble tout ce qu'il y avait de plus moldu, et leur appartement, d'extérieur, ne payait vraiment pas de mine. Mais une fois dedans, tout avait été magiquement amplifié et agrandi, de sorte qu'Harry était convaincu qu'ils avaient autant de surface habitable que ces abrutis de Malefoy dans leur manoir froid et moyenâgeux. Lui-même avait hérité d'une chambre d'amis gigantesque qui devait faire à elle seule la superficie du rez-de-chaussée du pavillon des Dursley. Les quatre autres chambres de l'appartement étaient tout aussi grandes, et on aurait pu faire rôtir un cerf entier dans la cuisine.
Harry portait à sa bouche un morceau de houmouss quand on entendit un grand bang ! contre la porte vitrée de la salle à manger. Le père de Mélinée, qui venait de rentrer de son travail, se leva d'un bond, et ouvrit la fenêtre. Un énorme hibou noir aux yeux orange et globuleux pénétra dans la salle et gratifia la mère de Mélinée, devant laquelle il se planta, d'un hululement sonore et empressé.
« Ça alors ! Qu'est ce que tu fais là à cette heure-ci, toi ? », dit la jeune fille aux cheveux verts.
« Tu connais ce hibou ? », demanda Harry, incrédule.
« Oui, c'est Portalis (4) ! C'est le hibou de la famille d'Eli ! Mais qu'est ce qu'il fabrique ici, ça, j'en sais rien ! »
« Je me demande bien ! Et surtout, pourquoi est ce qu'il vient me voir moi ? », dit sa mère, en détachant de la patte de l'animal un bout de parchemin.
Elle parcourut la missive des yeux, et au fur et à mesure, son teint vira à l'olivâtre. Elle leva les yeux sur sa fille et Harry, qui n'avait toujours pas avalé son houmouss, la cuillère en suspension dans l'air.
« C'est le père d'Elianor qui écrit…Il y a un problème chez eux. »
Elle se leva à son tour, et disparut dans le couloir. On n'entendait que le bruit de ses petits pas précipités à l'autre bout de l'appartement. Harry avala finalement son houmouss, et porta son attention au parchemin froissé resté à la place de la mère de Mélinée. Il s'en saisit précautionneusement, et commença à lire…
oOoOoOoOoOo
Notes :
(1) Accio statue de Lénine !
(2) Précision de Lilulle : malheureusement, les paroles des deux premiers vers ne sont pas de moi, mais de Serge G. que je pille un peu hi hi…
(3) Eh oui, les sorciers européens, toujours très avance sur les moldus, ont réalisé l'unité monétaire européenne bien avant l'Euro, vers le 15ème siècle…Ça vous en bouche un coin pas vrai ? ô.O
(4) Précision de Lilulle : Portalis, juriste français d'origine provençale (1746-1807), qui aida à rédiger le Code civil en 1804…Eh oui, chuis pas juriste pour rien hihi… ;-)
Le grand concours pour l'anniversaire de Lilulle !
Exceptionnellement cette semaine, pas de sondage de Ritsuko pour cause de concours ! La règle en est la suivante : nous nous sommes concertées pour poser une petite question (pas trop dure). La personne qui répondra à notre avis le plus près de la vérité recevra en exclu le chapitre 9 au terme du concours, fixé au jeudi 2 février à 23h59 ! Donc ce qui signifie pour ceux qui ne sont pas log in sur le site : n'oubliez pas d'indiquer votre email si jamais vous gagnez…Sinon le chapitre sera envoyé à quelqu'un d'autre…Ou plus simple, vous pouvez directement envoyer vos propositions sur lukomaxhotmail.fr si vous ne voulez pas passer par le site ou vous faire voler vos idées !
Voilà la question :
Selon vous, de quel mal souffre Drago ?
Alors bonne chance, et jouez le jeu !
Dans le prochain chapitre : Où on découvre qu'un chat, ça peut parler, et que la famille d'Elianor a décidément un problème…
