Blabla bête des auteurs : Voilà enfin le chapitre 10 ! Et l'arrivée concrète de celui que beaucoup d'entre vous attendent : Voldy ! Aujourd'hui, Lilulle n'a pas la tête à s'étendre en blabla, car demain elle rentre à l'hôpital snifeuh et donc elle a très peur (même si c'est que pour lui arracher une toute petite dent…).
Et comme d'habitude, merci à toutes les reviews ! Continuez à écrire surtout !
oOoOo Harry Potter et les Harpies Gauloises oOoOo
Chapitre 10
Le Sortilège de la Marionnette
Au même moment, dans un vaste manoir de Grande-Bretagne…
Un bruit de verre brisé dans le salon attira l'attention du petit bonhomme presque chauve, au dos courbé. Il entra dans la pièce, tremblant et craignant de trouver son Maître dans une explosion de fureur sans précédent. Il ne fut pas déçu. Dans le salon, un homme grand, et sûrement très maigre de par ce qu'on pouvait deviner sous la longue robe de sorcier noire à capuche qu'il portait, faisait les cent pas en cassant chaque objet cassable qu'il trouvait à portée de sa main.
« M…Maître ? », balbutia le petit homme d'un ton servile. « Une mauvaise nouvelle ? »
Le capuchon se tourna vers lui, et deux yeux rouges étincelèrent de colère.
« La plus mauvaise depuis que Potter est venu au monde ! », feula le mage noir.
« V…vraiment Maître ? Mais je croyais que tout allait pour le mieux depuis la libération de vos fidèles Mangemorts d'Azkaban… »
« Oui tout allait pour le mieux, imbécile de Queudver ! Jusqu'à ce que ce vieux congelé du bulbe de Dumbledore ne vienne encore contrarier mes plans ! »
Un verre à pied en cristal de roche alla s'écraser en mille morceaux contre le portrait de la famille Jedusor, au-dessus de la cheminée.
« Mais qu'a-t-il fait ? », couina Queudver.
« Ce qu'il a fait ? Il est en train de ruiner six ans de mes plans, voilà ce qu'il a fait ! Dire que je pensais que tout allait échouer cet été, mais nous avons pu rattraper in extremis les choses, et voilà ! Tout est gâché ! »
Puis le Seigneur des Ténèbres alla s'asseoir dans un fauteuil, et arracha à moitié un accoudoir dans sa colère :
« Il m'échappe, Queudver. Je le sens. Mais ça ne se passera pas comme ça. Lord Voldemort ne renonce pas aussi facilement ! »
Il émit un sifflement strident qui vrilla les tympans de Queudver ; pour autant ce dernier n'était pas dupe. Son maître ne sifflait pas, mais parlait en Fourchelang. Effectivement, quelques instants après, un énorme serpent blanc aux yeux rouges, long de plusieurs mètres, pénétra dans la pièce.
« Nagini, ma belle Nagini…J'ai besoin de toi pour une mission très particulière. Voilà ce que tu vas faire… »
Le serpent repartit avec un sifflement radieux, et Voldemort appela Queudver près de lui. Il souleva la manche gauche de son serviteur, découvrant le tatouage des Mangemorts, et appuya dessus à l'aide de sa baguette. Puis il congédia son disciple :
« J'espère qu'il ne va pas tarder… »
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Moulin de la Cacahouète au Pastis, province sorcière du Languedoc…
Elianor monta les escaliers qui menaient à la chambre de sa mère. Comme prévu, elle la trouva assise au coin du feu dispensé par la cheminée de sa chambre, en train de lire un grimoire de contre sorts qui était dans la famille depuis des lustres. Elle avait rajouté au plaid violet et à la couverture jaune poussin un bonnet de laine rose saumon sur son crâne, et rajustait ses petites lunettes rondes.
« Hum, maman…On dirait que tu vas mieux ? »
Sa mère leva les yeux sur sa fille, et soupira :
« On ne peut jamais dire si on va mieux, chérie. Ces choses-là, c'est comme les Maléfices Errants, ils vont, ils viennent, personne ne sait quand ça va vous tomber dessus… »
« Maman, il n'y a pas de Maléfice Errant dans la région. »
« On sait jamais. », fit sa mère.
Les deux femmes restèrent quelques instants en silence, ne sachant que dire, et Elianor reprit :
« Hum, euh…Maman, j'étais montée te voir parce que Johan s'inquiète…Et euh…le papé n'a pas réapparu, mais il ne nous a pas dit à quoi il avait vu ça…ni comment il avait fait pour réanimer le cousin…D'après lui, il s'agirait d'une sorte de transe hypnotique… »
Sa mère fit apparaître une tasse d'infusion, et la porta à ses lèvres. Puis, elle dit rêveusement :
« Je ne sais pas non plus comment le papé sait ça. Que veux-tu, il a huit cents ans, il a dû en voir des choses…Et les Quercevalles ont toujours été très spéciaux. J'aurais dû écouter ta grand-mère. Elle avait bien raison. »
Le cœur de la jeune fille battit plus vite, et son sang lui bourdonnait aux oreilles :
« Spéciaux comment ? C'est cette histoire de malédiction ? »
Le visage maternel se ferma brutalement et hermétiquement. Le livre Cent mesthodes esprouvées pour desjouer les roueries du Malin lui échappa des mains.
« Je ne suis pas la plus indiquée pour parler de ça. Tu n'as qu'à demander au papé. »
En quittant la pièce, Elianor ne se faisait plus d'illusions ; elle avait toujours su que sa famille avait un passé lourd dans l'Histoire de la Sorcellerie, un peu comme celle de Lorelei, les Kervemec, qui était une famille de sorciers et de druides bretons illustres, mais de là à penser que les Quercevalles étaient l'objet d'une malédiction ! De toutes façons, même si c'était le cas, le papé n'en parlerait jamais.
Elle rejoignit la chambre de son cousin, où son frère, après l'avoir mis en pyjama –Kandinsky avait ramené les malles en vitesse– l'avait mis au lit, et s'occupait à lui éponger le front avec de la Liqueur d'Avatar. Elianor eut à peine le temps de refermer la porte qu'elle se rouvrit à la volée, et son père entra en coups de vent, portant sa trousse de premiers soins magiques ainsi qu'une pile impressionnante de livres de médicomagie dans l'autre bras, coincée sous son menton.
« Pis de panaque, je vais trouver quelque chose, on va pas rester toute la nuit à l'asperger d'Avatar, tout de même ! », fit le docteur de Quercevalles en déposant les livres sur un petit bureau non loin de là.
Il rajusta ses grosses lunettes carrées qui avaient dû faire fureur en 1980, et tapota les grimoires :
« Voyons voir, quelque chose pour faire tomber la fièvre d'origine magique…Trovaro ! »
Les livres se mirent instantanément à feuilleter à grande vitesse ; plusieurs se refermèrent faute d'avoir trouvé quelque chose de convaincant, mais trois d'entre eux restèrent ouverts. Le Médicomage se pencha sur eux.
« Fièvre dragoneuse…Non. », dit-il en refermant le volume. « Fièvre des marais salants de Bretagne…Tiens, c'est curieux, une fièvre qui te transforme en statue de sel…Mais visiblement, ce n'est pas ça non plus… » Il se pencha sur le troisième grimoire : « Fièvre due au désenvoûtement… »
Johan bondit :
« C'est ça ! Papé lui a posé ses pattes sur le front en prononçant une formule…C'est après qu'il a commencé à avoir de la fièvre ! »
Le docteur se pencha sur l'article, et le lut de longues minutes. Il semblait marmonner quelque chose.
« Alors, qu'est ce qu'il faut ? »
« Hmmm. C'est une potion assez délicate à accomplir. Surtout que nous ne savons pas de quel sort il a été libéré…Certains sorts, quand ils sont levés, ont des contre-chocs très puissants… »
« Oui. », approuva Elianor. « Une fois, j'avais jeté un maléfice d'Acnémaxima à Clothilde Pothier de Barbiepouff, même le Biactol a été impuissant à les enlever… »
Son père et son frère lui jetèrent un regard torve :
« On parle de sortilège sérieux, là, pas de blagues de couloirs de Beauxbâtons ! », la tança son père. « J'aurais plutôt parié sur un sortilège de Confusion d'Esprit, pour le mettre dans cet état… »
« Il était très bien, mon sortilège d'Acnémaxima ! », bouda Eli. « Mme Gouache m'a dit qu'elle en avait pas vu d'aussi réussi depuis le départ d'Arakel de Beauxbâtons y a trois ans… »
Mais son père n'écoutait pas. Il avait pris sa baguette magique, et tapota la tempe de Drago, en marmonnant :
« Priori Spellum Extractus ! »
Aussitôt, une fumée argentée s'éleva paisiblement dans les airs, comme si elle sortait de chaque pore de la peau pâle du Serpentard, et forma avec une lenteur démoniaque un pantin articulé, chaque membre relié par des cordes. Le garçon blond poussa un cri étranglé, alors que son dos se soulevait du matelas, et il retomba sur le lit, tremblant encore plus fort qu'auparavant.
Immédiatement les trois sorciers présents dans la salle se figèrent.
« Non, ça n'est pas possible… », souffla Elianor, paralysée d'horreur.
« Le Sortilège de la Marionnette ? Mais qui aurait pu faire une chose pareille ? », fit Johan.
« Ça, on ne peut pas le savoir…Jeter ce type de sortilège sur un gamin…Quelle horreur… », dit le père en secouant la tête d'un air attristé. « Il faut calmer le contre-choc lié à son interruption. Pas étonnant que sa réaction soit si violente. Vingt-sept ans de carrière, et j'ai jamais vu ça…Sauf du temps de la guerre en Angleterre… »
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Région parisienne, 1er étage d'un immeuble, au-dessus de la pâtisserie 'Aux gâteaux enchantés'…
« Comme tu vois, c'est un appartement moldu banal…ma famille sort pas d'un milieu sorcier… », fit Eymelie en faisant visiter à sa toute nouvelle correspondante. « Et euh…c'est super que tu parles français, parce que je suis nulle en anglais, et j'aime pas les Idiomagums… »
Hermione sourit.
« Mes parents aussi sont moldus alors tu sais, j'ai aucun problème avec ça. Eux, ils sont dentistes. En fait, c'est juste un peu bizarre de revenir dans un environnement moldu en sortant de l'école. »
« Oui, c'est sûr. », approuva Eymelie. « En tous cas, puisque ma figurine t'as choisie, c'est qu'on doit avoir des points communs ! »
« Sûrement oui ! », fit Hermione.
De fait, Eymelie et Hermione avaient une passion commune : la lecture. En l'absence des parents d'Eymelie, qui travaillaient, celle-ci s'était constituée une bibliothèque impressionnante dans sa chambre. Les murs étaient quasiment tapissés de volumes, certains ne tenaient d'ailleurs sur leurs étagères que par magie, et Hermione fut dans un premier temps absolument ravie. Elle ne tarda pas à déchanter quand elle vit de quoi traitaient la plupart des volumes : L'influence de l'astronomie planétaire dans votre vie quotidienne, Comment cuisiner grâce à la divination astrale, Manuel de sorcellerie zodiacale –niveau avancé, Prédire l'avenir dans les excréments d'hippogriffes, L'astrologie aztèque : le sort d'une civilisation sorcière…Hermione tourna un regard écœuré vers Eymelie.
« Je t'ai pas dit ? J'ai pris Astro-divination en grosse matière. Je compte devenir Prédicomage… », dit Eymelie en s'asseyant sur son lit. « Mais j'adore les autres matières aussi. Sauf Animagus. » Elle sortit un livre de son étagère, et Hermione put voir le titre : Votre thème astral sorcier : la clé de votre destinée, écrit en lettre dorées sur la couverture. « Et puis, c'est très utile. Si je te fais ton thème astral sorcier, ça m'indiquera plein de choses : ton plat préféré, la chanson que tu chantes sous la douche, ton animal domestique, l'ascendant de ta grand-mère paternelle…Mais aussi ton avenir ! »
Hermione, toujours très rationnelle, répondit que ça l'étonnerait, que la Divination, c'était pour les charlatans.
« Mais ça n'est pas de la divination, c'est de l'astrologie, c'est basé sur des calculs très sérieux…Regarde… »
Eymelie lui tendit le livre, rempli de calculs compliqués. Hermione s'y pencha ; du moment qu'il y avait quelque chose à lire, à apprendre, elle était toujours partante. Et visiblement, Beauxbâtons n'avait pas la même conception de la Divination que Poudlard. La conception française, plus cartésienne, plaisait énormément à Hermione, qui demanda avant la fin de la soirée que la jolie Préfète aux cheveux rouges lui fasse son thème.
« Je suis née le 19 septembre 1979 à Birmingham, Angleterre. », fit Hermione, excité comme une puce, alors qu'Eymelie traçait patiemment une carte du ciel sur son tableau magique au-dessus du lit.
Aussitôt, des petits chiffres se mirent à se tracer d'eux-mêmes, des traits s'inscrivirent sur la carte astrale, se coupant et s'entrecoupant. Enfin, quand tout sembla écrit, Eymelie s'approcha, posa une feuille de papier sur son lit, et prononça en agitant légèrement sa baguette :
« Decalco ! »
Le même tracé apparut instantanément sur le papier. La Française prit sa plume, et inscrivit soigneusement le nom d'Hermione Granger, ainsi que sa date et son lieu de naissance, avant de lui tendre la feuille.
« Voilà, souvenir ! », dit-elle d'un ton jovial. « Maintenant, sors ta plume à papote si tu veux noter, je vais t'expliquer… »
Ce soir-là, Herm' apprit donc que son plat préféré était le porridge, qu'elle chantait Singing in the Rain sous la douche, qu'elle avait un chat, et que sa grand-mère paternelle avait un ascendant Scorpion.
« Ça alors… », dit Hermione, bluffée.
Jamais les cours de Trelawney ne lui avaient apparus si captivants que ce que la Préfète de Beauxbâtons venait de lui raconter.
« Et encore, je t'ai pas dit l'avenir ! », dit Eymelie, un sourire victorieux. Elle se pencha sur sa carte du ciel. « Oh, intéressant. Tu vas vivre longtemps apparemment, mais il y a une ombre au tableau, comme une menace, qui te contraindra à vivre cachée apparemment –mais ce destin n'est pas encore fixé. Ho, et ta vie sentimentale est reliée à ton animal domestique… »
« Je vais pas me marier avec Pattenrond quand même ? », s'épouvanta Hermione.
« Non, mais ton futur mari est lié à ton chat. Ils ont la même maison. Ça veut peut-être dire une caractéristique commune, je sais pas. Et ta maison IV en Gémeaux avec Saturne en Maître de Ciel me dit que tu te promènes toute nue chez toi quand tes parents sont pas là… »
Hermione rougit jusqu'à la racine de ses cheveux. Maintenant, elle croyait définitivement en l'astrologie. Personne ne pouvait savoir son petit secret honteux à elle.
« Tout le monde fait ça… », protesta-t-elle faiblement.
« Oui oui… », fit Eymelie d'un air entendu. « Tout le monde oui. Enfin bref. Ta maison sentimental là, est en Taureau avec à partir de cette année Vénus en planète dominante : ça veut dire que ça va bientôt se faire, avec ton futur mari. »
Hermione rougit.
« Et ta maison famille entre d'ici trois-quatre ans en Cancer avec Uranus en planète hôte, ça veut dire que la famille va s'agrandir…Probablement deux ou trois enfants. Peut-être même des jumeaux… »
Eymelie s'arrêta ; sa correspondante avait viré du rouge au vert.
« Bin quoi ? »
''Pas Fred et George, pitié, pas Fred et George…'', songeait la jeune fille avec horreur.
Après avoir terminé le thème de Hermione, cette dernière fut tentée de lui demander de réaliser celui de Ron, mais se ravisa. Eymelie en savait déjà beaucoup, inutile qu'elle prenne des risques –y compris celui d'être déçue.
« Tu peux m'apprendre ? Je te donne le nom, la date et le lieu de naissance d'un ami, et tu me montres comment faire ? », proposa la Gryffondor brune.
« Oui, vas-y, c'est une bonne idée… », fit Eymelie, enthousiaste, en effaçant magiquement son tableau. « Mais je t'apprends que les bases, le reste, c'est un peu trop compliqué, moi c'est ma sixième année de Divination–Astrologie… »
« Oh, oui bien sûr… », approuva Hermione.
« Allez, dis le nom de ton ami et tout le reste, je note. »
« Harry James Potter, né le 31 juillet 1980 à Godric's Hollow, Angleterre… »
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Le sondage de Ritsuko !
Quelle est la mission secrète de Nagini ?
A/ Surveiller Drago…
B/ Aller à la Cacahuète au Pastis pour voler des calissons ! (Voldy adore ça !)
C/ Kidnapper Harry Potter.
D/ Espionner Hermione pour voir si elle se balade vraiment à poil quand elle est seule…
Dans le prochain chapitre : où le papé s'explique, et où Eymelie convoque une assemblée bien particulière…
