Blabla bête des auteurs : Et nous revoilà, toujours fidèles au poste toutes les semaines ! Aujourd'hui pas beaucoup de blabla, juste pour préciser à ceux que ça intéresse que après concertation entre Lulle et Ritsu, nous avons décidé de nous connecter à MSN quelque fois par semaine car c'est quand même plus pratique et plus personnel pour répondre aux reviews. Et vu qu'on a pas de site ni de blog pour le faire… (Ce qui n'a rien d'étonnant, Lu et Ko de Lukomax sont pas au top en informatique, et Max qui a des contacts qui pourraient nous éclairer n'a plus le web donc bon…) Ceux que ça intéresse peuvent toujours nous rajouter dans leur contact. Notre mail est sur notre profil !
Réponses aux reviews :
Lelia Black Merci pour ta review ! Pour le Quidditch, il est vrai que peut-être, Voldychou est fan… (Tu crois qu'il reconnaîtrait les talents de Harry en matière d'Attrapeur ?) Et pis les Sept Clés, alors c'est facile, il te suffit de te reporter à quelques chapitres en arrière, c'est-à-dire, au chapitre 12 !
Miellina : wow, ta plus longue review ? Bin on est super flattées ! Mici beaucoup ! Ton soutien nous va droit au cœur ! Sinon, pour le titre, c'était celui auquel on avait pensé en premier lieu, mais comme le dit Lilulle, c'est vrai que maintenant, le lien est pas très évident avec la suite de la fic…Enfin, sauf si on considère que Eli, Eymelie, Méli, Lorelei et les autres sont des Harpies…Gauloises. Bon bref, ok, notre titre est peu adapté, mais on espère que tu continueras à nous lire !
Bonne lecture à tous !
oOoOo Harry Potter et les Harpies Gauloises oOoOo
Chapitre 14
Mystérieuse visite nocturne
Dans l'embrasure du salon se tenait la haute silhouette d'Albus Dumbledore. Harry crut qu'il allait avoir une attaque cardiaque. Que faisait le directeur de Poudlard chez ces gens à cette heure-là de la nuit ?
Justement, Mme de Quercevalles avait fait apparaître une tasse de thé, et la tendit à Dumbledore avec un grand sourire :
« Earl Grey, mon cher Albus… »
« Je n'en attendais pas moins de la fameuse hospitalité des sorciers d'Occitanie. », sourit en retour le sorcier anglais. Puis il reprit d'un ton plus sérieux : « Vous savez bien sûr qui je suis venu voir. Il s'agit d'une question importante dont je ne peux discuter qu'avec lui. »
Aélis de Quercevalles hocha la tête :
« Bien sûr. En tant que chef de cette famille, il est le plus à même à gérer cette situation. Il connaît le problème mieux que quiconque. Et n'oublions que c'est l'un des sorciers les plus puissants qui soit –avec vous naturellement Albus. »
Harry fronça les sourcils. Certes, Elianor avait dit que son père était Médicomage, qu'il était très respecté dans son milieu, et Harry savait qu'il n'était pas à la portée de n'importe quel imbécile de devenir un grand Médicomage, mais de là à le comparer à Dumbledore, il y avait un fossé ! Mais le directeur ne semblait pas outré de la comparaison, et sourit en sirotant son thé.
« Bien sûr. D'ailleurs, où est-il ? Je ne le vois nulle part… »
« Oh, il ne va pas tarder. Vous connaissez ses responsabilités, je présume ? »
Elle désigna d'un geste vague le manteau de la cheminée. Puis Johan annonça :
« Le voilà… »
Harry tordit le cou pour avoir une meilleure vue sur l'entrée et sur celui qui devait la franchir sous peu, alors qu'un gros chat se faufila par la fenêtre. Mme de Quercevalles ordonna à son fils de les laisser. Harry se rencogna dans l'ombre, le temps pour Johan de monter l'escalier. Quand il revint, Dumbledore et sa mère semblaient parler à une tierce personne invisible. Qui répondit à cet instant même :
« Nous devrions monter à l'étage. Rester dans un lieu aussi exposé n'est guère prudent. »
C'est alors qu'Harry se rendit compte que celui qui venait de prononcer ça n'était autre que le gros chat qui était entré par la fenêtre quelques instants plus tôt. Son cœur rata un battement, et il se précipita dans la cuisine, pour aller se cacher dans le placard à provisions.
« C'est curieux. », fit la voix du chat. « J'aurais cru entendre un bruit dans la cuisine. »
Harry retint sa respiration à la fois pour que le chat ne l'entende pas et pour ne plus sentir l'étrange odeur qui se dégageait d'une palette recouverte d'une croûte bleuâtre visiblement en décomposition sous son nez –ces Français mangent de ces trucs ! Finalement, il entendit des bruits de pas dans l'escalier, et se permit de sortir du placard, à demi mort d'asphyxie. Il suivit les pas jusqu'au troisième étage. Il n'y avait jamais été la veille, mais cette partie là du moulin semblait nettement moins officielle que le rez-de-chaussée et les deux premiers étages.
Un couloir étroit éclairé de torches enchantées et orné une galerie de portraits de famille. Celui du bout était bien sûr la famille actuelle. Cependant c'était étrange. Les parents d'Elianor semblaient beaucoup plus jeunes –une petite trentaine d'années tout au plus. Johan n'était qu'un jeune garçon de quatre ou cinq ans qui agitait malicieusement la main, et Elianor quand à elle était un tout petit bébé gigotant et babillant. Son père, qui la tenait, souriait, visiblement heureux, mais sa femme avait les traits creusés et son sourire à elle était forcé. Dessous, une date était gravée dans les dorures du cadre : 1981. ''L'année où mes parents ont été assassinés'' pensa Harry avec amertume. Il avança prudemment dans le couloir ; devant lui, les silhouettes de son professeur et du chat parlant se détachaient à la lueur tremblotante des torchères. Visiblement, la mère d'Eli était partie se coucher. L'animal s'arrêta devant un des tableaux au fond du couloir.
« Regardez, Albus. Ma fille. Comme elle était belle…Une sorcière très douée. Comme sa mère… »
Le chat eut un soupir et continua à avancer. Il pria son invité d'entrer dans une pièce adjacente. Harry fronça les sourcils : ils accrochaient aussi les tableaux de leurs animaux domestiques dans leur galerie de portrait ? Décidément, ils n'étaient pas nets, dans cette famille.
Il avança jusqu'au tableau que le chat avait montré, et quelle ne fut pas sa surprise de voir qu'il ne représentait pas comme il l'avait supposé un félin mais bien un être humain. Plus précisément, une jeune femme aux grands yeux mauves, dont les cheveux cuivrés étaient relevés en deux tresses emprisonnées dans un filet de perles luisantes. Elle portait une robe pourpre brodée de fils d'or, et ses deux mains blanches étaient jointes sur son ventre. Visiblement, remarqua Harry, elle ne paraissait pas exactement être sa contemporaine immédiate : les vêtements qu'elle portait, riches et ouvragés, avaient tout du plus pur style médiéval. Harry lut l'inscription sous le cadre, et resta interdit : Aude de Montségur (1213-1246). S'il avait pu, il serait entré dans la pièce pour demander comment un chat pouvait bien être le père d'une jeune fille née au 13ème siècle, et pourquoi celle-ci ne s'appelait-elle pas Quercevalles, mais Montségur, d'abord ? Certes, pour le chat, il se pouvait très bien qu'il soit un Animagus, mais aucun être humain ne pouvait décemment vivre plus de huit cents ans ! Il se promit de demander quelques explications à Hermione dès lundi, car tout cela était décidément très étrange.
Précautionneusement, il s'approcha de la porte. Les deux personnes (puisque apparemment, le chat était une personne) étaient en pleine discussion. Le chat était installé sur un fauteuil en face de Dumbledore, et il parlait :
« Je comprends vos craintes, Albus, mais je peux vous affirmer que ce Trompelamort ne nous fait pas peur… »
« Voldemort, Guilhem. », corrigea doucement Dumbledore.
« Peu importe. », continua le chat qui visiblement s'appelait Guilhem. « Notre famille a connu bien des mages noirs durant ces derniers siècles. Ce n'est pas un de plus qui va nous effrayer… »
Dumbledore hocha la tête, compréhensif. Le chat noir et blanc leva la patte droite en signe d'atténuation :
« Cependant il est vrai que cette attaque, ce massacre ignoble, a de quoi effrayer. Surtout que je ne sais pas pourquoi Voldemort s'en serait pris aux fées…Nos familles et leur communauté étaient liées avant même que je naisse…Personne n'a jamais osé s'en prendre aux fées, c'est totalement insensé ! Cet homme doit être totalement fou. »
Le directeur de Poudlard sourit :
« Oh non, Guilhem, il n'est pas fou. Voldemort avait une excellente raison de se venger des fées. Seulement, il s'en est aperçu seulement cet été et en a mesuré les conséquences que très récemment, d'où l'heure tardive de sa vengeance. »
L'animal eut l'air intrigué.
« Je développerai bien ma pensée… », fit Dumbledore. « …mais je crois que je vais d'abord attendre qu'Harry regagne son lit. »
Harry sut alors qu'il ne saurait rien de plus, et que tout ce qu'il avait cru entendre sans être remarqué n'était en fait que ce que Dumbledore avait consenti à lui faire entendre. Un peu déçu et très frustré, le Gryffondor rejoignit sa chambre. Dans le couloir du deuxième, il croisa Drago.
« Qu'est ce que tu fous encore debout à cette heure, Malefoy ? »
« Je savais pas qu'il fallait que je te fasse un rapport de mes activités nocturnes, Potter. », rétorqua froidement le blond en ouvrant la porte de sa chambre.
« Eh bien tu le sauras maintenant. »
Drago se figea et se retourna d'un bloc :
« Tu peux expliciter ? »
Harry décida de s'amuser un peu avec le Serpentard blond ; après tout, c'est pas toutes les nuits qu'on croise Malefoy en pyjama bleu à rayures jaunes et pantoufles assorties, les cheveux en bataille. Le Gryffondor s'approcha dangereusement de son ennemi et lui souffla dans l'oreille :
« Je veux un rapport de tes activités nocturnes, Malefoy… »
Un grand boum ! dehors réveilla Mélinée qui dormait paisiblement. D'un bond, elle fut dans le couloir, mais elle ne trouva personne. Juste la poignée en cuivre de la porte de la chambre de Drago qui était tombée par terre. Un peu perplexe, elle la remit tout de même en place.
oOoOoOo
La journée de dimanche passa tranquillement, à cette différence près qu'Harry se rendit compte qu'il avait dû vexer Malefoy hier, car le blondinet préféra rester enfermé dans sa chambre toute la journée à bouder. Le Gryffondor trouva que ce n'était pas fair-play, mais de toutes façons, lui claquer la porte au nez si fort qu'il en avait cassé la poignée, c'était pas du jeu non plus. Et le Préfet Serpentard n'a jamais été connu pour être de bonne foi (1). Bref, il ne revit pas le blond de toute la journée, ni n'entendit évidemment parler de la visite de Dumbledore, ni même ne croisa le chat mystérieux. Pourtant il n'avait pas rêvé : Elianor en parla vaguement. Elle l'appelait 'papé', et disait que c'était son ancêtre en ligne (quasiment) directe. Elle savait qu'il était né en 1182, mais comment avait-il fait pour survivre huit cent quatorze ans et pourquoi avait-il l'aspect d'un chat noir et blanc, ça, elle ne le savait pas. D'ailleurs, elle ne s'était jamais posé la question, c'était naturel.
Elle lui montra le portrait de sa famille au troisième étage ; Guilhem de Quercevalles était à côté d'Aude de Montségur. Comme sa fille, il avait les cheveux couleur d'ambre, mais ses yeux étaient d'un vert flamboyant –sûrement la seule chose identique à son apparence actuelle– et il était vêtu en chevalier médiéval : armure frappées aux armoiries d'une croix à quatre branches avec au bout de chaque branche, trois petites boules (2). Elianor expliqua que cette tenue belliqueuse s'expliquait car il y avait eu dans la région d'importantes batailles, mais elle ne s'était jamais vraiment intéressée à ça. D'ailleurs, la seule chose qu'elle connaissait de son passé, c'était ce que le tableau en montrait. À côté de lui, se tenait une jeune sorcière, très belle et très blonde, aux grands yeux gris lumineux, qui avait un air doux et un port de tête aristocratique. Son bras était accroché à celui de son mari.
« C'était sa femme. », commenta Elianor. « Mais il en parle jamais. Il a dû la perdre dans des conditions dramatiques, je suppose. Comme ses enfants. »
Elle montra d'un geste un garçon d'une douzaine d'années, et deux fillettes, la première d'environ dix ans, la seconde n'ayant pas plus de quatre ans, qui se tenaient aux côtés du couple.
« La petite dernière, c'est Aude de Montségur, la seule dont on sache ce qu'elle est devenue. Les deux autres enfants et la femme du papé, on sait pas… »
Quand Harry posa la question de savoir pourquoi la fille du papé s'appelait de Montségur, cependant, la réponse ne fut pas, comme il s'y était attendu, ''parce qu'elle s'est mariée à M. de Montségur''.
« Ce n'est pas son nom. Elle a épousé le comte de Paturelles qui était un noble d'origine moldue ; elle était la première à porter le nom de Paturelles de Quercevalles. Depuis elle, tout le monde dans la famille porte le nom de Paturelles de Quercevalles. », fit Elianor. « Et Aude de Montségur, c'est sous ce nom qu'elle est plus connue. En fait, Montségur, c'est le nom d'une forteresse pas très loin d'ici ; et c'est là qu'elle aurait vécu et qu'elle est morte. Mais c'était une très grande sorcière. En fait, c'est la fondatrice de notre dynastie –avec le papé qui était son père bien sûr. Je crois que de toutes les morts qu'il a connues depuis qu'il est patriarche de cette famille, c'est la sienne qu'il a le plus de mal à surmonter même huit cents ans après…Mais si ça t'intéresse, la bibliothèque de Beauxbâtons est remplie d'ouvrages historiques la concernant. »
Mélinée hocha la tête en signe d'approbation :
« Mais il n'y a pas grand-chose d'intéressant dedans. C'était une sorcière exceptionnellement puissante, mais on a pas retrouvé beaucoup de documents sur elle, comme s'ils avaient tous disparus…Par exemple, tout le monde ignore pourquoi elle est morte si jeune –alors que les sorciers du Moyen-Âge avaient une durée de vie moyenne largement supérieure à celle des moldus de l'époque… »
Harry contempla encore une fois le portrait de la jeune fille. Celle-ci lui sourit doucement, et lui cligna de l'œil. Le jeune homme se demanda quels secrets elle pouvait bien dissimuler derrière ce sourire énigmatique.
oOoOoOo
Dans un immeuble moldu…
« Alors, les jeunes, comment s'est passé ce week-end chez Elianor ? », demanda Lara, la fille aînée des Astadourian quand ils arrivèrent par la cheminée.
Le Gryffondor recracha une bouffée de cendres, et répondit :
« Oh, c'était bien…Euh…Très jolie maison… »
« La Goutte a marché, Harry chéri ? », s'enquit la mère de Méli. Elle faisait de plus en plus penser à Mrs Weasley, songea le Golden Boy.
Harry mit un instant à comprendre de quoi voulait parler Mme Astadourian. Puis il se souvint :
« Oh, oui, à merveille. Malefoy est aussi exécrable qu'il l'a toujours été… »
Harry revint à sa chambre et commençait à défaire son sac, quand Mélinée entra dans la pièce :
« Harry, tu sais, je trouve que tu exagères…Moi, je le trouve très gentil, Drago. »
Harry dévisagea sa correspondante française.
« Tu sais Mélinée, Drago et gentil ne font jamais partie d'une même phrase sans qu'on y ajoute une négation… »
« Tu dis ça parce que tu le connais pas…Il a pas l'air comme ça, mais c'est un garçon très sensible, tu sais. », fit la jeune fille en faisant une moue adorable.
« Comment tu pourrais mieux le connaître que moi ? Je le connais depuis cinq ans et ça fait cinq ans qu'il me pourrit la vie ; toi, tu l'as vu en tout et pour tout dix minutes, le temps qu'il me mette dehors de sa chambre à coups de pied aux fesses… »
« Hier soir, quand vous vous êtes disputés et qu'il a cassé la poignée de sa chambre, ça m'a réveillée. Je me suis levée pour la remettre, et il a ouvert la porte. Je crois qu'il pensait que c'était toi. En tous cas, il avait l'air d'avoir pleuré. Ses yeux étaient tout rouges. Alors je lui ai demandé si ça allait pas, il a commencé par me dire que tout allait bien, mais vu que j'ai insisté, il m'a fait entrer dans sa chambre. »
Au regard soupçonneux d'Harry, Mélinée rougit et ajouta précipitamment :
« Bon, d'accord, pour qu'il me fasse entrer, j'ai dit que je savais invoquer la meilleure crème d'alcool de pêche –et en plus c'est vrai. Et j'ai un peu parlé avec lui –bon d'accord, l'alcool de pêche, ça aide à délier les langues. Mais je pense sincèrement que tu ne devrais pas le juger si sévèrement. »
« Tu voudrais que je le juge comment ? Méli, son père est un Mangemort ! C'est même le bras droit de Voldemort ! »
Mélinée eut l'air blessé.
« Mais ça, c'est son père ! Pas lui ! Est-ce que quelqu'un s'est déjà demandé ce que lui voulait faire de sa vie ? Harry… » La jeune fille lui prit les mains. « Ça le fait beaucoup souffrir que tout le monde le juge d'après son père, toujours…Son père, c'est quelqu'un qui lui a fait beaucoup de mal, tu sais. Enfin, non, d'ailleurs, tu le sais pas. »
Harry fronça les sourcils :
« Comment ça beaucoup de mal ? Tu te moques de moi ? Quand je l'ai vu juste avant ma rentrée en deuxième année, dans l'Allée des Embruns, il n'avait qu'à demander et son père lui aurait offert le magasin entier ! C'est ça, ta définition de la maltraitance ? Il est pas maltraité, il est pourri gâté, c'est une différence. »
Mélinée secoua nerveusement la tête.
« Oh non. Ça, ce ne sont que des apparences pour donner le change en public. Son père manipule très bien les autres, mais tu n'as aucune idée de ce qui se passe là-bas, chez eux, dans ce manoir horrible et si sombre…Non, t'as vraiment aucune idée… »
La jeune fille paraissait vraiment horrifiée par ce qu'elle venait de dire, comme si elle avait pu voir ces choses révoltantes de ses propres yeux. Harry se souvint de quelque chose. Il recula légèrement :
« Attends, ne me dis pas que…ne me dis pas que tu as utilisé tes pouvoirs de Légilimencie pour lire dans les pensées de Malefoy ? »
Mélinée rougit furieusement (ce qui jurait singulièrement avec ses cheveux d'un violet étincelant) :
« Il était d'accord pour que je le fasse… », chuchota-t-elle en se tordant les mains. « Je l'aurais jamais fait autrement. »
Harry ne savait pas s'il devait la croire ou pas :
« Eh bien alors ? Raconte ! Qu'est ce qu'il t'a montré ? Que son père organisait des tournantes avec les Mangemorts pour le faire violer le soir venu, dans des cachots humides et grouillant de rats et de cafards ? » Méli lui jeta un regard noir, et cela mit le Survivant en colère : « Mais enfin tu vois pas qu'il t'a manipulée ? Malefoy, c'est l'être le plus ignoble que la Terre ait jamais porté –enfin, avec son père et Voldemort bien sûr…Il t'a juste fait voir des choses horribles qui ne se sont jamais produites, et toi tu l'a cru ! Ne sois pas stupide ! »
« Elles se sont produites ! », protesta Mélinée en haussant le ton. « Personne ne peut mentir sous la Légilimencie, à moins d'être un excellent Occlumens, ce dont franchement, je doute qu'il soit ! Et tu le sais bien ! »
Harry savait en lui-même que la jeune fille avait probablement raison : il avait lui-même testé l'Occlumencie et savait l'exercice très périlleux, et après tout, Lucius était vraiment un être abject, alors pourquoi ne le serait-il pas aussi avec son propre fils ? Cependant, il refusa de l'admettre (ah, la fierté masculine), et quitta la pièce sous prétexte d'aller aider Mme Astadourian à mettre la table.
« Quelque chose ne va pas avec Harry ? »
Mélinée leva les yeux vers son grand frère Arakel qui venait d'entrer dans la chambre.
« Non, non. Tout va très bien. », mentit-elle.
Arakel fronça les sourcils, un peu inquiet. Il avait entendu les éclats de voix des deux jeunes gens. Et les yeux verts de sa jeune sœur étaient d'un vert brillant, remplis des larmes qu'elle ne voulait pas laisser couler. Ses cheveux étaient devenus d'un marron terne et sans éclat. Visiblement, elle n'allait pas bien. La dernière fois que ses cheveux avaient eu cette couleur elle avait largué son copain la veille. Mais Arakel savait que sa cadette ne lui dirait rien.
« Allez, viens, maman a dit que le dîner serait bientôt prêt… »
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Notes :
(1) Il suffit de voir son nom, ah, ah, ah (jeu de mot à la con made in Lilulle)…
(2) Autrement appelée 'Croix du Languedoc'…Si quelqu'un voit pas ce que c'est, envoyez-nous un mail, Lilulle vous fera parvenir ça…
Le sondage de Ritsuko !
Qu'a fait Lucius à son fils ?
A/ Il le prive de dessert quand il est pas gentil.
B/ Il le prostitue pour payer ses impôts parce qu il est ruiné…
C/ Il l'a vendu à Voldemort, et c'est comme ça qu'il est devenu son bras droit.
D/ Il le force à s'habiller en fille…
Dans le prochain chapitre : où Harry nous pète des crises de jalousie, et où Eli fait une découverte capitale sur son cousin !
