Blabla bête des auteurs : Nous voici donc arrivé(e)s au chapitre 15 ! D'après Ritsu, c'est à partir de là que tout part en vrille, à vous de juger !
Cette semaine on va limiter les blablas, car nous sommes très fatiguées…d'avoir pas eu cours ! Non, en vrai, nos facs à toutes les deux ont été bloquées, mais samedi nous sommes allées manifester. Et c'est fatiguant de marcher hi hi. Donc on va faire court, une fois n'est pas coutume !
Réponses aux reviews :
Lelia Black Oh là là, je suis contente que tu aies aimé mon jeu de mot (pourtant j'étais la première à penser qu'il était vraiment moisi…mais la bonne foi est un élément essentiel du droit, et en tant que juriste, chaque fois que j'entends Malefoy, je vois le Code civil…) Bref, je te rassure, imaginer ce que Lulu a fait à son fils, c'est pas d'une originalité folle… ! Pour les Sept Clés, je pense que je ne peux pas te répondre tout de suite, mais ça sera expliqué plus tard…Par contre, Mélinée va bientôt divulguer ce qu'elle sait ! Patience !
PS : tu vois Voldy à la Star Ac' ? Loooooooooooool !
Miellina : Non c'était pas dans les réponses proposées, mais Ritsu trouvait ça beaucoup plus drôle héhé…(Quelle petite vicieuse !) En tous cas, ta réponse nous a surpris. Tu penses que Lulu prostitue le Dragounet ? Hmmm, si c'est ce que la majorité des auteurs mettent…alors on fait partie d'une minorité ! Mais chuuuut, tu le sauras bientôt héhé !
Bonne lecture à tous !
oOoOo Harry Potter et les Harpies Gauloises oOoOo
Chapitre 15
La vérité sort de la douche des adolescents
Les deux premières semaines de cours se déroulèrent sans encombre particulière, si ce n'est que Rogue avait décidé de continuer à donner des cours de Potions à ses élèves d'Aspics. Et comme Harry et Ron avaient tous deux obtenus de bonnes notes, Rogue avait été obligés de les reprendre en cours –il ne voulait pas que ses élèves de sixième année prennent de retard (les Aspics de Potions ne pouvaient souffrir d'aucun retard), mais il pensait surtout à ses quatre Serpentard qu'aux trois Gryffondor. Le reste du temps, Rogue rentrait à Poudlard assurer les cours. Dumbledore semblait avoir jugé que Tonks seule pouvait rester sur place, et en cas de problème, elle pouvait très bien avertir sa hiérarchie. Mis à part ces cours où Hermione, Ron et lui étaient littéralement persécutés (trois contre cinq…), tout se passait pour le mieux.
Alors que le premier week-end en France avait été fort mouvementé pour Harry, tout semblait se tasser à présent, et il ne repensait presque plus à son thème astral catastrophique, au chat parlant, au portrait de la mystérieuse Aude de Montségur et aux Sept Clés mentionnées sur le linteau de la porte d'entrée. Bien sûr, il en avait parlé avec Hermione, mais elle et Eymelie n'avaient rien trouvé de très intéressant à la bibliothèque de Beauxbâtons sur les ancêtres d'Eli, et elles avaient préféré se rabattre sur l'étude des thèmes astrologiques. Tout juste avaient-elles réussi à savoir au terme de longues recherches que 1212 tombait en plein dans une guerre sanglante qui avait déchiré le sud de la France entre différentes factions de sorciers et de moldus. Les Trencavel, famille de la mère d'Elianor, étaient obscurément mentionnés, et plus vaguement encore les Quercevalles. Hermione trouva même le nom de Malefoy une fois, juste pour signaler qu'ils avaient quitté le royaume de France en 1217-1218 pour aller s'enterrer dans les brumes anglaises. Mis à part cela, rien d'ébouriffant.
Le plus préoccupant pour Harry ne venait cependant pas d'un vieux grimoire poussiéreux mais d'êtres vivants de chair et de sang : à partir de leur altercation de l'autre soir, Mélinée semblait s'être singulièrement rapprochée du Préfet Serpentard ; depuis qu'il était revenu à l'Académie le mercredi matin, ils ne se quittaient plus. La tendance s'accentua le week-end suivant. Harry avait été invité en Bretagne à passer le week-end avec Hermione et Eymelie chez Lorelei, car le grand-père de celle-ci présidait la cérémonie en l'honneur des fées massacrées la semaine passée, en sa qualité de Grand Druide de Brocéliande. Toute la famille Astadourian (y compris le Gryffy) avait été invitée. Mais Mélinée avait préféré pendant ce temps aller chez Elianor, qui était restée chez elle, n'aimant pas les mondanités ; sa famille était déjà représentée en la présence de son père (de surcroît l'enterrement de la marraine d'Eli avait eu lieu peu de temps avant et la jeune fille ne souhaitait pas que cette douleur soit ravivée). Au retour au collège Beauxbâtons le lundi suivant, il aurait fallu un sécateur pour détacher Mélinée du Serpentard. Bien sûr, elle avait repris son attitude amicale envers le Gryffy à binocles, mais il n'empêchait qu'elle passait à Beauxbâtons beaucoup plus de temps avec le blond qu'avec son propre correspondant. À la grande irritation d'Harry.
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« Et tu t'en fous toi ? », avait dit le Survivant d'un ton pour le moins agressif à Eli qui était assise dans la cour en train d'avaler un cake garni de fruits confits.
Le week-end approchait et Eli ne voulait surtout pas d'ennuis.
« De quoi ? »
Eymelie, Ron et Hermione qui étaient aussi présents ne semblaient pas non plus comprendre la raison de sa colère.
« Que ton cousin soit toujours avec ma correspondante ! »
La jeune fille leva des yeux interrogateurs vers le brun, et répondit tout en gobant un bout d'abricot :
« Bin alors ? Toi t'es toujours en train de traîner avec Eymelie et avec moi et pourtant t'es ni son corres', ni le mien. De toutes façons, ils peuvent bien faire ce qu'ils veulent non ? Z'ont la majorité sexuelle tous les deux. »
Elle avala le reste du gâteau.
« Super cette couronne provençale… »
Harry bouillait intérieurement. Il se tourna vers l'autre côté de la grande cour centrale. Drago et Mélinée étaient assis dans l'herbe et mangeaient des gâteaux arméniens préparés par Mme Astadourian. Ils semblaient tous deux plongés dans une conversation passionnante, car la jeune fille ne cessait d'agiter les mains. Au moment où il tourna ses yeux émeraude vers les deux adolescents, Mélinée se pencha sur le blond afin de lui enlever une miette de gâteau qu'il avait sur la commissure des lèvres. Il n'en fallut pas plus ; Harry se leva d'un bond. Ron et Lorelei arrivée en renfort ne furent pas de trop pour l'empêcher de se ruer sur le couple. D'ailleurs, la grande Préfète poussa le zèle tellement loin qu'elle assomma à moitié le Gryffondor et lui brisa les lunettes.
« Cette fille a une poigne de troll des cavernes ! », s'écria Hermione en réparant les lunettes de Harry.
« En tous cas, il a l'air d'être vachement accro à Mélinée pour faire ce genre de truc débile… », déduisit pensivement Lorelei en scrutant le Golden Trio s'éloigner. Hermione avait jugé préférable de l'éloigner avant qu'il ne commette l'irréparable.
« Schluuurp…Tu crois ? », fit Eli en se léchant les doigts pour récupérer les derniers fruits confits.
« Et arrête de bouffer bientôt tu tiendras plus sur ton balai ! », hurla la Préfète en lui assénant un coup de grimoire d'Expression de Magie Artistique sur le crâne.
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Le week-end qui s'annonçait n'augurait rien de très joyeux. Elianor, qui croulait sous les devoirs (elle avait encore pris du retard du fait des retenues que Pètesec lui avait collé), n'avait pas prévu d'organiser encore un autre truc chez elle. Hermione et Eymelie avaient prévu d'aller dans une grande bibliothèque moldue du côté de Tolbiac à Paris afin de faire des recherches –ces histoires de Clés, de guerres sanglantes, avaient émoustillées la curiosité de la Préfète Gryffondor, et Eymelie lui avait dit que peut-être les moldus avaient conservé plus de documents sur le sujet, puisque apparemment cette guerre avait été sorcière autant que moldue. Quant à Ron et Lorelei, ils avaient prévu d'aller à une cérémonie druidique top secret à Stonehenge pour l'avènement de la nouvelle Lune et du solstice d'hiver prochain. Mélinée quant à elle n'avait rien prévu de spécial, mais Harry était déjà content du fait que ce serait un week-end sans aucun Malefoy à l'horizon. Depuis l'histoire du parc, il faisait plus ou moins ouvertement la tête à Mélinée ; celle-ci ne manqua pas de s'en apercevoir dès le repas du vendredi soir :
« Hé bin ? », demanda-t-elle au brun alors qu'ils se dirigeaient vers leurs chambres. « Y a quelque chose qui te tracasse ? T'as l'air vraiment étrange depuis deux trois jours… »
Harry décida de jouer franc-jeu :
« Ce qui me tracasse ? J'aimerais bien savoir ce que vous traficotez, toi et Malefoy. Vous êtes toujours ensemble. J'ai jamais vu ça. Il a même envoyé bouler Zabini l'autre jour. Je veux savoir ce qu'il t'a dit, l'autre nuit. »
Le visage de Mélinée se referma instantanément. Elle replaça une mèche de ses cheveux orange fluo en vigueur ce jour-là.
« Pas question. L'autre jour, tu as dit que c'était un menteur, alors je te dirais plus rien sur lui. Si tu veux savoir, tu n'as qu'à lui demander directement. »
Bien qu'Harry soit contrarié, il n'insista pas ; il comprit qu'il avait froissé la jeune fille quand elle avait voulu lui parler du 'problème' du Serpentard et qu'elle ne dirait rien de plus à son sujet. Effectivement, le samedi et le dimanche se passèrent sans trop d'incident –du moment qu'Harry ne prononçait pas le nom du blond. Harry apprit à faire des baklavas, des sortes de gâteaux orientaux très sucrés. Puis ils allèrent faire du shopping dans un centre commercial moldu. Le Gryffondor réalisa alors que les sorciers français étaient beaucoup plus proches de leurs moldus que leurs congénères anglais quelque peu sectaires (à l'image des Malefoy par exemple), et qu'en troisième année à Beauxbâtons un stage de survie d'un mois en milieu moldu était obligatoire pour tous les étudiants.
« Oui, moi j'ai travaillé dans fast food écossais moldu. C'était horrible, je devais porter une veste rouge fluo –impossible de trouver une couleur de cheveux qui allait avec ça. Et l'odeur de friture…Uuuurk… »
Bref, tout allait (presque) pour le mieux quand tard dans la nuit de dimanche soir…
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Moulin de la Cacahouète au Pastis, dimanche…
Les couloirs du premier étage étaient totalement déserts. Toute la famille était donc partie se coucher. Eli se faufila à l'extérieur de sa chambre. Puis elle s'arrêta à mi-parcours, songeuse, et se tapota la lèvre supérieure avec son index.
« Voyons… », se murmura-t-elle pour elle-même. « Où est ce que je mettrais un reste de tarte à l'abricot flambée au pastis si j'étais un vieux débris sénile coincé depuis huit cents ans dans un corps de chat bas du ventre ? » Elle sembla réfléchir intensément, puis poursuivit son monologue : « Hmmmpff, je peux toujours aller vérifier le cellier, mais je parie qu'il l'aurait mis n'importe où sauf là… »
La jeune fille descendit à la cuisine, mais ne trouva rien dans le cellier si ce n'est qu'un vieux bout de roquefort qu'elle engloutit quand même. Elle remonta à l'étage, quand quelque chose attira son attention une fois arrivée au palier du deuxième. Il y avait un rai de lumière sous la porte de la salle de bains. Elle eut un rictus de triomphe :
« Ahah ! Je t'ai trouvé, espèce de vieux croulant ! T'espérais me gourmander le reste de la tarte de maman ? »
Elle sortit sa baguette et s'avança, une lueur prédatrice dans ses yeux noisette. Une fois arrivée devant la salle de bains, Elianor brandit sa baguette et hurla bien fort :
« Alohomora ! »
Sous la violence du sort –Eli n'avait pas lésiné– la porte s'ouvrit en s'arrachant presque de ses gonds, et la jeune fille pénétra dans la salle d'eau d'un pas conquérant en beuglant :
« Ahahah ! Papé, fais péter la pelle à tarte, je t'ai trouv… »
Cependant, elle ne termina jamais sa phrase.
Devant elle se tenait son cousin. Il était debout dans la baignoire, de dos, et accessoirement nu. La jeune fille était tellement interloquée qu'elle n'eut même pas la présence d'esprit de détourner le regard. Le corps du blond était élancé sans être maigre (quand même un peu trop mince), et excessivement pâle. La jeune fille pouvait voir courir ses délicates veines bleutées sous la peau diaphane. Et inexplicablement, ses yeux furent attirés par le dos du Serpentard (1). Sa peau fragile était totalement lacérée par de longues estafilades rougies. Avant qu'elle n'ait eu le temps d'en voir plus, son cousin avait attrapé une serviette et s'y était enroulé.
« Qu…qu'est ce que tu fais là ? », bafouilla-t-il.
« Oh, euh, désolée…Je croyais que c'était le papé qui avait planqué le reste de tarte à l'abricot flambée au pastis…Mais dis donc, c'est terrible ce que t'as dans le dos ! C'est quoi ? Un genre de tatouage new age ? De la scarification ? Dis-moi, ça coûte cher en Angleterre, une scarif' ? Mon frère a payé son tatouage cinq Gallions, mais il bouge…T'aurais vu la tête de maman quand il lui a montré… »
Drago resta un instant bouche bée, quand une voix se fit entendre près du sol :
« Un tatouage ? Petite couillonne ! Tu vois pas que le pauvre pitchounet a tâté du chat à neuf queues ? »
Drago baissa les yeux vers le chat noir et blanc qui venait de parler dans une langue totalement incompréhensible même avec un Idiomagum –mais sa cousine semblait le comprendre, elle.
« Chat à neuf queues ? Ça existe ça ? Mince alors, et moi qui croyais que t'étais de loin le chat le plus bizarre de la Création ! »
Le chat feula :
« Un fouet petite couillonne ! Tu veux que je te fasse un dessin ? Il a été fouetté, battu, martyrisé ! »
Les yeux d'Eli s'agrandirent.
« Un…un fouet ? Mais qui t'a fait ça ? C'est horrible…Qui a bien pu ? »
Les yeux gris du Serpentard se voilèrent, et il les détourna, gêné. Le chat bizarre reprit la parole dans cette langue étrange et mélodieuse qui ressemblait à de l'espagnol :
« Ton frère a découvert ça le premier soir en le mettant en pyjama. Son corps était couvert d'ecchymoses et de marques de fouet, et il était vraiment très mince. Quand il est arrivé, il arrivait encore à donner le change avec des sortilèges d'Apparence, mais il n'aurait pas pu tenir encore bien longtemps. C'est pourquoi Dumbledore nous l'a confié. Ici, à la Cacahouète, il n'a plus rien à craindre de ses tourmenteurs. Son sang le protège. »
Eli porta sa main à sa bouche dans un haut-le-cœur :
« Pourquoi…pourquoi ne m'avoir rien dit ? »
« Nous avions peur que tu sois choquée…Et nous avions bien raison. Mais ne t'en fais pas, il va beaucoup mieux. Le Sortilège de la Marionnette s'est totalement dissipé, et ses ecchymoses disparaissent doucement grâce aux potions cautérisantes de ta mère…Nous pensons que c'est la même personne qui lui a fait tout ça… »
La jeune fille secoua la tête et répéta :
« Mais qui a bien pu faire ça ? »
« Impossible de le savoir, il refuse de nous le dire et… »
Une voix claire et brisée coupa la parole de Guilhem de Quercevalles :
« Mon père. C'est mon père qui a fait ça. »
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'Wooooooofff !'
Un énorme bruit en provenant de la chambre de Mélinée réveilla Harry ; bruit qui fut d'ailleurs suivi d'un hurlement suraigu. Sans nul doute en provenance du fond de la gorge de Méli. Puis plus rien. Le Gryffy se leva, mit ses lunettes sur son nez, et tâtonna dans le couloir jusqu'à la chambre de la jeune fille, persuadé qu'il se passait quelque chose de pas net. Il ouvrit la porte de la pièce, et la referma précautionneusement derrière lui. Et là ce fut comme s'il avait remonté des profondeurs silencieuses de l'océan directement sur la piste de danse du Queen un samedi soir. Il comprit que quelqu'un avait jeté un sort de Silence sur la porte. Il regarda la scène qui s'offrait à lui, incrédule : une Elianor en bas de pyjama rouge en pilou orné de chats blancs, et en débardeur en coton hurlait de toutes ses cordes vocales en cassant tout ce qu'elle pouvait trouver à portée de main. Le tout sous les yeux d'une Méli en chemise de nuit rose à paillette qui ne savait apparemment pas quoi faire pour calmer son amie, si ce n'est jeter un sort de Silence autour de sa chambre pour éviter d'ameuter toute la maison.
La jeune fille se précipita vers son correspondant :
« Je sais pas ce qu'elle a, apparemment elle a transplané ou…je sais pas comment elle a fait pour arriver jusqu'ici, mais elle est furieuse ! »
C'est alors qu'Harry perçut, entre deux bris d'objets, ce que la sorcière du Languedoc hurlait :
« ET TU NE M'AS RIEN DIT À MOI, SA PROPRE COUSINE… ! ACCIDENTELLEMENT…SOUS LA DOUCHE ! ...PAR LA FAUTE DU VIEUX GATEUX ! INDIGNE…PERSONNE NE ME PREVIENT…QUAND JE PENSE… »
Enfin, après avoir brisé et piétiné sauvagement une boîte à bijoux rose, Eli sembla se calmer, et se tourna pantelante vers les deux autres.
« Bande de salauds… », couina-t-elle.
Harry se racla la gorge :
« Excuse-moi, mais je comprends rien…C'est quoi, cette histoire ? »
« Oui, qu'est ce que tu as fait accidentellement sous la douche avec ton cousin ? », parvint à croasser Mélinée en essayant de ne pas voir l'état de sa chambre.
Elianor se laissa tomber sur le lit et se mit à sangloter nerveusement. Au bout d'un quart d'heure et beaucoup de mouchoirs, elle commença à raconter à Harry, alors que Mélinée jetait à tort et à travers des 'Réparo' frénétiques tout en écoutant son amie :
« C'est Drago…J'arrive pas à croire que vous m'avez caché ça…Méli, c'est vraiment immonde de m'avoir fait ça ! Je suis sa cousine, qui peut mieux le comprendre ici ? Dire que je l'ai appris en rentrant sans faire exprès dans la salle de bains au moment où il y était… »
À ces mots, Harry sursauta :
« T'as appris quoi ? »
Elianor lui jeta un regard noir :
« Qu'il se savonnait avec du gel douche Bourjois à l'extrait de lotus ! » Devant l'air ahuri du Golden Boy de Poudlard, Elianor aboya : « Que son père le battait, imbécile ! »
Une carpe japonaise devait avoir l'air plus intelligente qu'Harry à cet instant :
« Le bat ? Son père ?...Lucius Malefoy…le bat ? »
« Oui, son père ! Tu connais beaucoup de gens qui ont plusieurs pères toi ? », rugit la jeune fille en se mouchant une dernière fois.
Le Survivant n'en croyait pas ses oreilles.
« Mais comment… ? T'as vu ça quand il prenait sa douche ? Comment… ? »
Cette fois, Elianor et Mélinée eurent clairement l'air de le prendre pour un demeuré.
« Enfin, il prend pas sa douche en scaphandrier, c'était facile de voir ça… »
« Ça veut dire que tu l'as vu euh… »
« À poil oui ! », s'énerva presque Elianor.
« Et alors ? »
« Bin ça va, franchement, il est un peu mince, mais d'après papé, il était vraiment maigre en arrivant, mais la bouillabaisse de mamie l'a retapé. Les membres longs et fins, la peau très pâle…Et il a de très belles fesses, mamma mia, si c'était pas mon cousin, je crois même que je… », s'extasia une Eli qui avait oublié sa colère.
Méli parut gênée :
« Euh…Je crois qu'Harry voulait parler de l'état de ses blessures, pas de ses fesses… »
La jeune fille rougit imperceptiblement.
« Oh euh…Eh bien son dos était entièrement recouvert de marques de fouet, c'était impressionnant…Le papé m'a dit que c'était pire quand il est arrivé, là ils l'ont soigné, et somme toute j'ai vu que des cicatrices qui vont bientôt disparaître…Non mais le plus grave, Méli, c'est que Drago m'a dit qu'il t'avait tout avoué il y a deux semaines. » Ses yeux eurent une lueur qui aurait effrayé Voldemort lui-même. « Alors pourquoi tu m'as rien dit ? Son père le met sous Imperium toutes ces années, le torture, lui fait subir le Doloris et tout ça, et toi tu estimes que je ne suis pas assez bien pour le savoir ? »
Les oreilles de Harry bourdonnaient horriblement. Son propre père lui avait fait subir tout ça…Et lui, quand Mélinée avait tenté d'infléchir un peu son jugement sur le Serpentard, il l'avait violemment rejetée. Il ne l'avait pas crue, mais maintenant il était devant le fait accompli. Elianor et Mélinée ne pouvaient toutes les deux mentir.
Et la raison de la visite de Dumbledore s'éclaircit soudainement, quand une autre pensée se fit jour dans son esprit. Et si le vieux directeur savait tout depuis le début ? S'il savait que le père de Malefoy était un insupportable tyran qui persécutait son fils unique depuis des années ? Et qu'ayant appris l'évasion de Lucius, il avait délibérément envoyé Drago loin de son emprise malfaisante ? Et s'il avait prévu dès le début que Narcissa, qui adorait son fils plus que toute autre chose, chercherait à le mettre en sécurité chez une branche éloignée de sa famille ? Et s'il avait délibérément envoyé Drago chez les Quercevalles en laissant croire que c'était une idée de Narcissa Black ?
Et si cet échange scolaire n'était somme toute qu'un prétexte cachant tout autre chose ?
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Notes :
(1) Et ses fesses, la gourgandine, on ne se refait pas !
Le sondage de Ritsuko !
Pourquoi Harry pique-t-il sa crise?
A/ Parce que SA corres' + SON ennemi : Haute Trahison !
B/ Parce que cette grognasse de Mélinée touche à SON Drago !
C/ Parce qu'il avait prévu un plan à trois avec Drago et Méli, mais il a l'impression que parti comme c'est, il ferait que tenir la chandelle…
D/ Parce qu'il adore les gâteaux de maman Astadourian et qu'il a pas été invité à en manger avec les deux autres…
Dans le prochain chapitre : où Mélinée dévoile enfin le secret qu'elle garde si jalousement… !
