Blabla bête des auteurs : Coucou tout le monde ! Le retour des Lukomax, en pleine forme cette semaine, et très contentes d'avoir eu tout plein de reviews pour le dernier chapitre !
Autant vous prévenir, ce chapitre-là est nettement moins long et moins triste (heureusement !) et n'est pas forcément très utile –quoique. On dira que c'est l'interlude cool, le calme avant la tempête, tout ça…Et surtout continuez à reviewer, ça motive, si, si !
Petit mea culpa pour dimanche soir : Lilulle a publié mais l'a retiré cinq minutes après (ça explique si certains d'entre vous ont eu des alertes sans trouver de nouveau chapitre). Le sondage de Ritsuko, une fois n'est pas coutume, ne convenait pas ! Nos excuses encore !
Réponses aux reviews : Encore une fois, merci aux reviews anonymes ! Merci à Griffounette pour son petit mot ! Miellina, il ne faut jamais chercher à comprendre les mecs, surtout quand ils ont un ego surdéveloppé comme Lulu (qui est prêt à tout pour conserver son titre de meilleur coup de la famille). Alors est ce que tu as une idée du rituel de magie noire en question ? Petruschka, on se demande comment tu as appris qu'effectivement, le papé était hébergé chez l'une d'entre nous ? En tous cas, il te passe aussi le bonjour et te fait savoir que tu peux pas avoir de part de tarte, car elle se trouve actuellement au fond de son estomac. (Par contre, on sait plus si on t'a fait passer le bonus, alors si tu l'as pas eu, fais-nous signe, on réparera l'oubli.)
Et enfin lovely-dark (à qui on a pas eu le temps de répondre, donc on le fait ici), ton air de bébé cocker nous convainc parfaitement : voilà la suite ! Pour le Drarry, hum, désolées que ça soit long, mais comme c'est un couple assez improbable, il faut l'amener en douceur… (De même, si tu as pas eu le bonus cette semaine, fais-nous savoir, on sait plus à qui on l'a envoyé à la fin).
Bonne lecture à tous !
oOoOo Harry Potter et les Harpies Gauloises oOoOo
Chapitre 17
Scandale à Beauxbâtons
Pendant ce temps, à la Cacahouète…
Drago n'avait pas eu le temps d'esquisser un geste quand sa cousine lui avait arraché la serviette et avait disparu avec dans un craquement sonore. Encore un peu choqué, il baissa les yeux sur le chat qui le scrutait avec des yeux inquisiteurs. L'animal déclama quelque chose, et Drago écarquilla encore plus les yeux.
« Euh, je…je suis désolé, mais je ne parle pas le chat… »
Ledit chat leva les yeux au plafond, et reprit avec un soupir et un effort manifeste en français intelligible :
« Le chat ? Petit couillon ! Evidemment, j'avais oublié que tu ne comprenais plus l'occitan, depuis le temps que j'ai excommunié ton couillandre d'ancêtre…Je disais : rhabille-toi, pitchounet, je déteste avoir ça sous le nez ; ça me rappelle Amaury de Malefoy, et je pourrais faire quelque chose dont ta descendance souffrirait probablement. Et tu iras te coucher ensuite, il se fait tard, et demain tu as école. Je suppose qu'Elianor a encore créé un Portoloin, c'est sa spécialité quand elle s'énerve. Demain matin, nous t'ouvrirons la cheminée pour que tu rejoignes Beauxbâtons sans elle. Pas question de te promener tout seul dans la garrigue quand le soleil n'est pas levé. »
oOoOoOo
Lundi 6 décembre, Beauxbâtons.
Comme toujours, après le repas de midi, les filles du groupe de Vampiglams et quelques gars de Fumoquette se retrouvaient avec leurs correspondants dans la vaste cour ombragée du château de Beauxbâtons pour papoter et éventuellement tester de nouvelles herboristeries. Cependant, si Mélinée était avec eux, Drago, lui, ne l'avait pas rejointe. Il semblait particulièrement gêné depuis que la jeune sorcière lui avait dit, le matin même, pendant un cours d'Histoire de la Sorcellerie, qu'elle avait parlé à Eli et Harry de ce que son père lui faisait subir. À la pause, il avait juste rejoint les autres Serpentard, à la plus grande joie de Pansy qui ne cessait de regarder d'un mauvais œil Mélinée depuis plus d'une semaine. Naturellement, Harry avait également mis Ron et Hermione dans la confidence. Le Golden Trio, la correspondante d'Harry, la cousine de Malefoy et Eymelie (qu'Eli avait mise au courant), s'étaient légèrement éloignés du groupe formé par les autres afin de discuter des événements du week-end.
Elianor était assise sur une protubérance d'une racine du saule pleureur de la cour, et tirait nonchalamment sur une cigarette dont la fumée bleue distillait une odeur suave, tout en écoutant parler Harry, qui émettait des hypothèses farfelues (comme toujours) sur les raisons qui auraient poussé Lucius à martyriser ainsi son propre fils.
« Peut-être qu'il trouve tout simplement que c'est un petit con. », conclut Ron. « Sur ce point au moins, on tomberait d'accord, le père Malefoy et moi… »
Mélinée lui balança un coup de sac dans les jambes et Elianor laissa tomber un peu de cendre par terre, dubitative :
« Oui, mais dans ce cas, quelle utilité de le garder vierge ? »
Ron faillit s'étouffer :
« Comment ? Malefoy est vierge ? Impossible, ce petit crétin arrogant doit se taper la moitié de Poudlard, sans compter tout le gotha sorcier d'Angleterre… »
Mais Harry démentit en arguant de ce qu'il avait aperçu dans la Pensine de Mélinée, et Hermione renchérit :
« Ron, c'est vrai…On lui a jamais connu aucune copine…À part cette truie de Pansy qui lui court derrière depuis la première année… »
Ron haussa les épaules :
« Evidemment qu'on lui connaît aucune copine, depuis quand tu t'intéresses à la vie sexuelle des fouines, toi ? » Il pointa d'un doigt accusateur Mélinée : « Et elle alors ? Y a pas une semaine de ça, ils se faisaient des mamours dans le parc ! »
Mélinée rosit :
« On sort pas ensemble ! », protesta-t-elle.
« Bien imité en tous cas. », bougonna Ron.
Eli approuva, et tira une autre bouffée. Hermione qui en reçut dans la tête, finit par craquer :
« Mais c'est quoi ce machin que tu fumes ? Quelle odeur bizarre ! »
« Herbe à cannelle inca et cumin poivré d'Arabie. Une spécialité de Maxime, le Préfet de Fumoquette. Son oncle est grossiste dans une Guilde Sorcière de marchands hollandais, il a des prix terribles dessus. »
Hermione s'apprêtait à rétorquer quelque chose d'assez cinglant, mais une grande clameur provenant de l'autre bout de la cour la coupa dans son élan. Un gros groupe de Barbiepouff était agglutiné autour de l'entrée principale du château, et on entendait de vifs éclats de voix. Quelques Chalalard un peu rapaces s'approchèrent aussitôt, attirés par le raffut, tels des hyènes autour d'un cadavre de gnou, auxquels vinrent invariablement se joindre les Serpentard –Drago y compris. Les têtes des Vampiglams et des Fumoquette non loin de là se tournèrent immanquablement vers l'origine de ce tumulte, mais dans l'agitation, impossible de comprendre un mot de ce qui se passait.
Un grand hurlement retentit alors, et le bruit d'une baffe, bientôt recouvert d'autres tollés, puis des étincelles magiques, et à nouveau un beuglement. Harry ne mit pas longtemps à reconnaître de qui il s'agissait :
« Ecartez-vous bande de tarés ! Chuis Préfète ! Ecartez-vous ! »
Et là, fendant la foule, ses cheveux blonds décoiffés, brandissant sa baguette d'un air menaçant, apparut Lorelei. Elle écarta une petite Barbiepouff de deuxième année qui tomba sur les fesses, et rejoignit à grands pas le cercle de Harry, en brandissant un journal qu'elle jeta à la figure de Mélinée en hurlant :
« C'est quoi, ça ? »
La concernée ouvrit de grands yeux stupéfaits, alors qu'Eymelie s'emparait du journal ; après quelques secondes seulement, elle éclata d'un grand rire.
« Et ça te fait rire toi ? », beugla Lorelei. « Pour quoi ça nous fait passer, nous les Vampiglams ? Pour des Barbiepouff au rabais ! Mélinée, tu devrais avoir honte ! »
Mélinée réussit à attraper le journal et poussa un couinement de souris effarée. Hermione lui arracha le papelard, et Harry et Ron purent enfin voir la couverture. Visiblement il s'agissait ni plus ni moins d'un torchon de presse à scandale. Le titre s'étalait en rouge vermillon sur la première page : Ici Sorcellerie. Et en dessous, on pouvait voir différentes photos de sorciers français visiblement célèbres, comme par exemple un article qui expliquait comment la femme du Chef du Département des Aurors, après l'avoir quitté, venait de revenir au foyer conjugal, ou encore un autre qui récriminait un célèbre chanteur sorcier français de vouloir demander la nationalité helvète (1). Mais ce qui avait attiré les foudres de la Préfète blonde, c'était un petit encart en bas à droite : on pouvait y lire : Secrets intimes à Beauxbâtons, p 22. Et dans un petit médaillon, on voyait la photo floue d'un couple de loin, en train de pique-niquer sur une étendue herbeuse.
Hermione tourna les pages jusqu'à la 22, où le titre, encore plus sulfureux s'étalait en lettre d'un vert vif :
« Les Secrets intimes du ménage à trois de Beauxbâtons enfin révélés !
Par notre correspondante permanente à Bâtonlair, Esméralda Fouillemerde. »
Hermione jeta un œil interrogateur à Harry, et lut à haute voix :
« S'il est des scandales que Beauxbâtons a vu naître, c'est sûrement un des plus gros que la vénérable académie n'ait jamais vu éclater. Et c'est encore une fois à l'occasion d'une visite d'étrangers –et plus précisément d'Anglais– que l'affaire arriva. En effet, depuis maintenant deux semaines, la très noble académie reçoit à domicile des élèves de sixième année de l'école anglaise de sorcellerie Poudlard. Parmi eux, le célèbre Garçon-qui-a-Survécu, Harry Potter, et l'héritier d'une des plus anciennes familles sorcières de Grande-Bretagne, Drago Malefoy. Ironie du sort, les deux jeunes hommes de seize ans qui se vouent une haine profonde et réciproque, se voient pourtant réunis autour d'une jeune étudiante française de Beauxbâtons à l'encontre de laquelle ils éprouvent tous deux de forts sentiments.
Mélinée Astadourian, élève de sixième année à Vampiglams, a tout d'abord eu une chance de conjoncture : le sort l'a désignée pour héberger Harry Potter dans sa famille, ce qui indéniablement a favorisé dans un premier temps le rapprochement des deux adolescents. Notons que ce fait même paraît aujourd'hui contestable. D'après Opale Dumoulin, élève et Préfète de la même promotion mais dans la maison de Barbiepouff, ''Mélinée n'a pas gagné à la loyale le droit d'héberger Potter, mais il est évident qu'elle a jeté un sort d'Attraction à sa figurine pour qu'elle pioche son nom. C'est un sortilège très simple à réaliser, nul doute qu'elle a pu y parvenir avec la complicité de la prof d'Art Magique Mme Gouache qui est directrice de Vampiglams''. »
Hermione s'interrompit, car Mélinée s'était mise à hurler d'une voix suraiguë que c'était faux, faux, faux et archi-faux, et où était cette connasse pour qu'elle lui refasse le portrait à la sauce Picasso ? La Gryffondor reprit la lecture de l'article lorsqu'elle se fut calmée :
« Cependant Mélinée Astadourian (dont Beauxbâtons se rappelle encore la scolarité tourmentée de son frère aîné Arakel), après avoir séduit sans vergogne le Survivant (voir les photos page suivante), probablement à l'aide d'un philtre d'amour, ne s'en est pas tenu là. La semaine suivante, elle aurait donc séduit l'héritier Malefoy. Drago, aussi blond qu'Harry est brun, représentait un défi de taille pour Mélinée : la fortune Malefoy est en effet estimée à plusieurs millions de Gallions d'or. Elle aurait encore une fois été favorisée par le sort : le jeune homme est hébergé chez une de ses proches amies, Elianor de Quercevalles (qui, toujours selon Opale, ''est une espèce de hippie dégénérée qui passe son temps à arriver en retard en cours et à fumer des herbes bizarres dans la cour. Elle représente sans conteste une honte pour les vieilles familles françaises de sorciers au sang pur dont elle est issue, quoique les Quercevalles n'aient jamais été très fréquentables''). »
Là, ce fut Elianor qui interrompit la lecture. Elle se leva d'un bond, curieusement calme, sa cigarette toujours dans la bouche, retroussa les manches de sa robe de sorcière, et s'éloigna d'un pas nonchalant du groupe, sa baguette fermement tenue dans sa main droite. Harry remarqua qu'elle la tenait si fort que les jointures de ses mains en étaient blanches. Hermione haussa un sourcil perplexe, et poursuivit néanmoins sa lecture :
« Mélinée se fit donc inviter le temps d'un week-end chez les Quercevalles, dans l'intention évidente de séduire le jeune homme blond, ce qui marcha visiblement à merveille. La semaine suivante, il était, d'après les témoins, impossible de séparer les deux jeunes gens –à la grande fureur du jeune Potter éconduit. La petite amie du blond, une jeune Anglaise du nom de Pansy Parkinson, témoigne : ''Il s'agit sans doute d'un philtre d'amour. Drago est très amoureux de moi ; nous devons d'ailleurs nous marier l'année prochaine à la fin de nos études, et cette Mélinée est somme toute banale. Jamais mon fiancé n'aurait fait une telle chose dans son état normal, et encore moins avec une fille que Potter trouverait potable.''
Devant la colère de son tout récent ex-amant toutefois, Mélinée prit selon des sources proches, la décision de poursuivre ses deux histoires d'amour (?) en même temps, le tout sous le toit des Quercevalles. ''Récemment, je l'ai vue à nouveau se rapprocher de Potter'', confirme Pansy. ''Pour autant, elle n'a pas laissé tomber Drago je le sais, et j'en suis triste''.
Il serait grand temps, comme le souligne la fiancée malheureuse mais digne, du jeune Malefoy, que la directrice prenne les mesures qui s'imposent dans cette affaire afin de rétablir la dignité de notre école. Page suivante : les photos qui firent scandale. »
Un silence lourd suivit la fin de la lecture, et Hermione tourna la feuille de journal en tremblant. Derrière, sur une double page s'étalaient des photos prises de loin. On y voyait Mélinée en compagnie d'Harry dans un grand magasin moldu situé dans une artère de Paris. Visiblement, elle lui donnait le bras, et lui parlait avec animation. Puis dans un autre magasin, Méli lui faisait essayer un jean baggy et applaudissait en le voyant sortir de la cabine d'essayage. Puis dans un fast-food, en train de manger les cacahouètes dans la glace d'Harry. La petite Arménienne réalisa avec horreur que, sorties de tout contexte, ces photos ressemblaient à s'y méprendre à un rendez-vous romantique.
Et celles avec Drago étaient bien pires. Celle où ils pique-niquaient dans le parc de Beauxbâtons ne laissait pas de place à l'équivoque. La Mélinée de la photo se penchait vers Drago, lui chuchotait quelque chose à l'oreille, et s'éloignait en passant la main dans les cheveux blonds. Une autre les montrait en train de parler à voix basse dans un coin de couloir, et de loin, ils paraissaient s'embrasser. Les légendes étaient bien sûr toutes aussi horribles les unes que les autres. ''Drago, tout comme sa fortune, prêt à succomber aux charmes vénéneux de cette demi-Métamorphomage ?'' ; ''Il a vaincu Vous-Savez-Qui à un an, mais est défait par une sirène de mauvaise augure à 16 ans : le cruel destin de Harry Potter'' ; ''Les Jules et Jim sorciers : Potter et Malefoy mettront-ils leurs querelles de côtés pour celle qui les a envoûtés ?''.
Cependant, ils n'eurent guère le temps d'en discuter plus que ça. Un gigantesque raffut retentit, comme si on venait de tirer un coup de canon ; Harry aurait vu la tour de l'aile Nord du château s'effondrer qu'il n'aurait pas été plus surpris que ça. Il y eut d'ailleurs quelques remous. Des petits Chalalard de troisième années passèrent en courant et en beuglant, suivis de Barbiepouff plus jeunes qui hurlaient de terreur, secouées de sanglots. Clothilde Pothier, la Préfète blonde de sixième année, passa à contre-courant en écartant les plus jeunes au son de sa voix stridente :
« Préfète, Préfète, laissez passer ! Gardez votre calme ! Les Chalalard rejoignez la tour Est, les Barbiepouff, la tour Nord, et les autres, débrouillez-vous ! »
L'agitation se dissipa petit à petit, et le groupe vit passer Pètesec qui courait dans la direction d'où était venu le bruit. Puis vint Kougloff. Qui fit le trajet deux minutes après en sens inverse, et revint accompagné de Mme Gouache, la prof d'Art magique et directrice de Vampiglams. Le petit concierge couinait entre deux foulées et deux respirations précipitées :
« Impossible de la faire parler…sais pas où elle l'a envoyée…À cause d'un article sur sa famille…Vice-directeur affreusement en colère… »
Harry se tourna vers les Françaises :
« Qu'est ce qui se passe ? »
David, qui était perché sur une branche, et qui grattait nonchalamment sur les cordes d'une guitare, répondit juste :
« Elle a encore dû lancer un sort sur Dumoulin. Faut pas s'inquiéter, ça arrive souvent, seulement là ça a l'air plus violent que d'habitude…Faut dire, la Dumoul', elle avait jamais insulté sa famille dans un journal…Eli n'a pas dû aimer…Qui sait où elle est maintenant, cette conne de Barbiepouff ? »
« Mais comment elle fait pour lancer des sorts comme ça ? », fit Ron, qu'Harry avait mis au courant pour le Portoloin. « Elle est flippante, cette fille, ça doit être dur à canaliser pour les profs, des pouvoirs comme ça… »
« On sait pas pourquoi elle peut faire ça. C'est juste comme ça, c'est tout. », fit David dans un haussement d'épaule. « Paraît que son frère Johan était pareil. Doit être de famille. »
Hermione haussa les sourcils et regarda la Française rousse d'un air entendu, mais aucune d'entre elles ne dit rien.
oOoOoOo
Ce ne fut que vers la fin de l'après-midi, alors qu'ils s'apprêtaient à entrer en classe d'Animagus, qu'Elianor reparut. Elle avait été convoquée chez la Directrice, et avait finalement lâché le morceau : elle avait envoyé délibérément Opale Dumoulin quelque part du côté de la Terre Adélie, avec l'intention louable de lui faire connaître les mœurs en vigueur chez les manchots empereur.
La prof d'Animagus, d'habitude relativement cool avec la classe –elle avait été chez Vampiglams de son temps– semblait ce jour-là de très mauvaise humeur, particulièrement à l'encontre d'Eli. Elle ne s'extasia même pas lorsque la jeune fille se transforma en une grosse panthère blanche presque parfaite, au détail près qu'il lui restait les boucles d'oreilles accrochées à ses oreilles pelucheuses. Bref, tout le monde fut content de voir le cours se finir, et la journée avec lui, surtout Eymelie qui avait conservé une paire de petites ailes translucides.
« Quand c'est pas les taches noires, c'est les ailes. », gronda-t-elle. « Que je hais ma forme Animagus ! »
Drago, dont la forme approchait invariablement celle d'un petit animal à la fourrure claire, qui ressemblait étrangement à une fouine, grimaça d'approbation, alors que Weasley lui collait une violente bourrade dans le dos :
« Ouais, hein, tu comprends ça, toi, pas vrai, la fouine ? »
À la grande stupeur d'Harry, Malefoy ne lui répondit pas, mais ses yeux gris reflétèrent un instant une profonde détresse, avant de reprendre leur masque de froideur. Il se contenta de hausser les épaules et d'accélérer le pas.
« Il fait moins le fier, sans ses gorilles, la blondasse… », commenta Ron. « Quel bonheur qu'il soit le seul Serpentard dans notre classe ! Comme ça, on peut bien le faire chier ! Ça compense les cinq années où il nous a copieusement emmerdé, par vrai ? »
Harry hocha juste la tête, un peu pensif ; c'était vrai que Ron profitait allégrement de la solitude du blondinet pour le faire chier d'une manière quasi ininterrompue depuis deux semaines. Tous ses camarades Serpentard étaient dans l'autre classe de sixième année, car le règlement disposait impérativement que chaque étudiant de Poudlard devait suivre les cours de son correspondant ; comme il était le seul Serpentard à n'être hébergé ni chez un Chalalard ni chez une Barbiepouff, il se retrouvait logiquement noyé dans une marée gryffondorienne –donc, en position incontestée de faiblesse pour le Prince de Serpentard. Cependant, Harry entendit Elianor dire à Eymelie et à son cousin :
« Il faut qu'on se dépêche de rentrer, Drago. Maman m'a dit qu'elle avait quelque chose de spécial à me dire ce soir… »
« Moi, je vais dire à maman de préparer une potion d'Enlaidissement que je vais envoyer à l'attention d'Esméralda Fouillemerde, d'Ici Sorcellerie. », fit Mélinée.
Juste avant de se séparer, Lorelei leur rappela que le premier week-end des vacances, ils étaient tous invités chez elle. Un grand bivouac à Carnac était prévu, sous le grand dolmen, et elle avait invité Eymelie, Elianor, Mélinée, Malika, Maxime, David et Lucas, ainsi que leurs correspondants. Un week-end à seize, songea Harry en s'accrochant au bord tranchant de la boîte de piments forts qui les ramenait chez Mélinée, ça promettait d'être quelque chose, assurément…
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Notes :
(1) Toute ressemblance avec l'actualité n'est bien sûr pas un hasard mais chuuuuut…
Le sondage de Ritsuko !
Que pensez-vous des pouvoirs extraordinaires d'Elianor ?
A/ Génial ! Est-ce que pendant les vacances elle peut se téléporter jusqu'aux Maldives grâce à eux ?
B/ Je suis sûr(e) que ce sont les trucs qu'elle fume qui font ça !
C/ Toute sa famille est vraiment comme elle ? Et même Drago ? Parce que ça fout limite les boules…
D/ Pff…Y a rien d'extraordinaire…D'abord si ça se trouve elle a même pas envoyé Opale en Terre Adélie mais juste dans le cachot de Rogue à Poudlard…
Petit bonus : Pour la deuxième semaine, le trio Lukomax va faire bénéficier ses lecteurs chéris d'amour du second petit bonus exclusif pour ceux qui le veulent –le premier était déjà douteux, avouez…Donc, pour ce chapitre, ceux qui nous laisseront une review avec une adresse mail, auront le bonheur de recevoir dans leur boîte l'interview débile n°2, ainsi qu'une très belle pièce jointe. (Eh oui, on s'amuse comme on peut quand nos facs sont bloquées…La jeunesse toujours désoeuvrée…)
Dans le prochain chapitre : où Ryry et Drakyche se mettent aux potions hindoues, où Voldy fait un come-back très remarqué, et où on se pose des questions à tort et à travers…
