Blabla bête des auteurs : Déjà le chapitre 18 ! Et déjà une mauvaise nouvelle pour la semaine prochaine, petits lecteurs chéris d'amour : pas de chapitre 19 le lundi 17 avril, pour cause d'absence ou d'incapacité simultanées de toutes les Lukomax ! Maxou-sama a son boulot, et nous n'avons pas le cœur de l'embêter avec nos histoires –surtout qu'elle a sa propre fic en cours sur Gundam Wing, Gemini (hésitez pas à aller y jeter un œil !) ; de plus il a été spécifié entre nous dès le départ qu'elle s'occuperait plus de nos fics manga et non de celles sur Harry Potter…Ritsuko quant à elle part dix jours au Liban et ne sera pas rentrée à temps lundi pour poster ! Enfin dans le même temps Lilulle se barre en Angleterre pour une semaine et ne pourra pas poster non plus ! (Qui a osé dire : « Mais elles sont tout le temps en vacances, ces deux bécasses » ?)

Bref en deux mots : après 18 semaines de publication fidèle, de postage régulier et sans aucun retard, nous prenons une petite semaine de vacances bien méritée ! On se retrouve donc le lundi 24 avril pour le chapitre 19 ! Et on souhaite bon voyage à Ritsuko qui part lundi matin très tôt !

Concernant ce chapitre-ci, il nous tient toutes à cœur, car il marque l'apparition d'un personnage qui nous fait bien rigoler toutes les trois : le professeur Erre, inspiré d'un vrai prof, qu'on a eu au lycée en terminale ! Et petite précision : son comportement n'est pas le moins du monde exagéré ! (C'est inspiré de faits réels !) Quand vous l'aurez lu, vous comprendrez le martyre qu'on a souffert quatre heures par semaine ! Bref, ce chapitre est l'un de nos préférés, en espérant que vous aussi, vous l'apprécierez !

Réponses aux reviews : Toujours seulement aux anonymes, comme d'hab !

Merci pour ta petite review, Sarah ! Ritsuko est très contente que tu trouves ses sondages bien trouvés ! (Tu ne sais pas le mal qu'elle se donne chaque semaine !)

Miellina : On est toujours très contentes d'avoir de tes nouvelles ! Surtout que selon toi, tu nous envoies de très très longues reviews, c'est super ça ! (On te stimule !) Voici donc le chapitre 18 avec un peu plus d'action que le 17 ! Pour répondre à ta question, à savoir : « Pourquoi est ce qu'on publie pas plus tôt ? », ce n'est pas parce que nous avons qu'une semaine pour écrire le chapitre…En effet, on a quelques chapitres d'avance, donc ce n'est pas spécialement le problème pour nous de publier. C'est juste qu'on trouve qu'un délai d'une semaine entre chaque chapitre est raisonnable, ni trop long, ni trop court. Ça n'est quand même pas une attente insupportable ! Toutefois, comme tu as pu le lire, cette semaine fait exception, nous en sommes désolées, mais va falloir attendre un peu pour le chapitre 19…

Bonne lecture à tous !

oOoOo Harry Potter et les Harpies Gauloises oOoOo

Chapitre 18

Le complot de l'Ombre

Le lendemain matin, cours de Sorcellerie d'outre-mer.

Le cours avait commencé depuis cinq bonnes minutes, et à la grande surprise de tout le monde, ni Elianor ni Malefoy ne s'étaient encore pointés. Harry avait intercepté un mot en provenance d'Eymelie et destiné à Mélinée, deux rangs devant lui. Il déplia le papier, et y lut : ''Eli t'a prévenue qu'elle serait pas là ce matin ?''. Il donna un coup de coude à Ron et lui fit lire le papier, avant de le faire passer devant. Trois minutes après, le papier fit le sens inverse avec la réponse de Méli : ''Non, rien du tout…C'est bizarre, normalement elle se débrouille toujours pour arriver avant la clôture des Portoloins, ou alors elle prend la poudre de Cheminette…Tu veux qu'on aille lui envoyer un hibou à la pause ? Au fait, mes parents viennent de porter plainte pour diffamation contre Ici Sorcellerie ; peut-être qu'Eli aussi a été tellement contrariée qu'elle n'est pas venue ?''.

Harry fit lire le mot à Ron, puis envoya un autre mot à Hermione pour résumer la situation. Il pensait que cette absence était habituelle, mais visiblement, si ses deux meilleures amies s'inquiétaient, c'est que ça n'était pas normal. La Gryffondor parcourut le mot de son ami, puis répondit (longuement, Hermione oblige) : ''Je suis persuadée qu'il se passe quelque chose de pas net avec la famille d'Elianor. Le week-end où nous sommes allées avec Eymelie dans cette bibliothèque moldue, elle a fait des recherches sur les thèmes astraux et a fait ses devoirs, et pendant ce temps, j'ai cherché dans des livres d'Histoire médiévale moldue. Il y a effectivement eu d'importants événements du côté de là où habite Elianor au tout début du 13ème siècle ; les moldus français ont appelé ça la Croisade contre les Hérétiques mais je suis sûre qu'il y a là-dessous un fond de sorcellerie qui leur a forcément échappé…Trop de choses étranges se sont produites pour lesquelles les moldus n'ont aucune explication. Je vous montrerai ça à la pause.'' Harry n'eut pas le temps de renvoyer une réponse.

La porte s'ouvrit à cet instant, et Kougloff apparut dans l'encadrement, suivi de Malefoy. Malefoy seul. Aussitôt, la salle se mit à bruisser de rumeurs. La plupart bien sûr, sur le fait qu'Eli n'était pas avec lui. Le petit Gardien des clés se racla la gorge, et s'adressa au prof :

« Professeur Erre, je vous amène M. Malefoy. Elianor n'a pas pu l'accompagner ce matin, il est arrivé par poudre de Cheminette…Sa mère vous fait savoir qu'elle est souffrante… »

Le professeur Erre haussa un sourcil ; c'était un sorcier d'une quarantaine d'années, brun et mince, mais totalement frappé de la soupière. Aussi personne ne fut surpris lorsqu'il déclara :

« Souffrante, souffrante…C'est vite dit, elle a dû encore s'envoyer en l'air tout le week-end avec son beau cousin blond, et elle a dû se rendre compte au dernier moment qu'elle n'aurait pas le temps de faire sa dissertation sur les méthodes des sorciers jivaros pour la réduction des têtes, alors elle se défile, voilà tout ! »

Il se tourna vers Malefoy, qui, mortifié, n'osait faire un pas de plus dans la salle.

« Hé bien, jeune homme, puisque vous êtes là et que vous nous interrompez dans notre train-train quotidien, on va faire un peu circuler l'énergie dans cette classe ! Regardez-vous ! », brailla-t-il en jetant des feuilles de cours dans la classe (1). « Toujours assis aux mêmes places, si jeunes et déjà encroûtés dans votre routine ! Allez, tout le monde bouge, pour le prochain exercice, je veux du mélange ! On mélange le sang, la sueur et tout ce qui va avec… » Il fit un clin d'œil à Méli qui devint rouge brique.

Il se mit à virevolter dans la classe, attrapant les élèves et les mettant avec n'importe qui. Au moment où Harry allait s'asseoir à côté d'Hermione, Erre le dégagea en touche et mit Neville à sa place. Il colla d'autorité Ron et Lavande ensemble, ainsi que Dean et Mélinée, et Seamus avec Eymelie. Puis, en dernier recours, il attrapa Drago et le propulsa directement sur le siège de Ron laissé vacant à côté de Harry. En passant à côté de leur pupitre, il tapota le crâne de Harry :

« Désolé, les gars, normalement ce sortilège se fait avec un mec et une nana, mais là, y avait plus assez de filles, alors va falloir vous adapter à la situation… »

Il regagna le tableau noir, et balança une encyclopédie sur son bureau pour attirer l'attention :

« Bien, comme je disais avant l'arrivée de Malefoy, on va faire un exercice pratique très marrant aujourd'hui. De la sorcellerie hindoue ! »

Les élèves se mirent à murmurer entre eux, alors que le fracassé du bulbe poursuivait, d'une voix exaltée :

« Alors pour ceux qui n'y connaissent rien en sorcellerie hindoue –notamment nos amis d'Outre-manche–, précisons qu'elle est beaucoup plus libertine que l'européenne…Qui connaît les temples de Kadjurao ? »

Evidemment, la main d'Hermione se leva. À côté d'Harry, Malefoy soupira, marmonnant quelque chose qui ressemblait à : ''Y a-t-il quelque chose que Granger ne sache pas pour changer ?'' Harry eut un petit sourire, mais ne dit rien.

« Oui, Granger ? »

« Ce sont des temples situés en Inde, dans le Rajasthan, bâtis vers le 10ème siècle, essentiellement connus pour les figures du Kama-Sutra qui sont sculptées sur leurs parois… »

Erre eut l'air satisfait, et agita sa baguette. Aussitôt au tableau apparurent lesdites sculptures.

« Le Kama-Sutra… », énonça-t-il avec une délectation visible. « …est une forme très puissante d'ancienne magie. C'est évidemment de notoriété publique qu'il s'agit d'un art sorcier, et non moldu. Grâce à cela, un sorcier peut augmenter sa puissance magique et se ressourcer dans l'autre –en même temps qu'il prend son pied évidemment. »

À nouveau, la classe fourmilla de rumeurs, comme si une onde d'électricité parcourait les élèves. Le prof continua :

« Bien entendu, vous avez remarqué que je vous ai mis par couple mixte, et ce n'est pas anodin…car ce type de magie exige un minimum d'attirance animale ; partant de ce principe, la logique des choses voudrait qu'il y en ait plus entre une fille et un garçon. »

Le fourmillement redoubla d'intensité, et Harry crut voir Malefoy pâlir. Il se remémora ce qu'il avait vu dans la Pensine de Mélinée…Les phrases de Malefoy lorsqu'il était saoul : « C'est pas hips…un vrai…bi-bisou. M-moi je di-disais s-sur la bou…bouche. Si-si je l'av…avais demandé à…à Po…Potter, il l'aurait fait lui hic. M…mais y m'ai-aime po…J-je lui ai rien f-fait en pl…plus. » « Y…y dor-dormirai au-aussi a…vec moi ? Hic ! » Et ce que Méli avait répondu : « Oui, aussi. Il dormirait avec toi, te ferait des câlins, et des tas de trucs qui feraient attraper une crise cardiaque à ton père… » Harry eut soudainement très chaud, mais se força à ne rien laisser paraître. La voix claire de Malefoy le tira de ses pensées libertines :

« M'sieur ? Chuis pas une fille, comment je fais avec Potter ? »

« Mais ça peut s'arranger, Malefoy, ça peut s'arranger, je suis persuadé que vous feriez une très belle jeune fille avec une jolie robe rose et un peu de gloss ! »

La classe éclata de rire, surtout les Gryffondor. Erre reprit son sérieux :

« Hé bien on verra bien ce que ça donnera. La logique voudrait que ça rate, mais sait-on jamais… »

Harry eut la désagréable sensation que le prof lisait à livre ouvert dans son esprit, et il essaya de se souvenir des techniques d'Occlumencie de Rogue.

« Bien, donc, comme vous vous en doutez, la pratique du Kama-Sutra est avant tout une histoire d'énergie vitale circulant entre deux êtres, mais pour des raisons indépendantes à ma volonté, on ne peut essayer ici même, la Directrice me l'a interdit depuis que ça a tourné en partouze une fois avec les Barbiepouff et les Chalalard –mais rien ne vous interdit d'essayer chez vous…Bref, nous nous en tiendrons à la potion qui met en condition les deux êtres qui vont s'unir… »

À nouveau, le Serpentard leva le bras.

« Oui ? »

« Mais moi je veux pas m'unir à Potter ! »

« Allons, allons, ne soyez pas catégorique, votre camarade est peut-être très doué au lit, jeune homme. Et je vous ai dit que comme vous êtes deux garçons, il y a des chances que ça ne marche pas, car si les deux partenaires n'ont aucune attirance sexuelle l'un pour l'autre, il ne se passera absolument rien. »

Il agita sa baguette et des ingrédients apparurent au tableau.

« Et comme je l'ai indiqué, à la fin, vous mettrez un cheveu à vous ou un ongle, cette potion fonctionne comme le Polynectar, elle marche intuitu personae. Si les deux personnes ne doivent pas s'unir, la potion restera bleu pâle ; si une union est envisageable mais sans plus, jaune ; si l'union serait bénéfique pour les deux sorciers, orange ; si ça sera une mémorable partie de jambes en l'air, rose. Et enfin, le plus rare (que personnellement je n'ai jamais vu) : en cas d'union de deux âmes sœurs, la mixture sera rouge sang. Au boulot ! »

Harry ne parla pas à Malefoy, mais commença à couper consciencieusement les racines de gingembres. Il surveillait néanmoins le blond du coin de l'œil, et il lui semblait que celui-ci était soudainement bien plus pâle encore qu'à l'accoutumée. Ses mains tremblaient alors qu'il réduisait en poudre la corne de dragon doré du Myanmar. Comme s'il avait peur de quelque chose. Et Harry se sentit fier de lui inspirer une telle terreur. Après tout, c'était pas comme si la potion allait virer au rose ou au rouge sang, non ?

Harry laissa tomber dans le chaudron une rognure d'ongle qui coula dans le liquide bleu clair.

« Quand vous aurez fini, prélevez un échantillon, mais ne la buvez surtout pas ! Sinon, le Kama-Sutra, ça sera pas seulement sur ce tableau que ça sera affiché, mais sur vos pupitres et en chair et en os… », prévint le prof, qui affichait néanmoins un air lubrique, comme s'il espérait qu'une des tablées allait malgré tout outrepasser ses instructions.

Harry touilla doucement la potion, tandis que des exclamations retentissaient dans la salle. La plupart des élèves obtenaient une couleur jaune, et seulement deux chaudrons virèrent à l'orangé. Le Golden Boy se tourna vers Malefoy :

« Alors, qu'est ce que t'attend Malefoy ? La saint Glinglin ? J'attends ton cheveu ou ton ongle ! »

Voyant que le blond n'en faisait rien, Harry avança la main et arracha deux cheveux dorés, qu'il jeta dans le chaudron. Aussitôt, celui-ci se mit à fumer, et les vapeurs furent tellement épaisses que les deux garçons ne virent rien pendant quelques instants. Enfin, la fumée se dissipa, et Malefoy ne put retenir un couinement de stupeur.

Rouge sang. La potion était rouge sang. Le cœur d'Harry s'arrêta de battre, alors que Ron hurlait, de l'autre côté de la salle :

« Alors, Harry, c'est noir c'est ça ? Vous vous détestez tellement tous les deux que c'est non répertorié comme couleur je suis sûr ! »

Harry remit d'un air perplexe ses lunettes qui glissaient sur son nez et bafouilla :

« Oui, noir, noir très noir…Noir foncé même. »

Etrange, il était pourtant sûr d'avoir mis le bon dosage, mais il fallait croire que même avec le Serpentard, qui était pourtant bon en potion, il trouvait le moyen de louper ses mixtures. Malefoy prit une éprouvette, mais ses mains tremblaient tellement qu'en penchant le chaudron pour y verser un peu du contenu, il renversa tout dans un grand fracas. Harry eut la rapidité d'esprit nécessaire pour hurler « Récurvite » avant que personne n'ait le temps de baisser les yeux par terre et de voir la flaque rouge. Curieusement, le prof ne dit rien de la perte de la potion, mais quelque chose dans son attitude fit comprendre à Harry qu'il savait, que lui avait eu le temps de voir la couleur…

oOoOoOo

Loin de là…

Assis dans un grand fauteuil de velours pourpre, devant un feu de cheminée qui crépitait allègrement, Voldemort faisait tourner pensivement un verre de vin rouge entre ses longs doigts blafards. Soudainement, un toc-toc à la porte le tira de ses rêveries.

« Entrez ! », aboya-t-il.

Un sorcier, encore vêtu d'une capeline de voyage sombre et boueuse, pénétra dans le salon du manoir Jedusor. Derrière lui trottinait vilement Queudver. L'inconnu ôta son capuchon, découvrant une cascade de longs cheveux d'un blond argenté. Voldemort lui indiqua un siège en face du sien.

« Pas trop tôt, j'ai failli attendre. Assieds-toi, Lucius. Et toi, Queudver, dehors. Va donc voir chez Severus si j'y suis. »

« Mais Maître, si vous êtes ici, c'est que vous n'êtes pas chez Sev… » (2)

« DEHORS IMBECILE ! »

Une fois la vile créature partie, Voldemort reposa son verre sur un guéridon de bois. Il avait l'air étrangement zen. Et chez lui, c'était jamais bon signe.

« Lucius, mon fidèle Lucius, est ce que tu pourrais m'expliquer en termes courts et précis ce que ta femme –Narcissa pour ne pas la nommer– est en train de trafiquer à l'heure actuelle avec votre précieux fils unique ? »

Lucius Malefoy se tortilla un instant sur son fauteuil, mal à l'aise.

« C'est-à-dire que…Narcissa est…a toujours été une…euh…femme très libre. Et ça n'est pas notre mariage qui a arrangé ça…Elle n'a toujours eu d'yeux que pour Drago dès le jour où il est né et…enfin bon… »

« Je sais ça ! », hurla le seigneur sombre. « Ce que je ne sais pas en revanche, c'est pourquoi un Mangemort aussi redoutable que toi ne peut même pas forcer sa femme à entrer à mon service, et pourquoi il la laisse faire ce qu'elle veut ! »

« Mais comment l'empêcher ? C'est sa mère, sa tutrice légale, et je suis sensé être en fuite à la suite de mon évasion d'Azkaban ! », protesta Malefoy. « Maître, je ne peux pas retourner au manoir comme ça, les Aurors le surveillent, le Ministère se doute bien que c'est le premier endroit où j'aurai l'idée d'aller… »

Voldemort était tellement en colère que l'air semblait s'électrifier autour de lui, comme à l'approche d'une ligne à haute tension. Le cristal du verre de vin se mit même à tinter légèrement sous la pression.

« Est-ce que tu as la moindre idée de l'endroit où ta femme a envoyé ton fils pendant ton absence ? », demanda-t-il d'une voix dangereusement basse.

« Euh… », fit Lucius. « Mac…Macnair m'a raconté une histoire d'échange scolaire en France qu'il a lue dans la Gazette du Sorcier mais… »

« Et où en France ? »

La voix du mage noir était désormais tellement mielleuse qu'on aurait pu l'étaler sur une tartine. Mais Lucius n'était pas dupe. Plus son Maître avait l'air doucereux, plus sa fureur était intense.

« Euh…Je…je sais pas… »

Et là, la furie de l'héritier de Salazar éclata sans préalable et sans sourdine. Il tapa du poing sur le bras du fauteuil, et le verre se brisa en mille morceaux :

« Ah, tu ne sais pas ? Eh bien je vais te le dire, moi, où est ton fils ! » Il leva sa baguette, et une petite fiole de cristal vint se loger dans sa main. « Tu sais ce que c'est ça ? »

Le Mangemort blond regarda l'éprouvette. Au fond tournoyait un liquide de couleur vermillon.

« Euh, non, Maître…Une potion ? »

« CRETIN ! », hurla Voldemort. « Ça, c'est un échantillon de sang ! Et tu sais à qui il appartient ce sang ? »

Encore une fois, le père de Drago nia de la tête, trop terrifié pour seulement parler.

« Il appartient à la Française qui héberge ton fils ! » Les yeux rougeoyant de colère de son seigneur filèrent des frissons à Malefoy. « Heureusement que ma fidèle Nagini est moins tarte que vous tous ! Tu te rends compte Lucius que j'en suis réduit à confier des missions importantes à un serpent, et qu'elle les réussit mieux que vous ? » Il flatta amoureusement la tête du serpent blanc qui ferma les yeux de ravissement. « Et en plus, elle a fait un crochet par Aix-en-Provence spécialement pour me ramener des calissons ! (3) »

Le blond baissa les yeux, visiblement embarrassé.

« Maître, je ne vois toujours pas le rapport avec le sang de cette fille…Qu'est ce qu'une Française pourrait bien… ? »

« Cette éprouvette, Lucius, est la cause de ma colère, vois-tu ? Et à part la prophétie que tu as malencontreusement détruite l'été dernier, je ne connais rien de plus précieux en ce monde. Comme je me doutais de quelque chose comme ça, j'ai envoyé Nagini en France dans le but précis de me ramener un échantillon du précieux sang de cette jeune fille. Mission dont elle s'est acquittée avec brio… »

Le serpent albinos, lovée sur le dossier du fauteuil de son maître, poussa un sifflement orgueilleux. Voldemort scruta le visage de son bras droit. Visiblement, il n'avait rien compris du tout.

« Et si ce sang est si précieux, Lucius, c'est parce que cette fille a un lien de parenté avec ton fils. Plus précisément avec ta femme. Tu connais très bien ce nom de famille et ce que ça implique comme conséquences, Lucius. »

Les yeux gris s'élargirent.

« Maître, ça n'est quand même pas une… »

« …Quercevalles ? Eh si ! Voilà l'échantillon inestimable du sang de la dernière héritière des Paturelles de Quercevalles ! Son arrière-grand-père était le frère de l'arrière-grand-mère de ton fils (n'oublie pas que ta femme est à un quart française)…Je crois que tu commences à comprendre en quoi cela concerne Drago et pourquoi il faut que nous le récupérions au plus vite. Chez eux, l'Imperium n'a plus aucune prise sur ton fils. C'est-à-dire, si j'ai encore besoin de te l'expliquer, que ton cher bambin blond est en train de faire tout ce qu'il veut à l'heure actuelle, et ce depuis plus de deux semaines…Il parait qu'il apprécie d'ailleurs beaucoup la compagnie des jeunes sorcières françaises… »

Le Lord Noir balança une revue en français ouverte en son milieu. Sur les pages du milieu, Lucius vit son fils assis dans l'herbe, aux côtés d'une sorcière aux cheveux bleu électrique, tous deux visiblement très occupés à se faire des mamours. Malefoy semblait sérieusement ébranlé. Il secoua la tête.

« Il faudra aussi que tu me ramènes les grimoires de ta famille, Lucius. J'ai besoin de beaucoup de renseignements sur cette famille, le plus possible ; mon plan en dépend. Cet échantillon de sang a demandé presque deux semaines d'analyse à Severus. Et pourtant, il s'y connaît, mais il dit ne jamais avoir vu quelque chose de semblable. Il nous faut agir, et rapidement. »

« Alors, Maître, quel est votre plan maintenant ? »

Nagini émit un bref sifflement, et Voldemort eut l'air suspicieux. Le Lord noir susurra à l'oreille de son Mangemort quelque chose, puis le congédia.

En sortant du salon, Lucius referma doucement la porte derrière lui, soulagé que l'entretien ne se soit pas achevé dans un bain de sang. Il allait s'éloigner quand une poigne le retint. En face de lui se trouvait le prof de potions, Rogue.

« Severus ! Tu m'as fait peur ! », grommela le blond.

« Alors, qu'est ce qu'il t'a dit ? »

« Sûrement la même chose qu'à toi. Il va contacter son espion en France, car d'après lui, il faut intervenir au plus vite. Drago devient incontrôlable. Et cette famille française pourrait s'avérer dangereuse à terme. »

Rogue eut un rictus sardonique.

« Dangereuse ? Je crois que tu les sous-estimes, Lucius. Relis tes grimoires. Cette gamine…Son sang est probablement la chose la plus terrifiante qu'il ne m'ait jamais été donné d'analyser. »

Au regard perplexe de son interlocuteur, Severus Rogue poursuivit :

« La quantité de magie est anormalement élevée dans chaque molécule du moindre globule contenu dans cette fiole. Je serai curieux de la voir à l'œuvre. C'est comme si la magie suintait littéralement hors d'elle. Je ne sais pas de quel phénomène elle tire ce pouvoir énorme. Il paraît qu'elle aurait envoyé en Antarctique une de ses camarades il y a quelques jours, et qu'elle peut créer des Portoloins comme toi tu lancerais un Wingardium Leviosa. D'après ce que notre informateur nous a dit, c'est de famille ; son frère faisait aussi ce genre de choses démentes quand il était à Beauxbâtons. Je suis sûr que notre Maître s'intéresse à ton fils pour cette raison. L'apport du sang des Quercevalles a dû ressortir plus fort chez lui que chez ta femme… »

« Oui. », fit Lucius. Il était encore plus pâle qu'à l'accoutumée –ce qui n'est pas peu dire. « Je sais ça. Cette famille de timbrés…Il y a de vieilles rumeurs à leur sujet. J'ai lu ça dans les grimoires de la famille, le recueil d'Amaury de Malefoy en particulier, le premier de notre famille à s'être installé en Angleterre. Avant, quand mon ancêtre a quitté la France au 13ème siècle, on appelait les Quercevalles la Dynastie Maudite… »

Severus haussa un sourcil :

« Et tu aurais une idée d'où leur vient ce surnom ? »

Lucius leva vers lui ses yeux pâles.

« Ça n'est pas mentionné précisément dans le livre. Mais il semblerait qu'ils aient acquis un objet particulièrement puissant dont ils tirent leur pouvoir. Mais j'ignore de quoi il peut s'agir… »

Rogue eut un hochement de tête compréhensif, et s'éloigna en murmurant pensivement :

« La Dynastie Maudite…Intéressant, très intéressant… »

oOoOoOoOoOo

Notes :

(1) Nous précisons à nouveau que rien dans le comportement ou les paroles du professeur Erre n'est inventé ! Non, vaut mieux le redire, parce que…

(2) ''Et il alla chez Severus et effectivement, Il y était…'' Hum, blague du papa de Lilulle sur Jésus et ses apôtres, quand, petite, elle allait au catéchisme et apprenait la Bible…Cherchez pas…

(3) Avis de Lilulle sur la question : les meilleurs que j'ai goûté jusqu'à maintenant sont les Calissons du Roi René…

Le sondage de Ritsuko !

À votre avis, qui est l'espion de Voldemort en France ?

A/ Monsieur Erre : il est trop bizarre pour être honnête et en plus il fait de la Légilimencie comme Rogue…

B/ Opale Dumoulin forcément ! Quelqu'un qui s'habille en noir est toujours suspect ! Qu'elle reste sur la banquise !

C/ Probablement Lilulle et Ritsuko...avec les conneries qu'elles écrivent ça peut être qu'elles !

D/ Mélinée, la traîtresse qui essaie de se faire les deux beaux gosses en même temps ! En taule la pute !

Petit bonus : Pour la troisième semaine (et dernière ?), le trio Lukomax fait bénéficier ses lecteurs chéris d'amour du dernier petit bonus exclusif pour ceux qui le veulent toujours, ou qui ont survécu aux deux premiers. Donc, même chose pour ce chapitre, ceux qui nous laisseront une review avec une adresse mail, auront le bonheur de recevoir dans leur boîte le cadeau. Mais avec une petite variante pour changer : cette fois on vous envoie…que la pièce jointe ! Pour l'interview qui va avec…Vous verrez bien ce qu'il faut faire ! Suivez les instructions du mail !

Dans le prochain chapitre : où Hermione se sert des livres moldus pour expliquer quelques fascinants mystères et se prend pour Indiana Jones, et où Ryry fait chanter son blondinet préféré !