Blabla bête des auteurs : Tadam ! Voici venu le chapitre 19 ! Encore désolées pour le retard d'une semaine qui a dû paraître interminable sans nous (ça va les chevilles ?) mais faut bien qu'on prenne des vacances ! On espère que vous trouverez pas ce chapitre trop ennuyeux mais…faut bien qu'Hermione commence à trouver des indices, et on est obligées d'en passer par là !
Bref, nous sommes toutes les deux revenues entières ! Ritsu a quand même failli rester à Beyrouth à cause de sa surcharge de 10kg en bagages la coquine ! Et Lilulle est plus forte qu'Harry Potter parce qu'elle a trouvé la voie 9 ¾ sans l'aide de Mrs Weasley à la gare de King's Cross ! Alors on salue les deux Survivantes qui ont bravé les interdictions d'Air France et des gares anglaises pour vous !
Réponses aux reviews : Toujours seulement aux anonymes ou à ceux qui n'ont pas laissé de mail, comme d'hab !
Alors, tout d'abord, merci à notre fidèle Miellina ! Continue à nous reviewer ça nous fait vraiment très très beaucoup plaisir ! Le mystère de l'espion te taraude visiblement…Nous aussi ça nous taraude mais on s'est enfin accordées…ça sera dévoilé plus tard ne t'inquiète pas ! Et le retard d'une semaine c'était dû à des vacances ! Nous voilà pardonnées ? Un petit mot à Elodie aussi ! Merci pour ta review, mais n'hésite pas à les faire plus longues, ça ne sera que plus intéressant !
Bonne lecture à tous !
oOoOo Harry Potter et les Harpies Gauloises oOoOo
Chapitre 19
De l'utilité des livres d'Histoire moldue
Salle commune de Vampiglams.
La matinée était enfin terminée (surtout le cours de Sorcellerie d'outre-mer, très éprouvant), et le Golden Trio avait expédié le déjeuner en deux temps trois mouvements, beaucoup plus alléché par les révélations qu'Hermione avait à faire que par le cassoulet toulousain au menu ce jour-là. Cela présentait de plus l'avantage d'être seuls dans la salle commune, vu que toutes les élèves de la maison étaient en train d'avaler des cannelés bordelais –le dessert du jour. Exceptées Eymelie et Mélinée, qui étaient allées à la volière envoyer un hibou alarmiste chez Elianor, et qui auparavant avaient harcelé Malefoy toute la matinée. Mais il était rapidement apparu que le Serpentard n'en savait pas plus qu'elles sur l'état de santé de la jeune fille. Il ne l'avait même pas vue le matin au petit déjeuner, et c'était le gros chat qui était venu lui dire que sa cousine ne viendrait pas en cours car elle se sentait indisposée.
Hermione prit place sur un des poufs, et les deux garçons l'imitèrent. Elle ouvrit son sac, et en tira une liasse de papiers.
« Qu'est ce que c'est ? », s'enquit Ron.
« Des photocopies. J'étais dans une bibliothèque moldue, je n'allais pas jeter un sort de Décalcomanie… »
Ron fit genre qu'il comprenait, mais Harry savait qu'il n'avait absolument pas la moindre idée de ce qu'était une photocopie. Hermione remit ses cheveux en place, et continua :
« J'ai trouvé beaucoup d'ouvrages sur le Moyen-Âge dans cette bibliothèque, beaucoup plus qu'à celle de Beauxbâtons. Et beaucoup mieux que ça : il n'y avait aucune page arrachée ou aucun passage qui semblait avoir été effacé. En deux mots : pas de censure. Ceci dit, il est vrai que les grimoires magiques auraient apporté plus de précisions, mais c'est déjà pas mal…J'ai donc recherché tout ce qui s'était passé au début du 13ème siècle dans le sud de la France, et voilà ce que j'ai trouvé… »
Elle fit passer plusieurs feuilles. Harry et Ron s'y penchèrent, curieux.
« Comme vous le voyez, il y a eu à cette époque de nombreux massacres dans la région. C'est assez compliqué à expliquer, mais en gros, c'est soi-disant parce que les catholiques parisiens (donc du côté du Roi de France moldu) reconnaissaient le pouvoir du Pape à Rome, et qu'une autre forme de chrétienté avait émergé dans le sud, et ne reconnaissait pas le Pape. On appelait ces gens les Hérétiques, les Albigeois ou bien encore… »
« …les Cathares. », lut Harry. « Extrêmement bien organisés, dotés d'un clergé très hiérarchisé, ils commencèrent à faire de l'ombre au pouvoir papal ; les premiers mouvements furent impitoyablement écrasés dès le début du 12ème siècle en Espagne et en Rhénanie, mais il y eut d'autres lieux où l'hérésie se développa considérablement. Dans le sud de la France, dans toute l'Occitanie s'étendait le pays cathare, à un point tel qu'à la fin du 12ème siècle les diocèses catholiques n'avaient quasiment plus aucune autorité…Le pape Innocent III, nommé en 1198, s'en inquiéta rapidement et décida d'y mettre un terme afin de restaurer le pouvoir du Vatican dans la contrée. Il contacta le Roi de France Philippe II Auguste en vain, mais parvint à rallier à sa cause des seigneurs français, qui déclenchèrent la Croisade contre les Albigeois en 1208. Son plus fervent défenseur fut Simon de Montfort, principalement intéressé par le rattachement du comté de Toulouse à ses terres… »
Harry leva les yeux vers Hermione.
« Et alors ? Je ne vois pas de magie là-dedans, Mione…C'est juste…des guerres de religions médiévales… »
« Continue de lire. », lui intima la brune.
« Les premiers massacres eurent lieu à Minerve, dans l'actuel Hérault, sur les terres des vicomtes Trencavel, en 1209, puis surtout lors de la fameuse mise à sac de Béziers la même année, qui déclencha réellement les hostilités par son caractère inhumain. »
Là, Harry stoppa, et remit ses lunettes en place d'un air perplexe.
« Trencavel…Ça me dit quelque chose… », marmonna Ron.
Hermione le frappa avec les feuilles qu'elle tenait encore dans sa main.
« Trencavel ! Bien sûr que ça te dit quelque chose. C'est le nom de jeune fille de la mère d'Elianor, tu te rappelles pas ? Elle nous l'a dit, la première semaine de notre arrivée…J'ai trouvé mention d'eux dans les livres de la bibliothèque de Beauxbâtons ; il paraît que c'est une grande famille sorcière du sud de la France. Ce ne sont pas des moldus et pourtant ils sont signalés dans un ouvrage d'Histoire moldue. Ce qui veut dire… »
« …que cette guerre a compté des sorciers dans leurs rangs. », compléta Harry.
Hermione approuva d'un air grave :
« Et même plus. Il se pourrait que cette histoire moldue de religion n'ait été qu'un prétexte. Dans un autre ouvrage, disons un peu moins historique et un peu plus ésotérique, j'ai trouvé ça. Alors bien sûr, il s'agit de choses qui ont été déformées par les moldus, mais quand même, on peut s'interroger… »
Elle tendit un papier à Ron ; Harry lut à haute voix par-dessus son épaule :
« De tous temps, la croisade contre les Albigeois a attisé toutes sortes d'hypothèses car ce massacre organisé de chrétiens par d'autres chrétiens a longtemps paru trop énorme pour n'avoir que des divergences théologiques pour cause. La légende la plus répandue fut celle du Trésor Cathare. Fut-il la vraie raison de l'extermination de ces hérétiques par le pape Innocent III qui voulait récupérer ce trésor ? Personne ne le sait, néanmoins, tous s'accordent pour dire que le pouvoir papal n'aurait jamais récupéré ce que cachait les insurgés.
Le Trésor, selon les partisans de cette thèse, aurait été ramené en terre occitane lors de la première croisade en Terre Sainte, probablement par les comtes de Toulouse ou de Foix, vers 1100. Cette relique, selon les spécialistes, aurait eu un pouvoir magique incommensurable, et aurait largement permis l'expansion spectaculaire du catharisme dans la région au cours du siècle qui suivit. On retrouve de nombreux textes occitans sans équivoques à ce sujet, évoquant une protection divine ramenée de l'Orient par les croisés et gardée dans une des citadelles cathares. Cependant, les observateurs notent que c'est au cours de l'année 1212, en pleine croisade, que disparaît toute trace de cette relique. La thèse la plus probable fut qu'elle fut détruite dans la mise à sac de forteresses cathares, ou bien, arguent certains, qu'elle n'a simplement jamais existé. »
À nouveau Harry s'interrompit :
« 1212 ? C'est l'année qui était gravée dans l'entrée de la maison d'Elianor…Son frère a dit que c'était le seul mur qui restait de l'ancienne maison de leur famille qui a été détruite au Moyen-Âge… »
« Je sais. », fit Hermione. « Lis le dernier paragraphe. »
« Mais d'aucuns se demandent ce qu'est la relique ? Selon la thèse la plus répandue, il s'agirait tout simplement du Saint Graal, la coupe qui recueillit selon la Bible le sang du Christ. »
Le Survivant leva dubitativement les yeux des photocopies du bouquin.
« Et alors ? Tu te crois dans Indiana Jones et la Dernière Croisade ou quoi ? »
« Dans quoi ? », dit Ron.
« C'est un film moldu. Dedans, le héros retrouve le Saint Graal aussi, mais c'est que des légendes. Je vois pas le rapport entre ça et la famille d'Elianor. Honnêtement Mione, je… »
« Réfléchis ! Le Saint Graal, Harry ! », s'impatienta Hermione. « C'est la coupe qui a recueilli le sang du Christ. »
Ron pédalait clairement dans la choucroute, mais quelque chose tiqua dans la mémoire d'Harry. Quelque chose qu'il avait dit à Hermione et dont elle se souvenait, avec quoi elle avait fait le lien…Le blason sur la cheminée des Quercevalles…Une sorte de large vasque qui crachait des étincelles, surmontée d'un animal qui ressemblait à un chat. Et sous le cartouche de l'écusson se déroulait un parchemin stylisé où on pouvait lire : Sempra Vigilantus Sum.
Harry eut un rire nerveux :
« Quoi, tu ne penses quand même pas que… »
« …que cette histoire de Graal existe et que la famille d'Elianor –et donc celle de Malefoy– en sont les gardiens ? », compléta Hermione. « Je dois avouer que je suis tentée de répondre que si –même si je ne suis pas sûre du tout qu'il s'agisse du Saint Graal en l'occurrence. Ce ne sont que des spéculations de Moldus… »
Les deux garçons ouvrirent la bouche pour protester, mais Hermione fut plus rapide qu'eux, et leur exposa les nombreux points étranges et incohérences qu'elle avait relevés chez les cousins des Malefoy : la protection mystérieuse qui entourait leur maison, aussi puissante que celle de Poudlard ; la coupe contenue dans le blason familial ; le pouvoir démesuré et inconnu des membres de la famille (même Hermione ne pouvait invoquer un Portoloin et elle était la meilleure de sa promo). Et enfin, la chose la plus étrange : un ancêtre ayant la forme d'un chat de huit cents ans (pile l'âge d'avoir vécu les croisades contre les Cathares, quel hasard !), cela même alors que le blason montrait clairement un chat surveillant une coupe. Selon elle, tout ça n'était pas que pur hasard. Et les deux garçons durent admettre qu'à la lumière de tous ces événements, ils ne pouvaient que convenir qu'il y avait effectivement quelque chose d'étrange. D'autant plus qu'Elianor n'était pas là ce jour-là…
« Peut-être que c'est à cause de cet article, qu'elle a été tellement contrariée qu'elle n'est pas venue ? Ou qu'il y a un rapport avec les fées ? », suggéra Ron.
« Je n'ai pas encore trop creusé de ce côté-là. », dit Hermione. « Mais n'oublions pas que nous avons le week-end en Bretagne chez Lorelei pour explorer cette affaire. En attendant, Harry, comme tu sembles en bon terme avec Elianor, si tu pouvais lui demander deux ou trois trucs discrètement…Après tout, c'est la mieux placée…Ou peut-être qu'elle a des livres chez elle qui pourraient nous être plus utiles… »
« Elle a des livres chez elle, Granger. », fit une voix traînante. Les trois Gryffy se retournèrent d'un bloc. Dans l'encadrement de la porte d'entrée se tenait Drago Malefoy. « Elle a même une énorme bibliothèque, au dernier étage du moulin. »
« Qu'est ce que tu fais là, Malefoy ? Tu nous espionnais encore ? Dégage ! », cracha Ron.
Malefoy prit comme d'habitude son air froid et détaché, mais Harry avait remarqué depuis quelque temps un changement perceptible chez le blond ; forcément, ne plus être sous l'Imperium que lui imposait son père déteignait sur son caractère. Pour la première fois, il semblait relativement libre de ses mouvements. Loin de l'Angleterre, il n'avait visiblement rien à redouter de Lucius. La voix d'Hermione fit redescendre Harry de son nuage :
« Ronald ! Arrête d'être désagréable, pour une fois que Malefoy ne nous agressait pas directement… »
« Sa présence est une agression directe à mes yeux. », contra le rouquin en prenant une moue boudeuse.
« Très bien, je m'en vais. », fit juste Malefoy en haussant les épaules. Il allait quitter la pièce, lorsqu'il se ravisa et se tourna vers Harry : « Potter, je peux te parler cinq minutes ? »
Ron allait répondre quelque chose, mais Hermione l'arrêta d'un geste. Le Survivant se leva :
« D'accord. Mais cinq minutes, pas plus ; le cours d'histoire va bientôt commencer. »
Ron les regarda s'éloigner dans l'escalier en colimaçon des cinquième.
« Le défaut d'Harry c'est qu'il est trop gentil. Il serait capable d'aller faire un bisou à Tu-Sais-Qui s'il le lui demandait… »
« Ron ! Ne compare pas Voldemort à Malefoy ! Après tout, Malefoy, c'est qu'un gosse de riche un peu paumé. Harry n'a pas de raison d'être méchant avec lui… »
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Harry suivit le blond tandis que retentissaient derrière lui les échos d'une énième dispute Ron – Hermione. Finalement, Malefoy stoppa devant un des dortoirs des cinquième (donc, des deuxième année –tout le monde suit ?). Il semblait particulièrement gêné, et Harry ne put s'empêcher de le trouver mignon, avec ses joues légèrement rosées, ses mains crispées sur l'ourlet de sa robe noire.
« Hé bin, Malefoy ? On a pas toute l'après-midi ! », fit-il, décidé à taquiner un peu son ennemi de toujours.
L'embarras du blond s'accentua, et il foudroya le Gryffondor de ses yeux gris.
« Je…hum…Je voulais te parler au sujet de…euh…de la potion de tout à l'heure… » Harry sut qu'une aide de sa part aurait été la bienvenue ; le blond semblait au paroxysme de la confusion, mais une fois n'est pas coutume, le Survivant le laissa se démerder tout seul. « Euh…je voudrais que…tu n'en parles pas. Même à Granger et Weasmoche…Si c'est possible… »
Harry haussa un sourcil.
« Déjà, arrête d'appeler Ron 'Weasmoche', sinon, je prends un mégaphone et je fais le tour de l'école en criant que selon une potion bidon, t'es mon âme sœur. D'autre part, je peux savoir en quoi ça te dérange que je le dise et pourquoi t'en fais tout un plat ? C'est qu'une potion ratée, Malefoy. Ça sera pas la première fois que j'en louperais une. »
Drago eut l'air confus.
« Je…je pensais que tu…Je veux dire, je ne crois pas du tout à cette potion…y a dû y avoir une erreur de dosage, oui…Mais certaines personnes peut-être y croiraient et…sans aucun doute, j'ai pensé que…pour nous deux, c'était mieux qu'on…ne le sache pas. Et pour toi surtout… », acheva-t-il d'une voix étrangement basse.
Le Gryffondor fronça les sourcils d'un air perplexe : est ce que Malefoy insinuait qu'il n'était pas assez bien pour Harry ?
« Bien, si c'est ce que tu veux, alors je le dirais à personne. Mais je veux quelque chose en échange. »
Le blond leva la tête ; visiblement, il était légèrement surpris. Le Survivant, la bonté incarnée, ne faisait donc pas que des choses totalement désintéressées ? Harry eut un sourire en coin.
« Personnellement, je me fiche de ce que les gens pensent sur moi, Malefoy. Qu'ils pensent que t'es mon âme sœur, après tout, ça ne sera pas la pire chose qu'ils aient pensé de moi –après que j'aie été l'Héritier de Serpentard en deuxième année, ou fou à lier l'an dernier, tu penses bien, que tu sois mon âme sœur, c'est presque un compliment à côté…Mais moi je n'ai aucun avantage à retirer de cela. C'est ton honneur à toi qu'il faut sauvegarder, n'est ce pas ? », fit Harry en se rapprochant dangereusement du blond et en enfonçant son index dans sa poitrine.
Comme il paraissait petit, soudainement, songea le Gryffondor. Et tellement mince. Nul doute qu'il s'était jeté à lui-même des sortilèges d'Apparence afin de dissimuler les maltraitances dont il avait été constamment victime. Harry arriva enfin à le coincer contre un mur.
« Alors ce que je veux pour me taire, c'est que tu sois à moi. »
Une lueur d'effroi s'alluma dans les yeux gris ; Harry pensait trouver cela hilarant, marrant, mais au fond de lui il ressentit un pincement de cœur. Le Serpentard bégaya quelque chose d'incompréhensible, et Harry lui coupa la parole :
« T'as de la chance qu'y ait cours dans pas longtemps, on aura pas le temps de le faire tout de suite…Mais après le cours d'histoire, pendant la pause, rendez-vous dans les toilettes pour garçons du premier étage, c'est compris ? »
Le blond eut un sursaut, et ses yeux virèrent au gris sombre, presque noir. Il repoussa Harry aussi violemment qu'il put :
« T'es malade ! Tu crois que tu pourrais me sauter dans les toilettes comme une vulgaire catin ? Tu m'as pris pour qui, Potter ? Qu'est ce que tu crois que je suis ? »
Sa voix traînante ne traînait plus du tout, elle tremblait, mais Harry ne savait pas si c'était de rage ou d'autre chose. Le blond avait l'air presque au bord de la crise d'hystérie. Le Survivant s'autorisa à le taquiner encore un peu :
« Peut-être Malefoy, mais t'as pas le choix. Sinon, dès demain toute l'école le saura…Ça a l'air de te tenir à cœur, que cette histoire de potion reste secrète…Je serais toi, j'accepterais… »
Il eut un petit rire, et ajouta méchamment :
« Après tout, ça n'est pas grand-chose pour toi, Malefoy, le plus grand play-boy de Poudlard…C'est pas comme si tu l'avais jamais fait, pas vrai… ? »
Cette fois, Malefoy ne chercha même pas à le repousser. Sa tête blonde resta baissée, et il murmura d'une voix cassée :
« Va t'en…Je te hais…Va t'en et répète-le à toute l'école, puisque c'est ce que tu veux… »
D'un coup de coude, le garçon blond écarta Harry et voulut s'enfuir, mais c'était sans compter la rapidité du Gryffondor qui lui agrippa aussitôt le bras. Drago chercha à se dégager mais en vain. Il leva des yeux encore brillants de larmes (bien qu'il ait auparavant cherché à les essuyer avec ses manches) :
« Lâche-moi Potter ! J'ai dit non c'est clair ? »
Le brun poussa un soupir exaspéré :
« Enfin, Malefoy, ne sois pas aussi débile que t'en as l'air. Comme si j'étais du genre violeur dans les toilettes…Ça me déçoit que tu aies pu me croire. Je me demande quelle personne tu crois que je suis… »
Le blond le regarda avec des yeux tellement écarquillés qu'Harry eut peur un instant qu'ils lui sortent des orbites. Visiblement, il était en état de choc.
« C'est bon, remets-toi, je te jure que je vais pas te sauter dessus. Je veux juste qu'en contrepartie tu me dises si tu as remarqué quelque chose d'étrange ce matin, ou hier soir, chez Elianor… »
Le Survivant attendit quelques instants que le blond se soit remis de ses émotions. Enfin, il parla d'une voix encore tremblante :
« Je ne sais pas ce qui s'est passé. Je crois qu'Elianor s'est levée cette nuit…Je…J'ai entendu des éclats de voix, dans la nuit. Mais je…je me suis rendormi. Et le matin, elle n'était pas là au petit déjeuner et sa mère m'a dit qu'elle était malade… »
Tout en débitant ça, Malefoy ne quittait pas Harry de l'œil, comme s'il avait peur que le Golden Boy ne se jette effectivement sur lui et le plaque sur un des lits dans le dortoir derrière pour lui faire subir les derniers outrages. Le brun fit mine de réfléchir, mais en lui-même, il songeait que ce Drago Malefoy-là était mille fois différent de celui qu'il avait toujours connu, et qui l'avait royalement emmerdé pendant cinq ans. Il paraissait juste…beaucoup plus émotif que l'ancien.
« Merci. Puisque t'as entendu ce que Mione a raconté, si tu pouvais quand même essayer de te rencarder discrètement…Auprès de sa mère…Ou dans la bibliothèque…Ça serait cool. »
Drago hocha la tête et s'apprêtait à repartir, quand il sentit la main d'Harry se refermer à nouveau sur son bras. Et le Survivant qui murmura :
« J'ai vu…hum, dans la Pensine de Mélinée, elle nous a montré tes souvenirs…J'ai tout vu, l'autre soir. Je ne pensais pas que ton père…enfin…c'est pour ça que je ne t'aurais jamais forcé à…Enfin, si…si t'as besoin de quelque chose, de l'aide ou…autre chose, n'hésite pas. Je comprends…ce que t'as vécu. »
Le garçon blond ne répondit pas, mais hocha juste la tête doucement. Puis une fois que Harry l'eut lâché, il disparut dans l'escalier. Mais le Gryffondor était content. Malefoy ne l'avait pas violemment repoussé. Il croyait même avoir vu dans les yeux délavés, d'habitude orageux et sombres, une lueur de soulagement, et peut-être même de remerciement.
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Le sondage de Ritsuko !
A votre avis, est-ce que Harry est un pervers qui coincerait les gens dans les chiottes ?
A/ Bien sûr, c'est sa double personnalité à la Dr Jeckyl et Mr Hyde. Il peut pas être gentil tout le temps…
B/ Sûrement. Surtout s'il a bu la potion de Mr Erre.
C/ Noooon. Quand même c'est Harry Potter, c'est un héros ! Un peu de tenue quoi !
D/ Non il coince pas les gens dans les chiottes. Juste Draco…
Dans le prochain chapitre : où Elianor arrête de sécher, où l'Arabie déménage en Bretagne, où on joue au Quidditch à l'aveuglette…
