Blabla bête des auteurs : Coucou ! Malgré ce que certains ont pu penser, nous ne sommes pas mortes ! C'est juste qu'on a été très occupées et qu'on a oublié de poster la semaine dernière ! En plus, notre avance en chapitres se réduit de plus en plus, donc…à l'avenir, on ne pourra peut-être plus poster toutes les semaines ! Bref, le chapitre 32 risque lui aussi d'avoir une petite semaine de retard en raison de l'absence de Ritsu qui est en vacances et du déménagement de Lilulle ! Donc rien d'inquiétant si y a silence radio jusqu'au 18 août !

Sinon, la grande nouvelle de la semaine, c'est que hier notre Riri a fêté ses 22 ans ! Alors bon anniversaire Ritsuko ! Pour marquer le coup, on a fait un petit concours…Les modalités à la fin du chapitre !

Réponse aux reviews :

summertime02 : C'est une bonne question ça…Déjà on sait que Hermione elle parle français, c'est déjà ça de gagné…Et puis pour le reste, y a qu'à dire que les bonbons qui font parler les langues, tu les manges et tu parles la langue désirée pendant trois jours ! Comme ça ils ne mastiquent pas sans arrêt…Voilà, c'était l'explication bidon du jour…En tous cas on est contentes que tu aimes ! Et on s'investit pas tant que ça ! (La preuve, on trouve le temps de sortir de chez nous…) Looool ! Bizouxxx !

Bonne lecture à tous !


oOoOo Harry Potter et les Harpies Gauloises oOoOo

Chapitre 31

Une tactique, quelle tactique ?

Eymelie n'en croyait pas ses oreilles :

« Vous lui avez vraiment fait croire ça ? Et elle a accepté de vous laisser venir ? Incroyable ! Elle vieillit ou quoi ? »

Flash-back…

« Un aprème gâteaux chez Eymelie ? Vraiment ? », avait dit Madame Quercevalles comme ils sortaient tous de la brasserie –sauf le papé, qui était resté un peu en arrière pour papoter avec Dumbledore.

« Oui, elle m'invite pour faire un peu de pâtisserie… », avait expliqué Eli en crispant dans son poing la lettre que Shekel lui avait remise.

« Tu crois vraiment que c'est le moment d'aller faire de la pâtisserie ? », avait rétorqué sa mère, visiblement pas d'accord.

« Madame, si j'peux me permettre, vous avez dit vous-même qu'on disposait encore de pas mal de temps avec toutes ses autorisations à avoir du ministère et tout… », était intervenu Harry.

La mère eut une moue contrite.

« En plus on est en vacances ! Et puis elle habite pas loin d'ici ! Il suffit de prendre le métro moldu, et y a qu'un seul changement aux Halles ! », avait insisté Elianor. « S'teu plaîîîîîîîîîîîît… »

Le coup des yeux de cocker battu avait finalement eu raison de la sévérité de Madame de Quercevalles.

« Je suis fatiguée, j'ai besoin d'un masque énergisant au venin de Chimère du Machu Picchu, je vais aller m'en commander à l'apothicaire sur le Boulevard. », avait-elle finalement dit de son habituel air théâtral en tendant un billet de cent francs moldus pour les tickets de métro.

Fin du flash-back…

Harry, Elianor et Lorelei venaient d'arriver chez Eymelie, peu après que Mélinée eut débarqué avec des cheveux d'un orange électrique qui donnait presque mal aux yeux à regarder.

« Vous êtes venus en métro ? »

« Oui. », fit juste Elianor.

C'était là aux yeux des sorciers anglais un véritable mystère : comment les sorciers français pouvaient-ils se déplacer avec autant de facilité dans les transports en commun moldus ? Une fois, le père de Ron avait voulu faire le malin et aller au ministère de la Magie, qui se trouvait dans une petite rue non loin de Picadilly Circus, en empruntant le métro moldu. Il avait dû abandonner son projet et transplaner, tout penaud, quand une annonce dans le train à bord duquel il se trouvait avait indiqué : ''Mesdames et messieurs, bienvenue à bord de l'Eurostar, à destination de Bruxelles-Midi…''

« Oh, ça c'est parce qu'on a un stage d'immersion en milieu moldu en troisième année. », dit simplement Elianor. « Un mois entier sans avoir le droit de toucher à sa baguette, et à devoir s'habiller comme les moldus…Brrr… »

Il en résultait que, malgré les mauvais souvenirs, les jeunes sorciers français, même de Sang-pur comme Eli ou Lorelei, arrivaient indéniablement à se débrouiller pour passer inaperçus dans le métro –et même à lire convenablement une carte de la RATP, ce qui constitue un exploit non négligeable, même pour un Moldu.

« Les pires… », avait un jour dit Elianor. « …c'est les sorciers japonais. Ils ont aucune expérience de leurs moldus, mais ils se croient assez malins pour sortir dans la rue habillés n'importe comment, comme si on allait jamais les remarquer…Ils sont toujours persuadés que leurs moldus s'habillent en gothique du 19ème siècle ou ont des cheveux bleus… »

« Et toi alors ? Pourquoi tu nous as convoqués ? », interrompit Lorelei.

« Parce qu'on a découvert une des raisons pour laquelle Drago s'est fait enlever ! », déclara cérémonieusement Eymelie.

« Merci, on t'avait attendu pour ça. », rétorqua Elianor, qui, depuis le matin, semblait avoir les nerfs en pelote. On aurait pu en faire une demi-douzaine de pull-overs.

« Qu'est ce que tu veux dire par là ? », s'enquit Eymelie, que le ton sarcastique de son amie ne trompait pas une seule seconde.

« Ce que je veux dire ? C'est qu'Harry et moi, on est au courant depuis la disparition de Drago de la raison pour laquelle Voldemort l'a fait enlever… »

Ron eut encore un couinement de terreur, tout comme Neville, d'ailleurs, mais les sorciers français ne semblaient pas particulièrement indisposés quant à eux. Mais Elianor poursuivit, presque sans interruption, comme si elle n'avait rien entendu :

« Dumbledore et mon papé nous ont tout expliqué. » Elle jeta un œil suspicieux autour d'elle, et poussa un autre soupir. « Bon, je suppose que je peux tout expliquer à tout le monde –même si le papé me tuerait s'il l'apprenait… »

Tout au long du récit, il y eut de nombreuses exclamations, Ron passa par plusieurs couleurs pour finalement opter pour un blanc cadavérique, quand Elianor annonça :

« Bref, la fée Pudding a décidé de contrer le sort de magie rouge lancé par Thénoir en liant Harry et Drago, mais pourquoi a-t-elle fait ça, et pourquoi avec eux spécialement, ça, on sait pas… »

Eymelie et Hermione partagèrent un regard entendu.

« Peut-être qu'on a l'explication à ça… », commença la Préfète de Vampiglams.

Son homologue de Gryffondor poursuivit :

« Oui ; si on suit toute l'histoire, on se rend compte qu'on possédait, chacun de notre côté, une partie du puzzle…À savoir que vous saviez l'histoire des prophéties, surtout celle de Pudding, qui n'est connue que de l'Ordre désormais –puisque selon toute probabilité, la fée est morte torturée par les Mangemorts –et nous, nous savions que Harry et Drago sont des âmes sœurs… »

Ron se décida alors pour un léger vert vomi, et Harry fronça légèrement les sourcils :

« Vous vous fichez de moi ? »

« Pas du tout. », rétorqua calmement Hermione. « Harry, Malefoy est ton âme sœur selon un schéma zodiacal infaillible. Vous étiez destiné l'un à l'autre, et la fée Pudding le savait. »

« Comment ça ? »

« Tu crois vraiment qu'elle aurait pu briser un sort aussi puissant que celui qu'avait lancé avant elle la fée Thénoir en liant Drago au premier abruti qui lui passait par la tête ? Harry, le fait d'avoir une âme sœur, pour un sorcier, permet en temps normal de décupler les pouvoirs d'un sorcier. Elle s'en est juste servi car elle savait que si un lien très puissant comme celui-là existait déjà à votre naissance, alors, avec ses pouvoirs conjugués, la prophétie de Thénoir s'anéantira au moment même où tu prendras la place de Voldemort dans le sort de magie rouge –Ron, arrête de faire cette tête, ça n'est qu'un nom, merde. Pour casser ce que Thénoir avait fait, elle n'avait pas le choix, Harry. C'était toi ou personne. Parce que c'est toi qui es destiné à détruire Voldemort, et que Malefoy peut t'y aider. »

Un silence de mort accueillit la déclaration de la Préfète de Gryffondor. Harry laissa échapper un rire nerveux :

« Attends, c'est un gag ? Sorcier Surprise, c'est ça ? »

Ron, bien qu'incapable d'articuler un son, hocha vigoureusement de la tête, prouvant qu'il partageait la vision des choses de son camarade à binocles. Neville prit la parole d'un ton hésitant :

« Enfin, Mione…Tu te rends compte de ce que tout ça implique pour Harry, d'avoir Malefoy pour âme sœur ? »

La brune hocha la tête.

« Bien sûr que je m'en rends compte. En fait, au début, on a pas du tout pensé qu'il pourrait s'agir de Malefoy pour une raison euh…purement technique… »

« …oui, et on s'est souvenu que dans le monde sorcier, les considérations de genre, de couleur et tout le tralala était beaucoup moins important que dans le monde moldu dont nous sommes toutes les deux issues, ce qui a été une grossière erreur qui nous a fait perdre un temps fou. », poursuivit Eymelie. « Il était donc tout à fait possible que Drago soit l'âme sœur d'Harry, puisque selon les étoiles, le sexe ne compte pas… »

« Le sexe ne compte pas ? », piailla Ron, à présent bleuâtre. « Mione, c'est pas seulement d'un mec qu'il s'agit ! Il s'agit de Malefoy, merde ! Est ce que tu le vois vraiment avec Harry ? Enfin…Malefoy, avec Harry, comme toi et moi on a… »

Il s'interrompit, mais trop tard. Sept paires d'yeux se tournèrent instantanément vers lui, et Hermione avait viré au rouge brique.

« Vous avez quoi ? », coassa Neville, qui avait l'air totalement stupéfait.

« Oh, toi, ça va, va donc mater Loufoca ! », ronchonna Ron.

« Ronald ! », le tança (une fois de plus) Hermione.

« Oh, c'est bon, comme si tout Gryffondor ne le savait pas déjà… », ronchonna le rouquin.

Leur dispute eut au moins le mérite de détourner l'attention de la bourde du plus jeune fils Weasley. Et de revenir au sujet principal. Lorelei fit alors bruyamment valoir son point de vue :

« Moi, je pense qu'il a de la chance, le serpent à lunettes ! »

« Hé, chuis pas un serpent ! »

« Tais-toi, c'est une expression française ! », rétorqua Lorelei qui avait vaillamment traduit en anglais l'instant d'avant, en l'appelant Snake with glasses. Elle lui envoya une bourrade dans le dos, qui manqua de lui décoller la plèvre. « Ouais, t'as de la chance, ton âme sœur, tu l'auras pas cherchée longtemps, et en plus il est super canon : un beau blond aux yeux gris, de quoi tu t'plains, mon gros ? »

Harry rajusta les lunettes qui avaient glissé sur son nez sous la violence de la charge amicale de la grande Préfète blonde ; Ron, pendant ce temps, expliquait par des couinements indignés qu'il ne pouvait y avoir pire catastrophe sur Terre que Harry obligé de supporter ad vitam eternam l'odieuse fouine albinos.

« Tu te rends pas compte, c'est un véritable cauchemar, ce mec ! Comment tu feras pour le supporter, il est raciste, prétentieux, égocentrique, peroxydé, Serpentard… »

Hermione secoua la tête :

« Est ce que tu m'écoutes jamais ? On vient d'expliquer que toute son attitude était conditionnée par son père ! Il n'est pas comme ça en réalité, et personne ne peut nier qu'il a changé depuis un certain temps… »

Neville approuva en disant qu'au Korrigan's Hell, Drago lui avait même fait passer un cocktail sans le lui renverser intentionnellement dessus, ce sur quoi Hermione conclut théâtralement :

« Tu vois, Ronald, même Neville l'a remarqué, Malefoy a changé, et pour cause ! Tu ne peux pas être toi-même avec un Imperium collé au cul ! »

« Avec un peu de chance… », fit nonchalamment Lorelei en zyeutant Harry. « …ça sera bientôt autre chose qu'un Imperium qu'il aura collé au cul, le blondinet… »

Harry prit à son tour un teint cramé d'Allemand resté trop longtemps au soleil. Hermione rejeta une mèche de cheveux en arrière, prenant un air digne :

« D'ailleurs, à ce sujet, Harry, je me suis permise de te commander ça… »

Elle sortit de son sac un grimoire d'aspect relativement récent.

« Encore un livre ? », demanda le Survivant, tentant tant bien que mal d'effacer la rougeur qui colorait ses joues.

« Oui, mais euh…différent. », fit laconiquement la jeune fille, qui, une fois n'est pas coutume, avait l'air gêné.

Le Gryffondor, curieux (comme tout bon Gryffondor), s'empressa de l'ouvrir, et…le referma dans un bruit sec, ouvrant des yeux épouvantés.

« Mione ! Mais c'est quoi ce truc ? »

Hermione essaya de paraître aussi docte que possible :

« Eh bien, j'ai pensé à t'offrir ça. Pour quand…pour quand Drago sera revenu parmi nous. C'est important que tu l'honores comme il faut, Harry, il en va de l'avenir du monde sorcier et tout le tremblement…Si tu n'y parviens pas, Voldemort n'hésitera pas à ta place… » Harry eut l'air mortifié qu'elle puisse le penser plus impuissant qu'un vieux serpent gâteux de soixante-dix balais. « Et comme on m'avait laissé entendre que de ce côté-là t'étais pas très…enfin, avec l'histoire avec Cho, disons, que t'avais pas l'air très calé en la matière, j'ai pensé que… »

Elle ne termina pas sa phrase qu'Elianor s'était emparée du livre, l'avait ouvert, avait eu la même réaction interloquée que Harry, puis avait finalement explosé d'un rire très bruyant. Mélinée, ne voulant pas être en reste, se pencha sur le grimoire :

« Le Poirier japonais rotatif ? Tu crois vraiment qu'ils arriveront à faire ça ? C'est une position niveau dix-huit, faut être sacrément balèze… »

« Ils y arriveront pas, surtout que mon cousin a l'air un peu coincé… », confirma Elianor, pensive. « Moi, je pense qu'ils devraient commencer par la position du hibou, au niveau un… »

« Peuh, arrête ton char, l'autre jour, avec ce septième année de Chalalard, j'ai fait la version hétéro du Poirier, et… », commença Lorelei qui s'était elle aussi mise à la lecture du bouquin.

Ron se tourna d'un bloc vers sa petite amie :

« Qu'est ce qu'elle veut dire par 'la version hétéro' ? »

Elianor referma le grimoire, et tout le monde vit le titre : Kama-sutra sorcier, version gay 1996 (1). Alors que Ron menaçait encore une fois d'être violemment malade, Hermione haussa les épaules :

« Ben quoi ? Je me suis dit qu'Harry en aurait besoin, il a pas l'air très créatif dans le domaine… »

Quelques anges planèrent, durant lesquels Harry s'empressa de ranger le livre compromettant, malgré tout dans ses affaires, à la grande satisfaction d'Hermione. Au moins, s'il ne le lui avait pas renvoyé dans la tronche, ça prouvait qu'il comptait en faire quelque chose…

Elianor reprit alors la parole ; bizarrement, elle avait presque l'air désemparée :

« Bon alors, à part ça, c'est pas le Kama-sutra sorcier de l'année qui va nous aider dans l'histoire ! Qu'est ce qu'on fait pour Drago, concrètement ? »

« Ce serait bien à toi de nous le dire ! », rétorqua Lorelei. « Puisque soit disant, il n'y a que toi qui puisse le retrouver, le Drago, alors qu'est ce que t'attends ? »

La jeune sorcière eut l'air encore plus hésitante :

« C'est-à-dire qu'au ministère, ils ont dit qu'il fallait attendre tout pleins d'autorisations…Non parce que comme le papé ne sait pas trop non plus ce que ce pouvoir inclue, ça leur fait peur, ils préfèrent prendre toutes les dispositions, tu sais, au cas où… »

« Au cas où quoi ? », s'impatienta la grande Préfète blonde.

« Bin, au cas où ça tourne mal…C'est une magie tellement ancienne et tellement oubliée qu'on ne sait pas comment ça peut finir en l'utilisant ! », fit Elianor. « C'est pour ça qu'on doit attendre le feu vert de la Commission Paritaire de Sécurité Sorcière, qui est elle-même subordonnée à la décision de la Haute Autorité de la Magie Expérimentale, à condition bien sûr que le chef du service de l'Utilisation Hasardeuse des Sortilèges la saisisse et qu'il émette un avis favorable, et… »

Lorelei, encore elle, interrompit la longue litanie :

« Stop ! », brailla-t-elle. « Enfin, Elianor, il s'agit de ton cousin, merde ! Il est actuellement en grand danger, tu t'en rends compte ? T'es vraiment le genre de filles qui attend qu'un ramassis de vieux gâteux prennent des décisions à sa place ? Et qu'est ce qu'ils feront de plus une fois qu'ils se seront décidé ? Ils te feront porter un casque et un gilet pare-balles moldu au moment d'entrer dans cette saloperie de château ? Tout ça pour trouver le cadavre momifié de la blondasse, parti comme c'est ! »

Elianor resta bouche bée, cherchant du regard un soutien parmi ses amis, mais même Eymelie, la voix de la sagesse, ne la suivit pas sur le terrain de la prudence :

« Elle a pas tort, Lorelei, tu sais…Ça fait déjà plus de vingt-quatre heures qu'il a disparu…Pour autant qu'on sache, il peut s'en passer des choses pendant ce temps…Sans aller jusqu'à…le déflorer, bien sûr…N'oublie pas qu'il s'agit de Mangemorts…des sorciers les plus malfaisants qui existent… »

Elianor ne répondit pas, mais Harry vit qu'elle réfléchissait intensément. Mélinée enfonça naturellement le clou :

« Et puis en plus, El', si ton ancêtre a volontairement caché ce truc aux mecs, c'est que ça doit être sacrément cool comme machin ! »

Hermione hocha la tête :

« Oui, Eli, réfléchis, ton ancêtre avait sûrement déjà tout prévu…C'était une des sorcières les plus intelligentes qui aient jamais existé, elle n'aurait pas pris le risque de confier quelque chose de dangereux à une de ses descendantes…Ça n'aurait pas de sens. Et puis, si elle l'a remis expressément entre les mains de sa descendante, c'est que visiblement, elle tenait à ce que ce trésor ne tombe pas entre toutes les mains…Elle ne serait peut-être pas satisfaite de voir arriver jusqu'à lui les gens du Ministère…Elle a dû tout prévoir pour que toi seule puisse y accéder. »

« Ouais, chuis sûr que ton ancêtre, c'était un genre d'Hermione moyenâgeuse… », crut bon de rajouter Ron, avant que la susnommée ne lui claque sur le sommet du crâne son sac bourré de livres.

« On va aller le chercher. »

Cette voix soudainement décidée fit tourner tous les yeux dans sa direction. Toujours assis à la même place, Harry avait le regard plus décidé que jamais. Il était peut-être un peu plus pâle qu'à l'accoutumée, mais son visage montrait une détermination plus farouche que quand il avait embarqué tout le monde dans sa galère au ministère de la Magie six mois auparavant. Et ça ne présageait rien de bon pour ceux qui le connaissait bien. Neville se demandait déjà, en son for intérieur, qui allait y rester ce coup-ci.

« On va pas le laisser aux mains de ces ordures de Mangemorts. Le plus tôt où on interviendra sera le mieux, et le ministère de la Magie a pas l'air pressé d'intervenir. Alors on va pas attendre qu'il ait 17 ans et on va aller le chercher. Maintenant. »

« Ça, c'est le Harry que j'aime ! », s'écria Ron.

« Ouais ! », renchérit une Lorelei exaltée. « C'est parce que t'as envie de t'le faire hein ? Allez, avoue ! »

Harry ne releva pas l'allusion. Dans sa tête s'échafaudaient déjà des plans déments et surtout totalement foireux (2) pour sortir le blond du pétrin. Il commença d'une voix hésitante :

« Je crois que je sais où Malefoy est emprisonné… »

Dans le salon des Baccioni, on aurait entendu une mouche péter.

« Comment ça ? », fit Ron, prudent.

« Eh bien…en admettant que ce soit dans le QG de Voldemort…Où est ce qu'il aurait pu installer son QG ailleurs que dans la maison de son père ? »

Un lourd silence suivit cette déclaration.

« Tu veux dire, le manoir Jedusor ? Là où le Portoloin déguisé en trophée des Trois Sorciers t'a amené en quatrième année ? », demanda Hermione.

« Oui. Je sais où il se trouve, maintenant…À Little Hangleton. On a qu'à y aller, foncer dans le tas comme d'habitude, le récupérer, et… »

Hermione poussa un soupir exaspéré :

« Enfin, Harry, tu n'écoutes donc rien en Sortilèges ? Voldemort doit avoir un Gardien du Secret –il en a forcément un ! Même si tu sais où est susceptible de se trouver Malefoy, tu ne le trouveras pas à moins que le Gardien ne te le divulgue ! Même si ton nez est collé devant le salon séjour de son manoir et que Malefoy est de l'autre côté de la vitre en train de danser la macarena en tutu sur la table, tu le verrais pas ! »

« Oui, c'est même ce que le papé a dit tout à l'heure. », lui rappela Elianor. « Il a dit que seul le pouvoir de la Coupe sacrée pourrait éventuellement nous permettre de passer outre ce sortilège… » Elle avait l'air encore plus misérable qu'auparavant. Comme si quelque chose de trop lourd pour elle s'était abattu sur ses épaules. « …autrement dit, je suis la seule à pouvoir le trouver… »

« Non. », la contredit Harry. « Tu es la seule à pouvoir ouvrir le chemin qui mène au Calice. Mais on t'accompagnera. Tu ne seras pas seule. »

« Bien parlé ! », rugit Lorelei. « Qu'est ce qu'on attend ? On y va ! »

« Mais on a même pas de plan d'attaque ! », protesta David, visiblement mal à l'aise à l'idée de partir à l'aventure face à un des plus grands mages noirs de tous les temps sans même avoir une idée de ce qu'ils pourraient faire au cas où ledit mage noir montrerait le bout de son nez aplati.

« C'est pas grave. », dit Ron en lui filant une claque dans le dos. « Avec Harry, on a jamais de plan, notre tactique, c'est l'attaque, et en général, ça part toujours en vrille à la fin… »

« Comme l'année dernière au ministère… », fit Neville d'un air un peu apeuré. « Vous croyez que quelqu'un va encore mourir ? »

« Et c'est censé nous rassurer ? », fit Mélinée.

« T'inquiète pas, je te protègerai, Méli-adorée ! », dit David.

« Me touche pas abruti, ou je crie ! »

« Allez, c'est parti mon kiki ! Zum Puysorciers, yeaaaah ! »

« Tiens, Eym', je peux prendre ça pour faire le Portoloin ? »

« Surtout pas ! La zapette de la télé comme Portoloin, t'es pas bien dans ta tête ? »

« Ça, alors ? »

« Tu le fais exprès ? Tiens, t'as qu'à prendre ça. »

« Mais, euh…Vous êtes pas sensés demander l'autorisation au ministère avant d'activer un Portoloin ? »

« Hermione, t'es en France ! Tout le monde fait ça ici ! Si le ministère devait s'en soucier, on s'en sortirait plus, les gens d'ici font des Portoloins pour un oui ou pour un non ! »

« En plus, au pire, mon père il connaît un sorcier arménien au ministère qui fait sauter les amendes pour usage abusif de Portoloin… »

« Oui, comme tout le monde le fait… »

'Cling !'

« Eh ! C'est bon, tenez-vous tous au Portoloin, ça part dans dix secondes ! »

« Pourquoi le Portoloin c'est un rouleau de PQ ? »

« Ta gueule, Mélinée. »

« Méééééheuh ! »

« Dix ! Accrochez-vouuuuuuuuuuuuus… »

'Plop !'

oOoOoOoOoOo

Notes :

1) Monsieur Erre était par ailleurs un important actionnaire de cette maison d'édition.

2) À en croire Ritsuko, il n'est pas le seul à fomenter des plans foireux. Apparemment Lilulle est aussi très bien placée pour lui ravir le titre d'expert ès plan foireux. C'est-à-dire : se retrouver dehors à 4h du matin dans la rue sans rien d'autres que ses pieds pour rentrer, attendre sans fin des gens dont on est pas sûr qu'ils viendront…

Question du concours :

Ritsuko et Lilulle vont en Angleterre en mars 2007. Pourquoi faire à votre avis ?

La réponse la plus marrante gagnera un beau cadeau ! Et si y a une réponse exacte, il aura deux cadeaux ! Donc envoyez-nous votre réponse (n'oubliez pas de laisser votre mail si vous êtes pas enregistré) et d'indiquer les trois persos de notre fic que vous préférez (de préférence dans les perso originaux !) Bonne chance !

Le sondage de Ritsuko !

Dans quel chapitre sera le lemon Drago/Harry ?

A/ Dans le prochain chapitre !

B/ Dans 10 chapitres au moins !

C/ Les auteuses elles-mêmes l'ignorent…

D/ Jamais ! Z'avez pas vu le rating 'T' ou quoi ? Myopes !

Dans le prochain chapitre : où les cheminées s'ouvrent, où le périple commence…