Blabla bête des auteurs : Ahahaahaha ! Qui a cru –osé croire –qu'on avait arrêté cette fic ? Bon, ok, une pause de presque quatre mois y a de quoi le penser, mais non, nous sommes encore vivantes !!!! Et voilà la preuve !!!
Bon, on a un peu honte de tant de retard et on va pas perdre du temps en excuses inutiles, alors juste profitez de ce chapitre car c'est sûrement un des derniers de cette fic ! Eh oui, toutes les bonnes choses ont une fin ! Mais…qui sait…héhé…
Nous remercions chaleureusement nos fans et plus spécialement ceux qui nous ont envoyé des reviews malgré notre retard monstrueux…
Merci donc à vanessfantasy, Shiya, Kim, chichi98, Cyzia, mellon50, Lelia Black, Amethyste-gracieuse, ness, Kit kat, lovely-dark, Trinitytagada, yepa, Tahitian Shaman, Alma et Ang'y Gabrielle !
Nous sommes désolées de pas avoir répondu individuellement, mais on essaiera de le faire la prochaine fois ! Sachez que toutes ces reviews nous vont droit au cœur ! C'est très gratifiant de savoir que son travail est apprécié !
Trêve de bavardages, place à la lecture !
oOoOo Harry Potter et les Harpies Gauloises oOoOo
Chapitre 37
La fin d'un monde
Les trois adolescents se regardèrent un quart de seconde, puis très vite, Elianor fourra la petite clé en or dans sa poche, alors que Mélinée sortait sa baguette, et que Harry, qui l'avait déjà à la main, avait déjà bondi sur la porte, et vérifiait qu'il n'y avait personne dans le couloir. Il se tourna vers les deux jeunes sorcières qui l'avaient rejoint :
« Il faut repartir en vitesse d'ici. Est ce que le Portoloin du sac peut fonctionner ici ? »
Elianor marmonna l'incantation, mais rien ne se produisit.
« Tout est bloqué ici ; la réputation de mon ancêtre comme sorcière la plus puissante de la famille est vraiment pas usurpée. Elle a créé une sorte de zone de non droit magique. »
« Aucun sortilège ne marche ici ? », fit Harry, légèrement paniqué.
Mélinée secoua la tête :
« Non, juste ceux qui ont un lien avec le monde extérieur : le miroir, le Portoloin…le reste, dans l'enceinte de l'alter mundus, ça marche très bien. »
« Autrement dit, faut se casser avant que les Mangemorts ne rappliquent ici, et dès qu'on sera dehors, on pourra transplaner. », résuma Harry.
« Et même mieux. », fit Elianor. « Je viens d'avoir une idée pour nous débarrasser d'eux. Mais avant ça, faut qu'on sorte d'ici sans se faire remarquer… »
Le problème, et ça, Harry et ses deux Françaises ne manquèrent pas de s'en apercevoir rapidement, c'était que la porte qui donnait sur le monde réel était de l'autre côté de la cour, soit totalement à découvert, et que de plus, elle était désormais gardée par deux Mangemorts qui ne pouvaient être, au vu de leur corpulence, que les pères respectifs de Crabbe et de Goyle.
« Comment on va faire pour partir sans qu'ils nous repèrent ? », gémit Mélinée en se détournant de la fenêtre à croisée qui donnait sur la cour.
Elle regardait avec inquiétude autour d'elle ; on entendait au rez-de-chaussée des bruits inquiétants. Sans nul doute, d'autres Mangemorts étaient occupés à tout fouiller en bas.
« Il faut trouver un moyen de sortir d'ici sans que ceux qui sont en bas nous voient ! Une porte dérobée ou quelque chose de ce genre… », poursuivit la sorcière arménienne.
Harry ne lui répondit pas. Il regardait Elianor : celle-ci semblait étrangement stupéfaite. Elle fixait un point de la pièce, près de l'âtre. Et puis soudain, il vit ce qu'elle regardait. Il poussa Méli du coude.
Près de la cheminée se tenait une forme d'aspect humain, mais curieusement évanescente, comme si elle était entièrement constituée de brouillard.
oOoOoOo
Un peu plus loin…
Hermione se releva, satisfaite. Ils n'avaient pas mis si longtemps que ça à trouver la petite clé de la forteresse de Puilaurens, celle qui ouvrirait l'accès à Peyrepertuse. Si les autres équipes fonctionnaient aussi bien que la leur, il n'y aurait pas trop de problème. Elle fourra la précieuse clé d'or dans la poche intérieure de sa cape de voyage et demanda à Neville d'activer son sac Portoloin. Comme le pauvre garçon n'y parvenait manifestement pas, Lorelei s'en empara, et le tapota de sa baguette :
« Departum prestum ! », incanta-t-elle d'une voix solennelle.
Quand ils arrivèrent à leur point de rendez-vous –à savoir, la Salle des Sept Clés –l'équipe d'Hermione se rendit compte qu'ils étaient pour l'instant les premiers arrivés. Lorelei emprunta le miroir à Neville (autrement dit, elle le lui arracha des mains), et demanda la communication avec celui du papé. Le miroir crachota un instant, et la tête de David apparut.
« Oui ? », fit-il, l'image légèrement brouillée.
« Pourquoi on te voit mal ? », beugla Lorelei.
« Bin, c'est sûrement parce que…crrrrr…on est dans les…frrrrrr…souterrains. L'entrée de la…ffffkkkrrrrrr…cachette est située dans les…shrrrrrr…fondations, les ondes doivent…crrrrrr…mal passer. »
Lorelei fit une moue boudeuse.
« Vous avez bientôt fini ? Nous on est rentrés, mais pas l'équipe d'Eli. Dis-le au vieux croûton. »
« Entendu…fffrrrrrrrrrcrouic… »
L'image de David devint terriblement floue, vacilla, et le miroir s'opacifia à nouveau. Lorelei essaya d'appeler Elianor, mais cette fois, la communication n'aboutit même pas ; elle tendit le miroir à Neville avec une moue dégoûtée :
« C'est vraiment de la merde, cette magie moderne : le moindre souterrain et plus aucune onde passe. »
Hermione, de son côté, s'était approchée de la châsse où reposait la clé incrustée de rubis qui scintillait doucement sous une lumière blafarde. Elle sortit la petite clé d'or qu'ils avaient ramené de Puilaurens, et d'une main tremblante, l'enfonça dans la serrure correspondante. Il y eut un éclair aveuglant de lumière orangée et le bruit d'un déclic mécanique. La serrure de Puilaurens venait de s'ouvrir. Hermione remarqua que la serrure de Quéribus était à présent nimbée d'un halo bleuâtre, et que celle de Montségur luisait d'une douce lumière violette.
« C'est incroyable… », murmura la jeune sorcière.
Les deux autres la rejoignirent. Lorelei prit une forte inspiration :
« On dirait qu'elles attendent leur clé. », ajouta-t-elle.
Sous la cloche de cristal, il leur semblait soudain que la clé d'or et de rubis qui menait à Peyrepertuse scintillait soudainement d'une intensité nouvelle, comme si elle pressentait elle aussi qu'elle allait enfin sortir de son sommeil centenaire.
oOoOoOo
Ce ne fut qu'une demi-heure après que Hermione, Lorelei et Neville, qui avaient entamé entre temps une partie de bataille explosive, n'entendirent le 'plop' caractéristique d'un Transplanage ou, dans ce cas précis, d'une arrivée par Portoloin. Ils levèrent tous les trois la tête, pour voir apparaître Ron, Eymelie et David. Tous trois avaient l'air hors d'haleine et décoiffés, leurs baguettes sorties, et la cape de David était déchirée. Hermione se leva d'un bond :
« Qu'est ce qu'y s'est passé ? », hurla-t-elle presque en se jetant sur Ron qui avait une entaille sur la joue gauche.
« Rien, c'est juste qu'on est tombé sur des Mangemorts en remontant des souterrains. », fit juste Eymelie, en époussetant sa cape. « Le papé s'en occupe, il nous a dit de rentrer mettre la clé en sécurité. »
« On sait vraiment pas comment ils ont pu nous trouver. », constata David en examinant sa cape d'un air chagrin. « Ils savaient qu'on était venus récupérer quelque chose, mais comment ont-ils fait pour savoir ça ? Qui aurait bien pu leur dire ? »
Hermione avait l'air songeur. Puis elle finit par secouer la tête :
« Je vois pas vraiment. »
Lorelei fronça les sourcils, et quelque chose sembla la frapper :
« Bien sûr ! C'est forcément les Malefoy ! »
« Comment ça ? », fit David, légèrement interloqué.
« Les Malefoy ! », répéta Lorelei. « Ils savent, eux, pour l'histoire des clés et du trésor planqué ! Leur ancêtre, le traître, lui, il savait ! C'était leur gardien du secret ! Vous vous souvenez ? Harry et Elianor nous ont raconté… »
Hermione ouvrit la bouche :
« Evidemment ! T'as sûrement raison ! Y a du Lucius Malefoy là-dessous…C'est comme ça qu'ils nous ont retrouvés ! »
David, Neville et Ron se regardèrent, effarés. Eymelie prit la parole d'une voix tremblante :
« Mais alors, si Eli et les autres sont pas rentrés, vous croyez que… ? »
Elle ne termina pas sa phrase car le papé venait de transplaner devant eux dans un 'pop' sonore.
« Ah, c'est bon, les pitchous ! J'ai réussi à me débarrasser de ces Mangemorts. Faut dire qu'ils étaient pas particulièrement dégourdis, ceux-là. C'est pas avec ça qu'il va conquérir la planète, Voldenuit ! »
Il regarda autour de lui.
« Où est la petite couillonne ? Et les deux autres ? »
Devant le silence de mort qui accueillit cette question, le papé eut un mauvais pressentiment.
« Pas rentrés ? » Négation de la tête des six adolescents. « Vous avez pu les contacter ? » Nouveau hochement de tête négatif. « Dans ce cas, il va falloir y aller. Si des Mangemorts les ont trouvés…On ne peut pas prendre le risque qu'ils récupèrent cette clé… »
Hermione s'éclaircit la gorge.
« Je serai d'avis d'attendre encore un peu. Après tout, Elianor est une sorcière très puissante, je pense qu'elle peut se débarrasser des Mangemorts, non ? Sans compter que Harry est l'Elu, c'est un sorcier très puissant aussi, Ron et moi, on en sait quelque chose… »
« Et Mélinée est une Astadourian. », compléta Eymelie. « Il faut pas les prendre à la légère, ils sont aussi très forts, c'est une vieille famille… »
« Oui. », renchérit Lorelei. « Si Eli lui suggère qu'un des Mangemorts est Turc, elle peut se transformer en véritable bête sanguinaire. »
oOoOoOo
Forteresse cathare de Montségur…
Eli plissa les yeux, visiblement pour essayer de mieux distinguer la forme. Mélinée, elle, semblait juste au bord d'une attaque d'apoplexie quand elle balbutia :
« Un e…esprit de la m…m…mort ! »
Mais Harry ne croyait pas que l'apparition était une Banshee (1). Tout d'abord, elle ne hurlait pas ; or, s'il se rappelait correctement ses cours de Défense Contre les Forces du Mal, la Banshee poussait toujours un hurlement strident censé annoncer la mort de celui qui l'entendait. De plus, elle ne semblait pas pleurer.
Quand son visage fut devenu presque net, Harry se rendit compte qu'elle arborait plutôt une expression inquiète ; en outre, elle était vêtue d'une robe longue pourpre foncé richement brodée. Son visage n'était pas étranger à Harry, mais il ne savait où il avait bien pu voir cette jeune femme aux traits délicats auparavant.
Elianor, elle, fit tout de suite le lien :
« Vous êtes…vous êtes Aude ! », bredouilla-t-elle.
« Quoi ? », couina Mélinée.
Le fantôme tourna la tête de l'autre côté de la pièce, vers la porte. On entendait monter du rez-de-chaussée des bruits de cavalcade qui étaient loin d'être rassurant. Puis elle regarda à nouveau les trois jeunes gens devant elle et plaça un doigt fin sur sa bouche :
« Suivez-moi, et surtout ne faites pas de bruit. »
Sa voix n'avait pas été plus forte qu'un bruissement du vent dans les feuilles, mais les trois adolescents l'avaient parfaitement entendue.
Elle traversa la porte, qu'Eli dut cependant ouvrir pour franchir. Sans bruit, les trois adolescents se faufilèrent à la suite de la mince silhouette spectrale. Malgré tout, Mélinée semblait d'ailleurs plus pâle qu'Aude en cet instant ; de plus, elle s'était accrochée à la cape de Harry, comme si elle semblait sur le point de s'évanouir à tout instant.
« Qu'est ce qu'y t'arrives ? », chuchota Harry.
Elianor répondit pour elle :
« Rien, mais elle a toujours eu du mal à se faire à la présence des esprits. Y en a à Beauxbâtons, mais elle a toujours très mal supporté de les côtoyer… »
Harry soupira et la prit par la main. Après tout, il était le Sauveur : pouvait-il vraiment laisser une jeune fille en détresse à côté de lui ? Non, bien sûr !
Eli avait trottiné jusqu'à la réminiscence de son ancêtre. Les bruits que faisaient les Mangemorts, auparavant très oppressants, semblaient s'estomper au fur et à mesure qu'ils avançaient dans la direction opposée, en suivant un couloir de pierre brute, orné de tapisseries et de torches enchantées.
« Où va-t-on ? »
Aude se retourna vers sa descendante, sans cesser pour autant de marcher –ou plutôt dans son cas, de flotter.
« Ne t'inquiète pas. Je sais où je vais. »
« Vous savez comment on peut s'échapper sans se faire voir ? »
Le spectre eut une moue indulgente.
« Tout de même, c'est moi qui ai créé tout ça non ? Encore heureux que je sache comment s'en échapper ! » Mais son visage se fit sévère. « Quand même, vous auriez pu penser à refermer la porte derrière vous en rentrant ! Dire que ça fait presque huit cents ans que je veille sur cette clé, que je me décarcasse pour que seule ma légitime héritière –toi –puisse la récupérer, et que toi, tu arrives et tu laisses tout ouvert pour que les ennemis n'aient qu'à rentrer ! Franchement, c'est hallucinant ce que les jeunes sorciers sont devenus inconscients ! »
Elle rejeta en arrière une mèche de ses cheveux roux.
« Encore heureux que j'avais ensorcelé la clé pour que toi seule puisse la prendre ! »
Elianor, un peu confuse, demanda presque timidement :
« Se serait passé quoi ? »
Aude haussa les épaules, comme si la réponse était évidente :
« Ils seraient morts, voyons ! »
Toujours en la suivant, ils descendirent les escaliers menant au rez-de-chaussée, et arrivèrent dans l'autre aile du bâtiment. Cependant, le problème restait entier. De l'autre côté de la cour, les deux Mangemorts étaient toujours en poste devant la porte bleue.
« Et merde. », commenta Aude de Montségur.
Harry et les deux filles en restèrent sur le cul. Ce n'était pas tous les jours qu'on voyait le fantôme d'une aristo française du Moyen-âge dire ''Et merde''. Celle-ci ne se démonta pas pour autant.
« Va falloir passer par l'autre chemin, tant pis. »
Juste à cet instant, un hurlement suraigu de triomphe retentit. Au bout du couloir, dans la direction opposée, surgirent deux formes encagoulées.
« Merde totale. », résuma intelligemment Aude. Elle se tourna vers les deux autres : « Bon, bin va falloir courir maintenant, les jeunes. Si vous aviez des prédispositions à battre le record du 100 mètres, c'est l'occasion ou jamais de le montrer. »
Et sans rien ajouter de plus, elle disparut pour réapparaître à l'autre bout du corridor :
« Alors, vous prenez racine ou quoi !? J'ai dit : on court ! »
Jamais Harry n'avait eu l'impression de courir aussi vite. Il entendait les sorts lancés par ceux qui étaient probablement Lucius et Bellatrix siffler à ses oreilles. Heureusement, Eli avait lancé un sort du Bouclier qui, comme toujours, aurait été suffisamment puissant pour repousser le champignon nucléaire d'Hiroshima jusqu'au-dessus de New York. Cependant cela n'avait servi qu'à ralentir un peu les deux Mangemorts, et Harry entendait leurs bottes claquer sur les dalles de pierre, de plus en plus proches.
« Par ici ! Plus vite les têtards ! », hurla Aude, toujours devant eux, flottante et légère, mais terriblement rapide.
Harry n'avait pas conscience de grand-chose. Ses oreilles bourdonnaient étrangement, il n'avait aucune idée de l'endroit où ses pas le menaient, il suivait juste la tresse blonde qui battait contre les épaules d'Eli, quelques mètres devant lui, et la seule sensation qu'il ressentait, c'était que sa main dans celle de Méli était moite.
Quand il sortit de cette demi torpeur, ce fut pour s'apercevoir qu'ils étaient descendus dans les fondements du château, et qu'ils avaient débouché dans un boyau obscur et glacé qui ressemblait étrangement à celui où Rogue avait installé sa salle de tortu…euh, de classe.
Devant eux, la silhouette d'Aude venait de tourner à droite, dans un autre corridor, puis encore un autre à droite, un à gauche, et enfin, elle pénétra dans ce qui semblait être une pièce. Elianor s'y engouffra à sa suite, et ils la rejoignirent. Eberlué, Harry regarda autour de lui.
La pièce était longue et étroite, et contre un mur de pierre brute, on voyait une sorte de long banc du même matériel, surmonté d'une planche en bois qui le couvrait. Le fantôme d'Aude leur fit signe et les trois adolescents s'approchèrent. La surface de la planche n'était pas uniforme. À plusieurs endroits, elle était percée de trous ronds.
Harry eut un mouvement de recul brusque au moment où Mélinée émit un gargouillis indistinct.
« Me dites pas que c'est des chiottes ? », résuma intelligemment Elianor, devenue quasiment aussi transparente que son aïeule.
« Bien sûr que non. Ce sont des latrines, ne sois pas stupide. » Aude sortit une baguette de son décolleté : « Et maintenant on se dépêche, sinon on va finir par se faire rattraper par les mages noirs. »
« Mais on va pas passer par des chiottes ! », hurla presque Mélinée. « Y a sûrement un autre moyen de sortir… »
Le fantôme lui jeta un regard sans aménité :
« C'est toi qu'a construit cet Alter mundus peut-être ? Non ! Et encore heureux que j'aie pensé à faire une sortie de secours ! »
« Mais pourquoi ici ? », couina Harry en zyeutant le trou inhospitalier.
« Parce que c'est le dernier endroit où on irait regarder, évidemment ! », s'impatienta Aude.
D'un coup de baguette, elle agrandit un des trous pour permettre à une personne de corpulence moyenne de s'y glisser. Avec un autre sortilège muet, elle expédia Mélinée dedans. Harry n'eut pas le temps de s'interroger sur la destination des hurlements de sa pauvre camarade, que la main de celle-ci qu'il tenait encore l'entraîna à sa suite. Mais à sa surprise, il tomba dans une sorte de toboggan.
Il eut cependant juste le temps d'entendre la fin de la dernière phrase qu'Aude prononça à sa descendante avant de la projeter elle aussi dans le boyau :
« …détruis-la. »
oOoOoOo
Ce qu'Aude n'avait pas prévu, c'était que de l'autre côté, dans le monde réel, les toilettes étaient nettement moins bien entretenues. Mélinée eut la malchance d'atterrir dans les toilettes hommes, alors qu'Harry et Eli glissèrent dans une intersection à gauche qui tombaient dans ceux des femmes.
Néanmoins, malgré un peu de papier toilette dans les cheveux, il n'y eut pas de grands dégâts à déplorer –mais Mélinée préféra par sécurité se lancer un sort autonettoyant parfumé à l'extrait de rose de Ninive, un sortilège qu'elle avait elle-même inventé et dont elle était très fière.
Ils étaient à peine sortis des toilettes qu'un grondement sourd se fit entendre, comme si un séisme souterrain secouait la terre sous leurs pieds.
« L'Alter mundus… », souffla Mélinée. « Il se détruit…il n'a plus d'utilité désormais, pas vrai ? »
Elianor avait l'air étrangement ailleurs, et elle susurra :
« Aude…son fantôme aussi s'en va… »
Harry la fixa d'un air interloqué.
« Comment tu le sais ? »
« Je le sens. », répondit juste la Languedocienne, les yeux dans le vague. « Elle est partie, elle a rempli sa mission, elle a protégé la Clé. » Elle hésita, puis dit : « Elle m'a dit, avant de partir, d'ouvrir Peyrepertuse et de détruire la Coupe. »
« Si c'est ce qu'elle t'a dit, il faut l'écouter. », fit sagement Mélinée.
Harry l'approuver.
« Il faut rejoindre les autres et ouvrir Peyrepertuse, si c'est le seul moyen. »
Le problème principal, c'était que Lucius Malefoy et Bellatrix Lestrange avaient eu le temps de se glisser dans le trou des toilettes à leur suite –les trois adolescents avaient perdu, il est vrai, beaucoup de temps à tergiverser avant qu'Aude ne les force.
Cachés derrière la porte des toilettes messieurs, les deux Mangemorts ne loupèrent pas une miette de la conversation des trois jeunes sorciers, avant que ceux-ci ne transplanent à l'abri.
« Peyrepertuse… », sourit Malefoy. « C'est donc là qu'ils la cachent…intéressant. Le Maître sera ravi. »
Bellatrix fit une grimace.
« Sûrement ravi pour l'info, Lucius, mais si tu te pointes en sentant aussi mauvais, il va sûrement t'envoyer un Doloris. »
Les deux Mangemorts avaient atterri dans les toilettes messieurs eux aussi, mais avaient eu moins de chance que Mélinée.
oOoOoOoOoOo
Notes :
(1) Petite explication : la Banshee est un être légendaire, issu du folklore irlandais, écossais, breton, voire du Pays de Galles. Ses hurlements (appelés Keening) annonceraient une mort prochaine.
Elle peut revêtir plusieurs apparences. On la rencontre sous la forme d'une belle jeune fille au visage dévoré par les pleurs, ou au contraire, d'une vieille femme maigre et hideuse aux longs cheveux, vêtue d'une robe verte et d'un manteau gris. Elle apparaît aussi parfois sous la forme d'une corneille, d'un rouge-gorge ou d'un roitelet. (Source : Wikipédia)Le sondage de Ritsuko !
Comment Lucius et Bellatrix vont-ils faire pour rattraper Harry, Eli et Méli ? (ça riiiime !!!)
A/ Il vont faire un lasso avec le papier toilette.
B/ Il vont leur courir après tiens ! Quelle question !
C/ Ils vont lancer un sort de détection.
D/ Ils vont les suivre à l'odeur (en effet, Mélinée est plus facilement repérable maintenant qu'elle sent la rose à un kilomètre).
Sondage spécial de Ritsuko pour se faire pardonner du retard de publication de la fic
(Lillule : « Dis donc, elle est en forme la Ritsu ! » Max : « Laisse, du moment qu'elle fait ses sondages…C'est bien Ritsu, c'est bien ! » Ritsu : « Et toi ? Tu nous feras un double lemon pour la fin ? Hihi ! » ) :
Pourquoi les auteuses ont mis tant de temps à publier la suite ?
A/ Parce que ce sont de grosses feignasses !
B/ Parce qu'elles étaient en prison. En effet, elles ont été condamnées à 3 mois d'emprisonnement pour tentative de d'enlèvement, séquestration et viol sur la personne de Daniel Radcliffe, à la sortie de sa pièce de théâtre à Londres.
C/ Elles sont devenues amnésiques après la publication du chapitre 36 et viennent de recouvrer la mémoire.
D/ Elles étaient très occupées (par quoi, on sait pas…)
Dans le prochain chapitre : où on retrouve une relique perdue, où on bastonne à fond, et où c'est bientôt la fin de la fic !
