Blabla bête des auteurs : tout d'abord, très important : merci à nos revieweurs !!! On a oublié de le faire pour le dernier chapitre, mais nous nous rattrapons aujourd'hui : un grand merci donc à gigi, Tantine Fongus, Mamzelle Reuh, WhiteCoco, Wrozka, Alyceis, Cloclodette, Heroica Fantasia 8, angiecali, Alma (ça faisait longtemps !!! renvoies-nous ton email on l'a perdu !!!), Lyra Sullyvan, grispoils et Tsuyu-chan…et tous les autres !!! Après tout si on a pu continuer c'est grâce à vos encouragements, même un an après !
Donc voilà, le moment tant attendu est arrivé, nous avons enfin fini la fic ! L'ultime chapitre !! (Rassurez-vous, y a encore un épilogue !)
Alors profitez bien du der des ders, et peut-être rendez-vous pour le tome 2 (si vous êtes sages) !
Trêve de bavardages, place à la lecture !
oOoOo Harry Potter et les Harpies Gauloises oOoOo
Chapitre 39
La bataille de Peyrepertuse
Deuxième partie
Quand ils débouchèrent enfin à l'air libre, Harry se sentit soulagé. Il n'aimait pas trop les atmosphères confinées des souterrains. Et pourtant, ce soulagement allait être de courte durée, car dès qu'ils eurent tous débouché hors du souterrain, une mauvaise surprise les attendait en la personne d'un cercle de Mangemorts.
Elianor eut immédiatement le réflexe de reculer pour retrouver l'abri protecteur de la Septième porte, mais une voix aiguë et froide retentit au même moment où une explosion de douleur se fit dans le crâne de Harry, située plus précisément dans sa cicatrice.
« Je serai toi, je n'irai nulle part, petite Quercevalles. », fit la voix cruelle.
La jeune sorcière languedocienne écarquilla ses yeux noisette, et recula contre le muret, en même temps que les autres adolescents avaient eux aussi un mouvement de recul.
Devant eux, en plus de la dizaine de Mangemorts, se tenait le Seigneur des Ténèbres en personne, Vous-Savez-Qui lui-même. Et juste devant lui, à la merci de sa baguette, se trouvait Drago Malefoy, vêtu d'une espèce de robe de sorcier rouge qui lui tombait jusqu'aux pieds. Autour de son cou, Harry le remarqua avec un pincement au cœur, on voyait luire doucement un collier argenté.
« Tu ne voudrais pas que j'abime ton cher cousin, n'est-ce pas ? », ricana le Seigneur des Ténèbres.
Elianor eut un instant de panique, mais elle se tenta de se ressaisir rapidement :
« Vous pouvez pas le tuer, vous avez besoin de lui ! », rétorqua-t-elle avec morgue.
Mais cela n'eut pas l'effet escompté, car le mage noir s'esclaffa :
« Dois-je comprendre que tu veux une démonstration des dégâts qu'on peut infliger sans pour autant tuer ? » Sans attendre la réponse de la jeune fille, il pointa sa baguette dans le dos de Drago : « Endoloris ! »
Autour de Harry, tout devenait peu à peu flou. La douleur de sa cicatrice l'aveuglait presque entièrement, il n'avait conscience uniquement que du bras d'Hermione qui le soutenait, mais il entendit le hurlement de douleur que poussa Malefoy, et cela le réveilla quelque peu. Il leva les yeux vers la scène qui se déroulait juste devant lui. Il entendait la voix de Mélinée qui hurlait quelque part à sa gauche, et Eymelie, juste à côté de lui, avait l'air pétrifiée sur place. Elianor, effarée, serrait contre sa poitrine la vasque, qui avait commencé à étinceler doucement ; quant au papé, il ne le voyait nulle part.
« Laissez-le ! », s'écria la voix de Lorelei.
Harry tourna la tête et vit que la grande Préfète blonde se serait jetée sur le mage noir, si un énorme Mangemort ne l'avait pas retenue prisonnière. Le Survivant se rendit compte avec effroi qu'ils étaient cernés, totalement acculés contre le porche de la Septième porte, et que seuls Hermione, Eymelie et lui-même n'avaient pas été faits prisonniers, sûrement parce qu'ils étaient à proximité d'Elianor, qui détenait la source du pouvoir ultime que convoitait le Seigneur des Ténèbres. Les autres, tous les autres, Mélinée, Ron, David, Neville et Lorelei, étaient retenus par une cohorte de Mangemorts.
Il sentit qu'Hermione se rapprochait ostensiblement d'Elianor, et que la main qui tenait sa baguette tremblait légèrement. Tout semblait soudainement très calme, et Harry réalisa alors que c'était parce que Drago avait cessé de crier. Malgré la brûlure à son front, il parvint à garder la tête suffisamment froide pour le chercher du regard et finit par l'apercevoir. Le garçon blond s'était effondré par terre, aux pieds du mage noir, et ne bougeait plus.
« Qu'est ce que vous lui avez fait ? », gronda la voix d'Elianor, toute proche.
Hermione s'était encore rapprochée d'elle, comme si elle cherchait inconsciemment la protection de la Coupe Sacrée.
Le mage noir eut un rictus à la question de la jeune sorcière.
« Oh, rien dont il ne se remettra pas facilement, si c'est ce dont tu as peur. Mais il faut être raisonnable, petite Quercevalles. Tu sais que je peux être moins magnanime que ça. Si tu veux qu'il survive dans un état convenable, il faut que tu me donnes quelque chose en échange. »
Le regard rougeoyant de Voldemort se promena quelque part entre la relique et Harry, qui sentit ses cheveux se hérisser sur sa nuque.
« Je pensais te demander uniquement ce que tu tiens entre les mains, mais je crois que je vais rajouter Potter à ce marché, puisqu'il nous a fait l'amabilité de se joindre à nous ce soir. »
« JAMAIS ! », cracha Elianor sans même faire semblant de réfléchir à la proposition.
Elle resserra son étreinte autour de la Coupe, comme pour la protéger, et celle-ci se mit à luire un peu plus fort. Harry remarqua qu'elle semblait même suivre les battements du cœur de la jeune fille. Voldemort eut l'air encore plus amusé.
« Sectum sempra ! », fit-il négligemment d'un coup de baguette en direction de Neville et du Mangemort qui le retenait.
Le jeune Gryffondor poussa un hurlement alors que des flots de sang jaillissaient de tout son corps. Elianor eut l'air clairement horrifié, mais elle ne relâcha pas son étreinte pour autant. Au contraire, la vasque étincela encore plus fort qu'auparavant, et brutalement, un éclair vert aveuglant en jaillit, et alla frapper le Mangemort qui gardait Neville prisonnier. L'homme s'écroula, mais Harry aurait été bien incapable de dire s'il était mort ou simplement stupéfixé. D'ailleurs, à voir l'air ahuri de la Languedocienne, il pensa qu'elle-même ne devait pas vraiment savoir ce qu'elle lui avait fait.
Voldemort, lui, eut un rictus encore plus effrayant.
« Tu crois que c'est en tuant mes hommes que tu vas me faire peur ? »
Harry jeta un œil vers Elianor. Elle était plus pâle qu'une morte et semblait sur le point de vomir. Voldemort, lui, semblait exulter.
« Je ne suis pas comme toi, petite Quercevalles. Tu peux bien tous les tuer, que veux-tu que ça me fasse ? Alors que toi... »
Il leva sa baguette, et cette fois-ci visa Mélinée.
« Endoloris ! »
La jeune Métamorphomage se mit à hurler d'une voix stridente. Mélinée passait pourtant son temps à piailler, hurler ou roucouler, mais jamais Harry ne l'avait entendu pousser des sons pareils. Visiblement, Elianor non plus, car elle cria par-dessus la voix de son amie :
« STOP ! »
« Tu deviens enfin raisonnable. », fit Voldemort en levant sa baguette. Mélinée s'effondra par terre, à bout de force. « Donne-moi cette Coupe, maintenant. Et que Potter jette sa baguette par terre et s'avance à découvert. »
Harry se redressa, comme s'il avait reçu une gifle. Mais Elianor, à côté de lui, n'avait pas fait un mouvement, et ne semblait pas décidée à le livrer à l'ennemi. Quant à lui, il n'allait sûrement pas se rendre comme ça, sans avoir combattu, et encore moins se faire tuer comme un moldu, sans baguette. Il sentit sur son bras l'étreinte de la main d'Hermione, comme si elle voulait le retenir.
« N'y va pas Harry ! », cria Ron, comme pour confirmer son impression.
Le Mangemort qui le retenait lui tordit violemment les bras dans le dos, mais le rouquin ne cilla pas, ce qui renforça la détermination de Harry. Il serra sa baguette dans son poing, prêt au combat si la situation dégénérait. Il devenait de plus en plus évident qu'Elianor n'avait aucune intention de se plier aux exigences du Seigneur des Ténèbres. Elle n'avait toujours pas bougé d'un pouce et serrait contre elle la vasque qui étincelait à présent comme si elle était faite de cristal.
« Tu as entendu ce que j'ai dit, petite Quercevalles ? », tonna Voldemort. « Livre-moi Potter et ta Coupe Sacrée, et je relâche tous tes petits amis ici présents. »
Elianor fronça les sourcils. Tous étaient suspendus à sa réaction, mais au lieu de parler à son tour ou de réagir d'une quelconque manière, elle plongea sa main dans sa robe, en retira quelque chose qu'elle mit précipitamment dans sa bouche.
« Qu'est ce qui se passe ? », s'enquit Hermione, inquiète de son attitude bizarre.
« Je crois que mon Idiomagum ne faisait plus effet. », expliqua la Française. Elle désigna Voldemort d'un hochement de tête. « L'a dit quoi ? Chuis nulle en anglais, j'ai juste compris qu'il disait Quercevalles et Potter... »
Il n'en fallait pas plus pour déclencher la fureur du mage noir, qui explosa comme un chaudron sous pression sous la forme d'une multitude de sorts balancés à tort et à travers. Dans un rugissement féroce, les Mangemorts qui n'étaient pas occupés avec des prisonniers se ruèrent vers les quatre adolescents, mais ni eux, pas plus que Voldemort, n'avaient compris l'importance de la Coupe.
Avant qu'aucun sort n'ait pu les toucher, un bouclier doré, incandescent, se dressait entre eux et les sbires du Seigneur des Ténèbres.
« Il faut sortir les autres de là ! », brailla Harry dans le vacarme assourdissant des sortilèges déviés qui ricochaient contre le bouclier magique.
« Oui, Voldemort n'aura aucun scrupule à les tuer si on agit pas vite ! », renchérit Hermione, et le Survivant ne put que constater la panique qui faisait trembler sa voix. Dans d'autres circonstances, il aurait sûrement trouvé très chou son inquiétude ostensible pour son petit ami à taches de rousseur.
Elianor semblait concentrée, la Coupe était toujours blottie contre sa poitrine, et il en émanait le puissant halo doré qui les protégeait. Harry se demanda brièvement si c'était elle qui fournissait l'énergie extraordinaire à l'objet, et si elle était vraiment en train de consumer sa vie par les deux bouts, comme le papé lui avait plusieurs fois reproché de le faire lorsqu'elle puisait dans les pouvoirs semble-t-il sans fond de la Coupe Sacrée. Il croisa le regard d'Eymelie, et il lui sembla y lire la même inquiétude.
« Il faut agir ! », fit la Préfète rousse. « Maintenant ! »
« Oui. », souffla Elianor. « Je vais...je vais désactiver le bouclier quelques secondes, et essayer de neutraliser le plus de Mangemorts possibles, pendant ce temps, vous vous occuperez des otages, compris ? »
« Non... », commença Eymelie, mais la sorcière du sud l'interrompit :
« On a pas le temps de polémiquer. Faut récupérer les autres, les mettre à l'abri sous le bouclier, et tous transplaner. »
Un rayon vert s'écrasa contre la paroi dorée, envoyant dans l'air une gerbe d'étincelles iridescentes.
« Mais...mais comment est ce que ce bouclier peut retenir des Avada Kedavra ? », fit Hermione, abasourdie.
« J'en sais rien ! », gémit Elianor, visiblement en proie à un effort violent pour tenter de contenir la puissance magique de la relique. « Mais dépêchez-vous ! »
oOoOoOo
Tout s'enchaîna alors très vite pour Harry. Le rayon doré cessa de les protéger d'un seul coup, et il dut se plier en deux pour éviter un rayon de lumière rouge qui le frôla d'un épi de cheveux. Malgré la douleur lancinante dans sa cicatrice, il se força à se remettre debout, et courut en direction de Ron, qui essayait toujours de se dégager de l'étreinte de son Mangemort.
Mais il fut bousculé par Hermione, qui lui passa devant et jeta un Stupéfix foudroyant au Mangemort. Harry lança un sort au geôlier de Neville, qui se tenait juste à côté, et une fois le gorille neutralisé, il se pencha pour aider son camarade de Gryffondor à se relever. Il semblait très éprouvé, son visage était couvert d'entailles dont certaines saignaient encore abondamment, mais dans l'ensemble il paraissait intact.
« T'en fais pas, mon vieux, on va te ramener chez Elianor, son père est Médicomage, ça ira... »
« Ça va. », marmonna le garçon.
Harry l'aida à se relever, en évitant quelques sortilèges, et en en lançant quelques-uns lui-même, il parvint à neutraliser quelques Mangemorts. Mais le plus inquiétant était que dans tout ce bruit et cette fumée dégagés par les maléfices, il ne voyait ni Voldemort ni Drago.
Il aperçut d'un coin de l'œil que Mélinée s'était remise de son Doloris. Elle était même parvenue à se débarrasser de son gardien en lui lançant un sort que Harry ne connaissait pas et qui devait sûrement s'appeler le Shampooing de la Mort, à en juger par les grosses bulles de savon qui s'échappaient de la cagoule du Mangemort : il titubait en tendant ses bras devant lui, à l'aveuglette. Puis, après avoir fait quelques pas sans apparemment rien y voir, il se prit de plein fouet un muret et s'écroula, raide assommé.
Neville et lui rejoignirent l'abri du porche de pierre où se tenait encore Elianor. Dès qu'ils furent à côté d'elle, la jeune fille relâcha la puissance magique de la vasque, qui crépitait furieusement entre ses mains, et le bouclier doré se reforma, intact, comme si aucun sort ne l'avait endommagé. Cependant, la jeune sorcière portait au visage des estafilades que Harry ne se souvenait pas d'avoir vues avant. Hermione, qui les avait rejoints avec Ron, sembla le remarquer elle aussi, car elle fronça les sourcils.
Mais avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, une explosion de douleur dans sa cicatrice le figea, et le força à se plier en deux. Il eut l'impression que sa tête allait s'ouvrir en deux. Voldy devait sûrement être furax. Hermione se précipita sur lui, affolée.
« HARRY ! »
« C'est V…Voldemort…Il est furieux. », parvint à articuler le Golden Boy dans un souffle.
« Tu m'étonnes ! », beugla Lorelei qui était parvenue à se dépêtrer de son Mangemort grâce à un sort de Confusion que lui avait lancé Elianor, et d'un bon coup de pied dans les parties qu'avait rajouté la Bretonne, histoire de parfaire le travail. « Bon, c'est pas qu'on s'ennuie, mais ça m'arrangerait quand même bien qu'on se barre d'ici ! Ça vous dirait pas de transplaner, là, tout de suite maintenant ? »
« On peut pas. », souffla Hermione, d'une voix où perçait nettement la panique.
« Ah non et pourquoi ça ? », gronda la grande blonde.
« Parce qu'ils tiennent encore Drago et David en otage. », répondit Mélinée d'une voix blanche en pointant quelque chose du doigt, à sa droite.
Harry se retourna, et malgré sa douleur, il sentit son cœur se glacer. À quelques mètres d'eux, se tenaient encore une dizaine de Mangemorts, dont deux retenaient les deux garçons effrayés.
« Mais quel abruti ce Stern ! », beugla Lorelei, visiblement hors d'elle. « Tout le monde a réussi à mettre les voiles, sauf lui ! Dès qu'on l'aura récupéré, c'est moi qui le tue ! »
« Ça suffit maintenant ! », siffla la voix glaciale du Seigneur sombre.
Voldemort se trouvait au milieu de ses disciples, et pointait sa baguette sur le front de Drago d'un air menaçant. Il se tourna vers Harry, qui sentit la douleur de sa cicatrice augmenter ; il porta sa main à son front, comme pour essayer d'atténuer la douleur, en sachant que c'était illusoire.
« Potter ! Je t'ai dit de jeter ta baguette et de venir nous rejoindre. Est ce que tu aurais peur de moi, par hasard ?… » Quelques Mangemorts ricanèrent grassement, mais Voldemort les fit taire d'un geste impérieux de la main, et agita négligemment sa baguette vers la tête blonde de Drago. « Si tu me désobéis, ce ne sera pas toi qui en paieras les conséquences, je te préviens, Potter. »
Le mage à face de serpent se tourna vers Elianor, qui se cramponnait désespérément à la Coupe.
« Quant à toi, petite Quercevalles, je te conseille vivement de me donner ce que tu as dans les mains. »
Mais son espoir fut vite déçu, car il apparut bien vite que ni elle, ni Harry n'avaient l'intention de coopérer. Aucun d'eux n'esquissa le moindre mouvement.
Une lueur de défi brillait dans les prunelles de la Languedocienne quand elle cracha avec colère :
« Si vous la voulez tant, vous n'avez qu'à venir la chercher, parce qu'une Quercevalles capitule jamais sans combattre ! »
Joignant le geste à la parole, elle sortit de sa poche sa baguette, et quelques étincelles crépitèrent. Harry resserra sa prise sur sa propre baguette.
« Je me rendrai jamais sans combattre non plus, Tom ! », cria-t-il d'une voix forte. « Tu me tueras pas comme tu as tué mes parents ! »
« Ne te rends pas, Harry ! », fit alors Drago, prenant la parole pour la première fois. « Peu importe ce qu'il fait, ne te rends pas ! »
Le Mangemort qui le retenait lui décocha un coup dans la mâchoire, mais le blond ne lâcha pas un cri.
« Ouais, on va écouter ton conseil, Malefoy ! », rugit Ron. « Même s'il te torture à mort, on capitulera pas ! Les Weasley capitulent jamais ! »
« Et une Kervemec ne dépose jamais les armes ! », renchérit Lorelei.
« Parfaitement ! Et une Astadourian n'a jamais les cheveux gras ! », beugla Mélinée.
Eymelie se tourna vers elle et lui jeta un regard torve.
« Bin quoi ? », fit la jeune fille, dont les cheveux en question virèrent au rouge pourpre.
La douleur dans la cicatrice de Harry augmenta, si cela était possible. Il avait à présent tellement mal qu'il avait peine à garder les yeux ouverts.
« ASSEZ ! J'en ai assez de ces pitreries !!! », hurla Voldemort. « Potter, c'est toi qui l'auras voulu !!! Tu aurais pu lui éviter ça…Tu sais qu'il te détestera après ça… » Il avait dit les dernières phrases en Fourchelangue, à l'attention spécifique du Survivant.
Le Seigneur des Ténèbres pointa sa baguette sur Drago.
« Endolorisssssssssss ! »
Le blond fut projeté à terre, et Harry, tétanisé, ne put rien faire d'autre que de le regarder se convulser sur le sol de terre battue, en proie à des souffrances inimaginables que le brun ne connaissait que trop bien, pour les avoir subies de la même baguette.
Quand Voldemort mit un terme au maléfice au bout d'un temps qui parut interminable, les huit adolescents, pétrifiés, scrutèrent la forme mince du blond resté à terre. Aucun d'eux ne parlait, et même Ron ne semblait plus aussi pressé de faire de l'humour sur le dos du Serpentard.
Tous savaient qu'ils étaient coincés. Bien que protégés par le bouclier surpuissant fourni par la Coupe, ils savaient qu'ils n'avaient qu'une solution, se rendre, car aucun n'aurait pu supporter de voir l'un de leurs camarades de Poudlard ou de Beauxbâtons se faire torturer ne serait-ce qu'une seconde de plus.
Voldemort eut un sourire narquois à leurs mines déconfites. Drago releva la tête ; ses yeux étaient remplis de larmes, tout son corps était parcouru par de violents tremblements, mais il parvint à articuler assez fermement :
« Te rends pas, Potter, tu m'entends ?… »
Voldemort fondit sur lui, et d'un coup de baguette, le suspendit dans l'air par son collier.
« Qu'est ce que tu dis, petit dragon stupide ? Est ce que tu donnes des conseils à mon ennemi ? Est ce que tu n'en as pas eu assez ? Qu'est ce qu'il te faut encore pour que tu apprennes à ne pas me désobéir ? » Le Seigneur des Ténèbres se tourna vers Harry : « Et toi Potter ? Tu crois que je ne suis pas capable de le torturer jusqu'à ce qu'il devienne fou ? Aussi fou que les parents de Londubat ? »
Harry sentit Neville se tendre à côté de lui.
« Tu crois que le rendre fou m'empêcherait d'aller récupérer le pouvoir qu'il me doit ? » Les yeux du Seigneur sombre étaient plissés par la colère, jusqu'à ne plus former qu'une fente rougeoyante. « Eh bien tu te trompes, Potter ! »
Il se tourna vers ses fidèles.
« Bellatrix ! Viens t'occuper de ton neveu, et soigne-le bien, comme tu as soigné les Londubat, et montre à Potter comment le Doloris peut faire sombrer lentement dans la folie… »
La haute silhouette encapuchonnée de Bellatrix Lestrange s'avança d'un pas menaçant vers Drago, qui la regardait approcher, les yeux écarquillés. S'il avait espéré que le fait d'être son neveu le mettait à l'abri, il fut vite détrompé.
« Endoloris ! », récita mécaniquement la voix de la Mangemorte.
« Non… », marmotta Neville, à côté de Harry.
Il avait l'air terrorisé. Le Survivant savait pertinemment qu'à travers les hurlements de Drago Malefoy, c'était ceux de ses parents qu'il entendait.
Voldemort se tourna vers Harry et Elianor, qui se tenaient côte à côte, immobiles.
« Tu ne veux toujours pas lâcher cette Coupe ? », fit Voldemort en dardant ses yeux de braise sur la jeune fille.
Sans attendre la réponse d'Elianor, il pointa sa baguette vers David.
« Sectum sempra ! Endoloris ! »
Le Fumoquette brun s'effondra par terre, et il sembla à Harry que les cris conjugués des deux garçons remplissaient l'air et assourdissaient tout ce qu'il pouvait entendre. Il se rendit compte que la main qui tenait sa baguette tremblait, et il se tourna vers Elianor. Elle était aussi pâle qu'un cadavre, et gardait les yeux fixés droit devant elle, comme si elle ne voyait plus rien. Mais Harry savait très bien qu'elle voyait ce qui se passait, qu'elle était juste écartelée par le pire dilemme qu'elle n'ait jamais eu à affronter.
Elle voyait ses amis se faire torturer, sa famille même, car Drago était son cousin, et pourtant elle savait qu'elle ne pourrait jamais offrir à Voldemort la source du pouvoir ultime qui le rendrait invincible. Elle était coincée de toute part, et le papé, qui aurait pu l'aider à prendre une décision, n'était nulle part. Cette situation la paralysait littéralement, la rendait presque malade de terreur.
Comme elle ne bougeait toujours pas d'un pouce, le Seigneur des Ténèbres se rapprocha du bouclier, sans aller jusqu'à le toucher –il savait pertinemment qu'il s'y serait brûlé.
« Mais quelle genre de sorcière es-tu, Quercevalles ? De celles qui sacrifient amis et famille pour le moindre petit objet magique ? », siffla Voldemort d'une voix fielleuse. « En fin de compte, nous ne sommes pas si différents, alors. Tu préfères le pouvoir absolu à la vie de tes proches ? Et tu crois que c'est ce que ton ancêtre Aude aurait souhaité que tu fasses ? Que tu sacrifies des vies pour ça ? »
Elianor était secouée de tremblements, mais quand elle parla, sa voix était claire et assurée :
« Aude est morte pour éviter que la Coupe ne tombe entre des mains malveillantes. Elle s'est sacrifiée pour la mettre en sécurité ! Je sais très bien ce qu'elle aurait souhaité que je fasse ! Elle aurait souhaité que je protège cette Coupe, quel que soit le prix à payer, comme elle, elle l'a fait ! »
Voldemort eut ce qu'on aurait pu prendre pour un haussement de sourcils –mais comme il n'en avait pas c'était assez difficile à dire, en fin de compte.
« Quel que soit le prix ? Vraiment ? » Il se retourna lentement, un sourire étirant sa bouche sans lèvre. « Eh bien nous allons voir jusqu'où va ton…'prix', petite Quercevalles. »
Il leva sa baguette, et la dirigea vers David, qui se remettait péniblement de son Doloris, et saignait encore abondamment à cause du Sectum Sempra.
« Avada Kedavra ! », dicta la voix glacée et implacable, sans l'ombre d'une émotion.
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Muets d'horreur, les huit adolescents regardèrent, impuissants, le corps de leur camarade retomber sur le sol herbeux, les bras en croix.
« Non…Non…C'est pas…Il est pas… ? », souffla la voix de Mélinée derrière Harry. Elle se tourna vers Eymelie, et ses grands yeux émeraude étincelaient de larmes. « Il est pas… ? Il peut pas l'être ? Hein ? C'est pas vrai ? »
Puis il n'y eut que des sanglots étouffés, car il parut évident que Mélinée ne pouvait plus rien ajouter d'autre. Harry avait déjà assisté à des décès : celui de Cédric, étrangement similaire, celui de Sirius…Mais sa gorge était nouée, il sentait monter en lui des sanglots d'indignation, parce que cette Coupe avait déjà fait assez couler de sang, et qu'il fallait rajouter à la longue liste de ceux qui avaient perdu la vie pour elle le nom d'un garçon de seize ans dont le seul tort avait été de les accompagner.
Il se tourna vers les autres. Mais Lorelei se taisait, et même si sa lèvre inférieure tremblait, on voyait qu'elle faisait des efforts manifestes pour se retenir de pleurer. Eymelie avait un visage grave, et essayait de calmer Mélinée qui sanglotait dans ses bras. Le rouquin et Neville avaient l'air totalement fermé et regardaient droit devant eux, en serrant les poings. Hermione, elle, avait la bouche ouverte dans une exclamation muette, et elle se tourna vers Elianor. De fait, tout le monde avait à présent les yeux braqués sur la jeune sorcière, immobile et tremblante au milieu d'eux.
« C'est ma faute… », fit la voix tremblotante d'Elianor, brisant le silence.
Harry s'aperçut avec effroi que des larmes coulaient rapidement le long de ses joues. La main qui tenait sa baguette tremblait, à l'instar de celle de Harry. Mais la jeune sorcière se redressa, droite comme un i, et instinctivement, les trois autres Françaises reculèrent prudemment d'un pas.
« C'est ma faute… », continua la sorcière. « …mais je vais la réparer ! », cria-t-elle soudainement.
Sans que Harry, Ron, Hermione ou Neville s'y soit attendu, la vasque se mit à cracher des gerbes d'étincelles, qui montèrent haut dans le ciel. Le bouclier se rompit brutalement, mais personne ne fit un geste, car tous s'étaient rendus compte que quelque chose d'anormal et d'effrayant était en train de se produire sous leurs yeux.
Elianor était métamorphosée, elle ne ressemblait plus du tout à l'élève de Beauxbâtons un peu espiègle qu'elle était auparavant.
Ses cheveux volaient autour d'elle, et avaient pris une couleur flamboyante à cause des reflets produits par les étincelles, et ses yeux avaient une lueur meurtrière que personne ne lui connaissait, au vu des regards inquiets que lui lançaient ses amies. Les coupures sur ses joues, que Harry avait remarqué quelques instants auparavant, s'étaient rouvertes, et ses vêtements se déchiraient par endroit.
« C'est la force de la Coupe ! », s'exclama Eymelie, effarée. « C'est en train de la détruire ! Il faut qu'elle se calme ! »
Mélinée essaya de lui attraper le bras, mais la puissance du vent dégagé par les sortilèges l'empêcha d'accéder à son amie. L'herbe devant eux ployait, et parfois même commençait à s'arracher par mottes entières, sans mentionner quelques pierres qui se détachaient du muret sous la violence de la tornade magique.
Quelques Mangemorts, terrifiés, transplanèrent, n'attendant même pas les instructions de leur maître. Ce dernier, après un instant de surprise, se mit à rire d'un rire froid et sans joie, qui envoyait des frissons dans le dos de quiconque serait venu à l'entendre.
« Magnifique ! Quelle puissance magistrale ! Même Dumbledore ne pourra rien contre moi une fois que cette Coupe sera à moi ! »
Mais ce n'était apparemment pas la chose à dire, car la voix d'Elianor, inhabituellement déformée, gronda :
« Jamais la Coupe ne quitte la famille ! Seule une Quercevalles peut la toucher, la Coupe ne répond qu'à une Quercevalles ! »
« C'est pas sa voix ! », constata Lorelei d'une voix blanche.
« Non…C'est celle d'Aude ! », couina Mélinée, terrorisée.
Hermione pointa du doigt la tête de la jeune Languedocienne, et Harry suivit machinalement la direction qu'elle indiquait. Et c'est là qu'il comprit…
« Elle est possédée ! », cria Hermione pour se faire entendre, tout en continuant de montrer les yeux d'un blanc laiteux d'Elianor. « C'est Aude qui contrôle la Coupe ! »
Harry la retint d'aller plus loin.
« Laisse-la faire. Il faut qu'elle défende la Coupe, et il n'y a qu'elle seule qui puisse le faire. Nous, notre priorité, c'est de profiter du chaos et récupérer Malefoy ! »
Bien qu'à contrecœur, Hermione acquiesça, et ils s'éloignèrent discrètement des Françaises, en compagnie de Ron. Ils n'eurent pas à chercher bien loin toutefois, car Bellatrix ne faisait pas partie des Mangemorts qui avaient transplané.
Elle se tenait toujours là, à quelques dizaines de mètres de la scène, sa cagoule baissée, et elle regardait avec fascination son maître affronter la terrible puissance de la Coupe Sacrée des Quercevalles. Elle en avait même oublié de torturer son neveu, alors que cette mission lui avait confiée personnellement de le rendre fou, tout comme elle avait rendu fous, il y a quinze ans de cela, les Aurors Londubat.
Harry brandit sa baguette, prêt à la désarmer, quand un Expelliarmus venant de dans leur dos les fit sursauter tous trois. Derrière eux, c'était Neville qui avait désarmé la sorcière responsable de la folie de ses parents. Son regard semblait tellement féroce, que malgré le sang qui dégoulinait de ses plaies, il semblait prêt à se battre jusqu'à la mort.
Bellatrix regarda les quatre Gryffondor comme si elle s'apercevait seulement maintenant de leur existence, mais désarmée, elle ne pouvait pas faire grand chose contre eux. C'était, naturellement, sans compter sans le machiavélisme inné qui caractérisait la sorcière brune. Avant que Harry n'ait eu le temps de réagir, elle sortit de sa botte noire un petit poignard d'argent, et se jeta en direction de l'endroit où Drago gisait par terre, probablement dans l'espoir de le prendre en otage.
Mais si Bellatrix était diabolique, Hermione était d'une intelligence géniale, et elle avait compris, avant ses compagnons, ce que la Mangemorte avait eu l'intention de faire dès le début. Aussi s'était-elle précipité sur Drago pendant que l'attention de la femme était toute entière dirigée vers Neville, et l'avait-elle tiré plus à l'abri, de sorte que lorsque Bellatrix se retourna vers son neveu, celui-ci était déjà parti.
Furieuse, elle se retourna vers les trois garçons, le poignard toujours à la main, mais elle se savait désarmée. Harry poussa un cri de triomphe : enfin Bellatrix Lestrange allait être jugée pour les crimes qu'elle avait commis, et être envoyée à Azkaban pour perpète !
Mais, au moment où les trois Gryffondor s'apprêtaient à la stupéfixer, un autre Mangemort, dont les longs cheveux blonds dépassait du masque, l'attrapa par le poignet, et tous deux transplanèrent dans un 'plop !' retentissant, qui sonna aux oreilles des garçons comme un aveu de leur échec.
« Merde ! », beugla Ron. « Maraud de Malefoy ! On allait l'attraper, cette gourgandine ! »
Harry secoua la tête.
« Faut vraiment que tu renouvelles ton stock d'insultes. Celles de ta mère sont vraiment dépassées. »
oOoOoOoOoOo
Le sondage de Ritsuko !
À votre avis David est-il vraiment mort ?
A/ Bin oui, à part Harry personne n'échappe à un Avada Kedavra !
B/ Oui mais peut-être que le pouvoir d'Elianor va le ressusciter…
C/ Non il est pas mort, c'était juste pour une caméra cachée de l'émission Sorcier Surprise !
D/ On s'en fout de toute façon il a qu'à crever, on attend juste le lemon !!!
Dans le prochain chapitre : épilogue !!!
