bonjour à vous tous! et bien voila une suite!
bien entendu les personnages ne sont pas à moi, ce que je trouve dommage (le père Noël c'est un menteur! il m'avait dit que les persos seraient à moi!).
Sasuke: heureusement pour nous que nous ne sommes pas à elle!
znfin voila, amusez vous bien!
sauke: tu parles..
Il tournait en rond, comme un fauve en cage. L'expression était appropriée, cela faisait bien cent fois au moins qu'il passait devant le magnétoscope. Et qu'il voyait le temps s'égrener sans qu'il ne puisse le retenir. Minute par minute. Et à chaque nouveau chiffre sur le cadran digital, il sentait ses nerfs céder un peu plus.
Il finit par s'arrêter, conscient que faire un trou dans le sol ne ferait que faire enrager les locataires du dessous, et s'assit sur le canapé défoncé qui trônait comme une œuvre d'art au milieu du salon. Son regard se posa sur un T-shirt gris et simple, qui trainait sur le bord de la table basse, entre le canapé et le meuble de la télévision. Un T-shirt bien trop petit pour être à lui. Le jeune homme se massa les tempes et étouffa un gémissement. C'était un cauchemar.
C'était forcement un cauchemar.
Hélas, le vide et le silence de l'appartement étaient là pour lui rappeler que tout ceci était diablement réel. Et de sa faute. Si seulement il n'avait pas oublié… quel imbécile.
Comme à chaque année, le mot vacances n'existait pas pour lui. Pour faire vivre sa famille, qui se résumait à lui et son frère, il devait travailler dans un bar mal famé à la sortie de la ville, et n'était pas souvent à la "maison". Jusqu'à présent, son cadet ne s'en était jamais vraiment plaint. Bien entendu, il avait protesté parce qu'il devait dormir sur le canapé car leur appartement ne comprenait qu'une seule chambre, mais il s'était plutôt bien accommodé de cette situation peu glorieuse. Du moins, en apparence.
Quoi qu'il en soit, en se levant ce matin là, Yukimura, puisse que tel était le nom du jeune homme effondré en cet instant, n'avait pas du tout fait attention à la date sur le calendrier défraichi de la cuisine. Pour lui, Noël n'était synonyme de rien, si ce n'était la mort de sa mère. Et l'anniversaire de Sasuke. Sauf qu'il avait oublié. Il était parti en retard, avait à peine salué son frère, et n'était pas rentré manger pour le déjeuner. Et il n'avait pas pensé à lui passer un coup de fil, rien que pour lui souhaiter.
Yukimura savait pourtant que le gamin, conscient de leurs faibles moyens, ne demandait que ça: qu'on lui souhaite simplement son anniversaire.
Et lui, grand ahuris, il oubliait.
Frère indigne.
Depuis qu'il était rentré, ces mots tournaient en boucle dans son esprit.
Et il avait mit du temps à comprendre en plus. Imbécile!
Mais lorsque, penaud, il était revenu du travail, et qu'il avait poussé la porte de leur domicile, il avait su automatiquement que quelque chose clochait, outre le fait que son frère devait lui en vouloir à mort. Et il ne s'était pas trompé. Oh non, qu'il ne s'était pas trompé…
Il avait trouvé l'appartement étrangement silencieux. Beaucoup trop silencieux. Et pour cause; son frère n'y était pas.
Alors qu'il était presque onze heures du soir.
Et ça, ce n'était pas normal.
Il avait téléphoné à toutes ses connaissances, et dieu sait qu'il en avait beaucoup, dans l'espoir que son frère soit chez l'un d'eux. Quoi de plus normal après tout, qu'il ait voulu s'exiler quelques temps après que son crétin de frère ait lamentablement oublié son anniversaire? Mais tous, après s'être étonnés de cet appel étrange et plein d'angoisse, lui avaient répondu par ce même "non" qui lui avait retourné le cœur. Alors où était il?
Il avait appelé la police sitôt les coups de fil à ses amis passés. Il n'était pas certain de leur efficacité au commissariat, et pour eux, la thèse de la fugue était la première à laquelle ils avaient pensé.
Mais qu'est-ce qu'ils croyaient ces ahuris?! Que lui non plus n'y avait pas songé? Sauf que son frère était bien trop intelligent pour partir à l'aveuglette de la sorte, sans prendre ni argent, ni affaires, ni nourriture.
Alors après la thèse de la fuite, il avait fortement songé à celle du suicide. Ça par contre, son cadet en était tout à fait capable, le personnel de l'orphelinat l'avait déjà retrouvé une fois dans son lit, les deux bras ouverts jusqu'à l'os.
Il avait fini par donner son signalement à la police, tout ce qui pouvait les aider, description, physique, quand il l'avait vu pour la dernière fois, les endroits où il aimait trainer… et on lui avait vaguement répondu, comme si on se fichait pas mal de sa disparition. Rien d'étonnant, des enfants qui fuguent, que l'on retrouve au fond d'une ruelle, égorgés ou bien morts d'une overdose, c'était un peu trop courant dans ces quartiers à risques. Un de plus, un de moins… Et puis, son petit frère n'avait pas non plus était un enfant de cœur durant son séjour à l'orphelinat, la police le connaissait déjà. Pas en bien malheureusement, et le jeune homme était certain que cela avait "légèrement" influencé sur leur désir de remettre la main sur le disparu.
Yukimura se prit la tête entre les mains, laissant rouler une larme sur sa joue. Lui, il en était persuadé, il était arrivé quelque chose à son frère. Quelque chose de grave, qui n'avait rien avoir avec une vulgaire fugue. Il en était persuadé. Et son instinct , dont pour une fois il aurait voulu se débarrasser, ne se trompait jamais.
Douleur.
Souffrances et ,noir. C'était tout ce qu'il ressentait pour le moment.
Le noir partout, les ténèbres qui l'entouraient.
Il gémit, sentit des larmes inutiles glisser le long de ses joues alors qu'il luttait pour rester conscient, refaire surface. Se réveiller, enfin.
Le noir.
Et cette douleur insoutenable dans les jambes, comme un courant électrique.
En cet instant, il souhaita mourir. Que cela cesse, qu'on l'aide, que cette douleur s'en aille!
Pendant quelques secondes, il ne souhaita que cela.
Puis il se reprit. Il voulait que ce soit un rêve. Un simple rêve, très réaliste, mais un rêve quand même. Rien de réel. Il voulait que ça s'arrête. Ne plus ressentir cette douleur, ne plus être dans le noir…
Où était il?
Son cerveau de jeune surdoué se remit doucement en marche, surmontant la première vague de terreur. Penser rationnellement, c'était son unique barrage pour ne pas céder complètement. Tout analyser, répertorier de manière méthodique pour garder le peu de sang froid qu'il lui restait.
Il sentait la moquette rugueuse contre sa joue, un odeur d'essence et de poussière lui montait aux narines, et il entendait un ronronnement assourdi. Il tendit les mains devant lui, à l'aveuglette, méprisant la douleur dans son corps meurtri et ne tarda pas à rencontrer des parois de tôle et de plastique.
Un coffre.
Il était dans le coffre d'une voiture.
Il inspira avec brusquerie une grande bouffé d'air. Paniqua. Il voulait sortir d'ici! Il voulait qu'on le laisse! Par pitié qu'on le laisse partir…
Sa respiration se fit saccadée et il se mit à trembler. Un coffre. Claustrophobe. Le barrage céda.
Il frappa violement contre les parois autour de lui en criant. La Peur, plus forte que la raison, circulait dans ses veines comme un poison qui brouillait ses sens. Son cœur se serra alors qu'il griffait vainement le plastique, s'arrachant les ongles pour sortir. Ses souvenirs remontèrent d'un coup de manière désordonnée et brutale.
Sa fureur face à son frère qui avait encore oublié.
Son départ de l'appartement, la porte qui avait claqué.
Celle du cyber café où il avait été faire un tour.
Cette malheureuse canette dans cette ruelle.
La voiture.
Cette grosse berline noire.
La douleur, la peur…
Il avait était renversé par un fou au volant.
Il avait été enlevé par un fou au volant.
et voila!!
Sasuke:... et après elle dit que personne ne souffre?...
et encore! c'est pas fini! j'ai encore plein de trucs en réserve!!
Sasuke:... c'est plus une auteure c'est une dingue!
