bien le bonjour!! alors voila, on m'a dit, mais je ne dirai pas qui c'est, que mes chapitres, du moins le précédent, étaient un peu courts.
ben là au moins vous ne pourrez pas dire que c'est court! na!
et pis je suis également désolée pour le retard alors que j'avais promi de faire vite, mais vous savez j'ai un bac de français à la fin de l'année moi! enfin bref, voila une suite qui j'espère vous plaira (sachez que je suis restée 4 h à mon lycée pour l'écrire et la coriger!^^). je dois avouer que le passage avec Yuki n'est pas mon préféré mais il fallait que je montre l'état dans lequel il était, et comme j'ai du mal avec Tigre (ce garçon m'enerve à un point que je n'aurai jamais cru possible) je suis désolée pour ses fans pour la sceance qui va suivre (en même temps, j'ai réduit au maximun sa dose de connerie, et je n'ai vraiment pas étais méchante). je dois également avouer que je prends énormement de plaisir à écrire les scènes avec Sasu^^.
*hurlement de la part du concerné*: psychopathe!!
mais non, pas du tout!^^
en attendant, bonne lecture, et pis en désolée pour ce malheureux contre temps. je ne le ferai plus ne me tuez pas!!!!^^
Yukimura ouvrit les yeux, et se redressa sur le canapé sur lequel il s'était endormi près avoir passé un énième coup de fil la veille. La facture de téléphone allait être sucrée, et compte tenu de ses faibles moyens, ce n'était pas une bonne nouvelle. Mais il se fichait pas mal des petits chiffres noirs qui allaient s'étaler gaiement sur le bas de la feuille maudite. Il avait d'autres choses bien plus importantes en tête pour le moment, à savoir, la disparition de son petit frère. Il se passa une main sur le visage en grognant. Il avait vaguement espéré que tout ceci ne fusse qu'un rêve, une mauvaise farce, et qu'il allait se réveiller dans son lit, frais et dispo, avec son frère encore à demi endormi sur leur canapé miteux.
Oh oui! Qu'il avait espéré!
Mais ses prières étaient restées muettes, et s'était seul et serrant nerveusement le T-shirt gris de son frère, qu'il s'était réveillé sur leur vieux divan.
Il se leva, regarda l'heure sur le cadran lumineux du réveil de Sasuke, posé sur la table basse. Il était encore trop tôt pour aller travailler. On avait beau être le 25 décembre maintenant, il n'était pas en vacances.
25 décembre… à cette date, son cœur se serra de plus belle. Son petit frère venait d'avoir 13 ans, et il était dieu sait où. Et lui, grand imbécile, il avait oublié, et maintenant, il se retrouvait seul avec ses regrets.
Tout était de sa faute.
Sans son oubli, ils auraient pu fêter dignement cet anniversaire.
Ouvrir une bouteille de saké pour l'occasion par exemple, regarder les émissions stupides à la télé, se coucher à pas d'heure et embêter les locataires du dessous par pur plaisir. Il se serrait mis derrière les fourneaux tout exprès et ils auraient finalement mangé une pizza surgelée compte tenu de l'état du plat préparé. Ils auraient rit, comme deux frères. Il l'aurait pris dans ses bras et lui aurait ébouriffé les cheveux comme il le faisait toujours. Et Sasuke se serrait dégagé en le traitant de tout les noms et en le menaçant de le tuer. Oui, ils auraient pu… mais aujourd'hui, Yukimura se retrouvait seul dans cet appartement insalubre. Seul et abattu.
Trop tôt partir travailler, peut être… alors il se dirigea vers la cuisine à pas lourds. Il n'était jamais trop tôt pour vider quelques bouteilles de saké, histoire d'oublier.
"_ Mais pourquoi tu veux aller le voir? Il est grand, il n'a pas besoin de nous et tu m'avais promis qu'on irait au resto!"
"_ Arrête un peu de te plaindre tu veux? Tu me pompe l'air avec tes jérémiades. Si j'ai envie de prendre des nouvelles de mon ami, j'en ai parfaitement le droit. Et ensuite il n'est que 18h30,alors je trouve qu'il est un peu tôt pour aller manger."
"_ Mais j'ai faiiiim!"
Mahiro secoua ses longs cheveux noirs, navrée. Ce garçon n'était qu'un estomac sur pattes, et avait sans aucun doute un pâté en croute à la place du cerveau. Elle se demandait encore comment elle pouvait sortir avec ça. Elle avait surement bu avant de lui demander. Mais Hidetada était tout de même gentil, malgré son air niai ,ses mains baladeuses, et son incroyable côté pervers qui n'avait que pour effet que de repousser toutes les filles qu'il croisait. Elle sourit discrètement et soupira. Un peu de buée se forma devant sa bouche et elle resserra son écharpe. Elle se demandait encore pourquoi Yukimura n'avait pas répondu à ses appels.
Les deux jeunes gens arrivèrent rapidement devant les HLM où résidaient les Sanada. Ce n'était pas la première fois qu'ils venaient, pourtant, ils furent de nouveau choqué par l'aspect miteux et dégoulinant des grands bâtiments gris. Comment pouvait on vivre dans un endroit pareil avec un adolescent? Mais les Sanada n'avaient guère le choix, et ils le savaient tout les deux.
Ils s'engagèrent rapidement dans le hall de l'immeuble, bien que hall ne fusse pas réellement le mot à employer pour qualifier l'endroit. Ils passèrent sans s'arrêter devant les boites aux lettres éventrées, dont le contenu, essentiellement des prospectus, tombait sur le carrelage écaillé. Ils montèrent les escaliers délabrés et couvert de tags quatre à quatre. Il ne faisant guère plus chaud à l'intérieur qu'a l'extérieur, et l'endroit puait le renfermé, accompagné d'une forte odeur d'urine de chats. Après une courte ascension de dix étages, ils arrivèrent devant le palier des Sanada.
Mahiro était inquiète.
Elle travaillait au même bar que Yukimura, à l'autre bout de la ville et faisaient souvent leur service ensemble. Il ne s'agissait pour elle que d'un petit boulot, histoire d'arrondir ses fins de mois le temps qu'elle termine ses études, pas comme son ami, pour qui ce travail était son principal gagne pain.
Mais aujourd'hui, il n'était pas venu travailler. Et ce n'était pas normal. Pas normal du tout. Alors sans vraiment paniquer comme la dernière des imbéciles, elle s'était tout de même inquiétée. Yukimura n'était pas du genre à rater un jour de service parce que l'envie l'en prenait: il avait besoin de ce boulot, et chaque centimes gagnés là bas étaient important. Même s'il avait été à l'article de la mort, il serait venu.
Mais pas aujourd'hui. Et elle avait beau avoir appelé une bonne dizaine de fois chez lui pour s'assurer que tout allait bien, elle n'avait obtenu que le répondeur. Elle avait donc décidé d'y aller elle-même. Et elle avait trainé un peu malgré lui, Hidétada dans cette histoire.
Mahiro frappa doucement sur le panneau de bois. Elle avait presque peur que la porte tombe si jamais elle frappait trop fort compte tenu des termites qui avaient investies les lieux.
Un silence plat lui fit écho. Elle recommença, bien décidée à parler à Yukimura, et obtint le même résultat.
"_ Peut être qu'il n'est pas là." hasarda Hidetada avec une lueur d'espoir: plus vite ils en auraient fini avec le Sanada, plus vite il pourrait aller se remplir la panse.
"_ Je suis certaine qu'il est ici," insista Mahiro, de toute manière très têtue. Elle essaya de tourner la poignée, espérant que son ami est oublié de fermer correctement et pesta en constatant que ce n'était pas le cas. Elle finit par l'appeler.
"_ Yukimura! Ouvre immédiatement!" tonna la jeune femme en tambourinant cette fois ci sur la porte qui résistait à ses assauts. Peine perdue, seul le silence mauvais de l'appartement lui répondit.
Une pointe de peur se vrilla dans son cœur et lui tordit les entrailles. Ce silence était angoissant, il s'était forcement passé quelque chose. Presque instantanément, l'image de son ami, pendu à une poutre au milieu de son salon, s'imposa à son esprit, et elle la rejeta violemment. Non. Yukimura était certes instable, comme son jeune frère qui lui, avait plusieurs fois tenté de mettre fins à ses jours lorsqu'il était à l'orphelinat, mais pas au point de se suicider. Il avait des responsabilités tout de même! Un frère et des amis!
N'empêche…
Elle se tourna vers Hidetada.
"_ Enfonce la porte."
"_ Quoi?! Mahiro, ce n'est pas très…"
"_ Je me fiche bien de ce que tu peux penser espèce de mollusque décérébré! Enfonce moi cette putain de porte, je veux savoir ce qui se passe!"
Elle avait vraiment peur maintenant.
"_ Peut être est il partit faire un tour, " tenta d'argumenter une fois encore Hidetada. Il se tut sous le ragard meurtrier de sa compagne et se tourna vers la porte. Il déglutit, inspira à fond et tendit ses petits muscles avant de se jeter de tout son poids sur le panneau de bois. Il y eut un craquement, mais pas de la part de la porte, et il se recula en se massant l'épaule. Il ouvrit la bouche pour se plaindre, mais Mahiro le coupa net.
"_ On ne partira pas d'ici tant que cette porte n'est pas ouverte. Recommence" ordonna-t-elle d'une voix qui ne souffrait aucune réplique.
Hidetada grogna, et je jeta de nouveau sur la porte qui céda cette fois ci avec un bruit d'enfer et souleva un nuage de poussières en s'abattant lourdement sur le plancher. Mahiro le remercia à peine et entra dans l'appartement des Sanada. Ou plutôt fallait il dire la tanière, car le lieu n'avait plus rien d'humain. Tout était plongé dans une pénombre malsaine, et un silence pesant. Il régnait une horrible chaleur moite qui collait à la peau, et une puanteur étouffante où se mêlait saké de mauvaise qualité, et une odeur de charogne. L'atmosphère semblait palpiter comme une bête malade, la rendant terriblement oppressante. Mahiro s'avança doucement dans le salon, un peu sur ses gardes, Hidetada lamentablement caché derrière elle pas franchement rassuré.
Elle buta contre le coin d'un meuble et poussa un grognement de douleur. Presque aussitôt, un râle caverneux digne des meilleurs films d'horreur s'éleva du vieux tas de chiffons avachi sur le canapé, et une forme voutée se redressa. Hidetda poussa un hurlement magnifique qui aurait parfaitement correspondu avec celui d'une jeune vierge effarouchée, et couru plus vite que le vent jusqu'à la sortie.
Une voix basse, et visiblement chargée d'alcool, émergea du tas de tissus mal propre.
"_ 'est quoi c'bordel?"
"_ Yukimura, espèce d'imbécile!" s'exclama Mahiro, une main sur le cœur, ayant enfin reconnu le tas de chiffons en question.
L'homme lui lança un regard flou à travers le voile de cheveux sombres qui lui tombait devant les yeux, et la contempla un instant.
"_ Qu'est ce que tu fais là?" finit il par demander d'une voix pâteuse.
Mahiro s'approcha du canapé et son pied heurta le cadavre d'une bouteille en verre. Elle remarqua alors la quantité faramineuse de bouteilles qui s'amoncelaient sur la table basse et le canapé.
"_ Ne me dis pas que tu as passé toute ta journée à boire!?" s'écria t elle, choquée. Pour un peu, elle lui en aurait collé une, pour la forme, et pour le faire dessaouler par la même occasion. Dire qu'elle s'était fait un sang d'encre! Elle avait été bien sotte de s'inquiéter pour si peu, il méritait vraiment qu'elle reparte sur le champ! Mais tout de même, Mahiro ne l'avait jamais vu boire autant. Combien y avait il de bouteilles à ses pieds? Il était certes un grand buveur, mais de là à dévaliser un bar entier…
Il lui balança un regard perdu, embrumé les quelques grammes d'alcool qu'il avait dans le sang, et saisit la bouteille qui se trouvait près de lui, portant le goulot à ses lèvres. Mahiro interrogea Hidetada du regardqui se tenait toujours près de la sortie, pour être près à partir rapidement en cas de besoin. Un alcoolique tel que Yukimura pouvait être dangereux! Il haussa les épaules face à l'appel muet de sa compagne, et celle ci reporta son attention sur son ami. Ce dernier avait fixé la sienne sur les chiffres lumineux du magnétoscope, et elle se décida à agir.
D'un geste vif, elle entreprit d'ouvrir tout les rideaux et fenêtres, laissant entrer un air frai et salutaire qui chassa la puanteur glauque de l'appartement. La faible lueur du soleil couchant tomba comme une flaque de sang sur la parquet laminé. Yukimura n'avait pas esquissé un geste, les yeux aussi vide que sa bouteille et le visage morne. Elle aurait pu tout aussi bien être nue en train de danser la samba, qu'il ne l'aurait pas remarquée. On aurait presque dit un cadavre écroulé sur le divan.
Elle se planta devant lui, menaçante, les poings sur les hanches, bien décidé à comprendre pourquoi il était dans cet état lamentable.
"_ Que ce passe t il Yukimura?"
Il garda le silence, ne semblant même pas la voir.
' C'est pas vrai,' songea t elle, navrée. ' Nous voilà bien avec cette loque pleine da saké sur les bras.'
Elle le secoua un peu, histoire de voir si elle parlait réellement à quelqu'un de conscient.
"_ Tu m'écoutes? Pourquoi n'es tu pas venu au travail aujourd'hui? On s'est tous inquiété tu sais."
De nouveau le silence.
"_ Oh bon sang Yukimura!" s'énerva t elle." Réagit un peu!"
Elle tourna la tête vers le reste de l'appartement à la recherche de son frère. Lui devait forcement être en état de lui dire pourquoi son aîné était ainsi.
"_ Yukimura… où est Sasuke?"
Il tressaillit violemment, et Mahiro comprit alors d'où venait ce soudain bruit de verre cassé lorsqu'elle avisa l'état de la bouteille de saké dans la main du jeune homme.
Toute la journée, il s'était préparé à cette question, cette maudite question. Pourtant, elle lui avait fait l'effet d'un boulet de canon au creux de l'estomac. Il gémit et ouvrit sa main ensanglantée ou s'étaient plantés quelques éclats de verre. Mahiro le regarda, ahurie, puis elle s'assit doucement à coté de lui, prenant la main meurtrie dans les siennes. Elle vit alors les larmes qui glissaient le long de ses joues et le désespoir qui se lisait dans ses yeux. Deux yeux qui n'étaient plus que des puits sans fond et sans lumière, où seule régnait la Peur. Elle chassa les débris de verre du bouts des doigts.
"_ Que s'est il passé Yukimura?"
Il releva la tête et plongea son regard dans le sien. Et il lui raconta.
Il ouvrit les yeux.
Noir.
Les referma.
Noir toujours.
Son monde était noir, tout n'était que ténèbres.
Et silence.
Il avait découvert toutes les facettes de ce silence.
Silence oppressant, terrifiant, qui l'entourait comme des chaînes, lui comprimant les poumons, le faisant suffoquer, le pressant de toutes parts.
Cave.
Combien de temps s'était il écoulé depuis qu'il était prisonnier de ce lieu? Combien d'heures, de jours? Il avait perdu toute notion de l'espace. Depuis combien de temps comptait il les battements de son cœur, que la panique rendait irréguliers?
Il ne savait pas, ne savait plus, ne voulait plus savoir. Il voulait oublier, partir, se réveiller. Sortir de ce cauchemar. Retrouver son frère et son canapé défoncé.
Son gémissement brisa le silence. Silence de mort. L'air humide et glacé entra dans ses poumons.
Il baignait dans l'horreur. Littéralement.
Il avait peur. Vraiment peur.
Il ne voulait pas savoir ce qu'on allait lui faire, ce qu'il allait subir. Il ne voulait plus. Sa redoutable intelligence ne l'aidait pas, ne faisant que l'enfoncer un peu plus dans les méandres glacées de la Peur à l'état pur.
Il voulait partir.
Plus rien de cohérent ne tournait dans son esprit, si ce n'étaient des images morbides et horribles qui le glaçaient jusqu'au plus profonde de son âme, s'imprimant de manière indélébile sur l'écran noir de ses paupières closes.
Le noir…
Le 'crac' de la porte. Il sursauta violemment, ses jambes heurtèrent la planche de bois dur sur laquelle on l'avait déposé, et il poussa un autre gémissement entre ses dents serrées. La lumière de l'étage éclaira sa prison, glissa dur les murs de béton gris et nus qui suintaient l'humidité et le rance; l'escalier de fer et sa rambarde rouillée. Il Le vit qui descendait alors. La silhouette de cet homme, ce malade qui le tenait en ce lieu et qui s'avançait vers lui.
Une horreur sans nom l'envahi.
Un tremblement incontrôlable s'empara de son corps et secoua ses jambes meurtries. Il avait eu tout le loisir d'évaluer l'étendue des dégâts, et ses doigts s'étaient couverts de sang. Des éclats de verre et de métal s'étaient logés dans ce qui fut autrefois des jambes capables de supporter son faible poids, déchiquetant les chairs pales et les teintant d'un rouge sombre et poisseux. La douleur était si vive chaque fois qu'il esquissait un mouvement, qu'il était sûr qu'elles étaient sérieusement amochées, sans doute cassées. Et pas qu'en un seul morceau.
' Fractures des jambes et du bassin, typique des cas renversés par une voiture… des hémorragies internes sans doute'
L'homme s'avança vers lui, et Sasuke remarqua qu'il était grand. Très grand. C'était son seul signe distinctif, c'était un homme banal. Le plus banal des mortels.
Et psychopathe de métier.
Il vit soudain la mallette à ses pieds, ressemblant un peu trop à celles que possédaient les médecins. L'homme s'était arrêté face à lui, en contre jour, de telle sorte qu'il ne pouvait voir son visage.
Et intelligent en plus.
Pourquoi avait il fallut que cela tombe sur lui?
"_ Alors mon mignon, on est bien installé?"
Sasuke avait envie de hurler, de lui cracher au visage. De le tuer. Il savait que cela revenait à signer son arrêt de mort. Aussi se contenta t il de déglutir, essayant d'oublier la douleur dans ses membres, et garda le silence. C'était son seul moyen pour rester en vie encore un peu.
L'homme le regarda, ou du moins le pensa t il, car il ne pouvait distinguer ses traits. Juste ses dents blanches et luisantes dans l'obscurité, qui se découpaient en un rictus gourmand et pervers.
"_ Laissez moi partir."
Il savait qu'il aurait dut se taire, mais les mots avaient franchi ses lèvres sans qu'il ne puisse les retenir.
L'homme se figea et leva la tête vers lui.
"_ Si c'est de l'argent que vous voulez, je peux vous en donner si vous me laissez sortir. Je ne dirais à la police."
Jamais il n'avait débité autant d'âneries dans un laps de temps aussi court. Évidemment qu'il n'allait pas le laisser partir, qu'est ce qu'il espérait? Il était bien naïf. Mais lorsque l'on se fait enlever par un malade et enfermer dans une cave, on a envie d'être naïf, et de croire qu'on peut s'en sortir. L'homme le contempla sans rien dire, puis il partit dans un grand éclat de rire qui résonna dans l'espace clos de la cave. Sasuke se boucha les oreilles.
"_ Non… s'il vous plait arrêtez…"
De nouvelles larmes roulaient sur ses joues. L'homme finit par se calmer. Il se baissa sur sa mallette et l'ouvrit. Sasuke ne pouvait en voir le contenu.
"_ Te laisser partir?" susurra t il d'une voix pleine de luxure et de malveillance. " oh mais je ne crois pas, on a encore tellement de choses à faire tout les deux…"
Il se redressa avec un immense sourire, tenant à la main une énorme tenaille que l'on trouvait plus généralement dans les garages et sur les établis des bricoleurs du dimanche, et qui servait pour ôter les clous ou autres objets trop profondément enfoncés dans un quelconque support. Sasuke se recula, terrifié; il avait comprit. Aujourd'hui le support en question, se serait lui.
L'homme se pencha sur ses jambes et effleura la peau à vif du bout des doigts, de manière caressante. Sasuke frémit d'horreur à ce contact qui lui retournait l'estomac.
"_ Non… non… s'il vous plait…"
"_ Tu dois avoir mal mon mignon," fit l'homme sur un ton faussement inquiet. " Je vais te soulager, tu verras, ça ira mieux, et on pourra s'amuser ensuite."
Il approcha la tenaille des éclats de verre encore profondément enfoncés dans les chaires. Sasuke voulut se reculer, fuir, sans y parvenir.
"_ Non! Laissez moi!"
"_ Tiens toi tranquille mon mignon, ou tu vas avoir plus mal encore… »
Il examina les jambes sanglantes , puis dit sur un ton de spécialiste:
"_ Elles sont salement amochées, il faut retirer tout ces morceaux de verre avant qu'elles ne s'infectent. Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre mon ami avec l'anesthésiant, il faut que nous fassions vite, tu ne voudrais pas qu'on soit obligé de te couper les jambes tout de même? Et moi, je sens qu'elles vont servir, autant pour toi que pour moi…"Il plongea allègrement la grosse pince en fer dans les chairs, fouissant avec une cruauté sans pareil dans la plaie sanguinolente.
La douleur explosa dans le corps de Sasuke, telle une vague monstrueuse qui le plongea dans le noir alors que le goût fade du sang envahissait sa bouche qu'il ouvrait pour un hurlement désespéré.
Sasuke:... mais, mais...
moi: quoi?
Sasuke: mais c'est de la torture!!
moi: et encore, ce n'est que le debut mon mignon...
Sasuke: malade mentale! completement malade!! psychopathe! criminelle! totalement félée! faut l'enfermer, me laissez pas seul avec cette dingue!!
moi:... que de douceurs qui atteignent mon oreille; comme on se sent aimé... et bien je n'ai qu'un mot à dire! le bouton du bas!!
