bonjour! me voila de retour avec un nouveau chapitre!! tout beau tout frais, je me suis amusée comme une petite folle à l'écrire, tard le soir, juste aprés avoir regardé "entretient avec un vampire" et "l'Orphelinat". que du bonheur!

mais il faut que ce soit du bonheur pour vous aussi mes chers lecteurs adorés! vous remarquerez sans doute que j'ai mis une date. c'est afin de ne pas trop se perdre dans le décompte des jours, et comme par manque de sens pratique total, j'ai oublié de le préciser dans les chapitres précédents, je vous fais un rapide topo:

le chapitre 1 et 2 se déroulent le 24 décembre. le 3 également, quoique tard dans la nuit. la chapitre 4 s'étend sur toute la journée du 25 décembre, et ce termine pareil que le 3; trad dans la nuit. voila donc pour la chronologie de cette histoire, maintenant je metterai correctement les dates avant de débuter un chapitre!^^

merci pour toutes vos reviews, et bonne lecture à vous!


26 décembre, après midi.

« _ Et il n'est pas sortit de chez lui ? »

« _ Crois le ou non, il a passé sa journée à boire. »

Mahiro attrapa un verre sur le comptoir du bar et l'essuya presque avec acharnement. Elle le posa avec les autres sur l'étagère derrière elle. Une jolie collection de verres de toutes les couleurs, son patron en était fier.

Shinrei regarda le fond du sien désormais vide, d'un air sombre et poussa un soupir à faire peur.

« _ Je t'en ressert un ? » demanda gentiment la jeune femme sur un ton compatissant. Elle savait que les nouvelles qu'elle lui avait données l'avaient profondément ébranlé.

« _ Ouais… »

La barman lui versa un autre cocktail sans alcool, d'une jolie couleur ambrée, et y ajouta un parasol vert pomme en papier. De tout ses amis, Shinrei était le seul qui ne tenait pas l'alcool, le titre de buveur revenant sans conteste aux deux experts en la matière qu'étaient Kyo et Yukimura, Luciole arrivant juste après. Il joua un instant avec le parasol puis il avala son verre, ayant une soudaine ressemblance avec les deux bruns dans la manière de vider leurs bouteilles de saké.

Le bar était relativement désert à cette heure de l'après midi, les clients ne venant que plus tardivement dans la soirée. Il était aisé de parler en toute discrétion de sujets sensibles. Comme celui de la disparition de Sasuke, et l'état misérable de son frère.

« _Ça va aller ? » demanda gentiment Mahiro.

Elle connaissait bien Shinrei pour savoir que son silence ne cachait rien de bon, et que derrière sa carapace de froideur et de sérieux, il était profondément bouleversé. Lui et Yukimura avait toujours été de très bons amis, bien que ce dernier le soit quasiment avec tout le monde. Avec Shinrei, s'était différent. Personne n'avait jamais compris comment ils avaient pu devenir amis, car ils étaient les parfaits opposés l'un de l'autre. Shinrei était droit, sérieux, méthodique et réfléchi, Yukimura était alcoolique, instable au niveau sentimental, un incorrigible fétard, et joyeux luron, à la limite de la débilité mentale dans les cas les plus extrêmes. Ils n'avaient strictement rien en commun, si ce n'étaient leur ambition débordante et leur loyauté sans faille pour leurs amis. Toujours était il que ces deux là s'entendaient comme des larrons en foire, et pendant le temps où Yukimura avait désespérément eu besoin d'aide après s'être fait viré de son boulot il y avait quelles années, étaient devenus quasiment inséparables, se jetant mille insultes et remarques à la tête avant d'éclater de rire et de s'enfiler, qui un jus de fruit, qui une bouteille de saké.

« _ Oui, » répondit il, néanmoins peu convaincu lui-même. « Tout va bien. »

Il garda le silence et Mahiro le contempla un instant avant de frapper un grand coup sur le comptoir, le faisant sursauter. Elle commençait à en avoir marre de cette passivité, il fallait que ça change, et vite ! Et elle était bien décidée à prendre les choses en main. On ne laissait pas ses amis dans le malheur et le désespoir que diable !

« _Ça suffit maintenant ! » s'écria t elle devant son ami, ahurit. « On ne peut pas rester sans rien faire, alors tu vas me faire le plaisir de me remuer ton joli petit cul et de filer chercher les autres pour qu'on aille tous voir Yukimura. »

« _ Mais… » Voulut objecter Shinrei, rougissant comme un jouvenceau du fait de l'expression « joli petit cul » qu'elle avait employée.

« _ Il n'y a pas de « mais » qui tienne ! » dit elle, les yeux flamboyants. « Je termine mon service dans trente minutes très exactement. Tu as trente minutes pour réunir les autres ici, puis on va voir Yuki, est ce que c'est clair ? »

Shinrei n'osa même pas répondre, tétanisé, mais surtout terrifié par la lueur pas franchement rassurante qu'il voyait briller dans ses yeux d'ordinaire pétillants de joie et de malice.

« _ Exécution ! »

Il ne se fit pas prier d'avantage et entreprit de prévenir les différents membres que formait leur bande.


Il ouvrit les yeux, les écarquillant dans le noir et le froid, inspirant une grande bouffée d'air comme un noyé qui retrouve le chemin de la surface, sa bouche s'ouvrant pour un nouveau cri de douleur. Le Souffrance qui l'avait plongé dans les ténèbres de l'inconscience se réveilla soudain, courant dans tout son corps comme un torrent brûlant qui parcourait ses veines, menaçant de le consumer de l'intérieur. Jamais il n'avait eu aussi mal, jamais il n'avait tant souffert. Jamais il n'avait tant souhaité mourir, que tout s'arrête enfin.

Il serra les dents, refusant de hurler, de crier sa douleur et le mal qui le rongeait comme une impitoyable maladie.

Des traînées rouges filèrent devant ses yeux, trouant le noir de sa vie. Le sang pulsait à ses oreilles, il sentait son cœur battre à tout rompre dans sa cage thoracique, à tel point qu'il lui donnait l'impression de vouloir sortir à tout prix de son corps. Comme lui voulait sortir à tout prix de cet endroit maudit, cet enfer glacé et suintant.

Il hoqueta, en proie à une peur panique intense, et crut un instant qu'il allait s'étouffer dans cette cave. Il tenta de se calmer sans y parvenir, et finalement, le hurlement qu'il voulait retenir en vain jaillit de sa bouche. Il enfla, monta dans les aigus, se faisant incessant et intolérable, frôlant l'hystérie et se répercutant sur les murs aveugles de la cave.

Il allait devenir fou, il allait mourir là, comme un chien, un animal prisonnier dans sa cage, piégé comme un rat et totalement fou. Il allait mourir, il n'avait pas le choix, il n'avait plus le choix, il ne savait plus rien.

' Perdu la notion du temps. Je vais mourir. Non. Réfléchit. Calme toi, tu ne vas pas mourir, tu n'as pas le droit. Pense à ton frère, oui, pense à ton frère. Grand frère qu'est ce que je fais là ? Pourquoi tu ne m'as pas protégé comme tu avais promis ? Je te déteste ! Non, je ne te déteste pas. Je vais mourir. Non je ne veux pas. Pourquoi tu m'as abandonné espèce de traître ? Tu te fiche bien de ce qui peux m'arriver !! Non, je ne te déteste pas. Si. Je te hais, tu m'as oublié. Encore une fois. Je te hais, je vais te tuer. Non ! Je ne veux pas ! Je veux sortir ! Maman ! Aide moi ! J'ai mal ! Grand frère je te déteste ! Non… je ne sais pas, je ne sais plus… je vais mourir… aidez moi…'

Les pensées tournaient sans cohérence dans sa tête, s'entrechoquant entre elles, violement, lui tirant des gémissements étranglés. Il s'exhorta au calme, se força à respirer profondément. Ne pas céder, ne pas devenir fou. Il se rendit compte du goût fade du sang dans sa bouche, et se lécha les lèvres.

' Calme toi, ne panique pas'

'Ne pas paniquer ? Alors que je suis enfermé dans une cave !? Je vais mourir !!'

Son cœur battait à tout rompre, il s'agitait vainement, se griffant nerveusement le visage, ajoutant un peu plus de sang sur ses joues.

Un chuintement, qu'il crut directement sorti de son imagination délirante, emplit soudain l'atmosphère, se pressant contre les parois de béton, comme prisonnier de ce lieu.

Des voix étrangères envahirent alors ses pensées, tourbillonnant sans cesse dans sa tête, tantôt gémissantes, tantôt hurlantes, chacune avait une intonation différente, un degré de souffrance différent. Il leva les yeux pour ne rencontrer que du noir et tourna vivement la tête en tout sens.

'Je deviens fou, j'entends des voix. Ce sont des enfants. Faites les taire ! Ils me font peur… taisez vous !!Laissez moi !'

Les voix se firent plus fortes, un véritable concert grinçant et suppliant comme un monstrueux chœur qui implorait on ne savait quoi. Sasuke se boucha les oreilles, voulu se rouler en boule et y renonça lorsqu'il sentit la douleur dans ses jambes. Les voix continuaient, le tourmentaient.

' Ce n'est que mon imagination. Ce n'est pas réel, ce n'est qu'un rêve. Grand frère où es tu ?Au secours!Laissez moi voix de malheur ! Ce n'est pas réel ! Ce n'est que mon imagination !!'

Il cria de nouveau, voulant que cela cesse, se fichant bien des conséquences, de ce que son cri susciterait comme réactions chez ses ravisseurs. Les voix dans sa tête redoublèrent d'intensité et il crut perdre la raison.

'_ j'ai mal, aide moi.'

'_ tu vas mourir, jamais ils ne te laisseront partir '

' _ Ils me font mal'

'_ j'ai peur'

'_ je veux sortir'

'_ tu vas rester là, pour toujours…'

'_ ne me faites pas de mal je vous en prie !'

'_ laissez moi !'

'_ viens…, viens jouer avec nous…'

'_ ne me touchez pas !'

'_ je vous en prie…'

'_ au secours'

'_ tu vas mourir…'

'_ aide nous !'

'_ bienvenue dans notre univers…'

'_ aide nous !'

'_ je ne veux pas mourir !!'

'_ ils nous ont attrapés…'

'_ pitié non !'

'_ j'ai mal !'

'_ aide nous'

'_ tu sais ce qu'ils nous ont fait ?'

'_ nooon !!'

'_ tu vas mourir…'

« _ TAISEZ VOUS !! » hurla Sasuke, les deux mains plaquées sur ses oreilles. « LAISSEZ MOI ! ALLEZ VOUS EN ! »

'_tu vas mourir…'

Il avait compris ; il n'était pas le premier, il y en avait eu d'autres.

' tu vas mourir…'

« _NON !! »

La porte s'ouvrit soudain, trouant le noir de sa lumière blanche que son esprit malade et meurtri interpréta comme étant celle du paradis. Un des hommes descendit lourdement l'escalier.

« _ Tu vas la fermer espèce de vermine !! »

Sasuke l'entendit à peine, la tête emplie de ses propres hurlements. L'homme s'avança, le gifla à toute volée, le frappa au visage et au ventre. La douleur explosa, manquant de l'emporter encore une fois, et il referma la bouche, cessant brusquement de hurler. L'homme ne semblait pas l'avoir remarqué, et frappait toujours, d'un revers parfait et cinglant.

« _ Tu as compris maintenant sale gosse ? Tu en veux encore c'est ça ? Tu n'en as pas eu assez ? Tu vas voir… »

Il le frappa une nouvelle fois, le faisant tomber de la planche de bois sur lequel il était allongé. Sasuke s'écrasa lourdement sur le dos sur le sol, ses jambes heurtant le béton avec tant de force qu'il crut qu'on les lui avait arrachées. Jamais il n'avait eu aussi mal. Mais le pire restait à venir. L'homme le surplomba, véritable géant pour le gamin gémissant à ses pieds et se pencha sur lui avec une rapidité infernale. Tout aussi rapidement, il le retourna sur le ventre, et écrasa son visage contre le sol glacé, ce qui soulagea quelque peu les blessures sur le visage de Sasuke. Mais le gamin avait parfaitement compris, il avait vu suffisamment de films et de séries policières pour comprendre ce qu'il allait lui arriver. Il était suffisamment intelligent pour comprendre ça, et pour savoir aussi qu'il ne pouvait rien faire. Quelque part au fond de lui, quelque chose hurla de contentement, comme se délectant de sa douleur et de sa terreur. Son côté obscur peut être. Il entendit vaguement un bruit de tissu que l'on enlève, ou que l'on déchire plutôt. Un air froid, glacé, passa sur le bas de son corps désormais nu, et il ferma les yeux. Les larmes roulèrent sur ses joues comme d'immenses perles grises, encore trop petites pour traduire l'horreur qu'il vivait.

La douleur fut forte, puissante, le déchirant de l'intérieur et le pénétrant comme une lame chauffée à blanc. Il sentit la masse brûlante de l'homme sur lui, sa présence haletante au dessus de sa tête alors qu'un violent coup de rein le faisait racler le sol. Sasuke hurla comme il n'avait jamais hurlé, ivre de douleur, alors que l'homme le pénétrait, encore et encore, s'enivrant de sa souffrance, se retirant de son corps pour y replonger aussitôt avec une joie perverse. Des éclairs blancs zébrèrent l'univers de l'adolescent sans qu'il ne parvienne à s'évanouir, à se soustraire de cette horreur dont il ne pu mesurer la durée.

'Maintenant tu sais que qu'ils nous ont fait, maintenant tu sais…, et c'est loin d'être terminé… très loin d'être terminé…'


L'homme jeta un coup d'œil à sa montre, son volumineux postérieur profondément enfoncé dans le canapé, suivant avec passion un film porno et un tas relativement respectable de cannettes de bière prés de lui ; et poussa un soupir.

Vu l'heure, et le silence provenant du sous sol, son collègue devait avoir finit avec le gosse. Il grogna ; toujours les même qui prenaient leur pied tiens ! Enfin…

Il se leva péniblement du canapé qui avait épousé la forme de son gros cul depuis bien longtemps. Le pauvre meuble gémit de plaisir lorsque la masse ignoble de son propriétaire s'enleva de son doublage en cuir élimé. L'homme, n'accordant aucune attention aux suppliques de son canapé et bien décidé à y retourner le plus tôt possible, se dirigea à pas lourds vers la cuisine. « Cuisine » n'était pas vraiment le mot à employer pour qualifier le lieu qui croulait sous la crasse et puait l'alcool, avec cette indescriptible odeur de mort, et de sang, entêtante et prenante. Il repoussa un rat mort de devant le frigo qui vrombissait comme un animal furieux afin de garder un temps soit peu les aliments qu'il contenait au frais. L'homme l'ouvrit, et regarda les compartiments sales, rangées par rangées.

Bières, bières, bières.

Ah ! Steak !

Bières, bières, bières…

Il tendit la main vers le steak emballé sous cellophane. Il en regarda la date limite au dos.

Périmé depuis trois mois… bah, le gosse s'en accommoderait très bien, les asticots étaient bourrés de protéines.

Et il fallait bien le nourrir un peu s'ils voulaient qu'il dure un peu plus longtemps que les autres.

C'est qu'ils commençaient à être à cour de place dans le jardin, qui fleurissait curieusement bien.


un peu court peut être? mais sachez que j'ai mon bac et que je dois réviser un peu tout de même!! si jamais j'ai une bonne note, je vous metterais une fin bonus!... si je me foire, vous aurez quand même la fin bonus, mais c'est histoire de me motiver un peu!^^

Sasuke: en tout cas tu es motivée pour me faire subir des horreurs.

pourquoi tu crois que j'ai mit rating T, et Horror/ drama dans le résumé?

Sasuke: je savais que j'aurai dut me méfier avant de signer le contrat...

les paroles en gras et en italique sont bien entendu les soit disant voix qu'entend Sasuke.

Sasuke* hystérique* mais je les ai entendues! je te jure, elle étaient là!!

et les paroles simplement en italique sont les pensées de Sasuke.

voila, merci pour votre lecture et à bientôt!