Et nous revoilà parti pour la suite mes amis ! Je ne vous ai pas fait attendre trop longtemps n'est ce pas ! Ne vous plaignez pas je vous prie, car je pourrais très bien ralentir mon taux de production, alors méfiez vous !^^

Mais non, je ne suis pas de ce genre là enfin ! Par contre, je trouve ça bien marrant de vous retarder votre lecture avec mes histoires à la con parce que je sais que vous mourrez d'envie de lire la suite, mais que vous lisez quand même ce que j'écris des fois que je mettrai quelque chose d'un tant soit peu intéressant à propos de la suite, mais ce n'est pas le cas !^^

Que je suis méchante ! Bouh ! ^^

Pour ceux qui on lu jusqu'au bout, c'est bien, vous êtes décidément patients. Pour les autres ; ben tant pis !^^ de toute façon, vous n'avez pas raté grand-chose alors…

Je vous laisse avec mes histoires à deux balles

Sasuke : il serait temps !

Toi tu tiens à souffrir n'est ce pas ?

Sasuke : pas du tout !!

avant toute choses; bienvenue à toi Yumi Shina!! marci pour tes deux reviews, elles m'ont fait plaisir, quand au fait de me vouer un culte, je n'irai pas jusque là quand même!^^ mais aprés tout pourquoi pas? hi hi! je crois que c'est le plus beau compliment que peut recevoir un auteur, en plus des reviews de ses fans! merci!

Lily, ce n'est pas bien de brutaliser l'auteur, fait attention, sinon je vais mettre mes menaces à exécution, et prendre un malin plaisir à torturer Yuki!^^ ah oui! et ben moi je suis née au mois de novembre, trés exactement, donc techniquement, je suis plus jeune que toi! par contre, moi je mesure 1m68!^^

Darkmouton, ne t'en fais pas je ne te prend pas pour une psycopathe!^^ et oui, je dois dire que l'effet de Yuki dégringolant molement du pont doit être des plus remarquables! enfin, tu verras bien!^^

Xunaly, cela faisait bien logtemps qu'on ne te voyait sur ses pages! je suis bien contente que tu continues à venir lire ma trés joyeuse fic!^^ et j'espère aussi que ton ame éplorée, pour reprendre tes termes, survivera à la suite!^^courage pour le brevet!

Bonne lecture à vous ! Et ne me faites pas de crise cardiaque pour ce qui va suivre, merci d'avance !^^


27 décembre, matin

Shinrei ouvrit les yeux en grognant. Voila un point sur lequel il s'entendait parfaitement avec Luciole ; il n'était pas du matin. Ou du moins, avait biens des soucis pour se lever rapidement.

Le bonheur de traînasser au lit en ce petit matin de 27 décembre lui avait d'ailleurs était enlevé par ce même frère qui venait gentiment de lui mettre son bras en travers de la figure. Après avoir gesticulé toute la nuit et lui avoir piqué toutes les couvertures, il se faisait encore remarquer en le tabassant si tôt dans la journée ! Shinrei se retourna, prés à lui en flanquer une pour l'avoir réveillé et stoppa son geste en constatant que son adorable petit frère dormait encore à poings fermés. Le jeune homme poussa un petit soupir, et baissa le bras, n'ayant plus le cœur à le frapper devant cette petite mine épanouie par un sommeil serein. Ce qu'il pouvait être attendrissant parfois.

Shinrei se leva le plus silencieusement possible, parce que s'il était de mauvais poil au réveil, Luciole était pire, et sortit à pas de loup de la chambre en passant un T-shirt par-dessus son caleçon. L'appartement de Mahiro était calme, preuve que tout le monde dormait encore après la journée d'hier, pleine d'émotions et guère agréable pour eux tous. Il se dirigea vers la salle de bains, histoire de se réveiller totalement, et resta une bonne dizaine de minutes devant le miroir au dessus du lavabo. Il avait les traits tirés, autant par la fatigue que par l'angoisse et l'horreur de ces dernières heures, et de grands cernes violacés s'étiraient sous ses yeux noisette clair. Il se passa rapidement de l'eau sur le visage, et le contact froid et mordant sur sa peau acheva de le ramener à la réalité.

Mahiro avait insisté pour qu'ils restent tous dormir chez elle ce soir là. En réalité, elle les avait littéralement menacés, mais le résultat était le même au bout du compte ; ils étaient restés, comme lors de ces réunions à la veille des enterrements, personne n'osant parler de peur de dire un mot de travers.

Il se souvint alors de cette fin de journée dramatique, plus que dramatique même, et qui avait faillit tourner en catastrophe.

'Flash back : 26 décembre, fin d'après midi'

Une expression de pure terreur passa sur le visage de ses amis qui se ruèrent en avant. Trop tard néanmoins car ils virent avec horreur le corps du brun basculer en avant.

«_ YUKIMURAAA !!!! »

La façon dont il tomba aurait pu paraître artistique. Son corps se courba gracieusement, ses cheveux eurent un formidable mouvement rappelant les pubs stupides pour les shampoings à deux sous, et ses grands yeux noisette, résolument ouverts, brillaient d'un éclat farouche comme pour dire qu'il était fier de sa connerie.

Sauf qu'une connerie en restant une, c'était pour ses amis, la chose le plus idiote qu'il n'avait jamais fait, et ils ne pouvaient l'empêcher. Ils ne pouvaient que le regarder tomber, du haut de ce pont, alors qu'ils n'étaient qu'à quelques mètres de lui. Ils ne pouvaient que le regarder mourir.

Shinrei tendit la main, dans l'espoir de le rattraper, tout en se sachant trop loin pour intervenir. Trop loin, de quelques foutus centimètres.

La scène leur parut durer une éternité, alors qu'il ne se passa que quelques secondes, entre le moment où Kosuke se mit à hurler, les larmes roulant sur ses joues comme un torrent intarissable, et le moment où Luciole agrippa le col du manteau de Yukimura, le stoppant net dans son saut de l'ange bourré.

Personne ne su comme il s'y était prit, et son frère se demanderait plus tard si son cadet n'avait des hyper propulseurs sous ses semelles ou bien un super pouvoir qui lui permettait de stopper le temps. Toujours est il que sa main jaillit plus vite que l'éclair et empoigna Yukimura. L'ironie aurait été que le manteau craque, où bien que Yukimura en glisse et termine tout de même sa course dans le fleuve ; ça aurait vraiment été le gag de mauvais goût. Sauf que cela ne se produisit pas, et Luciole remonta Yukimura avec une force encore insoupçonnée, et le reposa sagement sur le sol, les deux pieds bien stables sur le béton.

Dans l'esprit du blond, il ne s'était pas passé grand-chose. Il avait vu Yukimura debout sur la rambarde branlante de ce pont, apparemment prés à sauter dans l'eau, ce qu'il avait trouvé totalement idiot. Du moins, lui il ne l'aurait certainement pas fait. D'abord, il détestait l'eau, ce qui était une raison plus que suffisante, mais il ne savait pas si Sanada n'aimait pas l'eau comme lui. Ensuite, seuls les oiseaux pouvaient voler, Sanada était con ; il n'était pas un oiseau. Alors il l'avait rattrapé, parce que ça lui avait semblé logique, et puis qu'il ne voyait pas l'intérêt de sauter dans l'eau.

La troupe était groggy, encore sous le choc tant cette histoire s'était déroulée vite. Ils contemplèrent Yukimura maintenant debout devant eux, alors qu'il était bien parti pour se fracasser le crâne à vingt mètres en dessous il n'y avait pas quelques secondes.

Le brun les regarda, tour à tour, lui aussi profondément secoué. Il n'avait que des souvenirs flous de ce qui venait de se passer, des images et des impressions qui tourbillonnaient dans son esprit décidément trop embrumé par l'alcool. Que faisait il là ? Comment diable avait il pu se retrouver sur son pont, et que faisaient les autres ici ? Ils avaient l'air bouleversé, autant que soulagé, mais il ne comprenait pas pourquoi. Il jeta un regard désorienté autour de lui. Pont, amis en larmes, et son épaule qui le tiraillait fortement, comme si on l'avait agrippé sans aucune douceur ; la somme de tous ces ingrédients ce fit enfin dans son esprit, et il comprit d'un coup.

Il avait voulut sauter.

Il avait voulut mourir. Comme un lâche, et abandonner ses amis et son petit frère. Mais quel con !

Il ouvrit la bouche pour se justifier, tenter de trouver les mots justes, et dû retenir un glapissement de douleur et de stupeur lorsque la main de Kosuke entra violement en contact avec sa joue droite. Il recula un peu sous le choc, et ne parvint pas à éviter le revers meurtrier de Mahiro.

'Si on te frappe la joue droite, tend la gauche' pensa t il alors qu'il portait la main à son visage maintenant brûlant de part la sécheresse des coups.

Kosuke le toisa, furieuse et terrifiante.

« _ Espèce de crétin ! Imbécile et égoïste ! » Hurla t elle, cachant mal sa détresse et son soulagement soudain. « Tu n'es qu'un pauvre con qui ne mérite pas d'être sauvé ! Mais qu'est ce qu'il t'a prit, hein ? Qu'est ce qui t'es passé par la tête ? Si tu recommences encore une fois une imbécillité de ce genre, je te jure que je te tue !! »

Yukimura voulut parler, totalement perdu sous ce flot d'injures continu, et ne pu rien dire, car la jeune femme se jeta à son cou en pleurant.

« _ Plus jamais tu ne me fais ça, » sanglota t elle. « J'ai vraiment crut que… que… plus jamais… »

Yukimura resta un instant immobile, puis il l'entoura de ses bras et la laissa se blottir contre lui, enfouissant son visage dans ses cheveux d'ébène qui sentaient bon la cannelle.

Un silence, fait de soulagement et de joie mêlés, s'installa sur le pont, faisant écho aux rugissements du fleuve, furieux de ne pas avoir eu sa victime et aux hurlements déçus du vent. Yukimura fini par relever la tête, tentant d'apaiser Kosuke avec des paroles rassurantes, et se tourna vers ses amis, penaud, se sentant incroyablement coupable. Il cumulait les conneries ces derniers temps, vraiment. Il oubliait son frère, le trahissait en voulant sauter de son pont, faisait du mal à ses amis… quel imbécile, quel… il n'avait même pas de mots pour ce décrire, lui et le dégoût profond qu'il éprouvait désormais envers lui-même. Il ne savait que dire. Il voulait s'excuser, les remercier. Il avait maintenant parfaitement conscience que sans eux et leur intervention providentielle, il serait réellement entrain de se noyer en bas. Il leur devait la vie.

Shinrei, son ami, son meilleur ami qu'il avait faillit quitter, le fit signe de se taire. Parce qu'il n'avait pas besoin de mots pour le comprendre, parce que les mots étaient inutiles dans cette situation, et que les actes avaient déjà parlé d'eux-mêmes. Quelque part au fond d'eux, Shinrei et les autres se sentaient autant coupables que Yukimura. S'ils avaient été un peu plus attentifs, s'ils avaient prit le temps d'aller le voir, de l'écouter, de voir comment il allait, peut être que tout ceci ne serait pas arrivé. Peut être que Sasuke serait là, avec eux, et qu'ils se baladeraient tranquillement sur les bords du fleuve, comme ils le faisaient souvent. Peut être qu'ils seraient allés manger une glace, malgré le froid de l'hiver, ou bien seraient ils allés au cinéma, voir un films d'amour idiot parce que les filles adoraient ça. Peut être auraient ils une fois de plus passé la journée à chercher Luciole qui se serait encore perdu. Peut être…

Mais ils n'avaient pas fait tout cela, et au lieu de se retrouver chez eux pour partager des cadeaux et des verres, ils étaient là, debout et transis, alors que l'un de leurs amis avait voulu mettre fin à ses jours.

« _ Tu nous as fait une belle peur mon vieux. » fit Shinrei, lui aussi incapable de trouver des mots adéquates. Que dire dans une situation pareille ? Que penser ?

Un rictus étira les lèvres de Yukimura.

« _ Je suis désolé… » souffla il. « Je… »

« _ Moi je pense qu'on devrait rentrer. » coupa soudain Luciole qui n'avait fait aucun commentaire depuis qu'il avait sauvé le brun. Sauvetage dont il ne se souvenait plus d'ailleurs, mais ça n'avait pas d'importance. « Parce qu'il commence à faire froid, et j'ai faim. »

Ses amis le contemplèrent, comme s'il était fou, puis son frère soupira, exaspéré.

« _ Tu te rappelles au moins pourquoi on est ici n'est ce pas ? » demanda t il, sachant néanmoins déjà la réponse.

Le blond lui balança son regard flou et perdu qu'il avait toujours.

« _ Mmm ? On cherchait des champignons, non ? »

'Fin du flash back'

Shinrei soupira encore une fois, plus de soulagement que de réel désespoir. Tout ceci aurait pu très très mal finir, ils s'en étaient tous bien sortis. Il s'essuya rapidement le visage et sorti de la salle de bains. L'appartement de Mahiro était spacieux pour celui d'une étudiante, et il avait facilement pu tous les accueillir, en faisant quelques petits arrangements nécessaires au niveau des chambres néanmoins. C'était la raison pour laquelle il avait dormi avec son frère, très mal dormi entre parenthèses, et que Yukimura avait hérité de la chambre de la jeune fille, histoire que tout le monde l'ait un peu à l'œil, des fois qu'il lui prendrait l'envie de recommencer le petit numéro d'hier. Aussi sursauta t il violement lorsqu'en entrant dans la cuisine, il vit le Sanada attablé, regardant d'un air sombre autant que désespéré, le fond d'une tasse de café désormais vide. Il y avait là un progrès, car depuis la veille, il n'avait pas touché à une seule goutte de saké. Peut être parce que Mahiro avait caché les bouteilles aussi, il devait y avoir un peu de ça. Le brun tourna la tête à son arrivée, et lui offrit un sourire qui se voulait rassurant, genre ; « je vais parfaitement bien maintenant. » Sauf que Shinrei le savait, son ami n'allait pas mieux que la veille, et même s'il semblait regretter amèrement son geste, il n'était pas dit qu'il ne veuille pas recommencer d'ici quelques jours.

« _ Tu dors pas ? » demanda Yukimura avec une voix éteinte.

« _ Essaye de dormir une nuit avec Luciole, tu comprendras. »

Yukimura se força à sourire un peu, histoire de détendre l'atmosphère. Pourtant il savait bien que rien ne pourrait plus jamais détendre quoique ce soit entre eux, comme avec les autres d'ailleurs, toujours maintenant il y aurait cette gène, cette peur. Ils pensaient sans doute qu'il n'avait pas remarqué la surveillance dans il était l'objet depuis une douzaine d'heures maintenant. Sauf qu'il avait remarqué. Il ne leur en voulait pas. Comment aurait il pu leur en vouloir d'ailleurs ? Il tentait de se suicider, il était normal que ses amis s'inquiètent. Mais il savait que rien ne serait comme avant. Tant qu'il serait là, ils vivraient dans une peur perpétuelle de le voir recommencer. Mais il ne recommencerait pas. Jamais. Il en avait prit conscience en voyant leurs regards catastrophés, emplis de terreur, et celui mouillé par les larmes de celle qu'il considérait comme ça petite sœur. Il s'en voulait terriblement de leur avoir fait peur comme ça, il s'en voulait d'avoir, ne serait ce que voulu mourir, il s'en voulait d'être un parfait imbécile, alcoolique en plus. Mais ça il avait décidé d'arrêter pour de bon. Il s'en voulait d'avoir abandonné.

Il avait toujours eu un coté sombre, une partie de lui qui adorait le voir souffrir, le voir se débattre avec son existence pour tenter de s'en sortir, mais il n'avait jamais pensé que cette partie noire de son être prendrait ainsi le contrôle, au point de le faire renoncer à tout ce qu'il appréciait dans la vie.

Il s'était trompé visiblement, et il avait failli perdre à ce petit jeu mortel.

Il se passa une main lasse sur le visage. Shinrei s'assit à ses cotés et lui posa une main amicale sur l'épaule.

« _ ça va ? » demanda t il gentiment.

« _ Si je te répond oui, tu me crois ? »

« _ Non. »

« _ Alors non, ça ne va pas. »

Ils restèrent silencieux, car les mots étaient inutiles, superflus, et Shinrei se sentait désagréablement impuissant pour remonter le moral de son ami. La vie était cruelle, il se disait souvent qu'elle et le Destin prenaient parfois des gens, au hasard, et s'amusaient avec eux comme on le ferait avec des fourmis que l'on se plairait à détruire la fourmilière, pour voir avec exaltation toutes ces petites existences affolées qui tentent de vivre. Simplement pour ressentir cet effet de puissance, pour se prendre pour Dieu le temps d'un soupir. Alors maintenant, il se disait que le Destin et sa copine, avaient pris les Sanada comme nouveau jouet.


27 décembre, après midi.

La porte se referma en claquant, le tirant de son sommeil fiévreux. Il se redressa à demi, désorienté, et ouvrit les yeux. Geste puéril, car il ne rencontra que du noir, encore et toujours. Ses doigts coururent machinalement sur ses vêtements trempés de sueur et de sang.

Depuis combien de temps était il ici ? Trop de temps, beaucoup trop de temps. Il posa la main sur la planche en bois sur laquelle il reposait. Du moins, il voulut poser sa main. Ratant son calcul approximatif, ses doigts ne rencontrèrent que du vide et tomba de son 'lit'.

Ses jambes heurtèrent violement le sol, et il se mordit la langue jusqu'au sang pour ne pas hurler. Il ne voulait plus hurler, il ne voulait pas leur faire ce plaisir. Surtout pas. Il ne savait pas qu'il était possible d'avoir si mal. Ses yeux papillotèrent et il les referma. Du noir pour noir, autant prendre la solution la moins fatigante.

Le nez sur le sol moisi, les bras en compote et les jambes en charpies, il avait l'air d'une vieille carcasse qui périssait lentement. Parce qu'il allait mourir, il le savait. Il l'avait su dès qu'il était entré dans cet endroit. Il avait su qu'il ne pourrait en sortir que les pieds devant. Et cela ne lui faisait rien. Rien du tout. Il s'était fait à cette idée, ne pas revoir son frère, la lumière du jour, le souffle du vent, ne pas vivre. Il s'y était fait, comme à la douleur qui lui traversait le corps de part en part, il s'y était habitué. Habitué à avoir mal, à souffrir chaque jour, à mourir chaque jour.

Il roula sur le dos et inspira profondément pour calmer la douleur, pour l'atténuer quelque peu. Lui-même était calme, lucide, de cette lucidité qu'on les condamnés, ceux qui vivent leurs dernières heures. Oh, il savait bien qu'il souffrirait encore un certain temps avant de lâcher prise, mais ce n'était pas très grave, du moins, il ne croyait pas. Parce qu'il savait. Il savait que tôt ou tard, tout ce terminerait enfin, et cette pensée avait quelque chose de… rassurant. Il espérait juste que ce serait calme de l'autre côté.

Il laissa la douleur disparaître lentement, voyageant dans ses souvenirs. C'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour se soustraire à tout ça. Ça, et le fait de réfléchir, de tout analyser comme s'il était en cour, comme si tout ici un peu avait un quelconque intérêt scientifique. Ainsi il avait pu estimer à peu prés, que cela faisait un peu plus de douze heures qu'il avait mangé cette viande avariée, et environ trois jours qu'il avait été enlevé. Compter lui permettait de garder la tête froide, mais si ce n'était pas facile car des pensées parasites venaient souvent troubler les siennes. Les voix, il ne les avait plus entendues, mais il savait que ce n'était pas un effet de son imagination. Il les avait entendues, il en était sûr. Elles étaient là, tout prés, mais le laissaient tranquille. Elles le laissaient à sa solitude. Mais ce n'étaient pas elles qui le perturbaient. C'était ce qu'il avait subit. Ce que cet homme… il ne trouvait même pas les mots pour décrire ce qu'on lui avait fait. Cela avait un nom bien sûr, un nom très simple, mais qu'il se refusait à dire ou même penser. Parce qu'il suffisait qu'il le dise pour que tout cela prenne une autre dimension, plus cruelle et plus redoutable encore.

Il se sentait sale, souillé au plus profond de lui-même et il prenait conscience de ce qu'on lui avait volé, en même temps que sa vie sans doute. S'il l'avait pu, il l'aurait tué. Ce monstre, il se serait fait un plaisir de l'étrangler, de l'étriper, de lui faire subir mille tourments.

Vengeance, vengeance…

Il ouvrit les yeux, mécaniquement.

Et il le vit.

A travers sa vue brouillée par la fatigue et les mauvais traitements, il le vit.

Ce petit rais de lumière en haut des marches, synonyme de liberté. La porte était mal refermée.

Même le plus intelligent des geôliers n'est pas infaillible.

En un instant, toute sa résignation disparue, et une vague d'espoir déboula en lui comme un raz de marée, qui balaya tout.

Se traînant lamentablement sur le sol, faute de pouvoir marcher, et ravivant la douleur dans ses membres inférieurs, il atteignit le bas de l'escalier.

Pas de doute, il pouvait partir. Il pouvait enfin partir.

Se retenant de pleurer de joie et de soulagement, il se hissa tant bien que mal sur le degré de béton.

La première marche vers la liberté.

Dans l'urgence de la situation, il serra les dents de toutes ses forces et s'appuya sur ses jambes broyées. Sa première analyse était juste, elles étaient bien cassées, et le malade qui avait fouissé dedans avec sa pince pour en retirer les morceaux de verre et de métal, histoire de ne pas se blesser lors de… quand il… enfin, cela n'avait pas arrangé l'état de ses jambes. Mais il fallait qu'il fasse vite, alors il n'avait pas le choix, il n'avait pas la certitude que personne ne l'attendait là haut avec un grand sourire machiavélique.

Il ne su combien de temps il mit pour atteindre le sommet.

'L'ascension du Mont Escalier, je peux être fier et planter mon petit drapeau en haut des marches.'

Il se donna une claque mentale face à son crétinisme et son humour stupide. Il n'avait pas de temps à perdre, il devait sortir d'ici.

Il en allait de sa vie.

Il retint son souffle, et colla son oreille au battant. Pas de bruit, la voix était libre. Et même si ça n'avait pas était le cas, il aurait tenté une sortie, parce qu'il ne pouvait plus le supporter.

La main tremblante, il poussa la porte, et ne pu s'empêcher de fermer les yeux.

Et si…

Silence.

Il ouvrit les yeux, et la lumière l'éblouie, imprimant une farandole d'étoiles rouges et noires sur ses rétines. Il porta la main à son visage et se frotta les yeux. La lumière… il ne pensait vraiment pas la revoir.

Il attendit que sa vue s'adapte et détailla fébrilement la pièce devant lui. L'entrée de la cave se située dans le salon, tout prés d'une étagère où s'amoncelaient des cadres aux photos douteuses, toutes représentant qui une petite fille, qui un jeune garçon. A côté de l'étagère se tenait un vieux poste de télé en noir et blanc. Il y avait ensuite une table basse qui croulait sous les bières et les magazines de perceuses électriques, et de scies circulaires ; devant un canapé défoncé qui lui rappela le sien. Le 'salon' s'ouvrait en grand sur une cuisine miteuse, à droite, et sur un couloir qui menait à l'entrée et aux chambres, à gauche. Et là… son salut à quelques mètres ; un téléphone blanc accroché au mur.

Espoir, quand tu nous tiens…

Il savait qu'il ne pourrait s'enfuir à travers la campagne, le seul moyen qu'il avait de s'en sortir, s'était de lancer un appel de détresse. Et le ciel qui lui envoyait un téléphone ! La chance semblait être avec lui.

Il se traîna jusqu'au précieux appareil, essayant de faire le moins de bruit, et d'avancer le plus vite possible, laissant une traînée sanglante derrière lui.

Encore un mètre…

Sa main attrapa le morceau de mur, et il se hissa sur ses deux jambes. La douleur explosa, et il dû se cramponner de toutes ses forces pour ne pas tomber et s'évanouir. Il ne devait pas craquer, pas maintenant, pas si prés du but.

Comme un miracle, l'étourdissement passa, et il attrapa le combiné. L'horrible possibilité que la lignée fût coupée lui traversa l'esprit, le figeant sur place.

'S'il vous plait, faites qu'il y ait une tonalité' pensa t il en pressant les touches du bout des doigts, laissant des traces de sang sur les morceaux de caoutchouc.

Tremblant, il approcha le combiné de son oreille.

'S'il vous plait…'

… tut… tut… tut…

Impossible de retenir un soupir de soulagement et quelques larmes. Il allait sortir d'ici, il allait réussir. On allait venir le sauver, il pourrait revoir son frère.

… tut…tut…tut…

Perdu dans ses pensées, rêvant déjà à se tirer de cet enfer, il ne l'entendit qu'à moitié.

Ce bruit étrange qui l'alerta néanmoins.

Il tourna vivement la tête vers la porte d'entrée, attendit, tendu comme un arc et mort de terreur à l'idée qu'elle puisse s'ouvrir. S'écoulèrent de longues secondes crépitantes d'attente, pendant lesquelles il ne bougea pas d'un pouce, la tonalité dans son oreille retentissant comme ces cloches aux veilles des funérailles.

Rien.

Il soupira, tourna à nouveau la tête vers le salon.

Hurla.


… c'est fini pour aujourd'hui !^^ mais ce qu'elle est méchante tout de même ! elle coupe encore quand il ne faut pas !^^

niark ! Mais je suis fière d'être une ignoble psychopathe !

Ça va ? Vous êtes soulagés que Yuki ne soit pas mort ? Trouvez moi cruelle si vous voulez, mais j'ai vraiment hésité quand même à son sujet. Vraiment. Ça aurait mit encore un peu plus d'horreur dans cette fic je crois, et je suis quasiment certaine que Darkmouton aurait apprécié !^^

Hi hi ! Je m'amuse comme une petite folle à écrire tout ça, c'est fou !

Sasuke : ben pas moi…

Pourquoi ? Tu as le premier rôle, de quoi tu te plains ?

Sasuke : … bah, t'as peut être raison…

Mais non ! Faut pas désespérer !

Sasuke* grande lueur d'espoir dans ses n'yeux de chat* : c'est vrai ? tu vas enfin arrêter de me torturer ?

Je n'ai pas dit ça…

Et bien comme toujours, merci pour votre lecture !!^^

Biz à vous qui m'envoyez des reviews !