Bien le bonjour à vous ! Eeet oui, j'ai un peu tardé, et pourtant je n'ai plus aucune excuse. Pardon

Brah ! comme ça me fais plaisir ce que tu me dis là quelqu'un qui n'est pas membre ! J'en suis toute émue. C'est vrai que je décris bien la souffrance ? Pourtant je n'ai jamais maltraité personne… Ah, oui, le petit commentaire du chapitre 5, fallait que je le mette, ça me démangeait vraiment ! Tu trouves vraiment que je les maltraite ? Non, juste un tout petit peu…

Sasuke* s'étrangle littéralement d'indignation* : comment ça un petit peu !?! Salo…

Mon chou ! pas de gros mots, c'est mauvais pour ton image. Et voui, Luciole c'est le plus fort de tous ! mouahaha !! La description du bonheur ? Tu verras bien…

Mais trêves de bavardages mes chers amis, car maintenant qu'approche la fin, les chapitres vont se faire de plus en plus courts^^ désolée !

Mais ils seront plus fréquents, alors je vous défends de vous plaindre !

Effectivement, on approche du dénouement.

Enfin, bonne lecture à vous mes amis !


29 décembre, après midi

Yuya avait fait jouer sa relation -ex relation !!- et à force d'arguments bien placés et de promesses douteuses, ils avaient pu accéder au système de recherches de véhicules via les ordinateurs du commissariat. Cela avait malheureusement prit du temps, un temps extrêmement long durant lequel Luciole avait faillit mourir plusieurs fois, étripé par ses camarades frôlant la crise d'hystérie à cause de ses stupides remarques. Shinrei, dont le nez avait réussi à se stabiliser la veille à un volume respectable,et était maintenant d'une jolie couleur violine, avait insisté pour les accompagner, bien que son état soit peu reluisant aux yeux de tous. Mais les deux frères étaient réputés pour être têtus.

Mahiro et Kosuke avaient été contraintes les abandonner, toutes deux devant se rendre à leur travail respectif. Yukimura n'était plus compté parmi les travailleurs, et avait été viré la veille du fait de ses nombreuses absences, ce qui ne le gênait outre mesure. Pour le moment, seul son frère comptait et au diable le reste.

L'ex relation de Yuya était un blond, légèrement efféminé, qui répondait au nom de Maro. Il ne semblait pas très futé, suffisamment du moins pour leur montrer comment fonctionnait le logiciel de recherches interne. Il avait supervisé l'opération alors que Yuya s'installait devant l'écran de l'ordinateur et pianotait avec une dextérité témoignant de son habitude à se servir du clavier. Yukimura avait admiré sa rapidité, lui-même ayant une dent contre ces appareils qui le lui rendaient bien.

Au bout de quelques minutes, elle fini par lancer une recherche extérieur à la ville.

« _ Si c'est une voiture volée, ça ne nous mènera pas à grand-chose. Tout ce qu'on aura ce sera l'adresse de son dernier propriétaire. » annonça t elle, en lançant une nouvelle recherche.

« _ Alors espérons qu'il ne s'agisse pas d'une voiture volée. » déclara très simplement Luciole qui venait de jeter un coup d'œil par-dessus son épaule.

Il y eu quelques minutes supplémentaires de silence puis…

« _ Bingo ! » s'écria t elle en dressant un poing vers le ciel, heureuse.

« _ Tu as retrouvé la voiture ? » demanda aussitôt Yukimura en se penchant vers l'écran. « A qui appartient elle ? Tu as une image ? »

« _ J'ai même mieux que cela mon cher, » lui dit elle avec un immense sourire. Elle cliqua sur une touche. « Je te présente M. Tatachu, domicilié au 13 allée du Dragon,dans la campagne qui entoure la ville, a acheté une Lexus IS en 2005, et vie avec son colocataire ; M. Toyatumi. Pas de casier judicaire, pas d'amendes ni quoi que ce soit pouvant le condamner. Pas de femme, pas d'enfants. Une maison ordinaire de 75 m2 avec un petit jardin. Pas de voisins. »

« _ Un type clean si vous voulez mon avis » intervient Maro qui avait suivi la conversation avec intérêt. Il saisit un téléphone.

« _ Sauf qu'on ne te le demande pas. » rétorqua Yukimura. « Et ce type est tout sauf clean. Yuya, imprime ça, on y va. »

« _ Allez où ? » demanda Luciole.

Yukimura leur lança un regard déterminé qui aurait presque pu faire peur.

« _ On va retrouver mon frère, et mettre ce malade sous les verrous. »


Sasuke émergea de son sommeil sans rêves, où seule la douleur avait sa place. Il secoua la tête, très légèrement. Ce simple geste suffit à lui donner la migraine, et une bile amère et acide remonta bien promptement le long de son œsophage, avec pour seule mission de sortir le plus vite possible. L'adolescent se força à ne rien laisser sortir du tout, quitte à tout ravaler par la suite (NA : bon appétit bien sûr !). Il refusait catégoriquement de perdre le peu de nourriture qu'il lui restait. Même si la nourriture de ces dernières vingt quatre heures aurait largement mérité d'être évacuée.

Mais il savait surtout que après s'être fait renversé, séquestré, battu à mort,avoir fait une chute dans les escaliers et s'être cassé il ne savait combien d'os, ce n'était pas seulement de la bile qui allait sortir de sa bouche tordue par la douleur.

C'était déjà formidable qu'il ait pu survivre aussi longtemps dans cet état.

Il leva la tête lorsqu'il entendit ses ravisseurs à l'étage au dessus. Ils semblaient discuter. Doucement, rampant dans le noir comme une bête blessée qui attend qu'on l'achève enfin, il gagna le bas des marches, luttant contre les vertiges, et tendit l'oreille. Après tout, vu tout ce qu'il avait supporté, il ne risquait plus grand-chose en écoutant aux portes, non ?


Jamais il n'avait roulé aussi vite, et aussi mal. C'était un vrai miracle qu'ils soient tous encore en vie. Pour le moment du moins, car la voiture de Yukimura ne manquerait certainement pas de s'encastrer dans un mur ou un fossé s'il continuait à rouler ainsi. Le plus étonnant était surtout que personne n'avait encore rendu son déjeuner et taché le cuir des sièges, bien que Shinrei, sur le siège passager avant, en avait fortement envie. Cramponné de toutes ses forces au tableau de bord, les jointures de ses doigts avaient gentiment viré au blanc, alors que son teint avait pris une très jolie couleur verdâtre. Sur la banquette arrière, Yuya était plaquée dans le fond de son siège, aussi à l'aise que Shinrei, la couleur en moins, et Luciole, fidèle à lui-même, regarder le paysage défiler à toute vitesse par la fenêtre.

« _ Si tu as un accident, cela n'aidera pas beaucoup Sasuke, » articula difficilement Shinrei qui se maudit de ne pas avoir insisté d'avantage pour conduire à la place de Yukimura.

Ce dernier ne lui accorda pas un regard, le sien fixé sur la route, le pied droit enfoncé jusqu'au planché, et les mains fermement serrées sur le volant fatigué, navigant entre la boite de vitesses, et le klaxon, qui n'avait jamais autant hurlé. Il ralentit à peine lorsque son ami lui fit la remarque qu'ils risquaient tous de se planter au prochain virage, et que l'aiguille de son conteur frisait les 150 Km/h, grimpant toujours plus, et ne voulant visiblement pas redescendre.

« _ Ce qui serait bien, c'est que tu appuies un peu sur le frein, » conseilla doucement Shinrei en voyant ledit virage arriver bien trop vite. Grognement de la part du conducteur.

« _ Yukimura… freine. »

Nouveau grognement, l'aiguille redescendit à peine.

« _ Yukimura mais freine bon Dieu ! » hurla Shinrei en ouvrant de grands yeux terrifiés.

Le brun pila, l'aiguille redescendant brusquement, les pneus hurlèrent vivement qu'ils n'étaient pas vraiment d'accord avec la trajectoire imposée par leur propriétaire, et fumèrent ardemment pour montrer leur mécontentement. Yukimura négocia son virage à une vitesse folle, et la voiture, emportée par son élan, s'éleva doucement sur deux roues, provoquant la panique dans l'habitacle où tous se mirent à hurler. Le conducteur, faisant preuve d'un sang froid exemplaire et d'une attitude presque blasée, leur ordonna à tous, ou du moins à Shinrei et Yuya, de la fermer alors que la voiture retombait gentiment sur ses quatre roues.

« _ Tu ne fais. Plus jamais. Ça. » haleta Shinrei, couvert de sueur. Yukimura lui lança un vague « moui » ce qui eut pour effet de le faire encore plus stresser pour le virage suivant.

Le brun était concentré sur le bitume qui se déroulait devant lui, et les kilomètres qui défilaient sur son conteur, chaque petit chiffre semblant lui dire qu'il se rapprochait de son frère.

Roulant maintenant à tombeau ouvert dans la campagne bordant la ville, rien ne pouvait plus l'arrêter. Il allait réussir. Il allait le retrouver. Il le fallait.


Les deux hommes discutaient. On les avait découverts, quelqu'un avait leur adresse et se dirigeait vers eux à toute vitesse. Alors eux aussi devaient faire vite. Très vite. Ils avaient leur idée, on les avait prévenu suffisamment tôt qu'un groupe d'individus avait l'intention de venir fouiller leur domicile, sans mandat bien entendu.

Ils ne devaient rien trouver, et eux devaient fuir loin. Très loin.

Mais le gamin…

Ils avaient déjà tout prévu, ils ne pouvaient l'emmener avec eux. Pas assez discret. Mais ils ne pouvaient pas le tuer, cela mettrait trop de temps pour tout nettoyer. Non. Ils ne pouvaient pas le tuer, ce qui était fortement dommage.

Mais ils avaient eu une idée. Une idée géniale qui pouvait marcher.

Alors ils s'étaient mis au travail.


Sasuke leva les yeux, et sursauta à peine, lorsque la porte s'ouvrit avec un grand crac. Ses yeux eurent tout juste le temps de capter un rayon de lumière avant que l'un des hommes ne descende le rejoindre.

« _ Bonjour mon mignon, » lança t il de sa voix grave et perverse. « Comment vas-tu aujourd'hui ? »

Sasuke ne répondit pas, et lui lança un regard plein de haine, souhaitant que ses yeux soient devenus des armes.

« _ Nous avons quelques petits problèmes aujourd'hui mon mignon, alors tu m'excuseras, mais je n'ai pas le temps de jouer avec toi. Mais je ne voulais pas partir sans te dire au revoir tout de même. »

Il s'approcha de lui, et se pencha en avant. Sasuke ne bougea pas, en étant bien incapable, et ferma les yeux. La main de l'homme caressa ses cheveux, alors qu'un souffle chaud glissait le long de sa nuque, et que sa bouche humide se posait sur sa joue, descendant dans son cou. Sasuke frémit et se retint de hurler d'horreur. Ne pas crier, ne pas crier. Il savait que s'il se mettait à hurler, il ne pourrait plus s'arrêter.

La main de l'homme foisonna un moment dans ses cheveux trempés de sueur et de sang, plus glissa lentement le long de sa nuque, caressa son épaule qui commençait à trembler imperceptiblement, puis le long de son bras. Les doigts moites s'infiltrèrent sous son T-shirt déchiré, et effleurèrent son ventre, descendant toujours plus bas.

Sasuke aurait voulu vomir toute son horreur et sa fureur. Ce contact le dégoûtait, le rendait malade. Il savait maintenant ce qu'il allait se passer, il savait et il étouffa un gémissement de désespoir, alors que des larmes irrépressibles coulaient sur ses joues.

La main se retira de sous son vêtement sans avoir rien fait, et l'homme se redressa, un rictus tordant sa bouche. Il agita la main comme pour dire au revoir, et remonta les escaliers, laissant l'adolescent sonné et désorienté allongé sur sa planche de bois dur. Qu'est ce que… ?

« _ J'aurai dû te tuer mon mignon, » fit soudain l'homme, rendu en haut des marches. « Mais ça aurait nécessité un temps que je n'ai pas, et nous n'aurions pas pu tout nettoyer. Si tu savais comme c'est ennuyant de tout nettoyer, c'est la partie que j'aime le moins. »

Sasuke l'écoutait en silence, perdu. Il ne comprenait pas, cet homme était il en train de lui dire qu'il lui laissait la vie sauve ? Le gamin sentit son cœur se gonfler d'espoir à cette idée.

« _ Mais j'ai trouvé une autre idée. Tu verras, ça va être super. Au revoir mon mignon, ce fut un plaisir de jouer avec toi… »

Il éclata d'un rire fou, qui fit frissonner le jeune garçon, qui venait de comprendre qu'on ne laisserait pas sortir. Alors quoi ? Qu'allait on lui faire, lui qui était devenu un fardeau après le jouet ?

La porte se referma avec un grand claquement qui résonna fortement dans le soudain silence de la cave. Il ne comprenait pas…

Des éclats de voix lui parvinrent faiblement par delà la porte, suivi d'un choc sourd, et de raclements. Un choc, quelque chose de lourd… ses yeux s'agrandirent d'un coup dans les ténèbres.

Non !

Il se traîna jusqu'en haut des marches, ses ongles griffant le plâtre, ses jambes laissant des traînés sanglantes qu'il ne pouvait voir.

Non !

Il atteignit enfin la porte, ne sachant combien de temps il avait mit pour s'y hisser. Les bruits s'étaient tus, comme s'ils n'avaient jamais existé, et il se redressa en position assise, sa respiration rauque résonnant plus fort que jamais.

Il avait dit qu'il avait trouvé une très bonne idée…

Il frappa sur le panneau de bois, de toutes ses forces. Alors qu'une porte ordinaire aurait vibré sous le coup, celle-ci resta silencieuse et n'émit qu'un son mat et assourdi.

Non !

Il frappa de plus belle, se meurtrissant les mains, hurlant comme un dément bien que sachant cela inutile. Désespérément inutile. Plus personne ne l'entendrait.

Ils avaient muré la cave.


Oui, je sais, c'est trop court, mais que voulez vous ? En plus je vous l'ai dit en haut, alors pas de plaintes !^^

Mais qu'est ce qu'elle est cruelle !

Sasuke : je confirme, détraquée.

Je vous promet que le chapitre suivant, l'avant dernier pour tout vous dire, arrivera très vite. Demain peut être ?