Chapitre 15 : Joyeux Noël, Malfoy !
POV d'Harry
« Harry, il faut que tu m'aides.
Qu'est-ce que je peux faire, Ron ? demanda le survivant, las.
Il faut qu'on se venge de Malfoy !
Ron…ne recommence pas.
Harry, cet enc**é s'est tapé ma femme ! Je ne peux pas le laisser s'en tirer comme ça !
Ron, ça fait onze ans et plus de trois mois…Qu'est-ce que tu comptes faire ? Débarquer et lui coller ton poing dans la figure ?
Non. Je veux détruire son couple de la même manière qu'il a détruit le mien.
Tu comptes coucher avec sa femme ?
Pourquoi pas ?
Je doute qu'elle se laisse faire mais bon… Enfin, je ne vois pas comment je pourrais t'être utile.
Il me faut un plan ou une meilleure idée et je ne peux plus compter sur elle pour me le donner. »
Bien que Ron soit son meilleur ami, Harry doutait fortement qu'il réussisse à séduire la femme de Malfoy. Il fallait pourtant qu'il l'aide.
« On va trouver autre chose, Ron. Je ne veux pas que Malfoy te casse la figure parce que tu t'attaque à sa femme. »
Ron acquiesça d'un signe de tête. Harry passa une main dans ses cheveux dans un geste las. Gérer les problèmes de couples de ses deux meilleurs amis devenait de plus en plus difficile. Depuis près de trois mois, ils ne s'adressaient plus la parole, Ron avait gardé leur maison et leur fils tandis qu'Hermione avait prit un appartement sur le chemin de traverse et faisait tout son possible pour obtenir un droit de visite auprès d'un juge. Le rouquin allait même jusqu'à refusé de prononcer le nom de son épouse, se contentant d'un « elle » acide chaque fois qu'il était obligé de la mentionner. Au milieu, Harry jouait les médiateurs, bien qu'il accepte très mal les actes passés d'Hermione. Son amitié pour elle l'obligeait cependant à lui pardonner plus ou moins tout en lui faisant savoir qu'il n'oublierait jamais.
« On pourrait faire exploser sa maison, lança Ron, une lueur diabolique dans les yeux.
Non, Ron ! On ne ferra rien qui risquerait de nous mettre en prison.
Même pas le tuer ?
Ce serait une très mauvaise idée, bien que tentante.
Le torturer alors ?
… Pourquoi ne le laisserais-tu pas tranquille ?
Il a prit ma femme et ma fille, Harry ! Je ne peux pas le laisser s'en sortir sans rien dire.
Voilà que maintenant tu te remets à te soucier de Rosie.
Ne l'appelle pas comme ça. C'est moi qui lui avait donné ce surnom…
Ron, tu devrais lui écrire.
Je ne vois pas pourquoi, elle n'est rien pour moi. Et n'essaye pas de changer de sujet. On parlait de la mort prochaine de Malfoy.
Il est hors de question que quelqu'un meurt dans cette histoire, Ronald.
Harry…Allez sois sympa. On pourrait mettre ça sur le dos d'un méchant mage noir.
NON ! »
Ron poussa un soupir résigné et Harry le regarda, hautement désapprobateur. A croire qu'il ne grandirait jamais.
POV de Draco
Draco attendait sur le quai de la voie 9 ¾ l'arriver du Poudlard Express. Les vacances de Noël débutaient enfin et Scorpius venait les passer au Manoir. A quelques mètres de lui, bien qu'il fit semblant de ne pas l'avoir remarqué, Hermione attendait sa (leur) fille, elle aussi.
La locomotive écarlate s'arrêta devant les parents dans un crissement aigue. Les portes s'ouvrirent presque aussitôt, laissant un flot d'élèves de tout âge se précipiter vers leurs parents.
Scorpius courut vers son père, apparemment ravi de quitter l'école. Un grand sourire ne quittait pas son visage. Draco fronça les sourcils et tourna les talons pour regagné la partie moldue de la gare, son fils derrière lui.
Ils transplanèrent jusqu'au Manoir dès que la voie fut libre et lorsqu'ils réapparurent devant le portail, Scorpius n'avait toujours pas perdu son sourire béat malgré la sensation désagréable qu'il venait de vivre.
« Qu'est-ce qui te rends si heureux, Scorpius ? demanda Draco
Rien en particulier.
Vraiment ?
Je suis juste content que se soit bientôt Noël ! Au fait, j'ai invité une amie à passer pendant les vacances, ça ne te dérange pas ?
Non, pas du tout. »
Le sourire de Scorpius devient plus grand encore, si cela était possible. Draco devina que cette « amie » devait être un peu plus que ce qu'il prétendait. Il se retint de tout commentaire, lui-même aurait été trop heureux de pouvoir vivre pleinement son premier amour si seulement il n'avait pas craint que son père le réduise en cendre. Il regarda pensivement Scorpius se jeter dans les bras de sa mère et esquissa à son tour un sourire.
***
POV d'Hermione
Au matin du 25 décembre, Hermione avait réveillé Rose très tôt pour qu'elle puisse profiter un maximum de tout ses cadeaux. La jeune fille avait reçue cette année plus de cadeaux que d'habitude, Hermione pensait ainsi faire oublier à sa fille que son père les avait abandonnés sans même prendre la peine de lui dire au revoir.
Heureusement, après qu'Hermione lui ait plus ou moins dit qu'elles ne reveraient pas Ron avant longtemps à cause de son travail, Rose n'avait plus remit le sujet sur le tapis. Bien sûr, Rose savait que sa mère lui cachait quelque chose et que le travail n'était pas la vraie raison, elle n'en disait rien.
Après avoir fait le tour de ses cadeaux, Rose se tourna vers sa mère et lui demanda d'un air gêné :
« Maman, je…est-ce qu'on pourrait rendre visite à un ami ? J'aimerais lui donné son cadeau de Noël.
Qui ça, chérie ?
Il s'appelle Scorpius. Nous sommes tout les deux à Serpentard. Je crois que tu connais son père, vous deviez être ensemble à Pourdlard. »
Hermione paniqua. Le monde entier en avait-elle après elle ? Elle venait de perdre son mari et ne reverrait certainement jamais son fils et voilà que sa fille faisait ami-ami avec son…demi-frère. Le simple fait de penser à cela inquiéta à nouveau Hermione. Elle observa Rose d'un peu plus près. Elle n'avait jamais vu sa fille comme ça. Bien que son père l'ait laissé tombé, elle avait l'air rayonnante.
« Rosie, toi et Scorpius vous n'êtes qu'amis, n'est-ce pas ? demanda-t-elle, suspicieuse.
Oui, enfin il est très mignon.
Tu n'es pas amoureuse de lui ?
Maman ! Je n'ai que onze ans !
Il n'y a pas d'âge pour ça, mon cœur. Mais, s'il-te-plait, ne t'attache pas trop à ce garçon, d'accord ?
Scorpius n'est pas comme son père. Je sais que toi et papa ne l'aimiez pas beaucoup à Poudlard mais Scorpius est vraiment différent.
Je n'en doute pas, Rosie. Je te demande juste de ne pas trop t'accrocher à lui. Tu ne sais pas ce qui peut se passer. Je ne veux pas que tu souffres.
Est-ce que tu veux juste m'accompagner jusque chez les Malfoy pour que je donne son cadeau à Scorpius ?
On verra.
Maman ! S'il-te-plait. »
Hermione savait que c'était une très, très mauvaise idée. Mais Rose lui faisait son petit air de chien battu et elle ne pouvait pas y résister. Et puis, rendre visite à Malfoy pourrait peut-être l'aider à gérer cette situation. L'avis de Malfoy ne serait jamais de trop pour régler une fois pour toute cette histoire d'amour naissante entre leurs deux enfants.
« Très bien, nous irons. »
Rose déposa un baiser sur la joue de sa mère avant de filer dans sa chambre pour se préparer. Hermione regagna la sienne, dépitée.
***
POV de Draco
Un son cristallin vint troubler le silence qui régnait dans le manoir. Draco reposa sa plume, stoppant ses activités. Un elfe de maison était certainement déjà en train d'ouvrir la porte au visiteur mais Draco avait justement envie de se dégourdir les jambes et il trouvait là une occasion en or. Il repoussa donc son fauteuil et sortit du bureau pour gagner le grand hall de marbre blanc. En passant devant le salon, il aperçut Astoria qui n'avait pas bougé d'une semelle. En revanche, Scorpius dévalait les marches, se retrouvant en bas une seconde à peine après son père. Draco lui lança un regard moqueur et s'approcha de la porte, regardant par-dessus son elfe. Son cœur manqua un battement lorsqu'il croisa les yeux de son visiteur.
« Joyeux Noël, Draco »
:) Et voilà. Je ne pouvais décement pas separer Hermione et Harry même si Hermione est coupable de haute trahison. J'espere que vous êtes satisfait.
XoXo
